transports estivaux

Vous pouvez respirer: pas question de transports lyriques, spirituels ou de photos de bébés chats sur fond bleu pâle, ni d’éphèbes glabres affichant des moues boudeuses.
Transports estivaux au sens strict : prendre les transports (en commun) pendant l’été. L’avion étant ici considéré comme tel. Pour des facilités de titre (c’est moche, je sais).

Alooooors… je perçois l’agitation de vos cerveaux embrouillés en cette rentrée ensoleillée (ça aussi, c’est moche, vu qu’au dessus de la Loire on a passé 3 mois sous la pluie entre Mai et Juillet…)… et NON, je ne veux pas « cliquer sur la bannière pour obtenir deezer premium », ni rien du tout de premium d’ailleurs. Mais je vous mets tout de même ça : http://www.youtube.com/watch?v=5oxZ3bei6to.

Donc parlons transports estivaux, ces transports que l’on prend pour circuler d’un endroit à l’autre de la planète. Tout ce qui suit est, comme d’habitude, rigoureusement vrai et vécu. Si des gens se reconnaissent, bienvenue à vous. N’hésitez pas à me faire un petit signe…

Le bus, d’abord.

1 – Mon favori : la prise d’otage.

Une dame monte à bord, la soixantaine, genre bourgeoisie de banlieue. Mais pas avec les cheveux violets. Au bout de 30 secondes, elle réalise qu’elle s’est trompée de bus (c’est fatal, il en passe un toutes les 30 minutes… on est pressé de monter dans n’importe lequel). Elle demande au chauffeur de stopper le bus pour pouvoir descendre. La réponse a été la suivante :

« Non madame, vous aviez qu’à me dire bonjour, je vous ai repérée »

Le dialogue qui a suivi a donné, à quelques interjections près :

Dame              – mais ouvrez la porte, on est à l’arrêt…
Chauffeur       – fallait être polie, ça vous apprendra
Dame              – mais enfin, ce n’est pas possible…
Chauffeur       – il faut dire bonjour, et je fais ce que je veux dans mon bus!
Dame              – mais, réagissez les gens, prenez mon parti
Tout le monde en choeur:  Gros silence consterné; personne n’ose respirer… on veut tous descendre à un moment donné…
Dame              – mais ce n’est pas vrai ça!
Etc…

2 – Il faut connaître le parcours

Une dame demande un arrêt, le bus est à 2 mètres, coincé dans un embouteillage. Elle va voir le chauffeur pour qu’il ouvre la porte.

Chauffeur       – Non, nous ne sommes pas à l’arrêt
Dame              – mais il est à 2 mètres
Chauffeur       – Non, cet arrêt n’est plus desservi
il y a des travaux qui en empêchent l’accès simple-
Dame              – Ha… je ne savais pas…
Chauffeur       – cet arrêt n’est plus desservi depuis 3 mois, vous devez le savoir… c’est pas vrai ça…

Ben oui, tous les passagers d’un bus sont des habitués et maîtrisent parfaitement tous les arrêts, c’est bien connu… on devrait nous obliger à en réciter par coeur la série pour avoir le droit d’emprunter le bus…

 3 – Orlybus

Je monte dans le bus avec un billet de 20€ ; pas de chance, le chauffeur n’a pas la monnaie. Il m’informe donc de façon assez peu aimable que j’ai deux possibilités : redescendre et me débrouiller pour faire de la monnaie ou rester sans payer mais risquer une amende exorbitante. Il ne prend pas la carte bleue et se fout totalement de ne pas avoir de change, considérant que c’est mon problème.
Et il refuse catégoriquement d’attendre que je fasse la monnaie. Bienvenue à Paris…

 

L’avion

Déjà, il faut prendre en considération le fait qu’arriver à l’aéroport demande, pour la moyenne des voyageurs, un ou deux bus, un métro, un RER voir le train et potentiellement quelques aventures décrites ci-dessus…

Après avoir enregistré son bagage, on peut se rendre au contrôle qui précède les salles d’embarquement :

–           Bien penser à boire toute l’eau de sa petite bouteille, qui ne passera pas le contrôle.
–          Oter sa ceinture, la placer dans une bassine en plastique,
–          Oter ses chaussures,
–          Vider ses poches, tout placer dans une bassine en plastique,
–          Beeper sous l’arcade
–          Oter son écharpe
–          Oter sa montre, tous mettre dans une bassine en plastique,
–          Beeper
–          Oter ses bijoux de pacotille (et vérifier ainsi qu’on s’est fait avoir sur le marché artisanal…), les poser dans une bassine,
–          Beeper
–          Là, il ne peut que s’agir des baleines du soutien-gorge ou on est un dangereux terroriste,
–          Se placer les bras en croix et se faire palper par un agent ganté et suant, sous le regard réprobateur de tous les gens en chaussettes et pantalon sur les hanches qui attendent à côté de leurs bassines en plastique, pendant que vos propres bassines s’accumulent sur le tapis et que n’importe quel individu mal intentionné peut se servir à loisir…
–          Le pantalon glisse dangereusement et les chaussettes s’imprègnent de poussière, regagner les bassines, les pousser n’importe où pour que les bassines suivantes puissent avancer et remettre toutes ses affaires en place. Une fois, n’ayant pas eu le temps,  j’ai traversé un aéroport au pas de course, ceinture à la main, pantalon pendouillant misérablement et chaussures dans l’autre main, un grand moment de solitude. Surtout quand je suis montée dans l’avion… sous le regard chargé de reproches de ceux qui n’ont rien à se reprocher…

–          On peut souffler, mais…
–          On a soif et on est privé de bouteille ; il faut en acheter une autre, qui coûte le triple de celle qu’on a laissé à 5 mètres de là…

Une fois dans l’avion :
–          Plus de journaux (normal, avec tout ça on embarque en dernier, les autres passagers se sont servis, plusieurs titres chacun, qu’ils ne liront pas, mais ça fait sérieux)
–          Il fait super-chaud,
–          L’avion a du retard, on étouffe,
–          L’eau coûte 2€, pas moyen d’obtenir un verre gratuit ; même si on est à l’article de la mort (j’ai essayé d’agiter un tube d’aspirine sous le nez de l’hôtesse, ça l’a laissé aussi inflexible que le chauffeur de l’OrlyBus ; ils doivent faire partie de la même famille)
–          Rien de mangeable, sauf pour des aliens croisés avec des autruches irradiées par le nuage de Tchernobyl,
–          De toute façon, dans l’espace, personne ne t’entend crier, alors…

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Publié le 10 septembre 2012, dans La fée pétasse, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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