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Concombre tueur

Après le concombre masqué, le concombre tueur… D’autant que nous ne sommes pas sûrs que les concombres soient à incriminer… ce pourrait aussi bien être les tomates, les haricots…Aujourd’hui, une simple salade grecque, hautement recommandée dans le cadre d’un régime Crétois, peut devenir un redoutable poison ; et que dire de la tomate-mozzarella ? entre la tomate aux mœurs douteuses et la mozzarella contaminée à la dioxine, c’est une arme redoutable que ce plat estival… ah et je savais les melons piqués (est-ce bien normal de pouvoir conserver 10 jours un melon?), mais j’ai découvert que les tomates le sont tout autant; il existe donc le métier de « piqueur de tomates »…
Il semblerait  que ce soit le soja germé, ce fleuron de la culture bio et végétarienne, qui soit à incriminer… si même les aliments phares nous trahissent, où va-t-on ?
Sans compter le steak haché tueur et le hamburger empoisonneur… Ces derniers issus de magasins discount.
Il vaut mieux acheter cher et pas bio. Mais ça ne doit pas mettre à l’abri non plus…

En ces périodes de régimes ou les recommandations de manger « au moins 5 fruits et 5 légumes par jour » se font pressantes, nous voilà un peu coincés… à nous les frites, les pâtes et les gâteaux ? et nous sommes sans doute très loin d’avoir fait le tour de la question.
Je ne saurais donc faire mieux que de recommander la culture personnelle sur balcon: herbes, tomates, concombres… ceux qui ont une terrasse peuvent envisager d’y loger une chèvre, à traire tous les jours… pas gagné… surtout si elle broute les tomates…

 Même la pharmacienne du coin est inquiétante : elle m’assène au petit matin qu’il faut manger des légumes mais que les fruits ne servent à rien, pas plus d’un par jour et pas moins de 40mn après le repas… ben dis donc, il va falloir se chronométrer et gérer ses repas en fonction des aliments ingérés.

 Donc, cher et pas bio et à intervalles de 30 à 40 mn. Soit, pour un repas composé d’une entrée, d’un plat et d’un dessert entre 2 et 3heures. A 3 repas par jour (je ne compte pas le goûter), on se retrouve à passer de 6 à 9h à table.

Ajoutons les 2h par jour d’entretien-beauté (voir les conseils de beauté ici : matin , là journée  et là soir)et les 8h de travail, on se retrouve à 16h minimum rien que pour le basique.  La vie moderne est pleine de surprises… comment font ceux qui passent 3h/jour devant la télé ?

 Au moins quand les bactéries tueuses font l’info, on ne parle pas de DSK…

 Donc : dangereux de manger, dangereux de fumer, dangereux de faire l’amour, dangereux de prendre la route en 2 roues, dangereux de boire un coup, dangereux d’user d’un téléphone portable, les jeux vidéo rendent épileptiques et les trains sont maintenant pris d’assaut par des preneurs d’otages XXX

Mais que faire, que dire ?

Ah… pour ceux et celles qui s’inquiètent de mes aventures à rebondissement avec mon voisin sexy, soyez rassurés: je l’ai croisé récemment après avoir pris une pluie battante pendant 30mn, soit le cheveu en berne et dégoulinant, l’oeil panda, la surveste moche et répendant de l’eau dans l’ascenseur que nous partagions le temps de 3 étages (parfois le temps semble long, dans les ascenseurs…), les bras chargés de sacs divers à moitié craqués (les joies des courses si on oublie son cabas), les chaussures faisant « floc floc » et la goutte au nez. Assez heureusement, je ne chantais pas « Vanina-a-a-a » à tue-tête pour me donner du courage. No coment. Mortification suprème. Il y a des jours de la vie qui sont des bouches d’oubli.  Mais je m’en fiche: j’ai Molière dans ma vie…

http://www.youtube.com/watch?v=gMn89Tgsjq8

 

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Ubiquité

L’oiseau lunaire(digression scultpurale)

