Archives d’Auteur: geckobleu007

Crazy birds

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Un moment d’hésitation

Ce sont ces moments souvent clé, qui semblent vivre leur vie pour mieux nous plonger dans un monde auquel nous aurions préféré ne pas avoir part…

Cette semaine, il ne t’aura pas échappé, Lecteur-Chéri-Mon-Flocon, que nous avons été envahis par une substance blanche, poudreuse, légère et pour le moins inhabituelle en ces temps de réchauffement climatique. Mais cette semaine aura surtout vu le premier lancement dans l’espace d’une… voiture….
Pour une fois que c’est un sujet féminin qui fait la une, ce sera donc une automobile. D’où l’intérêt d’avoir les moyens: On peut balancer dans l’espace ce qu’on veut. Perso, j’aurais bien balancé des carpes Koï, connues sous le nom de Roger et Stanislas, mais il se trouve que je n’ai pas trop les moyens en ce moment.
Bref, revenons à la neige.
Contrainte de m’acheminer en autonomie, j’ai rechaussé mes pompes de 7 lieues et entrepris de traverser la capitale figée dans l’incompétence généralisée face à un climat somme toute de saison. Eeeeh oui, c’est l’hiver et l’hiver, il neige. Mais c’est comme si RATP, SNCF et autres joyeux urbanistes oubliaient cet état de fait. Donc Paris se tétanise aux premiers flocons exactement comme moi face à ma déclaration d’impôts. Même si, je le concède, il y a quelque chose d’éminemment sympathique dans l’exotisme de la situation: marcher tard le soir, traverser des quartiers entiers livrés aux congères, glisser en chœur sur des trottoirs transformés en patinoire et …. rencontrer des barjots, ceux qui sont perdus dans leurs moments d’hésitation au point de les confondre avec une réalité qui leur appartient. Des mondes parallèles, mais seulement tangents au nôtre.
Ça commence doucement, par une hallucination. Je vois passer des prix dépressifs. Ces prix tristes à mourir, qui baissent le nez et essayent de disparaître, honteux de ce qu’il représentent comme travail de petits enfants dans des pays pas si lointains (à l’heure de l’hyperloop et de la voiture dans l’espace). Ces prix me hantent encore quand j’entre dans une salle de cinéma remplie  de vieux (se sont les seules personnes encore capables de s’acheminer dans des conditions climatiques inconnues des jeunes générations. Et les seules personnes qui possèdent encore l’équipement idoine. J’ai vu des pompes de folie, cette semaine, des trucs que même les prix dépressifs ne voudraient pas représenter). Une vieille dame s’assied à côté de moi. Nous sommes seules dans un îlot de sièges vides, loin des autres vieux en après-ski. Et que fait cette dame? Pour se sentir raccord avec la météo apocalyptique de la semaine, la vieille lâche des vents. Je jure que même Gene Tierney a réagit, elle a fait ça:

#Genetierney #heavencanwait

Sous l’emprise de l’odeur, je fuis la salle obscure, la vieille et le diable qui a l’air trop sympa pour être honnête (c’était « Heaven can wait », mais pas avec Clyde Barrow, ami cinéphile, je fais appel à ta science) et me retrouve dans la rue, les pieds mouillés, le brushing en berne, totalement seule et soudain… cernée de corneilles. La nuit. Une dizaine d’oiseaux au gros bec noir, à l’œil furieux et à l’accent Hitchockien.

Là, c’est moi:

Je flippe, évidement, qui n’aurait pas flippé sa race? Entourée d’oiseaux dont le croassement agressif commence à me faire tourner la tête, je cherche un abri. Une ruelle se profile, je m’y glisse (au sens littéral de « glisser ») et entends un susurrement étrange en provenance du fond de la ruelle.
Les oiseaux semblent apprivoisés par un être petit et rond qui se tient en retrait dans un coin sans lumière et leur parle un langage barbare. Il ricane et grâce à un providentiel rayon de lune, je vois briller des dents qui me semblent de glace dans sa bouche tordue par la haine. Mais je refuse de me laisser impressionner. Je m’approche de l’individu (il faut dire que son tour de taille me laisse entendre que je cours plus vite et que si je dois fuir devant lui, il a plus de risques que moi de s’étaler comme la grosse merde adipeuse qu’il est et de finir la soirée sur le dos, ses jambes courtaudes s’agitant de façon ridicule et sa veste trempée collée par le givre, la fausse fourrure de sa capuche lui remplissant la bouche de poils synthétiques allergisants et l’urticaire polluant lui couvrant le corps. L’idée m’enchante).
Je m’approche donc… et me trouve face à ce qui a l’air, l’odeur, la couleur d’une carotte.
Le nabot rit de façon démoniaque faisant tressauter son estomac vulgaire au dessus de ses pieds tordus. Il est sale, gris, ses yeux de charbons brillent de méchanceté, mais je reconnais un bonhomme de neige.

Voilà donc où nous conduit le réchauffement climatique: à des êtres dont l’existence même n’est que pollution et méchanceté. Des êtres dont l’évocation devrait faire sourire les enfants et qui ne sont plus que l’ombre démoniaque d’une fureur sans objet.
Je pourrais le faire fondre en me jetant sur lui et en l’entourant de mes bras, mais il me fait pitié. De toute façon, il est condamné par l’air qu’il respire et qui nimbe son corps rond de veinules goudronnées. Je shoote dans les corneilles et leur laisse en pâture quelques prix dépressifs qui m’avaient suivie. Le vent de la vieille envahi la ruelle, le bonhomme ne semble pas s’en émouvoir. Puissent ces émanations boucher ses artères.

Plus tard, en remontant le long de la voie de tram glacée, l’idée me vint que le futur s’annonce bizarre.

Sinon, notre ami Elon Musk a toujours en tête de nous faire voyager plus vite que notre ombre, mais il semblerait qu’il rencontre quelques problèmes techniques.

#hyperloop

Hyperloop

Si tu as envie de voyager dans ce qui s’apparente à un tube digestif géant dont la vitesse va te faire vomir (et donc normalement, tu vas te prendre ton vomi dans la figure), ça reste ton choix.

Déclin annoncé

Lecteur-chéri-ma-grippe,
Hé oui, je contextualise…

Laisse-moi te conter mon ire. En surfant tranquille sur le net, je tombe sur un article qui décrit comment les héros de nos enfances ont été revus à la baisse.
http://celeblog.over-blog.com/article-le-club-des-5-et-la-baisse-du-niveau-85677083.html

ça m’énerve. Pourquoi niveler par le bas ? ça voudrait dire que nous, alors, on était des surdoués ? Sûrement pas… (enfin, moi si, mais ma grande modestie m’empêche de le clamer sur les toits). Et pourquoi considérer les gosses de maintenant comme incapables de comprendre un passé simple ou l’emploi du « nous » ? Bien parler serait donc ostracisant… surtout, ne faisons pas d’effort (en même temps, c’est la mode du laisser pourrir, alors…)
Dans mon esprit disloqué par le doliprane, le dolirhume, le balsofumine et le rhum (pas nécessairement dans cet ordre), cette découverte navrante rejoint les récentes polémiques autour de la ré-écriture de Carmen.

http://www.lefigaro.fr/theatre/2018/01/10/03003-20180110ARTFIG00194-conspue-le-carmen-anti-feminicide-de-florence-tourne-au-fiasco.php

Bon, positivons: Donc il y a un nouveau marché, celui de la révision des classiques à l’aune du politiquement correct. J’imagine déjà la frimousse délicate de Shakespeare se retournant dans sa tombe en découvrant que Lady Macbeth a été manipulée par un maniaque sexuel, que Hamlet était  un transgenre éprouvé par la filiation et que Puck fume de la marijuana sous ordonnance.
Et que dire de Molière ? Exit les le ridicule des femmes savantes, amoureuses frustrées corsetées dans leurs encyclopédies et vive les call-girls qui font dans la lingerie fine? Scapin versus Jul? (si tu ne connais pas, regard par , c’est édifiant…)
Tout ça bien sûr, écrit dans une langue abordable par le commun des mortels (soit, le crétin de banlieue car il est de notoriété publique que l’élite se regroupe dans le centre des grandes villes. On peut associer au crétin de banlieue le plouc de la province…). Ayant grandi dans ces contrée obscures et hautement à risque, je sais de quoi je parle. Mais curieusement, j’arrivais à lire le « club des cinq » dans le texte. Je comprenais même tous les mots…

