NYM11

Le Jour J
https://geckobleu007.com/2011/11/12/une-blonde-au-marathon-de-new-york/

J-7
New York est sous la neige… Vision homérique de longues glissades dans les descentes et de longues galères dans les montées… Dernier entraînement sur le sol gaulois… comment expliquer? cette très grande proximité temporelle donne le vertige…

J-13
Ambiance préparation de valise et contrôle des dernières formalités. Lecture de guide, affutage des appareils photos. Ah, courir un peu aussi, tout de même. On essaie de cesser de douter et on a confiance. De toute façon, vu la proximité de la course, ce n’est plus la peine de se poser de questions…

J-18
Comment dire… le départ approche à tellement grands pas que le souffle s’en trouve oppressé… 18 mois d’entraînement, de spécultations, de préparation, de doutes et dans 18 jours la ligne de départ!
L’idée d’un déguisement redevient un concept: avoir l’air fun en courant c’est cool, mais à l’arrêt ou en marchant (c’est vrai, on est jamais sûr de pouvoir finir), on préfère la discrétion…

J-26
2 jours après les 20km de Paris. Le corps a bien résisté… c’est tout ce qu’on lui demandait… douleurs assez gênantes aux tendons d’Achille, points dans les mollets. Les baskets ont résisté. La perspective de courir 42km195 devient plus qu’un concept ou un projet: c’est palpable et assez vertigineux…

J-34
La semaine passée, j’ai respecté mon objectif, j’ai couru 65km (en plusieurs fois…); j’y ai gagné la sensation d’être une dinde, élevée uniquement pour ses cuisses, doublée d’un morfalou, chimère principalement axée sur les repas. Et là, aujourd’hui,  j’ai un peu mal partout; le doute quand à ma capacité à courir de nouveau la mythique distance s’installe insidieusement…
En plus j’ai scruté attentivement l’intérieur de mes baskets (haut de gamme), elles sont déchiquettées à l’intérieur et un joli trou orne le dessus de l’une d’entre elles… trop tard et trop risqué pour en changer, mais je n’aimerais pas qu’elles me lâchent sur place… quel effrayant amateurisme…

J-45
Le corps envoie des signaux auxquels il est difficile de ne pas réagir… rhume, dos bloqué… tout devient facteur de non-entraînement, donc doit être rapidement éradiqué… objectif course…

J-48
Le doute s’intalle… jusqu’à présent l’épreuve était un concept, l’entraînement un jeu, le but trop lointain pour avoir une réelle présence… mais à moins de 7 semaines, ça devient sérieux… on se pose forcément des questions sur sa capacité à assumer la distance dans un temps raisonnable…
Depuis le temps que je dis que la course de fond est un moment privilégié pour la médiation, cette fois la sagesse est à l’horizon…

Le corps devient une usine à courir et à manger des pâtes. Au delà de 24h, il réclame ses 90mn de course et piaffe devant les Asics encore humides et boueuses de l’entraînement précédent. Le ketchup coule à flot et la machine à laver déborde de tenues aussi peu glamour que molles et suantes… je ne maigri même pas… trop injuste…

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :