Archives de Catégorie: Extrapolations

Un déjeuner sur la 14e ligne

Lecteur-chéri-ma-basket-dans-la-boue, je te le confirme, nous parlons bien ici de la ligne 14 du métro parisien, celle qui joint Olympiades à Saint Lazare. Que du beau monde. 

Comme un défi d’équilibriste, à l’heure du Grand Tout Virtuel… Se retrouver quelque part sur le fil de vies dont le contrôle nous échappe, pour prendre le temps de… le temps de quoi au fait? Le temps de manger, oui, ça reste une partie importante de ce qu’il nous reste à faire pour survivre.
Croisons-nous donc, aux confins de l’univers, sur une droite qui prend la tangente. Retrouvons nous pour déjeuner quelque part sur la ligne 14.
Il faudra bien se tenir, pas trop rire et s’agiter, pas trop manger non plus sous peine de voir se rompre la ligne.

Parce qu’hélas, la virtualité n’étant pas entretenue (ce qui explique pour partie le grand laisser aller de ce côté-ci de la toile), les lignes se fragilisent, arrivent en fin de vie. Nous échappent. Et une ligne qui casse, ce sont des gens qui glissent et tombent, de ces gens qui, eux, voulaient sortir du virtuel pour se retrouver un moment, sur la ligne.
Et où tombent-ils, ceux qui, par leur acte de rencontre, faisaient preuve d’un esprit frondeur?
Laissons-les s’enfoncer dans l’obscurité incertaine de la matrice, il sera toujours temps de les rattraper. Bien que la chute soit infinie, les caméras vidéos ne laisseront rien passer de leur déclin.
Imagine un second, ma caille, que l’on puisse créer des vidéos virtuelles à partir des échanges interceptés sur le net? ça fait peur, hein? une chaine youtube des scènes qui s’échafaudent dans le Cloud….

Mais retournons sur la ligne…

Honorons le rendez-vous, hasardons-nous sur le fil qui relie les gens. Prenons la ligne, le rail, le ruban d’asphalte, le chemin de terre.N’ayons pas peur.

J’y suis. En vrai.
Le cœur battant à rompre la fragile couche de peau qui délimite mon essence, j’avance sur la ligne 14, glissant mes pieds nus sur le câble érodé de la réalité. Je ne veux pas tomber, je sais d’avance que je n’aurai pas la force de me raccrocher. Et me raccrocher à quoi? A un autre individu malchanceux qui aura glissé ou fait rompre sa ligne? à un bout de ligne, cassant et rouillé, qui va me blesser? Au reflet ébréché des espoirs qui jusqu’à l’inexorable chute, m’avaient maintenue? Non, pas glisser, pas tomber. Fermer les yeux jusqu’à voir des étoiles.
Je vous écris du bout de mes rêves, ceux qui dans un souffle d’agonie barbare ont rendu les armes, rendu les âmes, sorti les rames. Et un rêve qui rame sur l’arête d’une ligne brisée, c’est à peu près aussi triste qu’un ours polaire agrippé à un bout de cette banquise dont on sait la mort annoncée.

On le sait, mais on ne fait rien.

Non qu’on ne veuille rien faire, nous ne sommes pas cruels, mais oublieux, légers, sans mémoire. Cette même mémoire que nous confions à nos téléphones, nous déchargeant ainsi du poids d’une réalité qui nous pèse. Et l’ours polaire, impuissant, nous observe pleurer sur son sort. Sauf que la vie nous mène parfois à des croisées qui rendent inutiles les larmes. Des lignes qui convergent et plient.
Foin de l’eau de yeux, agissons. Dans le bon sens, de préférence. Poursuivons nos glissades téméraires sur les lignes qui résistent, même si leur fragilité effraie.

Et au passage, tendons la main à l’ours polaire.

Autant chuter en confortable compagnie.

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Sur le pont d’une nuit sans pitié

Il est là, tout près de moi. Je sens son souffle poisseux peser sur ma nuque.

