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Ubiquité

L’oiseau lunaire(digression scultpurale)

Certains concepts sont de l’ordre de l’addiction.
L’un de mes favoris est celui d’ubiquité ; à savoir « être présent en plusieurs lieux au même moment ». Mixé à ma passion pour la possibilité future de la téléportation, ça ne lasse pas d’être intéressant…
Avoir le don de se rendre où l’on veut, au moment ou on le souhaite et immédiatement… et en plus, pour être sûre de ne rien perdre de ce qui se passe dans le vaste monde, pouvoir se démultiplier… assister dans le même moment au mariage du prince William (mais sans le regretté Léon Zitrone, ce ne sera pas drôle), au téléachat , au match de rugby, au bain de mer de mon voisin sexy, sans en perdre une miette et sans se fatiguer… errer dans les limbes virtuelles avec un œil acerbe collé sur les activités de fourmis des humains… digresser à loisir sur les lois du hasard et les brèches spacio-temporelles tout en ayant un pied bien ancré dans la réalité cartésienne du contenu de mon frigo.
(Attention, à ne pas confondre avec ceux qui semblent passés maître dans cet art : ceux qui doivent se trouver à 2500 km de chez eux et que l’on croise fort inopportunément au coin de leur rue. Mais ceux-là ne sont pas doués d’un don quelconque… ce sont de gros menteurs doublés de fourbes traitreux.)

La vraie ubiquité, j’en ai rêvé… mais des fous à lier en ont inventé un dérivé…

 Aujourd’hui, il est donc possible de prendre des photos et de les imprimer directement sur l’imprimante de son choix. Depuis le lieu de la prise de vue.

Exemple : vous êtes en pleine extase devant une paire de cuissardes en vinyle orange à talons compensés. Pour faire partager ce grand moment de bonheur, vous prenez une photo avec votre téléphone et vous l’envoyez directement sur l’imprimante de votre meilleure amie. Avec un peu de chance, elle-même est en train d’imprimer sa thèse de doctorat et votre image va subtilement se mêler au texte sur lequel elle travaille depuis 2 ans. Grâce à vous elle va être recalée, après quoi elle va vous haïr à vie.

Autre exemple : vous croisez votre star préférée dans la rue ; par exemple et au hasard, Patrick Juvet. Immédiatement vous immortalisez ce grand moment et hop, en un tournemain, le voilà qui se déverse sur toutes les imprimantes de toutes vos connaissances…Trop cool.

En plus, à l’heure de Facebook et des réseaux sociaux, personne n’est sursaturé d’informations pertinentes sur la vie funky de ses amis réels, virtuels et supposés. Jusqu’à présent, on pouvait choisir de faire une incursion dans la vie des autres, étalée 24h/24 et accessible depuis le monde entier (whaaaa) ; maintenant, plus de choix possible : votre imprimante va littéralement cracher la vie des autres en direct dans votre salon. Comme ça vous pourrez montrer en live à vos parents venus prendre le thé tout ce qui fait le sel de votre vie. Et tout ce qui en fait le poil à gratter aussi.

Intrusif ? à peine.
Sans compter les effets de bord : prendre garde à ne pas se tromper d’imprimante. Perso, je n’ai pas super-envie que des images de moi en tenue disco, en pleine transe chorégraphique, arrivent sur le bureau de mes collègues de bureau, de mon dentiste ou de mon voisin sexy (on ne sait jamais).

Moyen de délation ? presque… Ou comment se faire cramer en terrasse avec un cocktail décoré d’un petit palmier argenté (mes préférés) alors qu’on est supposée boucler sa compta, faire des abdos ou enquêter sur les conditions de vie de la fourmi sub-saharienne dans le désert de Gobie….