Essayons, pour rigoler (à défaut de verser d’amères larmes de Petra Von), d’anticiper le désastre:
Hamlet : « être ou ne pas être, là est la question »  ——>  « Dormir ou mourir, ou quoi? »
Oreste (Andromaque) « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? » ——> « T’es ouf ou quoi ? »
Pyrrhus (Andromaque) « Madame, demeurez » ——> « Reste, t’es bonne »
Cyrano  « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! » ——> « il est grand, mon nez ! » (et on jette toute la tirade, autant être concis)
Lucrèce Borgia «  On a fait de mon nom un écriteau d’ignominie, et votre populace de Ferrare, qui est bien la plus infâme populace de l’Italie, monseigneur, est là qui ricane autour de mon blason comme autour d’un pilori » ——>« On m’traite et tous ces cons s’moquent »
Le Cid « Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort, Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port » ——> « On était vachement »

… je crois que tu m’as comprise, ma caille…

A défaut d’écrire des chefs d’œuvre, prélassons-nous dans les reboots  simplifiés et pleins de bons sentiments, roulons-nous dans les fleurs et sortons nos mouchoirs devant des personnages démis de leur vraie humanité. « 50 nuances de Gray » à la place des « jeux de l’amour et du hasard », je pleure…

De toute façon, j’ai une théorie là-dessus : bientôt, ce seront des Intelligences Artificielles qui écriront les histoires, dans une langue dénaturée pour en faciliter la compréhension (d’aucuns ont appelé ça la « novlangue », Orwell quel visionnaire). L’être humain (ou ce qu’il en reste) sera maintenu infantilisé par une poignée de déviants ivres de pouvoir et les machines abuseront de leur rapidité pour prendre le contrôle de l’humanité.
Ça commence par le club des cinq, ça finit en apocalypse et le pire, c’est que l’homme sera à l’origine de sa chute. (pas la femme, je le parierai…)

Là-dessus, j’te bise et t’encourage à lire les classiques et à revoir les vieux films.

Pour finir, parce qu’aujourd’hui je suis à fond dans le dégout… Peut-être te souviens-tu de ça, toi Lecteur-Chéri-Mon-Kleenex…  en ces périodes de #balanceàtoutdechamp, autant revenir à des trucs plus subtils…

 

Alice au pays du merdier

Ou encore « Suivre les chiens de cristal »
et oui, Lecteur-Chéri-Mon-Jedi, moi aussi j’ai vu Star Wars.

Et donc j’ai appris que dans la vie, il faut suivre les chiens de cristal qui vous emmènent loin des méchants, vers l’extérieur, puis vers un avenir meilleur.
Depuis, je cherche les chiens de cristal. Evidemment, ça ne court pas les rues. D’où l’idée que pour un avenir florissant, il faut se donner un peu de mal. Trouver les chiens en premier lieu. Mais attention, parabole. Ça peut être toute autre sorte de structure vivante. Pourquoi pas un escargot, un phasme ou une grenouille bleue (ça existe). Ce qui nous rapproche d’Alice qui, elle, a choisi de suivre un lapin.

Aujourd’hui, Alice suivrait un Shiba (chien japonais très à la mode) vêtu d’un jean slim d’où sortirait un caleçon gris à élastique rouge. La classe. Il ne serait pas équipé d’une montre de gousset, mais un i-phone à obsolescence programmée. En panne de batterie, en retard, le clebs, perdu, désorienté, privé de ses amis facebook, errerait en plein désarroi dans la ville hostile.

Alice s’ennuie dans son abribus dépourvu d’écran, aussi quand elle voit passer le Shiba éperdu en slim, elle saute sur l’occasion de le suivre. L’animal à la bourre progresse de plus en plus vite, à la recherche d’une prise de courant, talonné par Alice. La pluie mélancolique se met à tomber, privant le clebs de son flair légendaire. Il relève la truffe et le voilà qui tombe dans une bouche d’égout d’où pourtant dépasse la tête d’un homme en orange, au casque blanc. Alice marche sur la tête de l’homme, glisse sur le casque et choit sans fin dans les égouts parisiens. Elle fini par se heurter à un matelas de guimauve qui stoppe sa chute. Elle ne le sait pas encore, mais il s’agit du postérieur d’une femme sans âge, qui a remisé sa graisse des vingt dernière années par derrière elle, n’ayant pas les sous pour une liposuccion. Furieuse, la femme énorme abat sa main gigantesque sur Alice, qui est sauvée in-extremis par un individu chafouin qui la pousse hors du fessier infernal.

– Malheureuse! ne sais-tu pas à qui tu as à faire? – vocifère le malingre –
– Quoi?
– C’est la Gardienne des Travailleurs des Egouts! Tu ne peux pas passer par là sans CONTRAT DE TRAVAIL!
– Mais je suivais un chien!
– Les chiens ont des contrats à vie, il doit bien rigoler maintenant qu’il t’a amenée là! Si tu veux poursuivre ou repartir, il te faut un contrat!
– Et comment je l’obtiens?
– Ah ça, personne ne sait exactement… il faut d’aborder prendre rendez-vous avec le grand Bachibouzouk…

Et voilà Alice en route vers la cahute du Grand Bachibouzouk.

– Monsieur, donnez-moi un contrat de travail, je veux poursuivre ma voie!
– D’abord, il te faut faire 10 ans de travaux forcés, dans les mines de boue du roi du Nougat, après quoi, il te faut une formation d’arracheuse de dents et 25 ans de pratique de saut à la corde. Reviens me voir avec les documents attestant que tu as fait tout ça et on verra.

Alice fait tout ce qu’on lui demande et reviens voir le Grand Bachibouzouk, pour constater qu’il a été remplacé par une autruche rose qui se prend pour Liberace . Elle lui montre ses papiers, devenus obsolètes, et l’autruche hurle de rire, ses dents de diamants renvoyant des éclairs cryogénisants.

– Insolente! Pour qui te prends-tu à imaginer obtenir un contrat de travail sans rien faire? Va donc balayer l’autoroute sur 1000km et reviens me voir. En attendant, tu travailles gratuitement et si je ne suis pas satisfaite de toi, je te plonge dans de la cire liquide et les plumes.

N’ayant pas d’autre choix, Alice s’exécute. Elle balaye pendant 15 ans et reviens, pour constater que l’autruche, maintenant habillée comme Liberace et à la tête d’un orchestre de grenouilles bleues (on y vient…), est devenue présidente de la république, qu’elle maîtrise les médias, le fisc et la loi du travail. En la voyant revenir, la présidente se roule par terre de rire et l’envoie aux galères des égouts, ou la pauvre fillette passera 10 ans à ramer seule sur des eaux saumâtres et puantes, avec pour objectif d’obtenir l’égalité « hommes gauchers- femmes droitières » et le droit à avoir la grippe une fois tous les 20 ans sans perdre son boulot. Après cela, l’autruche, aphone à force de se moquer de la naïveté de la gamine, lui concèdera un contrat de travail de 3 jours non renouvelable, qui lui permettra d’accéder à un pont suspendu pourri, supposé la ramener à la surface. La pont, très fragile, permet de traverser par dessus la fosse aux sangsues, objet de cauchemar de tous les habitants des égouts, même le terrible Megalox, le Dieu du faux amour pour femmes en détresse.
La fosse aux sangsues est un endroit sordide, un trou sale ou croupissent des employés de bureaux rendus furieux d’avoir vu réduire de 5mn leur pause déjeuner. Extrêmement agressifs, ils se sont mis à sucer le sang des sans-contrat-de-travail qui essayent de se plaindre, et qu’on leur lance en poussant des cris barbares.

