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Le petit bonhomme dans la tête

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C’est l’été, personne ne me lit (donc ça peut faire une sacrée brochette de barrés, cf https://geckobleu007.com/2015/06/14/mon-nom-est-personne/), il fait lourd et gris, c’est le moment idéal pour aborder le petit bonhomme dans la tête.

« Le petit bonhomme dans la tête? » T’entends-je t’insurger, Lecteur-Chéri-My-Pudding, « mais elle a eu trop chaud ces derniers jours…  »
Nan-nan, rassure-toi, tout va bien au pays des lézards bi-polaires. Je veux parler ici présentement de la petite voix intérieure qui te pourri la vie. Celle qui t’empêche d’être qui tu es (oui, Nietzche n’est jamais loin de moi). Ce truc incontrôlable qui te freine en pleine vitesse ou te pousse (là où tu ne veux pas aller), qui te dicte une conduite erratique, te force à dire blanc quand tu penses très fort gris et te fait rire de façon hystérique quand tu ne rêves que de te disparaître sur le champ. Tu vois, tu le connais aussi bien que moi.

Donc l’analyse du jour consistera en une stratégie super-étudiée pour le ligoter et le bâillonner ou mieux, s’en débarrasser. En un mot, l’empêcher de nuire.

Les techniques éprouvées d’absorption massive d’alcool ou de drogue n’étant pas pérennes, je propose tout simplement de rendre leur liberté aux petits bonshommes dans les têtes. Par ce que oui, même si l’idée te choque, ton petit bonhomme, c’est toi qui l’a mis là, toi qui lui fourni le gîte et le couvert, toi qui lui donne du boulot. En un mot, toi qui le maintient en place. En toute bonne logique, tu devrais pouvoir t’en débarrasser.

Et que va faire ton petit bonhomme libéré? Tel le bernard l’hermite de base (autrement connu sous le nom de Paguroidea), il va s’empresser de squatter une autre tête. Or, comme tu le sais, toi qui me lis assidument depuis de longues années, il y a sur cette terre un maximum de têtes vides ou en passe de le devenir. Quoi de plus normal que d’utiliser de l’espace libre pour stocker?  Quelle belle solution!

Donc objectif numéro 1, détecter une lacune de matière grise. Une fois la cible trouvée, s’en approcher prudemment, tel le chasseur dans la jungle, en mode « panthère », lente et silencieuse (tout moi, quoi). Quand la distance est suffisamment réduite, effectuer une manœuvre subtile d’abordage (un clin d’œil envoutant ou un éternuement bruyant, au choix) et larguer la bombe (en l’occurrence, le bonhomme). Il est bien connu que l’on est naturellement attiré par le vide (ça explique certaines émissions de télé à succès). Pas de raison que ça ne marche pas aussi pour le bonhomme dans la tête. Propulsé par ton éternuement (ou ton battement de cils, si tu portes assez de mascara), le bonhomme devrait s’éjecter assez facilement. Et s’installer dans l’espace vide disponible de la cible. N’aie aucune inquiétude, la cible ne se rendra compte de rien. Tout au plus percevra-t-elle un léger courant d’air parcourir l’espace vide de son crâne et croira que son portable vient de signaler un sms.

Objectif numéro 2: s’éloigner de la cible le plus rapidement possible. Pour cela, un minimum d’habileté est requis. Le plus simple est de tourner le dos et de partir en courant et en hurlant « au feu ». On peut aussi user du subterfuge efficace qui consiste à pousser la cible dans le dos au milieu d’une foule hostile (le magasin H&M de Montparnasse le jour de l’ouverture des soldes est parfait. En plus il regorge de cibles).

Tout ça c’est du gâteau. Le plus compliqué est l’objectif numéro 3, à savoir: empêcher le bonhomme de revenir, voir s’empêcher d’en recréer un. Pour ça, il faut un peu de volonté, beaucoup de footing et du chocolat à + de 75% de cacao. On peut aussi méditer sur sa vie, son œuvre et se ramener à une échelle galactique. Tout de suite, on comprend à quel point il est inutile de s’en faire…

Et que deviennent les bonshommes transférés, t’inquiéteras-tu, mon pudding? C’est bien simple: ils prendront possession de l’espace qui leur aura été alloué, tels des poissons rouges de base, ils grossiront jusqu’à occuper toute la place disponible et les cibles deviendront fans de Marc Levy.

