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Rions ensemble, mes frères, avant de tous y passer…
Puisque l’esprit de Noël plane autour de nous, autant en profiter. Comme cadeau pour vos étrennes, j’ai décidé de vous offrir une journée façon « On va tous y passer ». C’est à dire vous donner l’impression à chaque moment d’être l’invité de l’émission.
Pour ceux que ça intéresse, les autres post sont ici , voir plus encore sous la catégorie « France Inter », parce que je range toujours mes affaires, y compris mes posts…
Voici donc la journée imaginée pour vous :
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A 7h30, votre réveil ne sonne pas, il chante « La tour Eiffel » en Cantonnais interprété par Sony Chan. Vous avez droit à 3 répétitions avant que d’être définitivement éveillé(e) par la phrase «Ne vous inquiétez pas, elle n’est pas folle, c’est une chanson cantonaise ».
- Un résumé de votre journée de la veille sera déclamé et vous serez salué par une série de compliments et de jeux de mots.
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Vous vous levez sous des applaudissements déchaînés et vous vous dirigez vers la cuisine pour y préparer votre petit déjeuner. Votre café coule, vos toasts grillent. Quand le café est prêt, un fond musical proche de la charge des Walkyries vous enjoint à prendre place. Les toasts sautent du grille-pain et atterrissent dans votre assiette sous les rires et les cris de joie.
Petite précision : les rires et les cris de joie, de même que les applaudissements, sont en général légèrement décalés dans le temps. C’est parce qu’il a fallu au public le temps de percevoir le mouvement frénétique du chauffeur de salle pour réagir. Une écoute attentive vous renseigne d’ailleurs sur les rires et applaudissements spontanés et ceux qui sont forcés. Pour votre journée, partant du principe que vous êtes digne d’intérêt, nous ferons un mix des deux. Ne le prenez pas mal si certaines de vos blagues tombent à plat. Vous les identifierez aisément grâce à la qualité moindre des manifestations de joie.
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Après le petit-déj’, vous passez le temps nécessaire dans les lieux d’aisance. Chaque menue victoire sera saluée par des sifflets et des battements de pieds. Vous êtes fort(e).
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Soulagé(e), vous investissez la salle de bain ; là, vous pourrez procéder à vos ablutions sous une cascade d’applaudissements. Vous êtes beau (belle).
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Rendez-vous à votre garde-robe ; chacun de vos choix vestimentaire sera accompagné d’un glapissement moqueur, jusqu’à ce que vous preniez la tenue parfaite, qui sera salué par un tonnerre de marques d’approbations diverses. Vous vous sentirez fier(e).
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Arrivé(e) sur votre lieu de travail, vous serez chaleureusement accueilli(e) par des sifflets, des cris de joie et des marques d’affection diverses. Un piano jouera pour vous des airs joyeux.
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Toute la matinée, chacune de vos paroles, même la plus insignifiante, sera ponctuée de rugissements de rires. Tantôt sur voix de Frédéric Lopez, tantôt sur voix de Daniel Morin. Vous vous sentirez irrésistiblement drôle. Même si en temps normal, le seul à rire est le stagiaire sous-payé qui veut éviter la corvée de photocopies.
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Vous déjeunerez dans la joie et la bonne humeur. Vos moindres fourchetées seront applaudies et si vous vous risquez à roter ou à péter, vous déchainerez la joie de centaines de personnes à l’affut de votre plus petit geste.
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L’après-midi, si vous avez une réunion, vos paroles engendreront la componction et la commisération. Vos collègues s’adresseront à vous comme si vous les touchiez profondément et votre ordre du jour suscitera des larmes. Vous serez le roi (la reine).
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Le soir, vous rentrerez chez vous au son des trompettes de Jéricho, prêt(e) à vivre toutes les aventures possibles. Vous serez accueillis par des applaudissements et des cris de joie. Qui vous émouvront aux larmes. Même votre chien, par son attitude chaleureuse et amicale embuera vos yeux.