Alice se risque sur les premières planches pourries du pont où l’attend un phoque très gras armé jusqu’au dents qui lui demande 50 millions d’euros comme droit de passage. Alice pleure et  sort un mouchoir de sa poche, laissant tomber dans le précipice sa seule richesse: une boîte souvenir qui appartenait à son grand-père. De grosses larmes coulent de ses yeux sur ses joues, se transforment en balles turquoises qui suivent la boîte dans sa chute.

– Plonge et récupère cette boîte pour moi, susurre le phoque, je suis tout-puissant, j’appartiens à la Fédération des Imbéciles Sans Coeur et rien ne peux m’empêcher d’avoir ce qui est mon bon plaisir! La FISC est impitoyable, te devras céder, ne m’oblige pas à te mettre une amende de 1000 ans de Cyril Hanouna, de travaux forcés en écoutant des disques de Céline Dion ou de lecture de Marc Levy!
– Mais non, c’est impossible ! C’est tout ce qu’il me reste et j’ai peur de plonger dans la fosse aux sangsues…

Le phoque est impassible, son regard fixe lui fait si peur que, contrainte de s’exécuter, Alice plonge dans le noir. Rien ne peut faire ployer la FISC.
Elle chute une seconde fois, pour atterrir sur un sein géant. Un cri de folle s’échappe du fin fonds des égouts et la main gigantesque essaie de l’écraser sur la chair molle.
– Tu ne prendras pas ma place, gémit la femme énorme, j’ai mis 55 ans à obtenir ce boulot de grosse-qui-bouche-le-passage et j’y tiens! Il me reste 125 ans à faire pour finir de payer la hutte de paille où je dors, je n’ai pas le droit à l’erreur, dégage de là! Débrouille-toi seule pour avoir ton contrat de travail…
Après avoir prononcé ces terribles paroles, elle fondit en larme, en proie aux souvenirs de sa vie sans contrat de travail, images affreuses dont son cerveau est imbibé. Alice pose sa petite main sur l’énorme sein de la dame pour la réconforter et saute au sol, ou l’attend, surgi de la gorge de la grosse, un serpent doré qui l’hypnotise de ses yeux spiralés. Ses anneaux épais sont enroulés autour de la boîte d’Alice.

-Bonjouuuuuuur peeeeettiiiiiite fille, tu veux récupérer ton bien, la boîte-souvenir, seule chose qui compte à tes yeux? il te faudra une preuve de domicile en 5 langues dont 2 anciennes, une carte d’identité de moins de 10mn valable pour un siècle (sauf s’il pleut, auquel cas reporte-toi à l’alinéa 12 de la loi 1258 de code du travail) et 3 lingots de bouse de yack.
– mais, monsieur, vous savez bien que les yacks ont disparu de la surface de la terre depuis 50 ans…
– sinon, tu peux me montrer ton contrat de travail…
– mais monsieur…
– Tais-toi, impudente! Déjà que tu ne sers à rien, arrête de geindre! tu peux aussi danser la polka en peau de bête, en t’accompagnant d’un tambourin en souffle de phasme!

C’est est trop pour Alice, qui décide d’abandonner son seul bien au serpent. Elle repart sans la boîte-souvenir, renonce à affronter le gros phoque de la FISC et patauge dans l’eau croupie en quête d’un peu de compassion. Elle ne le sait pas encore, mais la compassion est un bien précieux, introuvable en ces lieux glauques. Sans jamais avoir signé de contrat de travail, elle mourra seule sous Paris, en proie à des visions apocalyptiques ou des présidents tous-puissants font circuler sur eux des fake-news  hégémoniques, obligent les enfants à lire Balzac à l’envers pour obtenir leurs diplômes, et promènent des journalistes muselés en laisse. Elle n’aura jamais vu de chien de cristal salvateur.

Moralité: le cinéma vous ment…

 

 

Première pleine lune

Lecteur-chéri-ma-boule-à-neige
(ben oui, vu la température par ici, on est bien obligé de se rabattre sur cet article au délicat charme suranné)

Cette année, le 1er Janvier s’accorde avec la lune, me plongeant dans une nébuleuse perplexité quant au sens caché des comportements astraux.

Dans le doute, je me dédouble et te la souhaite bien bonne en deux exemplaires