Certains concepts sont de l’ordre de l’addiction.
L’un de mes favoris est celui d’ubiquité ; à savoir « être présent en plusieurs lieux au même moment ». Mixé à ma passion pour la possibilité future de la téléportation, ça ne lasse pas d’être intéressant…
Avoir le don de se rendre où l’on veut, au moment ou on le souhaite et immédiatement… et en plus, pour être sûre de ne rien perdre de ce qui se passe dans le vaste monde, pouvoir se démultiplier… assister dans le même moment au mariage du prince William (mais sans le regretté Léon Zitrone, ce ne sera pas drôle), au téléachat , au match de rugby, au bain de mer de mon voisin sexy, sans en perdre une miette et sans se fatiguer… errer dans les limbes virtuelles avec un œil acerbe collé sur les activités de fourmis des humains… digresser à loisir sur les lois du hasard et les brèches spacio-temporelles tout en ayant un pied bien ancré dans la réalité cartésienne du contenu de mon frigo.
(Attention, à ne pas confondre avec ceux qui semblent passés maître dans cet art : ceux qui doivent se trouver à 2500 km de chez eux et que l’on croise fort inopportunément au coin de leur rue. Mais ceux-là ne sont pas doués d’un don quelconque… ce sont de gros menteurs doublés de fourbes traitreux.)

La vraie ubiquité, j’en ai rêvé… mais des fous à lier en ont inventé un dérivé…

 Aujourd’hui, il est donc possible de prendre des photos et de les imprimer directement sur l’imprimante de son choix. Depuis le lieu de la prise de vue.

Exemple : vous êtes en pleine extase devant une paire de cuissardes en vinyle orange à talons compensés. Pour faire partager ce grand moment de bonheur, vous prenez une photo avec votre téléphone et vous l’envoyez directement sur l’imprimante de votre meilleure amie. Avec un peu de chance, elle-même est en train d’imprimer sa thèse de doctorat et votre image va subtilement se mêler au texte sur lequel elle travaille depuis 2 ans. Grâce à vous elle va être recalée, après quoi elle va vous haïr à vie.

Autre exemple : vous croisez votre star préférée dans la rue ; par exemple et au hasard, Patrick Juvet. Immédiatement vous immortalisez ce grand moment et hop, en un tournemain, le voilà qui se déverse sur toutes les imprimantes de toutes vos connaissances…Trop cool.

En plus, à l’heure de Facebook et des réseaux sociaux, personne n’est sursaturé d’informations pertinentes sur la vie funky de ses amis réels, virtuels et supposés. Jusqu’à présent, on pouvait choisir de faire une incursion dans la vie des autres, étalée 24h/24 et accessible depuis le monde entier (whaaaa) ; maintenant, plus de choix possible : votre imprimante va littéralement cracher la vie des autres en direct dans votre salon. Comme ça vous pourrez montrer en live à vos parents venus prendre le thé tout ce qui fait le sel de votre vie. Et tout ce qui en fait le poil à gratter aussi.

Intrusif ? à peine.
Sans compter les effets de bord : prendre garde à ne pas se tromper d’imprimante. Perso, je n’ai pas super-envie que des images de moi en tenue disco, en pleine transe chorégraphique, arrivent sur le bureau de mes collègues de bureau, de mon dentiste ou de mon voisin sexy (on ne sait jamais).

Moyen de délation ? presque… Ou comment se faire cramer en terrasse avec un cocktail décoré d’un petit palmier argenté (mes préférés) alors qu’on est supposée boucler sa compta, faire des abdos ou enquêter sur les conditions de vie de la fourmi sub-saharienne dans le désert de Gobie….