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Au dîner, vous ferez la joie de votre entourage en racontant votre journée. Chaque nouveau plat que vous aurez concocté sera accueilli par de frénétiques gloussements d’approbation. Si vous vous permettez une blague cochonne, elle connaîtra un tel succès que vous vous sentirez proche des Dieux du Point Virgule. Vous pourrez d’ailleurs être aussi vulgaire que vous le souhaitez : tout sera sujet à des rires exaltés… A ce stade, je vous conseille de vous mettre à la chanson : votre succès sera tel, les applaudissements tellement ardents, que vous aurez l’impression de pouvoir remplir l’Olympia durant 6 mois.
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Au coucher, pénétré de votre importance dans le PAF, vous congédierez votre compagne ou compagnon habituel pour le remplacer par Carla Bruni, Brad Pitt ou Vincent Mac Doom au choix. Vous copulerez sous les vivats d’une foule qui vous idolâtrera.
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Vous dormirez divinement bien. Vous êtes un Dieu. Merci France Inter.
J’y suis passée…
« On va tous y passer » émission animée par Frédéric Lopez sur France Inter, du lundi ou vendredi – 11h/12h30 –
… Il fallait bien que ça arrive…
A force de ronchonner après ces émissions de radio qui se veulent visuelles, j’ai voulu juger sur pied – Pour être honnête, j’étais assise – donc j’ai réservé une place pour assister à l’émission de F. Lopez « On va tous y passer » (émission dument commentée dans ce blog, toujours tellement à la pointe de la modernité médiatique) Et me voilà à la porte B de la maison de la radio. (Ceux qui écoutent Radio-France comprendront à quel point chaque seconde passée devant la porte B de la maison de la radio vaut son pesant de noix de cajou grillées… tous ces moments radiophoniques vécus en direct plutôt que depuis le bar de sa cuisine, c’est quand même chouette). Première surprise (et de taille), il y a plein de gens qui, à mon instar, on quitté le confort douillet du bar de leur cuisine pour aller faire le poireau devant LA porte B. Ma dernière visite remonte à plus d’un an et les spectateurs n’étaient pas pléthore…
Seconde surprise : le public a rajeuni ! Comme si les fans de F. Lopez avaient quitté un moment leur TV adorée pour venir se lancer dans une bacchanale de sensations radiophoniques. Le studio 106 est plein et pas mal de gens ont l’air habitués. Je réussi à me trouver une place au premier rang (motivée) et me trouve assise à côté d’un monsieur qui a l’air très à son aise et salue des gens dans le public. A la question « vous venez souvent ? », il répond « oui, ça passe le temps ». C’est vrai que les sièges sont confortables et que l’on n’est pas trop dérangés par les pubs. Ca peut faire office de TV comme à la maison…
Une vieille dame habillée avec recherche de couleurs vives a sa place réservée au centre de la première rangée ; le frisson qui parcourt la foule m’averti que c’est une sorte de personnalité ici. Quelqu’un murmure avec respect « C’est Marie-Claude, elle est venue ». Marie-Claude existe donc ! Je pensais que c’était une comédienne qui jouait le rôle… Eh bien non, c’est une vraie dame et elle a l’air de connaître tous les animateurs. Hum, ça me fait penser que ses interventions sont de moins en moins fréquentes. Voir inexistantes.
Quelques poignées de secondes avant le début de l’émission, F. Lopez vient faire le … chauffeur de salle… Ben si! Comme à la TV. Nous avons droit à une explication assez désopilante sur les raisons de ce procédé destiné à faire croire aux auditeurs que l’émission est festive : Les animateurs et chroniqueurs nous voient.
Découverte.
Donc (je cite) « si on fait la gueule ou si on semble s’ennuyer, ils le voient et sont perturbés ». Et l’émission perd de son énergie. C’est pourquoi il faut sourire, rire, applaudir, en un mot : S’éclater !
Certes.