Seule échappatoire : être crédible quand on annonce avoir le don d’ubiquité… j’y travaille…

Mais poussons le vice, extrapolons un peu…Bientôt, grâce à l’effrayante rapidité évolutive des techniques modernes, il sera possible de s’auto-portraiturer et de s’auto-envoyer sur l’imprimante de son choix ! Se téléporter grâce à la fibre optique et aux liaisons wifi… Génial… ainsi on pourra générer des copies de soi qui, une fois reconstituées après impression, iront errer partout dans le monde… Enfin, cerise sur la tarte aux pêches, sans aucun contrôle possible, les mondes virtuels et réels pourront s’entremêler… au croisement de la toile gluante on pourra imaginer des rencontrer entre ersatz issus de photos et avatars issus de fiches de sites de rencontre…
Enfin la réalité de soi pourra aller se frotter aux fantasmes projetés des êtres étranges et à peine humanoïdes qui hantent le net… la possiblité d’une vie parallèle s’offre à nous. Enfin les mondes vont se croiser, au lieu de se percuter…

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Le cri d’amour du poussin punk

I l y a quelques décennies, mon ami Patrick Juvet (et oui, on y revient) me faisait découvrir deux concepts :
–  La veste à paillettes : je ne m’en suis jamais remise ; ça et les bottes compensées en vinyle orange doivent à mon sens faire partie de toute garde robe qui se respecte. C’est valable pour les hommes aussi.
–  Il peut y avoir un besoin exprimé de femmes : c’est aussi toujours d’actualité.
Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, un petit come-back dans le monde merveilleux et tant regretté des 70’s.
http://www.youtube.com/watch?v=WgF1ESRNs6I

… j’en profite pour ré-écouter… et comme à chaque fois mon cœur se serre d’émotion…

Sauf que je pourrais rétorquer : bon très bien… où sont les feeeeeeemmmes… on a compris ; mais posons-nous enfin une vraie question, « où sont les hommes ? »
C’est vrai ça.
Evidement en termes de rimes on est moins privilégiés ; spontanément je vois « pomme », « tome », « rhum », « métronome » (mais c’est difficile à caser). « Bibendum » (pas mal et plein d’avenir…)

Mais la réalité est néanmoins là, sous nos yeux ébaubis : un manque catastrophique d ‘hommes. Je veux parler des vrais, pas des bulots, ni des poissons rouges, ni des forcenés de la drague ouebienne (on y reviendra).
Une enquête approfondie m’a amenée à la conclusion suivante : ils ont tous été enlevés et sont retenus contre leur gré sur une planète lointaine ; dans un espace spécial pour les garder, une hommerie.

Voilà comment se passent les choses : tout homme susceptible d’un semblant de normalité est aussitôt enlevé par des forces spéciales (les FSAH « Forces Spéciales Anti Hommes »), bâillonné, ligoté et expédié vers l’hommerie lointaine.
Là, il est pris en charge par le personnel (formé tout exprès) qui le soumet à un traitement de choc :
–  Phase 1 : Injection à doses mortelles de foot à la télé, de séries débiles et de pubs pour voitures
–  Phases 2 : ce que j’appellerai  la « i-transformation » , qui consiste à implanter dans le cerveau un module de soudaine et irrépressible attirance pour tout ce qui relève du téléphone portable, mini-ordi et tout objet pouvant permettre une connexion web permanente ; c’est la préparation à la drague ouebienne.
– Phase 3 : retrait par trépanation de tout ce qui pouvait avoir un rapport même lointain avec quelque attrait culturel (lecture, arts, …)
–  Phase 4, la pire : dé-vocabularisation. L’homme ne comprends plus les mots simples de « bonjour, merci, excuse-moi, s’il te plait » ; il devient à peine poli, voir ouvertement goujat; c’est à cause du module complémentaire obligatoire de transformation en parisien.
–  Phase 5 : poissonisation ; l’homme perd ses repères et ses souvenirs perdurent 3 secondes.

Une fois ce cycle terminé, les hommes ayant survécu sont renvoyés sur terre et placés parmi nous.