Comment ai-je pu imaginer l’avoir oublié?
J’aurais pourtant dû me douter que quelque chose n’allait pas: au lieu de voir des animaux morts, ce qui est le premier symptôme de déprime chez moi, je vois depuis quelques temps des gens nus. Des gens nus qui font leurs courses, promènent leur chien, se baladent dans les parterres de fleurs. Il est pénible de regarder un animal mort, mais une personne nue, c’est impossible. Je dois être déjà en sale état. J’aurais dû me méfier. Un gémissement s’échappe de ma gorge endolorie par l’angoisse.
Je me recroqueville sous la couette, espérant qu’il ne me verra pas. J’arrête de respirer. Mes paupières se crispent, enfonçant les globes oculaires dans leurs orbites. Son pas lent résonne dans mes oreilles. J’aurais dû vérifier que la porte était fermée.
Trop tard.
Comme lorsque j’étais enfant, j’imagine que si je ne le vois pas, il ne me voit pas non plus. Alors je continue de crisper mes paupières. Je sens la sueur nimber mon front. Pourtant je sais qu’il est sensible aux odeurs de peur, qu’il va me repérer. Je voudrais crier pour alerter, mais ma gorge convulse sur le passage de ma voix et l’étrangle, la transformant en un hoquet lamentable.
Mes membres se mettent à trembler. Mon cerveau a perdu le contrôle de mon corps, je perçois bras et jambes comme les quatre satellites fous d’un vaisseau en perdition. Quatre? je suis devenue dix, vingt, cent éclats de moi qui hurlent de terreur.
Il approche, je perçois la froideur de son corps dur.
Sa respiration haletante contracte le temps, laissant place à la grotte sombre et glacée de mes angoisses. Il a suffit d’un battement de cœur et les années de répit se sont évanouies pour laisser place à la peur. Mon corps, rendu docile et faible par la confiance de ces années d’insouciance, s’est tordu dans un spasme. Mon esprit vagabond se révulse, m’abandonnant à la solitude de la nuit. De la maîtrise diurne, il ne reste qu’un petit tas de poussière triste, à recycler dans la benne d’une humanité en perdition.
Il est là, assez près pour que je devine le puits infini de sa froide détermination, que je m’imprègne de son abyssale inexorabilité.
Pendant que je l’oubliais, il a gagné en force.
Ne jamais oublier.
Au bout de son bras au biceps saillant, un gant dont les arrêtes acérées ne me feront pas de cadeau. Il va se serrer autour de ma gorge et jouir de mon agonie, vriller de ses yeux perçants les lambeaux de mon cerveau qui auraient encore l’impudence de croire.
Ma raison vacille, en équilibre précaire sur la corniche inhospitalière des obligations.

Le coup part, vif, précis, laissant Dimanche agonisant.
Un cri se fraye passage entre ma glotte et mes amygdales. Dimanche va crever et je ne vais rien pouvoir faire de plus que ce bruit dérisoire.
Le sicaire imperturbable, la main crispée sur la lame rougie du couteau qu’il vient d’extraire du cœur de la pauvre bête, braque son regard sur un horizon de brouillard glauque.
Dimanche se tord de douleur, miroir de l’avenir qui se dessine.
De mes yeux coulent des larmes d’impuissance.
Ne jamais oublier.
Dans un cauchemar éveillé, chacun des grains dorés du sablier-bourreau est un coup de gong sur le fil fragile de ma lucidité.
Je voudrais lutter, mais nos armes sont inégales.
Je contemple, éplorée, la dépouille de dimanche qui déjà se dissout dans la fange d’une nuit sans espoir.
Je sais que mon tour est venu.
Je veux rester digne, mourir la tête haute, les yeux plongés dans le trou noir du regard abyssal de celui qui veut ma fin.