Mais ça, on le fait naturellement s’ils sont bons. A savoir drôles, pertinents, intelligents, talentueux, caustiques, ironiques, agréables, percutants, etc, etc… dans le cas contraire, pourquoi s’exciter ? Pour niveler vers le bas ? Pour faire plaisir aux animateurs, les rassurer ? Pour faire plaisir à F.Lopez ? Ou à France-Inter ?
Nous voilà à applaudir pour rien afin de bien comprendre comment faire le plus de bruit possible. Et on a intérêt à le faire… nous sommes observés… et si les applaudissements ne sont pas à la hauteur de ce qui est attendu, des gestes énergiques nous enjoignent à faire un effort. Le réalisateur de l’émission, Yann Chouquet, en plus de s’assurer que tout se déroule correctement et dans les délais impartis, est très actif sur le chauffage de salle. Auditeur, méfie-toi : les applaudissements sont des leurres… ils se rapprochent en cela des rires forcés. Mais je trouve que les rires forcés sont plus facilement détectables. Et du rire forcé, il y en a… J’ai même acquis la certitude que plus la blague est mauvaise, plus le rire forcé est fort. Comme s’il valait mieux souligner une vanne nulle que de la faire oublier aussi rapidement qu’elle a traversé la conversation…
Soyons clairs : il est extrêmement difficile d’être drôle au quotidien. Trouver la bonne vanne, le bon mot, la réplique pertinente, nécessite à tout le moins de l’entraînement, l’esprit vif et un minimum de talent, mais aussi… l’inspiration ; et on n’est pas inspiré sur commande. Raison pour laquelle sans doute la plupart des animateurs ne sont pas présents chaque jour. Mais est-on obligé d’être drôle tout le temps pour intéresser un auditoire ? Non, je reformule : est-on obligé de faire rire tout le temps un auditoire ? C’est dur, de faire rire… la seule qui échappe à cette règle du « soit drôle ou tais-toi » est Michèle Guigon, dont les interventions décalées et flirtant avec un je-ne-sais-quoi de poétique sont sans conteste les plus intéressantes. Sans être forcément drôles. Les autrespour faire rire, hélas, cuisinent au quotidien les mêmes recettes éculées à base de bêtise, de moquerie et de dessous de ceinture. Rien de nouveau, quoi.
Ceux qui veulent savoir à quoi ressemble M Previously seront ravis de le découvrir ici :

C’est moyennement radiophonique et sans valeur ajoutée, d’autant que la plupart des invités se laissent surprendre par la partie improvisée et sont rarement bons. On a bien compris qu’il est en caleçon et peignoir ; la question maintenant est de savoir quand il va se décider à apporter quelque chose à cette émission.
Quand à la partie scientifique, elle s’amenuise au quotidien, vu que les savants se sont suffisamment intégrés à l’équipe pour que leurs interventions fassent l’objet de blagues plutôt que de questions. Cette émission commence à donner l’impression d’exister uniquement pour permettre à une bande de gens de s’amuser entre eux ; le public, à part pour applaudir et manifester sa joie, n’est pas si important…
En conclusion, je me suis un peu ennuyée, je n’ai pas souvent eu envie d’applaudir. Mais j’ai appris que la tranche 11h-12h30 de France Inter était repassée devant celle de RTL. La concurrence fait rage… Et les auditeurs dans tout ça ?
Bruce Toussaint, l’homme qui m’a fait aimer Frederic Lopez…
… Calmez vous… Il s’agit là d’amours radiophoniques…
Cette semaine, gros dilemme pour les auditeurs de France Inter : grève du service public, pas d’émissions… Gasp, mais qu’écouter entre 7h et 9h ?