Si tu suis mes conseils avisés, tu t’épargneras la lecture de Paulo Coelho, des heures de méditation en tenue molle sur des bouts de bois pas confortables au milieu de bobos en pantalon de yoga Chin-Mudra, des milliers d’euros de psy, des régimes et des boîtes de kleenex.
Si tu veux me faire un don, n’hésite surtout pas.

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Amoralement vôtre

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C’est comme un léger souffle de liberté. Très ténu, fragile. Un petit truc qui passe et, à défaut d’ébouriffer, soulève une mèche trop sagement glissée derrière l’oreille. Sûre que vous l’avez senti aussi. Ce petit rien qui dit « je vous emmerde ».

Ne te méprend pas, Lecteur-Chéri-Mon-Amour, je ne vais pas ici prôner la vulgarité, la malséance ou l’indélicatesse. Non. Ce ne serait pas digne de moi. Ni de cet endroit où subtilité et poésie riment avec bon goût et fascination pour la mécanique quantique.

C’est un simple constat, qui a pris sa source avec « les nouveaux sauvages ». http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221270.html

Jubilation de voir des personnages « normaux » se mettre à agir comme ils en ont envie. Méchamment, violement, en dehors de toute convention. Mais pas sans raison.
Que celui qui n’a jamais eu envie d’enfoncer son saxo dans le fondement du voisin qui joue imperturbablement depuis 8 ans le samedi à 10h les mêmes morceaux me jette la première boule puante. Oui, j’ai ri en voyant ces personnages se battre avec leurs moyens.

Pourquoi ? Ben parce que moi aussi, j’ai envie de planter mes ongles longs et peints de rouge sang dans les joues de celui qui me manque de politesse, d’arracher le téléphone qui sonne pendant la séance de ciné, d’en écraser l’écran et de le faire rentrer de force dans des orifices non prévus pour ça, de faire avaler de l’acide à celui qui n’est pas capable d’articuler un « merci » ou de dégonder une porte et de la faire porter en collier à celui qui me la claque au nez. Alors voire des gens le faire, ça m’éclate. De la violence par procuration ? Peut-être… Mais note que ça vaut mieux que de se lâcher en vrai , non ? Oui, je rêve secrètement d’enrouler le dit saxo autour du cou de mon voisin et de serrer lentement en admirant ses yeux d’exorbiter, la sueur perler sur son front blafard et les larmes couler le long ses joues mal rasées. Mais non, je ne le ferai pas. Quoi que…

(Attention : spoiler Kingsman)
Après ça, avoir vu des têtes voler en un magnifique feu d’artifice dans « Kingsman » m’a semblé du meilleur goût. Entendre un affreux méchant revendiquer la destruction d’une partie (choisie) de l’humanité pour sauver la planète m’a réjouie. Parce que, itou, un peu avinée, j’ai déjà émis cette hypothèse pour le bien-être de notre mère Gaïa. (par contre, j’ai trouvé un peu limite qu’il se nourrisse de frites Mc Do. Les potatoes sont meilleures)
Et ça marche ! Les gens se marrent, moi la première. Oui, on aime voir les têtes voler et des foules se bastonner sans raison. On exulte devant cette fenêtre brièvement ouverte sur la complexe débilité de l’humain. Ça soulage.
(fin du spoiler)

La bande annonce du prochain film de Marjane Satrapi « The voices » s’inscrit dans cette mouvance. Du moche-drôle. http://www.filmosphere.com/movies/the-voices-marjane-satrapi-2014/. Un film d’horreur que l’on va se délecter de regarder en frissonnant entre deux rires gras (pour montrer qu’on n’a pas peur).

Et puis un peu de réalisme. On a beau vouloir paraître irréprochable, un résidu difficile à éliminer de mauvaises pensées s’accroche aux méandres de tout cerveau qui se respecte. Sinon, à quoi servirait d’avoir l’esprit critique ? Si on n’a pas encore planté un couteau de cuisine dans le sternum de son banquier, c’est parce qu’on a réfléchi. Pesé le pour et le contre. Respecté l’humain.
Ce qui nous sépare de l’animal, c’est ça : la réflexion. Et le fait aussi que l’animal tue pour se nourrir et qu’il ne viendrait à l’esprit de personne de se faire un steak de banquier.