Dimanche n’est plus. Le sicaire a un sourire cruel. Sa main gantée de cuir noir se tend vers moi.
Au milieu de l’onyx palmaire, l’éclat froid d’un objet révoltant.
C’est un réveil.
Je vais vomir de désespoir.
Déjà, dans l’aube glacée d’un jour sans fond, l’ombre de lundi se faufile.
J’ai perdu.
Je perds toujours.

Peintre céleste

Ce matin, j’ai vu la peinture d’un ange…
Prenant ses aises sur trente rouleaux de toute beauté, un festival de floraisons raffinées, d’oiseaux chatoyants, de flocons ouatés…
Ce matin, j’ai effleuré du bout des yeux ce que peut être le syndrome de Stendhal.
Dans la subtile délicatesse des rendus à l’irréelle précision, on ressent en filigrane que le geste de peindre peut être un acte d’amour, où chaque pétale est une ode à la nature, chaque plume un sentiment de pur abandon, chaque caresse du pinceau le reflet d’heures d’observation que l’on imagine méditative.
Une transe visuelle dont on sort bouleversé.

Exposition Jakuchu « Le royaume coloré des êtres vivants » au petit palais

 

 

 

 

La fête est finie

Lecteur-chéri-mon-choix-pas-par-défaut,

Hier, j’ai vu un vétuste ayant vécu, vêtu d’une chemise hawaïenne en matière synthétique, d’un mini-short en sweat gris directement issu des 80’s, de socquettes de tennis bien tendues sur ses mollets grêles, ses pieds dont, allez savoir pourquoi, je les imaginais aux ongles longs et douteux, au large dans des baskets ayant un jour lointain connu la virginale blancheur de la neige. (Putain de phrase, non?). Le vétuste gambadait sur la place du marché, jouant avec les jets d’eau qui s’activent de façon aléatoire. Il riait quand l’eau chatouillait les poils de ses jambes maigrichonnes.
Je suis sûre que c’est un ange déchu. Il en a la dentition.
Quand ma vue délicate croise ce type de spécimen, je suis toujours traversée par une fulgurance au parfum de doute. Est-il possible que la proximité citadine de ce type de look induise une déliquescence de mon sens auto-critique?
Par exemple, ce matin, j’ai encore eu la confirmation que l’épidémie de n’importe quoi progresse autour de chez moi: on me parle de chien « tout à fait décédé » (je passe là sur la « Chartres de qualité » et le « Radisson Blues », parce que je ne suis pas payée pour faire de la pub, moi – ceci est un appel à moitié déguisé…- ).
Est-il possible que ce soit contagieux? Vais-je me mettre à porter des jupes-culotte ocre et des escarpins beige, lire Marc Levy et acheter Gala?
Je dois t’avouer avoir peur. Peur de perdre mes mots, d’en perdre le sens, de ne plus penser juste. 1984, mon cauchemar récurrent depuis l’invention du langage sms. Ma réflexion se délite, soumise à la mitoyenneté de la moyenne, quel émoi.
Je n’ose plus sortir.
Perchée telle la 8è femme de barbe bleue, je scrute l’horizon et ne vois que l’herbe qui verdoit et la route qui poudroit.
Ce qui n’est pas tout à fait exact, pour dire toute la vérité, rien que la vérité, je lève la main droite et je jure. (J’aime bien jurer, surtout en conduisant, mais sois rassuré, je ne lève pas la main droite en telle situation. Je crache. C’est pareil. On dit bien juré-craché…), donc je disais que je vois d’autres trucs depuis mon perchoir. Des ruches, un tram, de la pollution et des perruches géantes (tout est vrai, bien sûr).
J’attends que l’on vienne me délivrer, mais même sur France Inter ils ont mis un jingle pourri pour le 7-9. Où va le monde? Reste-t-il de preux chevaliers prêts à en découdre au nom de la classe, de l’intelligence et du respect?
Je n’ose plus faire la sieste, ces rares moments de calme étant troublés par d’affreux cauchemars dans lesquels Nicolas Hulot fait seppuku face à un portrait de Donald Trump, un ange agonisant convulse de douleur le long du mur ocre de sa prison sans fenêtre et le chien de mon esthéticienne nage avec un petit tuba dans la truffe. Flippant.
Je me sens cernée par l’orthographe douteuse, la grammaire approximative et les mots généralistes (en écrivant ça, je prie pour ne pas avoir fait trop de fautes). Tels une armée de scorpions géants, ils progressent vers moi en me fixant de leurs petits yeux menaçants.
Shakespeare, si j’avais eu 500 ans de moins, nous nous serions follement aimés.
Le mauvais goût les a rejoint.
Je vais crever.
Dans mon délire, je vois passer le vieux, son mini-short flottant au vent de ce vendredi d’apocalypse. Il rit de toutes ses forces, déclenchant une tempête de vulgarité poisseuse dans l’air vicié par la bêtise.

