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Légendes urbaines – X-tine 11

… la ville prend forme…
Le début de la ville ici.
Le début de la légende là.
La chouette musique là.

 Aux dernières nouvelles, l’équipe chargée de sa construction travaille sur un concept onirique ; quelques échanges de mails m’ont permis d’en reconstituer les grandes lignes.
Tout d’abord, X-tine et ses associés ont eu la surprise de voir défiler un grand nombre de prétendants à l’hébergement dans leur bulle ; il a fallu réguler les entrants en imposant une durée de séjour maximale. Comme il n’est pas question de faire de la ségrégation, du favoritisme ou de filtrer, pour l’instant tout un chacun est bienvenu ; il suffit de se montrer poli, de ne pas figurer sur la liste des possesseurs de 4X4, de ne pas lire Marc Levy ; une écoute attentive de Patrick Juvet serait un plus.
Actuellement, on peut rester jusqu’à 4 heures sous la bulle. Et à priori ça vaudrait le coup: Les scientifiques auraient mis au point un dispositif holographique sous forme de casque. Ca s’appelle le Rev’holo.
La personne qui porte ce casque se retrouve immédiatement projetée dans l’univers de ses rêves. Si, par exemple, vous rêvez de plages paradisiaques comme dans « Madagascar 1 », entouré de tous vos amis, vous vous retrouvez à évoluer dans ce décor :

Si, au contraire, vous vous rêvez en pilote de vaisseau spatial, volant entre les étoiles et les planètes, vous arrivez là :

Le casque est muni d’un détecteur de zones cérébrales actives qui permet d’éviter tous débordements…ceux qui rêvent de milliers d’infirmières lascives aux tenues plus courtes les unes que les autres peuvent passer leur tour…
Donc il existe sous Paris un endroit magique où les rêves peuvent momentanément prendre vie. Il parait que les illusions créées sont d’un réalisme impressionnant. Pour l’instant, le système est en version de test : les interactions entre les « passagers » sont encore mal gérées.
Pour reprendre les exemples ci-dessus, vous pouvez batifoler sur une plage de rêve en bikini blanc façon Ursula Andress

et croiser le chemin d’un capitaine de vaisseau assez … inattendu…

ll est évident que les dialogues peuvent déraper…

UA           – Euh… Aloha charmant inconnu, voulez-vous partager le produit de ma pêche ?
S              – La raison le voudrait, plagienne, mais je suis perdu dans un dilemme Hamletien… dois-je ou ne dois-je pas ? Est-ce risqué ? Souhaites-tu m’empoisonner ? Se cacherait-il un démon barbare derrière cette tenue étrange et peu seyante?
UA           – Mais, admirable homme aux oreilles pointues, pourquoi voudrais-je tefaire du mal ? Tout est si parfait ici, tu ne peux être que bon… et je trouve ma tenue plus que parfaite au vu des circonstances et du cours de la bourse…
S               – Parfait, Bon ? Ha… je vois… mélangeons nos pensées un moment… en effet, ce que laissait entendre ton étrange couleur de cheveux se révèle un bon indice… tu n’es pas capable de malice…
UA           – Viendrez-vous avec moi courir dans les fleurs et chanter des chants allégoriques ?
S                 – Non, je préfère rester et jouer du luth vulcain, ne m’en veux pas, femme, mais je dois momentanément t’empêcher de me distraire…
Et il l’endort d’une pression sur l’épaule.
Seulement là, que fait-on ? Dans les faits, un parisien innocent vient d’endormir pour une durée indéterminée une parisienne innocente… les équipes de X-Tine sont en active recherche d’un algorithme qui permettra d’éviter les interactions malheureuses. D’autant que les poissons et coquillages pêchés dans l’après-midi vont commencer à sentir.
Ca craint.

La suite ici

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Légendes urbaines – X-tine 10

Le début

Comme vous l’avez sans doute remarqué, observateurs que vous êtes, il fait un peu chaud. 36° claironne Google. Comme je ne recule devant rien, j’ai été vérifier sur mon thermomètre extérieur, qui est beaucoup plus raisonnable ; il proclame 34°. Pour 19h, ça paraît honnête, mais là n’est pas le propos.
Le propos du jour m’a été soufflé par une émission radio au cours de laquelle l’invité parlait des « nez ». Il a eu cette remarque stupéfiante de réalisme : « pour les « nez », prendre le métro est un agression olfactive » ; c’est tellement vrai.
Même pour les « non-nez ». Du coup, j’ai effectué quelques recherches sur le net et essayé de trouver une station de métro qui ne soit pas une agression olfactive. Sur le net, pas en vrai. Je tiens à mon nez. Même s’il est de structure pyramidale, mais c’est un autre débat. Je m ‘égare.

