Archives Mensuelles: août 2012

Légendes urbaines – X-tine 11

… la ville prend forme…
Le début de la ville ici.
Le début de la légende là.
La chouette musique là.

 Aux dernières nouvelles, l’équipe chargée de sa construction travaille sur un concept onirique ; quelques échanges de mails m’ont permis d’en reconstituer les grandes lignes.
Tout d’abord, X-tine et ses associés ont eu la surprise de voir défiler un grand nombre de prétendants à l’hébergement dans leur bulle ; il a fallu réguler les entrants en imposant une durée de séjour maximale. Comme il n’est pas question de faire de la ségrégation, du favoritisme ou de filtrer, pour l’instant tout un chacun est bienvenu ; il suffit de se montrer poli, de ne pas figurer sur la liste des possesseurs de 4X4, de ne pas lire Marc Levy ; une écoute attentive de Patrick Juvet serait un plus.
Actuellement, on peut rester jusqu’à 4 heures sous la bulle. Et à priori ça vaudrait le coup: Les scientifiques auraient mis au point un dispositif holographique sous forme de casque. Ca s’appelle le Rev’holo.
La personne qui porte ce casque se retrouve immédiatement projetée dans l’univers de ses rêves. Si, par exemple, vous rêvez de plages paradisiaques comme dans « Madagascar 1 », entouré de tous vos amis, vous vous retrouvez à évoluer dans ce décor :

Si, au contraire, vous vous rêvez en pilote de vaisseau spatial, volant entre les étoiles et les planètes, vous arrivez là :

Le casque est muni d’un détecteur de zones cérébrales actives qui permet d’éviter tous débordements…ceux qui rêvent de milliers d’infirmières lascives aux tenues plus courtes les unes que les autres peuvent passer leur tour…
Donc il existe sous Paris un endroit magique où les rêves peuvent momentanément prendre vie. Il parait que les illusions créées sont d’un réalisme impressionnant. Pour l’instant, le système est en version de test : les interactions entre les « passagers » sont encore mal gérées.
Pour reprendre les exemples ci-dessus, vous pouvez batifoler sur une plage de rêve en bikini blanc façon Ursula Andress

et croiser le chemin d’un capitaine de vaisseau assez … inattendu…

ll est évident que les dialogues peuvent déraper…

UA           – Euh… Aloha charmant inconnu, voulez-vous partager le produit de ma pêche ?
S              – La raison le voudrait, plagienne, mais je suis perdu dans un dilemme Hamletien… dois-je ou ne dois-je pas ? Est-ce risqué ? Souhaites-tu m’empoisonner ? Se cacherait-il un démon barbare derrière cette tenue étrange et peu seyante?
UA           – Mais, admirable homme aux oreilles pointues, pourquoi voudrais-je tefaire du mal ? Tout est si parfait ici, tu ne peux être que bon… et je trouve ma tenue plus que parfaite au vu des circonstances et du cours de la bourse…
S               – Parfait, Bon ? Ha… je vois… mélangeons nos pensées un moment… en effet, ce que laissait entendre ton étrange couleur de cheveux se révèle un bon indice… tu n’es pas capable de malice…
UA           – Viendrez-vous avec moi courir dans les fleurs et chanter des chants allégoriques ?
S                 – Non, je préfère rester et jouer du luth vulcain, ne m’en veux pas, femme, mais je dois momentanément t’empêcher de me distraire…
Et il l’endort d’une pression sur l’épaule.
Seulement là, que fait-on ? Dans les faits, un parisien innocent vient d’endormir pour une durée indéterminée une parisienne innocente… les équipes de X-Tine sont en active recherche d’un algorithme qui permettra d’éviter les interactions malheureuses. D’autant que les poissons et coquillages pêchés dans l’après-midi vont commencer à sentir.
Ca craint.

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Légendes urbaines – X-tine 10

Le début

Comme vous l’avez sans doute remarqué, observateurs que vous êtes, il fait un peu chaud. 36° claironne Google. Comme je ne recule devant rien, j’ai été vérifier sur mon thermomètre extérieur, qui est beaucoup plus raisonnable ; il proclame 34°. Pour 19h, ça paraît honnête, mais là n’est pas le propos.
Le propos du jour m’a été soufflé par une émission radio au cours de laquelle l’invité parlait des « nez ». Il a eu cette remarque stupéfiante de réalisme : « pour les « nez », prendre le métro est un agression olfactive » ; c’est tellement vrai.
Même pour les « non-nez ». Du coup, j’ai effectué quelques recherches sur le net et essayé de trouver une station de métro qui ne soit pas une agression olfactive. Sur le net, pas en vrai. Je tiens à mon nez. Même s’il est de structure pyramidale, mais c’est un autre débat. Je m ‘égare.