Le glas a sonné, mon lecteur à moi.

C’est ma rentrée et la planète se meurt. Egoïstement, je ne sais pas ce qui est le pire.
Demain, je marche pour sauver le monde https://www.facebook.com/events/1911533922247320/

Si ça s’avère nécessaire, je te prie d’organiser une marche pour me sauver, dès la semaine prochaine.
Ch’t’ai kiffé.

La carte postale anonyme

Lecteur-chéri-ma-sainte-Victoire,

Aujourd’hui, j’aurais aimé te parler bleu pur du ciel de Provence, murs ocres et résonance cristalline de fontaines à l’eau turquoise.
Je me sentais bucolique et légère, l’esprit dérivant dans un tout azuréen où flottait un bel enfant radieux de savoir nager, sourire éclatant, rire bondissant sur le coton des nuages et brassards gonflables bleu assortis aux fleurettes de ma robe de plage.
J’aurais aimé.

Mais la cruelle réalité m’a rattrapée et serrée très fort à la gorge. Et je ne parle pas là de faux-amis employeurs peu scrupuleux qui envisagent de vous faire suer sang et eau, esclave enchaînée au sacrosaint principe de rentabilité, avant même que vos menus pieds bronzés aux ongles délicatement vernis de rose poudré aient franchi le seuil de la firme – oui, je lis Grisham, et alors? –
Non.
Je veux parler de carte postale anonyme.

Et voilà, je te sens trembler en lisant ces mots, les yeux rivés à ton écran.

Je ne sais pas toi, mais pour moi, la notion de courrier anonyme évoque chantage, vengeance, menace, voir mort définitive. Mais plutôt sous la forme d’une lettre, avec enveloppe blanche standard, au cachet de préférence illisible, au papier banal et imprimé sur une imprimante intraçable.
Je suis donc totalement perplexifiée… Que penser de la carte postale anonyme?