Comme j’aime à prendre des risques et que je ne recule devant rien pour toi, public-chéri-mon-amour (oui, je sais, je sais), j’ai donc mis ma radio sur Europe 1. Cette décision fondamentale a été prise en conscience, pour limiter les risques : j’ai grandi à l’écoute de cette station et Julie, Philippe Gildas, François Diwo, le maintenant clarinettiste Christian Morin étaient les amis de mes matinées d’enfant… (si-si, j’ai été enfant avant de devenir cette redoutable plume ouebienne…)
Bref, j’ai voulu repartir sur des terres connues, Europe 1, ma madeleine de Proust (non, je ne me prends pas pour Proust! Ceux qui en ont entendu parler, arrêtez de hurler, les autres, je doute que vous lisiez alors, ….).
Europe 1, donc.
Quelle surprise d’entendre à 7h30 un ton radiophonique qui rappelle cruellement le ton de télévision des émissions faites en public. Celles pour lesquelles on vous recrute pour vous faire assoir pendant des heures sur des gradins même pas confortables et vous faire rire et applaudir sur commande. Avec toute la remarquable spontanéité d’un public conquis… Déjà à la TV c’est insupportable, mais à la radio… et tôt le matin… Comment dire… sans doute suis-je pervertie par des années d’écoute assidue de la radio des profs et des intellos, sans doute mon jugement est-il altéré par l’écoute de gens qui ont un vrai ton journalistique et de vraies voix de radio.
Que ceux qui n’ont jamais critiqué une personne médiatique me jettent la première oreillette, mais je ne m’attendais pas à entendre un animateur au ton faussement enjoué et aux semi-vannes poussives, prêt à tout pour détendre les auditeurs. Si tôt. Alors que les dernières impressions laissées par les rêves pèsent encore les paupières.
Quand au ton, j’ai eu l’impression de suivre des exercices de diction… impossible d’y trouver une once de naturel. Tout est forcé, comme si certains mots étaient souligné pour être accentués, mais au hasard dans les phrases. Comme si un auteur sous acide avait décidé d’entrer en communication avec des aliens (alors que chacun sait que dans l’espace, personne ne t’entend…)
Et les questions/réponses avec les journalistes ou animateurs sont tellement lues… ça done un ton que je croyais réservé aux seuls les animateurs sportifs, vous voyez ?
Question : l’auditeur, ce consommateur crétin auquel dès le matin on fait avaler par les oreilles des publicités débiles, a-t-il besoin de rire hystériquement dès son café, avant même d’avoir eu le temps de se brosser les dents ? Pourquoi stresser ses sens ? Pourquoi, mais pourquoi??? , lui imposer Roumanoff ?
En parlant de pub, j’ai été consternée d’entendre Julie (ah… Julie… Dieu sait si vous avez bercé mes petits-déjeuners d’écolière) faire des réclames en direct… Mais zuuuuuuuuuuuuut, je suis sûre que vous avez des tas de choses à raconter, vous avez une voix, vous !!!!
Bruce, vous êtes sans doute quelqu’un de pas idiot, alors pourquoi nous parler comme si nous étions tous abrutis ? Et ARRETEZ de faire des « OUAIS », des « HMMM » ou des « HEU » TOUTES LES 45 secondes… Ca ne renforce en rien l’intérêt de ce qui est dit…et CESSEZ LES JINGLES, ça agresse ! Si on veut des jingles, des rires ineptes et des phrases sans sens, on va sur NRJ.
Pour être bien sûre de tout ça, j’ai pris des risques… j’ai remis Europe 1 dès le lendemain (oui, je suis pour la prise de risques inconsidérés). Mais comme le corps humain et le cerveau qui lui est associé sont bien faits, les sons n’ont pas réussi à franchir la barrière de mes oreilles. J’ai eu tout au plus l’impression qu’un moustique me tournait autour. Aucune phrase ne s’est frayé un chemin jusqu’à mon cerveau (si, j’ai un cerveau).
