Archives de Catégorie: La fée pétasse
2013
Ecrivons vite tant que la page est encore blanche…
Pour ce nouvel épisode, à vous de jouer!
Après un conte d’hivers, préparez-vous pour un songe,
Celui d’une nuit d’été,
Evitez de faire trop de bruit pour rien et de jouer les mégères apprivoisées,
Ne vous égarez pas dans la comédie des erreurs et les peines d’amour perdues!
Affectez du moins l’apparence de la vertu
Vivez la nuit comme les rois,
Le jour comme le fou, l’amoureux et le poète:
Farcis d’imagination!
Faites en sorte que tout soit bien qui finisse bien,
Et surtout, surtout…
Faites comme il vous plaira!
Merci à Wiliam Shakespeare pour l’aide…
… What else?
Un peu de poésie, que diable!
Ami du oueb, explorateur de la blogosphère, aventurier multimédia, ces quelques phrases sont pour toi. Toi qui pousse l’amitié virtuelle jusqu’à me lire, même aux heures les plus blafardes de la nuit, qui parfois dans un moment d’extase laisse une trace verbale de tes pensées les plus profondes (des trucs forts, genre « LOL ») et qui manifeste ta joie à la découverte de mes pensées foutraques, je te dédie cet ultime post 2012. Oui. Sur fond de musique disco, perchée sur mes bottes compensées en vinyle orange, les ongles peints de strass et la veste à paillettes de Patrick Juvet (un collector acheté prix d’or sur e-bay) sur le dos. J’ai même à mes côtés un roman de Mac Levy, c’est te dire… (nan, là je déconne).
Donc, merci ! Merci à France Inter et particulièrement à Frédéric Lopez, sans qui je n’aurai pas multiplié mon lectorat par au moins 4 (voir 5 les jours de liesse), merci aux amateurs d’ubiquité et de transferts par voie d’ondes, merci aux amoureux de clones et aux adeptes des boîtes vocales. Sans vous, je n’existerais pas sur la toile et ça, franchement, ce serait dommage… Un tribute spécial aux banquiers et aux publicitaires, sources inépuisable de crises épistolaires, aux SAV divers et aux conducteurs de 4X4 en ville, ces poètes urbains aux infinis noms d’oiseaux.
Comme c’est la fête et que des réminiscences de l’esprit de Noël flottent encore dans l’air pollué périphéen, laissez-moi vous offrir un poème… Que ceux qui liront jusqu’au bout voient tous les vœux se réaliser jusqu’à la nuit des temps… Et n’hésitent pas à se faire connaître, ce sont des héros en puissance… un peu de lyrisme débridé donc. Et non, je n’ai pas bu.
Poème sans titre
Ours dansant, marchands d’esprit, sortez de vos terriers,
Le printemps se pointe en décembre,
Gare aux coups de lune en Janvier.
Nains, ogres, ministres du meilleur et du pire,
Fées outrageuses, belles harpies de cendres,
Lapins magiciens, colibris roses et au cœur à rire,
Sortez danser au son des trompettes de la renommée.
Ivres de ketchup, grisés de fleurs et saouls d’étoiles,
Préparez-vous, nobles amis aventuriers de la toile,
A recevoir en vos seins magnifiques et précieux,
Cette pure merveille, ce doux nectar parfumé :
L’ambroisie qui circule dans les veines des audacieux,
Le rêve,
Moteur des plus humbles et des plus capricieux !
… Aimez-vous les uns les autres et n’oubliez pas de changer l’eau des fleurs…
Enfin, un mot de Coluche, ce grand visionnaire: http://www.youtube.com/watch?v=uVd32Zyof6I

Cette semaine, j’ai bu les dernières gouttes de pluie pour connaître les pensées des Dieux…
…Mais les Dieux sont comme les princes charmants : si on arrête d’y croire, ils disparaissent…
Et pour cause : Les dieux sont en passe d’être remplacés par des machines. Et pas n’importe quelle machine : une machine qui contrôle tout, absolument de tout de votre vie. Non, pas votre ifaune, votre i-pad, votre i-pod ni même votre androïde 250G ou tous les i-pud, i-poud, i-poid, i-ped, i-pyd, i-paid que l’on pourra inventer . Tout ça, c’est de la gnognote à côté de de votre future coach personnel électronique: là, le « bitfit’.Le machin qui fait tout, mais alors absolument tout pour vous à votre place et sait mieux que vous ce qui vous convient !