D’où ce cri, profond, poignant, émouvant aux larmes que l’on peut entendre les nuit de pleine lune ou les nuit sans nuages, ou les nuits noires ou les nuits blanches ou les nuits folles ou les nuits d’insomnie : « Rendez nous les hooooooooooooooooooommmes »…

Chant rituel

Lundi tu m’ignore
De répondre tu oublies,
Venir  te semble un tort
Ha, vraiment tu n‘es pas poli

Mardi tu veux être unique
Exceptionnel, adulé et lu
D’arrogance tu te piques
Ha, vraiment pour qui te prends-tu ?

Mercredi tu veux assouvir
Tes idées et tes envies
Egoïste et plein du pire
Ha, vraiment tu es pourri

Jeudi tu veux être séduit
Sans essayer d’être tentant
Pérorant et plein d’ennui
Ha, vraiment tu es lassant

Vendredi tu me laisse seule
Tu disparais et m’abandonnes
Ne t’étonnes pas si je t’engueule
Ha, vraiment t’en fais des tonnes

Samedi tu te fâches
Sans raison et pour rien
T’excuser te semble lâche
Ha, vraiment tu n’es pas malin

Dimanche, toi qui m’inspires
Tu ne sais pas, tu n’es pas là
Et puis je n’ose rien dire
Tant pis pour moi, encore une fois.

Bad karma ou scoumoune?

Bien; il y a des périodes de la vie où …  des jours de la vie qui sont des bouches d’oubli (clin d’oeil à la noblesse parisienne qui reconnaîtra, si elle me lit..), des moments que l’on aimerait ignorer, où l’on souhaiterait  avoir une mémoire de poisson rouge (ou de salsero), c’est-à-dire 3 secondes. Des périodes durant lesquelles une somme totalement improbable de trucs désagréables arrivent en même temps.

Par exemple quand les déboires bancaires évoqués ici, déjà assez pénibles, se couplent avec … un casse postal… hé bien ça fait : un chèque à destination des impôts dérobé et encaissé par un quidam. Un scénario tellement pourri que même TF1 n’en voudrait pas. Même TF1 jugerait ça pas crédible.

Explication: Il existe des individus assez tordus pour braquer des postes, embarquer le courrier et falsifier les chèques qu’ils y trouvent.
Evidemment, c’est un business qui ne marche qu’à Noël… période d’envoi, non seulement de 4eme trimestre de TVA, mais de cadeaux financiers pour les petits-enfants, les enfants, les parents…  et ces individus sont suffisamment malfaisants pour braquer MA poste. Embarquer MON chèque. Falsifier MON chèque. Je ne vois que des publicitaires ou Patrick Juvet pour en avoir après moi comme ça.

Va expliquer ça à la police maintenant :
Moi  «  alors voilà, on m’en veut à mort, on essaye de me ruiner ; je pense que c’est Patrick Juvet, Didier Barbelivien ou un publicitaire drogué jusqu’à la moelle, voir les 3 réunis, qui complotent contre moi ; ils se sont associés à mon banquier qui n’aime pas que l’on transcrive ses propos incohérents pour les jetter en pâture au grand public».
L’agent de police : « quelles preuves avez-vous ».
Moi : « Quoi, vous ne me lisez pas chaque semaine ? »

… ‘faut que je fasse gaffe, je risque de finir en garde à vue…

Ajoutons à cela le technicien de Darty qui refuse d’admettre que mon lave-linge fuit (il croit que c’est un plaisir pervers de bloquer une matinée pour le faire venir ?), mon téléphone fixe qui a expiré après que je lui ai mis des piles (certes, il eu fallu des accus, mais c’est écrit en mini-caractères chinois sur une étiquette délavée) et le circuit électrique de la salle de bain qui fait clignoter l’éclairage et  fonctionner le sèche-cheveux en morse, tout ça dans les mêmes 10 jours, et je vais finir par croire au karma… j’ai dû faire un truc hautement répréhensible ces derniers temps, reste à cibler quoi.

Ah… ce soir j’ai croisé mon voisin dans le parking. Devinez quoi ? il descendait les poubelles, en jogging… de là à imaginer qu’il me lit… Aaaarghhhh….