Ah : cerise sur le gâteau, la pub dite par Alain Bernard. Il n’y est pour rien, mais il n’est pas comédien. Il parle comme un gosse de primaire qui récite La Fontaine, avec des mots moins intelligents. Petite, comme on évitait les grossièretés, on avait trouvé pour remplacer le mot « con » l’expression « Champion Olympique de Natation » ; (je ne suis toute de même pas la seule à me souvenir de ça… allez… ) quand j’ai entendu le pauvre Alain ânonner sa pub en commençant par «Moi, Alain Bernard, champion olympique de natation » (ou approchant), j’ai cru défaillir… et il a fini en beauté par « une affaire comme ça, moi, je plonge ! » Whaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!! Trop forts les publicitaires !! Des gens sont payés pour inventer ça ? Mais contactez moi, je suis sûre de pouvoir m’adapter et pondre des trucs aussi débiles ! Garanti !
Il y a peu, je dissertais sur l’arrivée de Frédéric Lopez à France Inter : ici
Force est de constater qu’à défaut d’être totalement en adéquation avec une prestation uniquement auditive, il se tire plutôt largement mieux d’affaire que Bruce Toussaint, qui donne l’impression d’animer une émission de divertissement télé à la radio. Sincèrement… avant 10h c’est indigeste…
Juste une dernière question : pourquoi mettre des animateurs télé à la radio ? C’est un peu comme si on mettait des hommes politiques au cinéma, ou l’inverse… personne ne pourrait imaginer un truc pareil…
Va-t-on vraiment finir par y passer?
« On va tous y passer », émission animée par Frédéric Lopez, 11h-12h30 sur France Inter
Décidemment, « on » est à la mode sur notre radio préférée … Déjà, dans la grille de programmes, « on » est très actif : « on »aura tout vu, « on » va déguster, « on »parle de musique…
De lointaines réminiscences scolaires démangent pourtant violement ma blondeur capillaire. Ne nous avait-« on » pas appris à éviter l’utilisation, jugée trop impersonnelle et généraliste du « on » ? Mais je me trompe sans doute et les temps évoluent.
O tempora O mores, comme disait le regretté Goscinny…
Bref, sur France-Inter, la tendance est à l’agressivité : Tout d’abord des menaces: « on va déguster » (au prime abord, ça donne l’impression d’un prochain passage à tabac…), avant, de toute façon d’ « y passer » et « tous », encore… C’est à croire que Philippe Val cherche à tout prix à se débarrasser de ses auditeurs… qui par ailleurs « ont tout vu »…
Depuis 3 semaines que cette nouvelle émission évocatrice de tous les dangers est diffusée, quand vient le tranche 11h-12h30, je m’accroche à mon bar, en équilibre précaire sur un tabouret vert comme l’espoir… les chroniqueurs ont été en grande partie renouvelés, le concept a subi un léger lifting et la tranche horaire est préservée. Espoir, donc. Le danger réel serait d’être déçue…
N’ayant pas la télé, je ne connaissais pas F.Lopez, mais il n’est pas difficile de reconnaître en lui un homme d’image. Manque de pot, à la radio « on » manque d’images. Mais « on » n’est pas sourd… et les applaudissements forcés, les levées factices d’enthousiasme dans le public, les gros rires creux s’entendent comme si leur tonalité était multipliée par la vitesse de la lumière. C’est énorme et on ne peut, hélas, pas remonter le temps pour corriger les erreurs… ricaner bêtement à tout bout de champ à la radio ça sonne faux… Sonia Devillers, sort de ce corps barbu…
Que dire donc ? « on » sent bien les efforts, mais « on » reste un peu sur sa faim, prêts à déguster, en fait, je crois.