Seule échappatoire : être crédible quand on annonce avoir le don d’ubiquité… j’y travaille…

Mais poussons le vice, extrapolons un peu…Bientôt, grâce à l’effrayante rapidité évolutive des techniques modernes, il sera possible de s’auto-portraiturer et de s’auto-envoyer sur l’imprimante de son choix ! Se téléporter grâce à la fibre optique et aux liaisons wifi… Génial… ainsi on pourra générer des copies de soi qui, une fois reconstituées après impression, iront errer partout dans le monde… Enfin, cerise sur la tarte aux pêches, sans aucun contrôle possible, les mondes virtuels et réels pourront s’entremêler… au croisement de la toile gluante on pourra imaginer des rencontrer entre ersatz issus de photos et avatars issus de fiches de sites de rencontre…
Enfin la réalité de soi pourra aller se frotter aux fantasmes projetés des êtres étranges et à peine humanoïdes qui hantent le net… la possiblité d’une vie parallèle s’offre à nous. Enfin les mondes vont se croiser, au lieu de se percuter…

Conseils de beauté – journée –

Comme promis, voici les conseils beauté pour la journée ; entendez par là « pour toute la journée, quelque soit la journée » c’est à dire les choses à faire au quotidien et quelles que soient les circonstances. C’est important de le préciser. Ici nous prendrons exemple sur une journée de bureau, ce sont de  façon générale les plus nombreuses (à mon grand dam).

 Nous en étions restées à l’après-douche, (conseils du matin) le moment de se glisser dans une tenue élégante et confortable, adaptée à tous les moments de la journée et dans laquelle on se sent à la fois très professionnelle, très femme et très à l’aise.
Traduction :
– Très professionnelle = tailleur foncé + chaussures à talons
– Très femme = sexy sans ostentation, donc jean + talons
– Très à l’aise = pour moi plutôt jogging ou pantalon de treillis + t-shirt à capuche et baskets à strass (pour la touche féminine). Pour les magasines ce serait plutôt « combinaison fluide à fleurs + talons compensés » ; un monde me sépare des magasines…
Donc vous vous habillez comme vous voulez, mais impérativement vous portez des chaussures à talons. De toute façon vu l’heure vous n’avez pas le temps de tergiverser.

Ici commence la liste des « conseils de journée ». Primo : marcher autant que possible. On oublie la voiture.
D’un autre côté, avec des talons, la voiture c’est mieux ; mais qu’à cela ne tienne, on part cavaler après son bus ou son RER haut-perchée. Le top serait de prendre un vélo ; mais là, associé aux conseils vestimentaires, on sombre dans l’hérésie. Il y a sur cette terre des femmes qui trouvent parfaitement adapté de faire du vélo avec des talons aiguilles. Je pense qu’elles n’ont pas les pieds formés comme les miens. C’est la seule explication rationnelle. Et mes pieds sont normaux, évidemment.

Petite digression sur le vélo : oui, c’est respectueux de l’environnement et oui, ça permet de faire un peu d’exercice. Mais entre la pollution, la circulation, les déraillages, les crevaisons et le casque, le vélo c’est surtout l’anti-glamour par excellence. A moins d’avoir seulement 300m à parcourir. Si vous avez envie de remettre votre chaîne bien grasse sur un trottoir totalement envahi de piétons, juchée sur vos chaussures à talons, ça vous regarde. Mais ne m’accusez pas de vous avoir forcées.

Donc on marche. Ca tombe bien, par ce qu’on a des courses à faire : en effet, il faut manger des produits frais tous les jours. Profitons donc de cet agréable baguenaudage urbain pour acheter quelques fruits et légumes qui feront un grignotage parfaitement adapté. Oui « grignotage », vu ce qu’autorisent les articles sur l’hygiène de vie, il n’est pas question de parler de repas.
Il est recommandé de boire beaucoup, de préférence des tisanes. Mais pas n’importe lesquelles ; les tisanes préconisées sont toujours strictement introuvables dans les supermarchés du coin. Si vous trouvez les bonnes tisanes, faites-en un stock, c’est encombrant mais pas lourd. Ca tombe bien, vous avez déjà les courses de frais.

10 :30 : arrivée sur son lieu de travail avec les pieds en sang, les bras chargés de pommes et de choux.