Celle qui trônait avec indécence dans ma boîte aux lettre, posée sur une pile de prospectus, sa surface glacée tournée de façon arrogante vers la petite porte de métal, m’a dans un premier temps réjoui. En ces périodes sombres de mails et selfies, la réception d’un carton arborant bateaux, plages ou étals de fruits a un je-ne-sais-quoi de réconfortant et je succombais dans l’instant à sa désuétude. Néanmoins, une question fort justifiée se fraya un passage jusqu’à mes neurones chauffés à blanc (oui, nous sommes toujours en Août et oui, la température est aussi haute que les jupes des filles aux cuisses celluliteuses sont courtes). Qui diantre pouvait encore 1-savoir écrire avec un stylo, 2-connaître mon adresse, 3-dépenser des sous pour envoyer une image?
C’était donc louche.
Encore plus louche était le dos de la missive, couverte de deux écritures à peine lisibles, lignes bancales d’où émergeaient les mots « château », « mal » et quelques termes incompréhensibles comme « sojie » ou « tarca »
Et surtout, le plus flippant… pas de signature.
La carte à la main, je réfléchissais avec une intensité nouvelle (ben oui, fait ça deux mois que mon cerveau émet un signal plat, alors là, ça me demandait une remise en route. Mon cerveau est diesel….). Après trois cafés et deux douches, les volets tirés par mesure de sécurité, j’en était arrivée à la conclusion suivante: On me mettait en garde contre un château hanté et on me lançait un sort.
J’avais dû faire un truc de travers ou vexer une sorcière. Voir, les 2. (oui, je fais ça l’été, vexer les sorcières, ça occupe et ça rafraîchit la pensée, à défaut du corps.)
Mais là, ça m’était directement adressé, ça m’amusait moins. La sueur inondant mon dos, je fis d’importantes recherches dans de multiples encyclopédies et articles de revues spécialisées (traduis: je me suis baladée sur wikipedia). J’ai commencé par extraire de la photo de la carte un maximum d’informations fondamentales, qui m’ont amenée à déduire que le château se situe en bord de mer (les bateaux coquets peints de rouge et bleu m’ont aiguillée, j’admets). Puis le cachet (faisant fois (mais plein de fois)), une série de vagues sans date ni lieu, m’a orientée par défaut vers un trou noir. Il est vrai que ces trucs de carton ne sont pas géolocalisés, ce qui est un de leur avantage certain. Là, ça m’aurait arrangée, mais dans le doute, autant ratisser large. Le mystère = le trou noir, béant, un peu comme sous la calotte crânienne de XXXX (rempli à ta convenance, moi j’oscille entre des politiques, des conducteurs de 4X4, des plagistes et des vendeurs de vapotage)
En bref, la menace se précisait: J’étais menacée par un sort, près d’un château au bord de l’eau, sur une planète située dans la galaxie. Pour me défendre, il me fallait lutter à armes égales, à savoir: incanter. Mon choix s’est porté sans hésiter sur Klaatu barada nikto (ça a fait ses preuves, voir Le Jour où la Terre s’arrêta (film, 1951))

Tremblant pour mon intégrité physique, mais connaissant mes classiques, j’ai fait des navorkot et appris le Suus Mahna. Après quoi, j’ai allumé quelques bougies, fait le tour de mon appartement à cloche-pied en reculant et les doigts dans mon nez, puis j’ai appelé Thomas (Pesquet) et lui ai demandé d’affréter un vaisseau spatial pour sauver ma vie. Comme je lui proposais de documenter l’expédition via un canal Instagram, il a accepté.
Nous préparions notre voyage à grand renfort de salade-qui-pousse-dans-l’espace et de ceintures électriques à abdos quand le téléphone nous a interrompus.

La sonnerie, lugubre dans le silence de mon appartement sombre, a retentit  trois fois. Mon cœur a cessé de battre. Qui d’autre que mon mystérieux adversaire menaçant pouvait deviner que je fuyais vers la solution? La panique qui m’étreignait était telle que je n’aurais pas été surprise qu’il tombe de mon téléphone si je le décrochais. Ces types férus de techniques bizarres comme l’envoi de cartes postales à l’ère du tout connecté sont très forts. J’étais convaincue qu’il devait se trouver dématérialisé, suspendu dans les ondes, attendant (un sourire sarcastique aux lèvres) que j’appuie sur le bouton de mon appareil pour surgir à mes côtés. Mais il ne faut pas me prendre pour une pauvre fille: j’ai laissé le répondeur se déclencher. Autant qu’il se retrouve pris à son propre piège.

Ce n’est que plusieurs heures après, une fois le vaisseau paré au décollage et le compte insta de Thomas ouvert, que j’ai eu le courage de consulter la messagerie.
 » Salut ma poule, tu as reçu ma carte? »
La voix de Tony, mon voisin de bureau, a retenti dans l’habitacle.
 » ça a dû de faire drôle, hein, de recevoir du courrier par la poste? »
Je n’ai pas osé en parler à Thomas. Je me sentais trop stupide. Nous allons donc décoller. Lecteur fidèle, je t’écrirai la prochaine fois depuis l’espace.
Klaatu barada nikto
kajunpak’t pour la reprise