1984 ? Une surprise-party pour les bisounours à côté!
Voilà le topo : vous vous fixez des objectifs que le truc vous aide à atteindre. Si vous êtes bien gentils, il vous distribue … des images…, comme quoi on a rien inventé de mieux depuis le primaire. Ce que ne dit pas la pub, c’est si au bout de 10 images on a droit à une grande image (pour ceux qui comme moi sont nés très loin dans le siècle dernier). Et au bout de 10 grandes images, à un un poster de Carla Bruni avec ses écouteurs Zik…
Il ne faut pas se leurrer: les challenges sont importants: marcher, monter des escaliers, dormir la nuit, brûler quelques calories… les vrais trucs de la vie, quoi, ceux qu’on a réellement envie de mettre en valeur. Ceux pour lesquels on ressent, très profondément en soi, le besoin d’une aide 24/24… les trucs pour lesquels, petits scarabées que nous sommes, nous avons BESOIN DE NOUS SENTIR ASSISTES. Parce que pour tout le reste, c’est vrai, nous sommes parfaitement autonomes.
C’est top: Pour mieux vous challenger, vous pouvez aussi publier sur les réseaux sociaux vos performances et les partager avec vos amis ! Trop fort ! Genre »aujourd’hui j’ai monté 50 marches » ou «j’ai marché 258 mètres dans le métro », qui fait mieux ? Du coup on va voir dans Paris (parce que je suis intimement convaincue que c’est le truc par essence du bobo parisien qui roule en 4X4 et jette négligemment ses mégots dans la rue) des tas de gens (connectés à des boîtiers) monter et descendre les escaliers, cavaler dans les escalators et piétiner dans les files d’attente. Et pourquoi, me direz-vous, se passionner ainsi pour un truc électronique qui ne fait que quantifier ce que l’on sait depuis des lustres mais que personne ne fait ? C’est tout simple :
1- Parce qu’il surfe sur l’esprit de compétition (MOI j’ai monté plus de marches que TOI),
2- Par ce que (et ça c’est génial) IL COMPTE LES CALORIES BRULEES. En gros : je mange un mars (357cal) et après je pars dans la cage d’escalier de mon immeuble et je monte et descend jusqu’à totaliser les 357 calories fatales. Eh ouiiiiii… les coachs humains ne sont pas capables d’annoncer précisément le nombre de calories brûlées. C’est sans doute ce qui les perdra.
C’est grave, non ?
Et ce n’est pas tout : le truc étudie votre cycle de sommeil et vous oblige ainsi à vous régler d’après ses analyses. Votre seule contrainte sera de le porter pour dormir. Moi qui croyais naïvement:
1- Que le nuit, la seule portable ce sont quelques gouttes de parfum
2- Que le chaque humain était unique… ben non, faut croire que non, puisqu’une bête machine peut le contrôler.
Question : qui met les données dans la machine ? Qui contrôle le corps humain ? Qui va bientôt contrôler ce qu’il reste de son âme ? Serait-ce une sorte de secte ? La secte « de ceux qui portent le bracelet de contrôle après avoir porté le bracelet qui rééquilibre les énergies » (très à la mode l’an dernier).
Dialogue :
– Bonne nuit chéri !
– Quoi, déjà ? mais, c’est samedi ! J’ai pas eu ma gâterie !
– T’avais qu’à pas passer 2h dans les escaliers pour battre le record de Kevin, maintenant c’est l’heure idéale pour moi pour dormir !
– Ahhhhh… moi c’est dans 37mn….
– Tant pis pour toi, tu n’as qu’à lire !
– Lire ? mais ça va pas? J’ai pas lu depuis l’école, et encore c’était parce que c’était obligatoire…
– Trouve un truc, c’est pas mon problème ; d’ailleurs j’éteins, ça va favoriser mon endormissement ; et il faudra acheter des ampoules vertes, c’est mieux pour se détendre…
– Mais… pour moi c’est des roses !
– Va falloir que se synchronise, sinon on ne va pas pouvoir vivre ensemble longtemps….
Ils s’endorment avec leurs bracelets docilement allumés.
Au matin, une vibration (AAAAaahhhahhaaa…. Quelle horreur…..) leur annonce qu’il est temps de se lever et immédiatement ils reçoivent sur leurs téléphones portables la liste des challenges de la journée à venir, assortie de la liste de leurs amis Facebook qui relèvent les défis. Et aussi les calories à brûler s’ils veulent maintenir leur taille 38. Pas le temps d’un bisou.