Commencez par scrupuleusement vous laver les mains, laver vos fruits et faites bouillir de l’eau. Afin de préserver une harmonieuse ambiance d e travail, allez saluer tous vos collègues ; même ceux que vous détestez : c’est bon pour votre karma. Proposez leur un de partager votre jus de courges, ils vont adorer. Une fois la tournée de saluts effectuée, vous pouvez faire infuser votre tisane zénitude ou la tisane drainante ou la tisane detox ou la tisane coupe-faim ou la tisane pour faire pousser les ongles des pieds ; de toute façon, ça ne change rien ni au goût ni à l’effet.
Vous êtes prêtes à commencer votre journée de travail. Vérifiez tout de même l’agencement feng-shui de votre matériel de bureau et recalez votre pierre anti-irradiations d’écran. Faites brûler un bâtonnet d’encens et asseyez-vous bien confortablement.
C’est important parce que le bureau peut être le haut lieu d’exercices physiques discrets mais néanmoins efficaces. Les magasines regorgent de mouvements à faire sur sa chaise comme serrer les poings, contracter les cuisses et les abdos, tendre les bras etc. Essayez d’avoir l’air dégagé une fois vos bras en l’air et personne ne vous posera de questions.
Priez pour ne jamais avoir à travailler en open space. Et si le téléphone sonne, rien ne vous empêche de poursuivre vos séries. Le comptage en tâche de fond peut aisément devenir une habitude. De toute façon si vous n’écoutez que d’une oreille distraite votre correspondant, ça ne changera pas grand-chose…

 Au déjeuner, 2 options : un repas léger (blanc de poulet et salade, une vraie punition ; je préfère ne rien manger du tout, au moins je sais pourquoi j’ai faim…) ou une séance de sport et des produits frais (ceux achetés le matin). Celles qui arrivent à tenir le coup après une séance de gym d’une heure et deux pommes bio sont de vraies héroïnes.

Détail non négligeable : le sac de sport, à trimballer à pieds le matin.

 Le reste de la journée est à l’avenant : tisanes et contractions.

 Au retour, vous êtes autorisée à prendre le métro ; profitez-en pour faire quelques contractions abdominales accrochée à la barre centrale. Eventuellement, l’air dégagé, vous pouvez aussi monter sur la pointe des pieds en contractant les fessiers. 3 séries de 10 au moins.

Certains magasines conseillent de prendre dans son 3ème sac une tenue pour les happy-hours, à savoir des chaussures encore plus hautes et un petit haut sexy pour remplacer la chemise. Moi je dis: après avoir marché toute la journée, contracté tout la journée, avalée 3l de tisanes et grignoté uniquement des blancs de poulet, si vous avez la force de sortir, surtout n’hésitez pas… Et si vous avez envie de trimballer 3 sacs toute la journée, après tout, ça vous regarde.

Concernant le sac de sport et le sac de courses bio auquel éventuellement s’ajoute le sac « tenue du soir », que celles qui sont a vélo et ont crevé dans la journée me bénissent…

Parmi les autres conseils « de jour », ceux liés aux activités sportives sont non négligeables.
La piscine par exemple, requiert l’application d’un produit qui protège les cheveux avant la séance ; c’est-à-dire à la maison. Effet « cheveux gras » garanti, mais ce n’est pas grave : on se rend à la piscine.  (A ce sujet, j’ai déjà raconté quelques mésaventures liées à ce conseil par ici)
En plus, se tartiner le visage d’une crème bien grasse qui protégera la peau des agressions du chlore. C’est plutôt avisé. Donc je le fais à chaque fois que je me rends à la piscine.
Ce matin, vêtue de mes plus beaux atours de week-end, soit pantalon de treillis réservé aux opérations de peinture, sweat à capuche de djeun de banlieue, les cheveux gras ramené en chignon et le visage luisant, je pars allègrement pour la piscine le sac poubelle crânement arrimé à la main gauche ; devinez quoi…
Ceux qui me lisent avec attention savent déjà…
Je sors de l’ascenseur pour me trouver nez à nez avec … mon voisin sexy. Mortification. Pour ceux qui découvrent, allez  