Au fait, en parlant d’égarement, vous connaissez ça :
http://www.youtube.com/watch?v=-lkNPnKnzIA ? ça m’a été soufflé par une voix qui est aussi une oreille. Mais pas un nez. On ne peut pas tout avoir.

Donc, revenons au métro. (C’est une image. Je n’aurai pas la cruauté de vous trainer dans le métro un soir de canicule. Autant vous obliger à lire du Marc Levy en portant des chaussettes à losange. Si, ça existe toujours….). RAS niveau odeurs (enfin, RAS de plus que « ça pue la mort, le fer chaud et la poussière, sans compter les émanations humaines »), mais j’ai fait une découverte intéressante : il y a des gares désaffectées et des portions de tunnel laissées à l’abandon. Trop de la balle, non ?
En cherchant encore un peu (comme il fait chaud et qu’il est impossible de dormir, autant s’occuper sainement), j’ai fait une autre découverte on ne peut plus intéressante : il y aurait des gens qui habitent là-dedans. Plusieurs articles sont convergents : sous Paris, dans la poussière grasse et les émanations RATPesques, un groupuscule de gens a élu domicile. Pas des clodos ou des gens perdus ou des fêtards ivres, non. Des gens qui ont choisi de tenter l’expérience suivante : créer sous Paris une bulle de vie bio, propre et fraîche.
Dans le métro.
Dingue, non ?

Il semblerait qu’ils soient menés par une femme. Cette dernière est décrite comme grande, blonde, remarquablement costaud et de caractère ombrageux. Ca vous rappelle quelqu’un ?
(non, je parle de ça : https://geckobleu007.com/2012/04/01/legendes-urbaines-x-tine-9/ …pffff….).
On dirait que X-tine a refait surface (façon de parler). Je me suis immédiatement jetée sur ma messagerie pour lui faire signe. En substance, j’écrivais « Quoi de neuf ? Tu prends des vacances ? », estimant que c’était un excellent moyen détourné de lui faire oublier que nous n’avons pas communiqué depuis plusieurs mois… Le subterfuge a remarquablement fonctionné : quelques minutes après, le temps d’invoquer les Dieux de la pluie en interprétant une danse idoine sur fond de Patrick Juvet en tenue de k-way (je suis vraiment prête à tout pour éviter d’avoir à arroser mes plantes et courir le risque de faire dépérir mes tomates), j’avais une réponse :

« Objet : mission Paris-propre
De : XT
A : GB7

Suis en pleine restructuration de mes circuits ; j’ai décidé de me lancer dans la sauvegarde de l’humanité. Je lance la construction d’une ville saine sous la ville Seine et j’espère bien pouvoir y recevoir rapidement tout ceux qui en ont marre que les abrutis jettent des trucs par la fenêtre de leurs 4X4 – entre autres- avec l’air pincé de ceux qui ne remarquent rien. »

« Restructuration » semble léger. Rien qu’au ton, employé et à l’orthographe, remarquable, on dirait que X-Tine a fait d’immenses progrès en … tout…

Quelques échanges avec elle m’ont permis de reconstituer ce qui s’est produit ces derniers temps : Après une rixe dans un cinéma au cours de laquelle elle a détruit les téléphones de tous les spectateurs qui jugeaient Facebook ou leurs boîtes mail plus intéressants que le film (pourtant, « Ice Age 4 », ça déchire …), elle a été recueillie par un spectateur qui s’est avéré être un scientifique de haut niveau. Il a dû faire quelques ajustements sur le clone et ils se sont associés pour le projet de ville souterraine. Mais il lui a laissé les seins, les jambes et le caractère d’origine. Comme quoi ça peut plaire. Il s’agit d’un certain Dr Sh. Cooper. (pour les adeptes)

Ils en sont à construire une bulle de nature autonome, qui produira sa propre réserve d’oxygène et passent acteullement leurs nuits à collecter les espèces animales qui hantent la capitale pour en démarrer le peuplement. X-tine ne semble pas avoir cessé ses activités de redresseuse de torts, puis qu’elle m’a avoué être à l’origine de plusieurs hospitalisations de personnes indélicates qui laissent traîner des restes de pique-nique dans les bois. Elle leur a fait avaler les canettes et leur a enfoncé de force les papiers gras « partout où c’est possible «  (je paraphrase à peine).