Le soir, ils pourront festoyer autour des graphiques résultats de leur journée d’efforts. Tous connectés à leur boîtier, leur téléphone, leur i-pad, leur compte Facebook. Ils boiront des cocktails lights en se congratulant puis iront se rouler dans la coke parce qu’ils s’ennuient décidemment trop. Certains, les plus atteints, iront chanter du Patrick Juvet en montant les escaliers de tour Eiffel, par les nuits de pleine lune. On les appellera les loups-gourous…
Ce qui m’éclate, c’est que cette domination incontestée de l’homme (et de la femme, mais moins) par la machine va vraisemblablement toucher ceux qui se précipitent dans les marchés bio et les spas de toutes sorte. Ou qui prennent des cours de yoga et de méditation. Ceux qui fantasment sur leur corps, le contrôle de leur corps, leur spiritualité qui flirte avec la bourse et la dernière console de jeux…
Concédons cette « avancée » technologique… à une seule condition: intégrer au boîtier un correcteur orthographique, grammatical, syntaxique et intelligent qui force les porteurs à parler et écrire correctement… ça serait déjà ça de gagné, comme challenge…
Moi, ce que j’en dis, les Dieux, c’est « soyez cléments » , ça va pas pouvoir durer…
Chère Carla
… avant, je l’avoue, je vous aimais bien; j’ai même votre premier album, c’est dire…
Vous affectiez d’être rock, intello, vous aviez des tas d’amis/amants prestigieux, c’était hyper glamour. Je me souviens d’une photo de vous en short en jean et bottes fauves qui a motivé de ma part l’achat de bottes fauves. L’effet sur moi est moins saisissant, sans doute parce que je ne les porte pas avec un short…
Et puis, comme vous aimez euro-Disney, vous êtes devenue la « première dame »… soudain vous avez relégué la rock attitude et opté pour le style ballerines et tenues bleues marine. Même votre sourire a eu l’air réduit. Mais bon, chacun mène sa vie comme il l’entend… Vous avez fait un enfant et proclamé aimer vos kilos en trop (ça je n’y crois toujours pas). Et puis vous avez laissé votre place à une autre première dame, mais lui avez volé la twittitude. A savoir : balancer des énormités à la face des français et se faire rabrouer via les médias.
Beaucoup de choses vous ont été répondues et je ne vais pas me fendre ici d’un commentaire à ce sujet, qui aura au moins eu le mérite de vous remettre en première ligne pour quelques jours. Non, moi ce qui m’amuse, ce sont les affiches croisées dans Paris (pas longtemps il faut le dire… à peine une semaine ?) qui vous restituent votre statut de musicienne : les pubs pour les écouteurs Parrot.
C’est déjà mieux que de chanter avec Enrico Macias, mais ça fait poser quelques questions :
1- Vous avez besoin de sous ?
2- Vous avez besoin qu’on se souvienne de vous pour autre chose que votre « mari » ?
3- Si vous n’aviez pas été amie avec le PDG de Parrot, auriez-vous été sollicitée pour cette campagne?
4- Comment avez-vous fait pour retrouver soudainement le physique de vos 30 ans ? (non, parce que les autres réponses m’importent peu, après tout… mais la photo lisse et rayonnante, je veux bien)
5- Vous préparez votre retour sur le devant de la scène musicale?
Lors de votre mariage avec notre ex, j’avais considéré que votre ascension ne pourrait se terminer qu’en ralliant la présidence Américaine. Mais M Obama a l’air bien en famille. Ou j’ai vraiment les idées mal tournées.
Lors de la défaite de notre ex, je vous ai donné 9 mois pour le quitter. Après tout… quel est son intérêt maintenant ? Ca à même fait l’objet d’un pari. Il vous reste quelques mois pour me prouver que j’ai définitivement les idées mal tournées…
Vous avez été top-modèle, chanteuse, femme de président, vous avez votre propre fondation… peut-être serait-il temps de laisser la place à ceux qui ont vraiment des choses à dire, à chanter ou promouvoir? Je vous invite à y réfléchir avant d’enregistrer un album de chants de Noël avec Bernadette Chirac et Ségolène Royal…
Vie de quartier
Il y a des immeubles dans lesquels la fête des voisins est un vrai moment de ripaille, et des immeubles dans lesquels l’idée même de voisins est un vrai moment de solitude…
J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur les coutumes étranges de certains des aliens qui partagent mon lieu de vie. Il y a le dangereux délateur, là et le play-boy local ici.