Les pires :
Monsieur previously ? un concept très télé, a la voix nasillarde insupportable et au discours totalement inintéressant (pourquoi raconter des émissions passées n’ayant aucun rapport entre elles ? à quoi ça sert de résumer un état d’esprit dont l’intérêt réside justement dans sa fugacité ? pourquoi faire perdre au direct radio sa spontanéité ? … que de questions maille god… ) ; il semblerait que ce personnage que nous ne voyons pas porte une robe de chambre et des chaussettes. Super, et alors ? Si c’est faux, c’est idiot, si c’est vrai, ça l’est encore plus… même les invités ont l’air perplexes… c’est peut être pour attirer du public dans le studio 106, mais l’objectif ne serait pas plutôt d’attirer des auditeurs? Par définition des gens qui ne regardent pas la radio (ou alors c’est qu’ils y sont déjà passés, et que l’émission a fait son effet…)
Sony Chan ? une voix androgyne qui laisse les auditeurs entre deux sexes, un discours long, ânonné sur un ton monocorde, souvent si vide de sens qu’à la fin des phrases « on » en a oublié le début. Des tentatives pathétiques de chant… elle est peut être très visuelle, mais à la radio… c’est un peu comme le caleçon de previously, ça laisse froid…
Les humoristes? Déjà chez Giordano « on » avait l’impression d’assister à un tremplin pour jeunes humoristes en devenir. Là, comme le concept semble préservé, un petite suggestion: Ce serait éventuellement bien de l’élargir au grand public, il y a peut être des vrais talents parmi les auditeurs…
Le côté intelligent? L’émission reçoit maintenant tous les jours un invité scientifique. Sans doute pour relever le niveau, mais ça ne fait malencontreusement que le souligner… tout le monde n’a pas l’aptitude d’un François Bunel à rendre passionnante une interview… et les redites, quand on s’ennuie à écouter, ça tue. « On » y passe , mais l’agonie est lente… c’est cruel…
Les 5 mots à placer? C’est rigolo, je ne vais pas prétendre le contraire, j’adore l’excercice… mais bon, pourquoi inclure dans la liste des mots totalement inconnus? ça force tout le monde à dire n’importe quoi, à admettre ne pas comprendre le terme, à formuler des phrases sans queue ni tête. Il faudrait qu »on » explique le concept, sûrement très fin, à la limite du sidéral. Même si dans l’espace personne ne t’entend crier, ça donne envie d’essayer (de se faire entendre). Si j’étais mauvais clavier à défaut d’être mauvaise langue, je pourrais écrire qu »on » se croirait sur TF1… enfin, l »image que je garde de TF1…
Il y a des bons moments (heureusement) à mettre au crédit de Nicole Ferroni, Redouane Harjane et un ou deux autres qui font de leurs chroniques de vrais moments de dérision ; mais hélas « on » ne les entend pas assez souvent…
Par pitié, Daniel Morin, renouvelle-toi… ou rappelle à tes côtés le père Albert… ou rendez-nous Stéphane Bern… mais ne tardez pas trop, « on » est en train d’y passer…
Pour les accros: Le début de l’étude poussée de la tranche 11h-12h30 a commencé par là.
Si les designers le disent…
… c’est sans doute vrai…
Les faits: le design d’aujourd’hui (c’est à dire « eux », les designers, ceux qui sont les explorateurs de tendances, les chantres du boboïsme, les rois de l’avenir) s’intéresse aux moyens de rendre l’individu (c’est à dire vous et moi, mais surtout vous) plus efficace, plus capable de se concentrer, en un mot: plus ren-ta-ble.

Magnifique illustration du concept, cette chaise (si-si, nous sommes en 2012) qui permet à celui qui y prend place de se focaliser sur une seule tâche. Vous notez au passage que le personnage présenté est un homme. Les femmes étant réputées pour être multi-tâches (d’ailleurs à l’heure ou je vous écris, je suis en train d’écouter Ali Rebeihi en différé (quelle chouette émission, j’adoooore son style), de préparer un dîner (de la cuisine finement étudiée), de vernir mes ongles de pieds, de faire mes assouplissements post-vélo et je répète une chanson que je suis en train d’apprendre). La routine, quoi.
La chaise, qui a l’air bien rigide, permet d’éviter toute rotation de la tête et possède des plaques qui masquent la vision latérale. Il doit bien y avoir un verrou qui maintient le malheureux en place (comme les bébés dans leur chaise haute).