Tout ceci semble bien exaltant. A suivre…

Pour ceux qui seraient curieux au-delà de la norme, l’émission susnommée est là : http://www.franceinter.fr/emission-les-savanturiers-philippe-charlier-medecin-legiste

 La suite ici

 

Dur de Renier sur un mythe…

Ceux qui me connaissent et ceux qui me lisent assidument (voir ceux qui me connaissent ET me lisent) savent ma fascination sans limite pour les vestes à paillettes, les bottes à talon pour les hommes, les boules à facette, les mini-jupes et les bottes à plateforme en vinyle orange pour les femmes, en bref, le disco.
Oui, j’assume parfaitement, je suis en transe quand j’entends le Bee-Gees ou Boney-M, mon corps de trémousse de lui-même à la simple évocation de Patrick Juvet (le summum en matière de veste à paillettes et j’ai eu longtemps la même coupe de cheveux. Mais c’était dans les années 70…) et… et … ouiiiiiii je suis capable de lever les bras au ciel et de les agiter en cadence sur « Alexandrie Alexandra » (ce soir j’ai de la fièvre et toi tu meurs de froid).
Donc, ce ne sera pas une révélation, je me suis précipitée dans les salles obscures (j’aime assez l’expression, mais pour dire la vérité vraie, je ne me suis précipité que dans une salle) pour aller voir la dernier biopic (attention, mot très tendance) sur Claude François.

Que ce soit clair entre nous : Gamine, j’adooooooorais le voir à la télé, j’étais absolument fascinée par la Clodettes, je bavais sur les minishorts argentés et les franges de 50 cm qui bordaient leur décolletés et je connaissais les paroles de ses chansons par cœur (d’ailleurs tout ça est toujours rigoureusement vrai. Je suis un peu revenue des minishorts –à cause de la couleur argent-, mais pour le reste, si).
L’artiste me faisait rêver.
Sa vie m’indifférait totalement.
Découvrir dans le film tous ses défauts, travers, ses obsessions et névroses, son comportement avec ses proches ne m’a fait ni chaud ni froid. Au contraire, l’aspect documentaire est plutôt intéressant. Je ne vais donc pas hurler et pleurer sur l’effondrement d’un mythe.

 En revanche… comment dire… ce qui m’a choquée, c’est le traitement.
C’est filmé en séquences qui s’enchaînent comme autant de chapitres incontournables : ici, le père de Claude est obsessionnel: Méchant ! Ici Claude François décide de percer dans la musique. Il perce dans la musique. Ici Claude François a décidé de se marier. Il se marie. Là, Claude François a décidé de faire un disque. Ô surprise, Claude François fait un disque. Claude François est jaloux. Claude François divorce. Claude François devient odieux avec les femmes. Claude François maltraite ses collaborateurs. Claude François se dévoue à son public. Etc etc etc… on aligne les saynètes, les détails, les faits. Mais jamais le personnage ne prend vie. Comme si le comédien était tellement écrasé par le mythe qu’il ne pouvait être le personnage.

Il est certain que J Renier s’est beaucoup investi dans le rôle. Mais pas une seule fois, pas une seule scène, il n’est Claude François. On le voit, tout au long du film, faire des efforts désespérés pour entrer dans son personnage ; à grand renfort d’yeux écarquillés, de sourires niais, de mimiques extatiques, il essaye de nous faire croire à la félicité d’être un artiste reconnu et adulé. Il se donne à fond, mais frôle si souvent la caricature que c’en devient presque gênant. Pour le spectateur. La scène dans laquelle il tourne un visage au épanoui au soleil est presque plus drôle que celle dans laquelle Michel Serrault bronze avec un tour de cou en papier alu, dans la cage aux folles. Sauf que là, le but n’était pas de faire rire.

Au cours des chorégraphies, sans doute extrêmement difficiles à jouer (se sont des copies conformes des shows de l’époque), on croit lire dans le regard vide  du comédien « mais que diable allais-je faire dans cette galère ? »…
Et qu’on nous explique pourquoi avoir donné à Claude François cette insupportable voix de canard grippé aviaire… dès qu’il ouvre la bouche on regrette qu’il n’ait pas joué dans « the artist » (oui, je sais, facile, désolée)… et ce nez au début… c’était obligatoire de le transformer en monsieur patate ? ça rend chaque gros plan encore plus pathétique…

 Hélas, il n’est pas le seul à produire cette impression : Benoît Magimel a été affublé de cet accent caractéristique du sentier qui lui donne l’air de s’être trompé de film et de vouloir de force participer à « la vérité si je mens 12 »… même au moment le plus dramatique, on n’a qu’une envie : éclater de rire…