Par extension, il y a ceux qui baissent les yeux en me croisant (pour des raisons obscures peut être liées à mes récentes tentatives pour devenir chanteuse à texte), ceux qui par vengeance (mais de quoi?) laissent leurs sacs poubelles pleins à côté de mon vaillant destrier (à moins qu’ils ne souhaitent que je mène une enquête sur leurs mœurs à partir de leurs déchets…) et la femme de mon voisin sexy, qui doit me lire parce que je détecte de la haine dans ses yeux à chaque fois que nous prenons l’ascenseur ensemble.
Un nouveau personnage s’est récemment greffé à cette galerie pittoresque en pleine expansion : Il s’agit de ma nouvelle voisine, coupable de relations sordides et abusives avec les mouches. En d’autres termes plus polis : une sodomiseuse de drosophiles. Pourtant elle a l’air assez innocent : à peu près 70 ans, le sourire, le tour de taille qui fleure bon les gâteaux maisons et les plats en sauce. Mais elle est redoutable. Elle a passé 3 semaines à réfléchir à son paillasson, me faisant part lors de nombreuses et palières discussions de toutes les solutions possibles pour éviter qu’elle ne trébuche sur le mien, dans le noir, sur les 65cm qui séparent sa porte d’entrée de l’interrupteur commun. On vit dangereusement… et sa chute inopinée serait totalement, incontestablement et sans protestation possible de MA faute.
Ce matin elle m’a asséné le coup de grâce en venant sonner pour se plaindre :
1- Que ma poubelle (posée sur le paillasson en attendant d’être descendue) allait gêner ses invités sur le point d’arriver.
Oui, il y a des gens qui manquent de défaillir à la vue d’un sac poubelle gris. Faites-les roses avec des fleurs et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes…
2 – Que mes baskets, posées à côté du paillasson, allaient aussi gêner ses invités.
Alors là, je m’insurge. D’abord, ce ne sont pas des baskets quelconques, mais des baskets qui ont fait le marathon de New-York (2011), ensuite, je ne vois pas en quoi elles offensent la vue (ni l’odorat, je précise).
Je me demande bien à quoi ressemblent les gens qui peuvent se sentir dérangés par la proximité une paire de chaussures de sport. A part ceux qui ne mangent pas 5 fruits et légumes par jour et ceux qui n’ont pas (encore) de pèse-personne intelligent.
Mais bon, vu que j’ai découvert que selon Nietzche il est plus facile d’avoir mauvaise réputation que mauvaise conscience, j’ai préféré rester calme. Loin de moi l’idée de vous faire ici l’exégèse des principes Nietzchéens. Je n’ai pas le temps. Mais considérez simplement qu’il vaut mieux passer pour celle qui laisse traîner sa poubelle (et donc, fait le ménage) que de fomenter des vengeances tribales à l’encontre d’une vieille dame.
Oui, je vivrai mieux sans le poids de la poupée de cire à l’effigie de ma voisine, poupée dans laquelle j’aurais planté un à un tous les poils de mon paillasson et à laquelle j’aurais collé mes baskets (si, celles qui ont couru à NY) en travers de la tronche.
Et non, malgré une folle envie, je ne veux pas vivre avec sur la conscience le poids de celle qui a, toutes les nuits de pleine lune, hurlé des chants sataniques sur de la musique disco, avec projection sur l’immeuble d’en face d’un mix des films de Bela Lugosi. Je préfère mille fois passer pour celle qui ne lit pas les cahiers du cinéma…
Pour conclure ces considérations fondamentales rédigées à l’attention de ceux qui, un jour, liront mes posts afin de mieux comprendre notre civilisation (hommes et femmes du futur, je vous aime déjà), je n’aurai qu’une phrase, mais percutante : Nietzche (je suis à fond en ce moment) a écrit « deviens qui tu es ». Comme je suis dyslexique, j’ai lu « devines qui tu es ». Depuis, j’ère sans fin dans les méandres de la toile gluante (autrement appelée « le net »), à la recherche de solutions pour mieux comprendre mon sur-moi.
Dans un temps pas trop éloigné, je vous entretiendrai de l’intrication quantique, grâce à laquelle je pense approcher la vérité.
D’ici là, ashau heh kr’trkkla
(« love and peace », en langage Vulcain, pour ceux qui se demanderaient…. source http://www.starbase-10.de/vld/ )

