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Va-t-on vraiment finir par y passer?

« On va tous y passer », émission animée par Frédéric Lopez, 11h-12h30 sur France Inter

Décidemment, « on » est à la mode sur notre radio préférée … Déjà, dans la grille de programmes, « on » est très actif : « on »aura tout vu, « on » va déguster, « on »parle de musique…
De lointaines réminiscences scolaires démangent pourtant violement ma blondeur capillaire. Ne nous avait-« on » pas appris à éviter l’utilisation, jugée trop impersonnelle et généraliste du « on » ? Mais je me trompe sans doute et les temps évoluent.
O tempora O mores, comme disait le regretté Goscinny…

Bref, sur France-Inter, la tendance est à l’agressivité : Tout d’abord des menaces:  « on va déguster » (au prime abord, ça donne l’impression d’un prochain passage à tabac…), avant, de toute façon d’ « y passer » et « tous », encore… C’est à croire que Philippe Val cherche à tout prix à se débarrasser de ses auditeurs… qui par ailleurs « ont tout vu »…

Depuis 3 semaines que cette nouvelle émission évocatrice de tous les dangers est diffusée, quand vient le tranche 11h-12h30, je m’accroche à mon bar, en équilibre précaire sur un tabouret vert comme l’espoir… les chroniqueurs ont été en grande partie renouvelés, le concept a subi un léger lifting et la tranche horaire est préservée. Espoir, donc. Le danger réel serait d’être déçue…

N’ayant pas la télé, je ne connaissais pas F.Lopez, mais il n’est pas difficile de reconnaître en lui un homme d’image. Manque de pot, à la radio « on » manque d’images. Mais « on » n’est pas sourd… et les applaudissements forcés, les levées factices d’enthousiasme dans le public, les gros rires creux s’entendent comme si leur tonalité  était multipliée par la vitesse de la lumière. C’est énorme et on ne peut, hélas, pas remonter le temps pour corriger les erreurs… ricaner bêtement à tout bout de champ à la radio ça sonne faux… Sonia Devillers, sort de ce corps barbu…

Que dire donc ? « on » sent bien les efforts, mais « on » reste un peu sur sa faim, prêts à déguster, en fait, je crois.

Les pires :

Monsieur previously ? un concept très télé, a la voix nasillarde insupportable et au discours totalement inintéressant (pourquoi raconter des émissions passées n’ayant aucun rapport entre elles ? à quoi ça sert de résumer un état d’esprit dont l’intérêt réside justement dans sa fugacité ? pourquoi faire perdre au direct radio sa spontanéité ? … que de questions maille god… ) ; il semblerait que ce personnage que nous ne voyons pas porte une robe de chambre et des chaussettes. Super, et alors ? Si c’est faux, c’est idiot, si c’est vrai, ça l’est encore plus… même les invités ont l’air perplexes… c’est peut être pour attirer du public dans le studio 106, mais l’objectif ne serait pas plutôt d’attirer des auditeurs? Par définition des gens qui ne regardent pas la radio (ou alors c’est qu’ils y sont déjà passés, et que l’émission a fait son effet…)

Sony Chan ? une voix androgyne qui laisse les auditeurs entre deux sexes, un discours long, ânonné sur un ton monocorde, souvent si vide de sens qu’à la fin des phrases « on » en a oublié le début. Des tentatives pathétiques de chant… elle est peut être très visuelle, mais à la radio… c’est un peu comme le caleçon de previously, ça laisse froid…

Les humoristes? Déjà chez Giordano « on » avait l’impression d’assister à un tremplin pour jeunes humoristes en devenir. Là, comme le concept semble préservé, un petite suggestion: Ce serait éventuellement bien de l’élargir au grand public, il y a peut être des vrais talents parmi les auditeurs…

Le côté intelligent? L’émission reçoit maintenant tous les jours un invité scientifique. Sans doute pour relever le niveau, mais ça ne fait malencontreusement que le souligner… tout le monde n’a pas l’aptitude d’un François Bunel à rendre passionnante une interview… et les redites, quand on s’ennuie à écouter, ça tue. « On » y passe , mais l’agonie est lente… c’est cruel…

