Bruce Toussaint, l’homme qui m’a fait aimer Frederic Lopez…

… Calmez vous… Il s’agit là d’amours radiophoniques…

 Cette semaine, gros dilemme pour les auditeurs de France Inter : grève du service public, pas d’émissions… Gasp, mais qu’écouter entre 7h et 9h ?
Comme j’aime à prendre des risques et que je ne recule devant rien pour toi, public-chéri-mon-amour (oui, je sais, je sais), j’ai donc mis ma radio sur Europe 1. Cette décision fondamentale a été prise en conscience, pour limiter les risques : j’ai grandi à l’écoute de cette station et Julie, Philippe Gildas, François Diwo, le maintenant clarinettiste Christian Morin étaient les amis de mes matinées d’enfant… (si-si, j’ai été enfant avant de devenir cette redoutable plume ouebienne…)

Bref, j’ai voulu repartir sur des terres connues, Europe 1, ma madeleine de Proust (non, je ne me prends pas pour Proust! Ceux qui en ont entendu parler, arrêtez de hurler, les autres, je doute que vous lisiez alors, ….).
Europe 1, donc.

Quelle surprise d’entendre à 7h30 un ton radiophonique qui rappelle cruellement le ton de télévision des émissions faites en public. Celles pour lesquelles on vous recrute pour vous faire assoir pendant des heures sur des gradins même pas confortables et vous faire rire et applaudir sur commande. Avec toute la remarquable spontanéité d’un public conquis… Déjà à la TV c’est insupportable, mais à la radio… et tôt le matin… Comment dire… sans doute suis-je pervertie par des années d’écoute assidue de la radio des profs et des intellos, sans doute mon jugement est-il altéré par l’écoute de gens qui ont un vrai ton journalistique et de vraies voix de radio.
Que ceux qui n’ont jamais critiqué une personne médiatique me jettent la première oreillette, mais je ne m’attendais pas à entendre un animateur au ton faussement enjoué et aux semi-vannes poussives, prêt à tout pour détendre les auditeurs. Si tôt. Alors que les dernières impressions laissées par les  rêves pèsent encore les paupières.  

Quand au ton, j’ai eu l’impression de suivre des exercices de diction… impossible d’y trouver une once de naturel. Tout est forcé, comme si certains mots étaient souligné pour être accentués, mais au hasard dans les phrases. Comme si un auteur sous acide avait décidé d’entrer en communication avec des aliens (alors que chacun sait que dans l’espace, personne ne t’entend…)
Et les questions/réponses avec les journalistes ou animateurs sont tellement lues… ça done un ton que je croyais réservé aux seuls les animateurs sportifs, vous voyez ?

 Question : l’auditeur, ce consommateur crétin auquel dès le matin on fait avaler par les oreilles des publicités débiles, a-t-il besoin de rire hystériquement dès son café, avant même d’avoir eu le temps de se brosser les dents ? Pourquoi stresser ses sens ? Pourquoi, mais pourquoi??? , lui imposer Roumanoff ?

En parlant de pub, j’ai été consternée d’entendre Julie (ah… Julie… Dieu sait si vous avez bercé mes petits-déjeuners d’écolière) faire des réclames en direct… Mais zuuuuuuuuuuuuut, je suis sûre que vous avez des tas de choses à raconter, vous avez une voix, vous !!!!

Bruce, vous êtes sans doute quelqu’un de pas idiot, alors pourquoi nous parler comme si nous étions tous abrutis ? Et  ARRETEZ de faire des « OUAIS », des « HMMM » ou des « HEU »  TOUTES LES 45 secondes… Ca ne renforce en rien l’intérêt de ce qui est dit…et CESSEZ LES JINGLES, ça agresse ! Si on veut des jingles, des rires ineptes et des phrases sans sens, on va sur NRJ.

Pour être bien sûre de tout ça, j’ai pris des risques… j’ai remis Europe 1 dès le lendemain (oui, je suis pour la prise de risques inconsidérés). Mais comme le corps humain et le cerveau qui lui est associé sont bien faits, les sons n’ont pas réussi à franchir la barrière de mes oreilles. J’ai eu tout au plus l’impression qu’un moustique me tournait autour. Aucune phrase ne s’est frayé un chemin jusqu’à mon cerveau (si, j’ai un cerveau).

 Ah : cerise sur le gâteau, la pub dite par Alain Bernard. Il n’y est pour rien, mais il n’est pas comédien. Il parle comme un gosse de primaire qui récite La Fontaine, avec des mots moins intelligents. Petite, comme on évitait les grossièretés, on avait trouvé pour remplacer le mot « con » l’expression « Champion Olympique de Natation » ; (je ne suis toute de même pas la seule à me souvenir de ça… allez… ) quand j’ai entendu le pauvre Alain ânonner sa pub en commençant par «Moi, Alain Bernard, champion olympique de natation » (ou approchant), j’ai cru défaillir… et il a fini en beauté par « une affaire comme ça, moi, je plonge ! » Whaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!! Trop forts les publicitaires !! Des gens sont payés pour inventer ça ? Mais contactez moi, je suis sûre de pouvoir m’adapter et pondre des trucs aussi débiles ! Garanti !

 Il y a peu, je dissertais sur l’arrivée de Frédéric Lopez à France Inter : ici
Force est de constater qu’à défaut d’être totalement en adéquation avec une prestation uniquement auditive, il se tire plutôt largement mieux d’affaire que Bruce Toussaint, qui donne l’impression d’animer une émission de divertissement télé à la radio. Sincèrement… avant 10h c’est indigeste…

 Juste une dernière question : pourquoi mettre des animateurs télé à la radio ? C’est un peu comme si on mettait des hommes politiques au cinéma, ou l’inverse… personne ne pourrait imaginer un truc pareil…

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Publié le 7 octobre 2012, dans France Inter, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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