Dialogue :
Lui          « Ah, vous allez à la piscine ? » (finement obervé: j’ai mes palmes sous le bras, elles sont trop grandes pour rentrer dans un quelconque sac de sport)
Moi        (envie de disparaître) « Oui…. Enfin là, je vais aux poubelles» (mais quelle niaise, pas la peine d’en rajouter)
Lui          « J’y étais ce matin, à 9h, il n’y avait personne » (en effet, à 9h je dormais, je ne risquais pas d’y être)
Moi        « Quel courage… »

Grrrr
Le temps pour mon estimable lectorat d’assimiler ces infos de qualité, et nous nous retrouvons pour les conseils « de nuit ».

Bad karma ou scoumoune?

Bien; il y a des périodes de la vie où …  des jours de la vie qui sont des bouches d’oubli (clin d’oeil à la noblesse parisienne qui reconnaîtra, si elle me lit..), des moments que l’on aimerait ignorer, où l’on souhaiterait  avoir une mémoire de poisson rouge (ou de salsero), c’est-à-dire 3 secondes. Des périodes durant lesquelles une somme totalement improbable de trucs désagréables arrivent en même temps.

Par exemple quand les déboires bancaires évoqués ici, déjà assez pénibles, se couplent avec … un casse postal… hé bien ça fait : un chèque à destination des impôts dérobé et encaissé par un quidam. Un scénario tellement pourri que même TF1 n’en voudrait pas. Même TF1 jugerait ça pas crédible.

Explication: Il existe des individus assez tordus pour braquer des postes, embarquer le courrier et falsifier les chèques qu’ils y trouvent.
Evidemment, c’est un business qui ne marche qu’à Noël… période d’envoi, non seulement de 4eme trimestre de TVA, mais de cadeaux financiers pour les petits-enfants, les enfants, les parents…  et ces individus sont suffisamment malfaisants pour braquer MA poste. Embarquer MON chèque. Falsifier MON chèque. Je ne vois que des publicitaires ou Patrick Juvet pour en avoir après moi comme ça.

Va expliquer ça à la police maintenant :
Moi  «  alors voilà, on m’en veut à mort, on essaye de me ruiner ; je pense que c’est Patrick Juvet, Didier Barbelivien ou un publicitaire drogué jusqu’à la moelle, voir les 3 réunis, qui complotent contre moi ; ils se sont associés à mon banquier qui n’aime pas que l’on transcrive ses propos incohérents pour les jetter en pâture au grand public».
L’agent de police : « quelles preuves avez-vous ».
Moi : « Quoi, vous ne me lisez pas chaque semaine ? »

… ‘faut que je fasse gaffe, je risque de finir en garde à vue…

Ajoutons à cela le technicien de Darty qui refuse d’admettre que mon lave-linge fuit (il croit que c’est un plaisir pervers de bloquer une matinée pour le faire venir ?), mon téléphone fixe qui a expiré après que je lui ai mis des piles (certes, il eu fallu des accus, mais c’est écrit en mini-caractères chinois sur une étiquette délavée) et le circuit électrique de la salle de bain qui fait clignoter l’éclairage et  fonctionner le sèche-cheveux en morse, tout ça dans les mêmes 10 jours, et je vais finir par croire au karma… j’ai dû faire un truc hautement répréhensible ces derniers temps, reste à cibler quoi.

Ah… ce soir j’ai croisé mon voisin dans le parking. Devinez quoi ? il descendait les poubelles, en jogging… de là à imaginer qu’il me lit… Aaaarghhhh….

Loi dite « du voisin sexy »

C’est un peu comme une loi de Murphy ou LEM (loi de l’emmerdement maximum).