Les 5 mots à placer? C’est rigolo, je ne vais pas prétendre le contraire, j’adore l’excercice… mais bon, pourquoi inclure dans la liste des mots totalement inconnus? ça force tout le monde à dire n’importe quoi, à admettre ne pas comprendre le terme, à formuler des phrases sans queue ni tête. Il  faudrait qu »on » explique le concept, sûrement très fin, à la limite du sidéral. Même si dans l’espace personne ne t’entend crier, ça donne envie d’essayer (de se faire entendre). Si j’étais mauvais clavier à défaut d’être mauvaise langue, je pourrais écrire qu »on » se croirait sur TF1… enfin, l »image que je garde de TF1…

Il y a des bons moments (heureusement) à mettre au crédit de Nicole Ferroni, Redouane Harjane et un ou deux autres qui font de leurs chroniques de vrais moments de dérision ; mais hélas « on » ne les entend pas assez souvent…

Par pitié, Daniel Morin, renouvelle-toi… ou rappelle à tes côtés le père Albert… ou rendez-nous Stéphane Bern… mais ne tardez pas trop, « on » est en train d’y passer…

Pour les accros: Le début de l’étude poussée de la tranche 11h-12h30 a commencé par .

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Les affranchis, c’est fini

Bon, public chéri mon amour (oui, je sais, je sais …), ceux qui ont suivi le débat avec passion n’ont pas besoin de retourner dans la catégorie « les affranchis vs à la bonne heure » de ce blog; les nouveaux aventuriers de la recherche ouebienne, qui tomberaient par un miraculeux et néanmoins fort providentiel hasard sur cette prose du mercredi peuvent s’y rendre. Ils auront ainsi l’exhaustivité des points de vue sur l’émission « les affranchis » qui aura remplacé l’espace de quelques mois « le fou du roi »

Donc, les affranchis, c’est fini… je ne vais pas hurler à la lune, j’avais depuis longtemps cessé d’écouter et les rares fois ou j’y suis revenue, j’avais trouvé que l’émission s’enlisait dans des débats consensuels et peu intéressants. Les animateurs et chroniqueurs m’avaient semblé tourner en rond sur leur humour ou leurs combats perso, et l’encensement systématiquement des invités devenait risible. Sans compter qu’Isabelle Giordano ne cesse de couper la parole…  les débat étaient de l’ordre des discussions entre amies que l’on peut avoir autour d’un thé et même Daniel Morin semblait patauger dans des gimmicks qui finissent par lasser. Il devrait creuser le duo avec Richard Lornac, ça au moins c’est rigolo.

France Inter décide donc d’arrêter l’émission. Soit. Il y a sans doute des manières de faire qui peuvent sembler brutales, mais ayant vécu des ruptures de contrats abruptes plusieurs fois dans l’année, je compati tout juste. Et moi, personne ne m’a laissé m’exprimer sur les ondes (pourtant, j’a ides tas de trucs intéressants à dire, je ne comprends pas l’indifférence des médias à mon égard…)

J’attends donc avec impatience de connaître l’occupation du créneau dès la rentrée. Mais pitié, épargnez nous ceux qui ont rendu cette tranche horaire fade et sans intérêt.
Philippe Val, si tu me lis (oui, je te dis « tu », eut égard à ton passé proche de mes sensibilités) n’hésite pas à prendre contact, qu’on en parle autour d’un verre de blanc frais…

 Par ailleurs, ma surprise a été grande de découvrir que Sonia Devillers (dont les caractéristiques principales sont 1- de glousser au micro à chaque phrase, 2-de parler de ses enfants à tout bout de champ) se voit confier le 9h-10h pendant l’été. Avant de critiquer dans le vide, je vais essayer de l’écouter… ça pourrait s’appeler la présomption d’animation…

 Les articles qui traînent encore sur le net :

http://www.telerama.fr/radio/isabelle-giordano-a-cru-jusqu-au-bout-que-les-affranchis-seraient-reconduits,83736.php

 http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/france-inter-arrete-les-affranchis-anime-par-isabelle-giordano_1130569.html