Le printemps arrive bientôt, précédé par un petit vent rigolo. On va pouvoir se moquer des parisiens en vélo avec leurs poireaux bios dument amarrés sur le panier avant comme cri  de révolte, des adeptes de randonnée avec bâtons et de ceux qui trouvent que les phrases de Paulo Coelho valent de figurer sur leur mur Facebook!

 

Les merveilles de la technologie

Si nous suivons un raisonnement induits par deux articles, nous apprenons tout d’abord que:

1 – Grâce aux avancées de la technologie, nous devenons cons. (c’est là: http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/23/les-hommes-seraient-de-moins-en-moins-intelligents_n_3324141.html?ncid=edlinkusaolp00000003&ir=France)

Tout d’abord j’ai fait des bonds de joie: Ahhhh!!! enfin un explication rationnelle pour comprendre la détérioration de notre quotidien! La technologie rend débile!! Et comme les idiots se reproduisent plus (dixit l’article), ben rapidement les moins idiots se trouvent envahis. Et comme les moins idiots refusent la technologie pour ne pas sombrer dans la bêtise, ils ne peuvent plus communiquer entre eux, ,s’isolent et deviennent fous (ça c’est ma vision). Con ou fou. L’ultime choix.

2 – Mais il y a pire: l’homme peut contracter des virus informatiques. (Ici: http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/high-tech/20130701.OBS6027/le-premier-homme-infecte-par-un-virus-informatique.html).
On est déjà bien embêtés par les virus dans nos ordis, mais quand ça va commencer à se propager à nous, ce sera ubuesque. Par exemple, on sort acheter le pain, en envisageant de le payer grâce à notre puce RFID implantée dans le pouce gauche. Et on se fait arrêter par une armée de flics qui ont reçu comme information que l’on est un dangereux terroriste. Ils nous arrache le pouce gauche et nous enferment à vie dans les locaux de « Voici » (ou de TF1). On devient débile sous 2 semaines.
Autre cas de figure dramatique: on se rend dans une librairie (librairie: îlot de résistance culturel à fort potentiel d’intérêt -pour ceux qui se demanderaient… ) pour acheter un petit Shakespeare et le système automatique nous balance à la caisse le dernier Marc Levy. Tout ça par ce que les infos codées dans la puce nous ont attribué les goûts (définis par Google) de notre plus proche contact Facebook. Rigolez pas, je suis quasi certaine que ce n’est pas de la science fiction. (Pour ceux qui suivent, je ne parle pas du dernier Marc Levy; le simple fait que ce soit édité relève de la science fiction; alors que ce soit lu…). Pour protester, on va s’immoler dans les locaux de « Voici » (ou de TF1)

Et le pire du pire, c’est que comme tout le monde sera idiot, personne ne pourra se  débarrasser des virus; que petit à petit, les virus deviendront intelligents (il faut bien que l’intelligence survive).
Dans 25 ans, l’homme sera uniquement un support à puces RFID, débile, sale et capable de lire uniquement Marc Levy (ou « Voici », ou Paulo Coelho, c’est pareil). Nous aurons perdu la guerre contre la technologie.

De toutes façons comme nous serons tous obèses, sans emploi et truffés de tranquillisants, ça ne changera pas beaucoup.

Je me demande si André Manoukian aura appris à animer une émission de radio…  Pour l’instant il est en training; on l’entend lire (parfois péniblement), sans aucune capacité à moduler son ton, comme s’il découvrait le texte au moment de l’émission. J’imagine pourtant qu’il l’a écrit… Les seuls moments ou il semble s’animer  un tantinet sont les moments ou il profère quelques gros mots ou des allusions grivoises.
C’est dommage, le fond est intéressant, pour quoi ne pas le confier à un vrai pro de la radio?
« La vérité est dans le juke-box », France Inter, du lundi au vendredi à 10h10, une émission ânonnée difficilement par André Manoukian, la nouvelle star de la radio publique… On attend avec impatience Nabila au journal de 13h…