Posons le postulat suivant : parmi vos voisins d’immeuble tous plus insipides les uns que les autres et sur les mœurs desquels j’ai déjà un peu glosé ici « votre voisin du dessous »  et là  « bon voisinage » , se trouve un individu qui rattrape les autres ; mais alors tous les autres… un homme au charme discret, au sourire ravageur, au torse glabre et musclé ( pas de fantasmes inutiles, je l’ai croisé à la piscine, mais j’y reviendrai), gentil, prévenant … marié… et qui présente la caractéristique énervante de me croiser uniquement dans les pires conditions.

– Au parking : quand je suis en train de jurer comme un charretier après le tablier de mon scooter qui refuse de s’accrocher correctement. Le geste menaçant, la chaussure pointant dangereusement vers le pneu, la hargne déformant mon visage aux traits pourtant si délicats…

– Dans la rue, quand je chante à tue-tête Dalida en  me trémousant en rythme… en symbiose parfaite avec la musqiue, mais totalement déconnectée des réalités cruelles…

– Dans le couloir qui mène aux caves quand je suis déguisée en homme de ménage, jogging mou, cheveux pendants, œil torve, regard fixe, machoires serrées et multiples sacs menaçant de céder aux bras ; en général, je porte mes tongs sur mes chaussettes et je tiens mes clés entre les dents. Pas de quoi pavoiser.

– Dans l’ascenseur, quand je descends les poubelles ; petite précision : je descends les poubelles en général après avoir fait le ménage ; donc look approchant celui décrit précédemment. Avec peut être, en plus, les cheveux collés au front et les lunettes de travers. Le ménage est pour moi comme un exutoire, une sorte de sport en salle duquel j’aime sortir exténuée mais en vainqueur. (Paradoxalement, malgré ma rage à vaincre, je suis souvent terrassée par les charges impitoyables de la poussière et des traces calcaires. Bref.)

– A la piscine donc. Dans les films, « rencontre à la piscine » signifie: bikini sur une plastique irréprochable, peau bronzée et parfumée  subtilement par les huiles solaires, cheveux fous, lunettes de soleil et ongles de pieds peints en rouge nickel. Dans ma vraie vie, « rencontre à la piscine » se lit:  en maillot nageur, avec la marque des lunettes incrustée dans les paupières, les cheveux tout plats, le reste de maquillage formant un halo noir sous les traces de lunettes et les tongs claquantes. Comme quoi la vie, ce n’est pas du cinéma. Et il ne faut pas croire tout ce qu’on voit sur les écrans (c’est valable aussi pour meetic). Au secours…

Donc voilà la situation ; ou comment avoir l’air sympa et un peu à la masse. C’est absolument incroyable, mais autant je suis amenée à croiser les autres habitants de l’immeuble dans des conditions normales, autant lui, jamais. Et à chaque fois que je redoute de croiser un humain en  rentrant chez moi (pour diverses raisons majoritairement liées à l’esthétique), ça ne loupe pas : à chaque fois je tombe sur lui.

Comble de rage : Les rares fois ou je suis « normale », je tombe sur lui et sa femme.

C’est presque un jeu. 

Aujourd’hui ça n’a pas loupé, je reviens de mon jogging, suante, rouge, attifée n’importe comment ; j’appelle l’ascenseur, et là, horreur-malheur, du bruit dans le couloir, la porte qui claque et entre in-extremis mon voisin dans la cabine, un petit sourire ironique aux lèvres. Humpf….

Quelle conclusion en tirer ?

1 – Vraisemblablement il n’est pas dans mon karma de prendre contact avec ce voisin là.

2 – Plutôt avec celui qui pue la gauloise et se sent obligé de m’accompagner au parking au lieu de me laisser descendre seule et d’attendre le retour de l’ascenseur.

3 – Il est nécessaire de se préparer pour descendre les poubelles avec autant de soin que pour aller au bal. Why not, mais ça me paraît excessif.

4 – Je suis nulle pour les rencontres ? … on dirait…