Certaines scènes sont tellement mal réglées que les comédiens réagissent avant la réplique… regardez bien (si vous y allez malgré ce com’ lapidaire) la scène au cours de laquelle Josette apprend à sa mère que Claude a eu un accident. Vous verrez la mère réagir avant la fin de la phrase de la fille comme si elle avait compté les secondes entre l’entrée de cette dernière et le moment de s’exprimer…
Pour en finir avec ce florilège, les perruques sont discernables dans presque toutes les scènes, le pompon allant à la perruque du fils de cadet de Claude, Marc, dont les cheveux tiennent raides et soulevés dans un angle étrange, comme si une coiffeuse possédée avait en  marabouté les racines… (scène ou le petit est enfermé dans le grenier).

 En bref… 2h28 qui s’éternisent et une impression assez désagréable de gâchis. Dommage… Benoit Poelvoorde dans « Podium » était tellement meilleur… sans doute parce qu’il prenait du plaisir à jouer…

Allez Claude, moi j’taime toujours et en tribute je vais exécuter une petite choré dans le salon…
http://www.youtube.com/watch?v=x_w-ymcZdkw

Les conseils gras de la fée

Quelques conseils « gras » (un nouveau concept)

–          Une semaine après la Saint Valentin (fête principalement commerciale et donc toute dédiée à l’amour des commerçants) après rangé les bougies en forme de cœur et la nappe rouge à volants, il est temps d’éprouver votre attachement pour votre moitié : faites-lui la surprise dite « de la douche froide » : je t’aime et …hop ! … je ne t’aime plus ! Pourquoi ? mais… tu n’as pas à savoir…

–          Pour les filles : enduisez-vous de cold-cream (c’est tout de même le plus efficace pour lutter contre le froid), mettez votre jogging mou et vos chaussettes de ski et invitez vos copines à venir commenter la dernière émission de téléréalité sur TF1 : « The voice » où est mis en avant non pas le look, mais le talent des participants… quelle découverte… on peut être moche et chanter bien…(ou réciproquement être une bombe et chanter comme un phoque asthmatique),

–          Sortez dans la rue et donnez des conseils débiles aux joggers qui s’évertuent à maintenir stable leur courbe de poids (un gros homme à l’air ivre fait cela très bien près de chez moi…),

–          Comme la ménagère de plus de 50 ans qui habite la banlieue, faites teindre vos cheveux en rouge ou en violet, puis optez pour une coupe courte type années 80. Effet saisissant garanti… Déambulez avec votre caddy en avançant très lentement au milieu du trottoir.

–          Envoyez à vos contacts professionnels des mails contrariants, puis disparaissez dans la nature et évitez de répondre à leurs idées de solutions…Si vos contacts sont des prestataires, ne signez surtout pas leurs contrats; il ne faut pas qu’ils s’habituent à un confort capitaliste.

–          Ligotez les prestataires informatiques sur des chaises à l’inconfort reconnu et forcez-les à s’abîmer les yeux sur des tableaux Excel pendant 8 heures consécutives. Bien évidemment, passez toutes les 10mn dans leur dos pour vérifier qu’ils travaillent et ne leur donnez aucune directives et  surtout ne faite  aucune remarque positive. Après cela, oubliez de les payer. Ils sont de toute façon trop chers. Si vous ne savez pas pourquoi vous faites cela, soyez rassuré : eux savent…

–          Utilisez un langage abscons pour faire vos demandes (quelles qu’elles soient, mais principalement professionnelles) puis engueulez vertement ceux qui n’auraient pas compris ou répondu de travers,

 

Donc, aujourd’hui c’est mardi gras. Dans mon souvenir, cela signifierait 2 choses :

–          crêpes au nutella à volonté… mais aussi période de jeûne à venir. Soit : remplissons-nous copieusement de graisses avant la période de disette.
–          Déguisements autorisés pour la journée.

Aujourd’hui la tradition des crêpes me semble lointaine (sauf dans les pubs pour les grands magasins), celle du jeûne quasi inexistante et le déguisement … mais qui se déguise encore, à part Lady Gaga (qui a par ailleurs disparu de nos médias) ?