Donc, l’homme a besoin qu’on l’aide à ne pas être distrait. J’ai même découvert qu’il existe des lampes qui n’éclairent qu’un format A4 (pour toi, amateur de consoles vidéos et écrans en tout genre, le format A4 est celui d’une feuille de papier standard ; celles que tu peux mettre dans ton imprimante. Celle sur laquelle tu peux aussi écrire. Avec un stylo.) ; la lampe éclaire donc uniquement la zone importante du bureau : celle où figure le texte.
Plusieurs remarques dévastent mon cerveau surchauffé :
1 Qu’est ce qui perturbe l’homme à ce point, que l’on soit obligé de lui mettre des œillères ?
2 Pourquoi l’homme est-il maintenant incapable de se concentrer ? des milliers d’années ont passé pendant lesquelles seuls les ânes et les chevaux avaient besoin d’œillères… l’homme serait-il en train de devenir équidé ?
3 Va-t-on bientôt inventer une ceinture de sécurité pour attacher l’homme à son siège ?
4 Quand est-ce qu’on mange ?
Vu l’urgence de la situation et le besoin pressant de prendre une douche, après tout ce vélo, je vais essayer de faire bref.
1 L’homme qui travaille dans un bureau a de multiples raisons d’être perturbé ; surtout celui qui travaille dans un bureau occupé par d’autres hommes (ou femmes) ; encore plus s’il travaille dans ce que des sauvages décérébrés ont appelé « open-space ». Par exemple, les réunions improvisées sur le bureau d’en face. Ou le coup de fil qui dégénère en pugilat vocal passé à 1m50. Ou le collègue qui apporte des croissants, celui qui montre sa dernière raquette de tennis, celui qui parle des résultats sportifs, celui qui veut un café, la nouvelle secrétaire très mignonne qui passe lentement pour aire admirer ses talons aiguilles, les mails qui ne cessent d’arriver, dont la moitié sont totalement hors-sujet mais font de bons parapluies, etc etc etc…
2 L’homme ne peut donc plus se concentrer sur une seule tâche. Son esprit sautille allègrement d’activité en activité, démarrant mille choses sans jamais en finir une seule. Ca me rappelle … environ 150 personnes ; constat personnel : plus la personne est haute dans la hiérarchie, plus le constat s’impose. Mais vraisemblablement, moins la chaise à œillères sera utilisée…
Pourquoi cette impossibilité à se focaliser ? L’habitude de la réponse immédiate ? (en cas d’interrogation, on ne fait plus travailler ses neurones, on écrit à 10 personnes et l’une d’entre elles aura bien la solution, alors en attendant la réponse –qui est supposée arriver dans la minute- on peut passer à autre chose). La flemme ? L’obstacle à franchir ? (je vois un obstacle, il me semble infranchissable, je change de chemin. Sur le nouveau chemin, je vois un autre obstacle, qui me semble tout aussi infranchissable. Je change de nouveau de chemin, etc etc. Au bout d’un moment il est tard ; je fais des tas de mails pour expliquer que je suis débordée de tâches insurmontables et je rentre chez moi. Me plaindre de ce boulot si compliqué.)
La seule période de sa vie ou l’homme avait besoin de ce type de meuble, c’était dans sa première enfance, quand il était incapable de se nourrir seul. Et je ne pense pas que la race humaine tende vers le cheval. Vers la mule, à la limite.
3 On peut imaginer 1000 autres ruses pour forcer l’homme à se concentrer : une ceinture de sécurité, une alarme qui hurle dès que l’on cesse de faire pression sur sa souris, une main articulée qui tend le sandwich et le café, un détecteur de mouvements non autorisés, un système de sécurité qui repend de la peinture bleue sur toute personne dont les bras ou les jambes sortent d’un périmètre autorisé, une diffusion sauvage de « Où sont les feeeeemmes » (ça faisait longtemps…) en cas d’yeux qui se ferment, etc etc… « Brazil », film visionnaire…
4 Maintenant. La chaise vient de se déverrouiller, je suis liiiiiiiibre !