Remettons donc ces jolies traditions au goût du jour :

–          Gavage collectif (avec les promos groupon ou wonderdeal, on doit pouvoir faire des mégas-affaires à 20€ la nuit dans les crêpes, beignets et frites dégoulinantes…),
–          Déguisement obligatoire pour aller travailler (même pour les informaticiens, mais eux seront tenus de porter des trucs décents, pour changer). Sûr qu’une réunion de direction prendrait une tournure toute autre si le PDG était costumé en Casimir, le contrôleur de gestion en Patrick Juvet (avec la veste à paillettes et les bottes blanches à talon compensé), l’assistante de direction en Godzilla et les autres directeurs en troupe de French-cancan… On ne réalise jamais assez à quel point le port de la cravate sur chemise blanche ou bleue est un élément intimidant dans une réunion. Essayez d’aborder les problèmes budgétaires de l’année précédente ou la courbe des profits dans un déguisement de Catwoman et vous verrez…
–          Le jeûne me paraît plus difficile à tenir, mais déguisé en régime Dukan ou autre aberration, on doit pouvoir le vendre…

Sur le net traînent quelques jolis dictons (source Wikipédia)
–         A Mardi gras, qui n’a pas de viande tue son coq – Qui n’a pas de coq tue sa femme
Et qui n’a ni coq ni femme, il tue qui ? son voisin, son banquier ?
–         Le soir de Mardi-Gras, il faut danser sur les fumiers pour avoir des navets
Remis au goût du jour, cela pourrait donner « le soir de mardi gras, il faut danser sur les politiques/banquiers/recruteurs (au choix) pour avoir des chances de sortir de la crise/vraies économies/missions »
–         Lune quand tu la verras nouvelle le Mardi gras force tonnerre tu entendras
Ce soir c’est la nouvelle lune ; préparons-nous donc à entendre rugir… je ne sais pas encore qui ou quoi, mais ça va rugir…

La parole populaire est tellement imagée et sage…

Ah… hier j’ai croisé Sarkozy… si-si en vrai, en cher et en os… quelle joie sans cesse renouvelée d’habiter Paris…

Singin’ in the brain

Certaines expériences laissent des marques indélébiles. Comme rouler sans casque et sans le réaliser, croiser un extra-terrestre, se mettre à parler papou couramment ou porter une Rolex. Ou chanter. Chanter en public, je veux dire…
C’est là, dans les yeux émerveillés des spectateurs, dans l’extase lyrique qui soulève une salle, dans le frisson partagé de bonheur musical, que la portée de la chanson à texte prend toute sa dimension… 
Alors à toi, public chéri-mon-amour (je sais, ce n’est pas de moi… j’aurais tant aimé…), de partager une nouvelle fois, ici, en ce haut lieu de la culture ouebienne, terreau de la créativité débridée, engrais fertile des éclairs de génie, ambroisie de la littérature contemporaine, une nouvelle expérience de « chanson à texte »

Petit rappel pour ceux qui nous rejoignent tardivement : ce concept révolutionnaire a été élaboré par mézigue une nuit de pleine lune, après avoir dévoré une demi-douzaine de bébés chacals et bu le sang de trois crapauds vierges (mais pas effarouchés) ; je vous raconterai plus tard (si vous êtes sages) à quoi on reconnaît un crapaud vierge. Ca peut servir…
Donc le concept est le suivant : lâcher prise pendant 10 à 15 mn et laisser l’influx créatif jaillir du clavier. De préférence pas de corrections (sauf orthographiques) et aucun souci d’une compréhension quelle qu’elle soit. Le but étant d’approcher le subliminal qui sommeille en tout être un tant soit peu humain. Et blond.

Et nous y voilà ; vouzetmoi ; je vouzaime.
… et je me lance… assez tergiversé…

Couplet 1
A l’aube d’une nocturne tempête
Rugit le poisson aux yeux bleus
Sacrifié pour les couronnes, les rois et les têtes
Pensants, pesants, pédants et par trop vieux

Refrain
Bravons les flots, aimons les dragons,
Chantons les amours et les rêves,
Contre le temps traitre, mes aimés armons,
Nos bras, nos tripes et nos lèvres

Couplet 2
Par les phosphorescents fonds abyssaux
De mon âme aux fulgurances iconiques,
Dans les cerveaux démons des jouvenceaux,
Traîne, inconsolable, la mort onirique.

 Refrain

 Couplet 3
Sans crainte et sans regrets s’avance
La nuit de tourments éludés
Le jour de nos peurs transformées,
Au fond de l’eau épaisse et sombre
Sans fin, sans poids, frissonnant, tombe
Le dernier soupir de l’innocence

Refrain

Voilà : 10mn pour ouvrir la voie vers la célébrité. Ici je lance un appel déchirant : existe-t-il sur cette planète un musicien pour alléger tout ça et en faire un tube disco ? Je travaille au retour de Patrick Juvet…