Au fait, en parlant d’égarement, vous connaissez ça :
http://www.youtube.com/watch?v=-lkNPnKnzIA ? ça m’a été soufflé par une voix qui est aussi une oreille. Mais pas un nez. On ne peut pas tout avoir.

Donc, revenons au métro. (C’est une image. Je n’aurai pas la cruauté de vous trainer dans le métro un soir de canicule. Autant vous obliger à lire du Marc Levy en portant des chaussettes à losange. Si, ça existe toujours….). RAS niveau odeurs (enfin, RAS de plus que « ça pue la mort, le fer chaud et la poussière, sans compter les émanations humaines »), mais j’ai fait une découverte intéressante : il y a des gares désaffectées et des portions de tunnel laissées à l’abandon. Trop de la balle, non ?
En cherchant encore un peu (comme il fait chaud et qu’il est impossible de dormir, autant s’occuper sainement), j’ai fait une autre découverte on ne peut plus intéressante : il y aurait des gens qui habitent là-dedans. Plusieurs articles sont convergents : sous Paris, dans la poussière grasse et les émanations RATPesques, un groupuscule de gens a élu domicile. Pas des clodos ou des gens perdus ou des fêtards ivres, non. Des gens qui ont choisi de tenter l’expérience suivante : créer sous Paris une bulle de vie bio, propre et fraîche.
Dans le métro.
Dingue, non ?

Il semblerait qu’ils soient menés par une femme. Cette dernière est décrite comme grande, blonde, remarquablement costaud et de caractère ombrageux. Ca vous rappelle quelqu’un ?
(non, je parle de ça : https://geckobleu007.com/2012/04/01/legendes-urbaines-x-tine-9/ …pffff….).
On dirait que X-tine a refait surface (façon de parler). Je me suis immédiatement jetée sur ma messagerie pour lui faire signe. En substance, j’écrivais « Quoi de neuf ? Tu prends des vacances ? », estimant que c’était un excellent moyen détourné de lui faire oublier que nous n’avons pas communiqué depuis plusieurs mois… Le subterfuge a remarquablement fonctionné : quelques minutes après, le temps d’invoquer les Dieux de la pluie en interprétant une danse idoine sur fond de Patrick Juvet en tenue de k-way (je suis vraiment prête à tout pour éviter d’avoir à arroser mes plantes et courir le risque de faire dépérir mes tomates), j’avais une réponse :

« Objet : mission Paris-propre
De : XT
A : GB7

Suis en pleine restructuration de mes circuits ; j’ai décidé de me lancer dans la sauvegarde de l’humanité. Je lance la construction d’une ville saine sous la ville Seine et j’espère bien pouvoir y recevoir rapidement tout ceux qui en ont marre que les abrutis jettent des trucs par la fenêtre de leurs 4X4 – entre autres- avec l’air pincé de ceux qui ne remarquent rien. »

« Restructuration » semble léger. Rien qu’au ton, employé et à l’orthographe, remarquable, on dirait que X-Tine a fait d’immenses progrès en … tout…

Quelques échanges avec elle m’ont permis de reconstituer ce qui s’est produit ces derniers temps : Après une rixe dans un cinéma au cours de laquelle elle a détruit les téléphones de tous les spectateurs qui jugeaient Facebook ou leurs boîtes mail plus intéressants que le film (pourtant, « Ice Age 4 », ça déchire …), elle a été recueillie par un spectateur qui s’est avéré être un scientifique de haut niveau. Il a dû faire quelques ajustements sur le clone et ils se sont associés pour le projet de ville souterraine. Mais il lui a laissé les seins, les jambes et le caractère d’origine. Comme quoi ça peut plaire. Il s’agit d’un certain Dr Sh. Cooper. (pour les adeptes)

Ils en sont à construire une bulle de nature autonome, qui produira sa propre réserve d’oxygène et passent acteullement leurs nuits à collecter les espèces animales qui hantent la capitale pour en démarrer le peuplement. X-tine ne semble pas avoir cessé ses activités de redresseuse de torts, puis qu’elle m’a avoué être à l’origine de plusieurs hospitalisations de personnes indélicates qui laissent traîner des restes de pique-nique dans les bois. Elle leur a fait avaler les canettes et leur a enfoncé de force les papiers gras « partout où c’est possible «  (je paraphrase à peine).

Tout ceci semble bien exaltant. A suivre…

Pour ceux qui seraient curieux au-delà de la norme, l’émission susnommée est là : http://www.franceinter.fr/emission-les-savanturiers-philippe-charlier-medecin-legiste

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Si les designers le disent…

… c’est sans doute vrai…

Les faits: le design d’aujourd’hui  (c’est à dire « eux », les designers, ceux qui sont les explorateurs de tendances, les chantres du boboïsme, les rois de l’avenir) s’intéresse aux moyens de rendre l’individu (c’est à dire vous et moi, mais surtout vous) plus efficace, plus capable de se concentrer, en un mot: plus ren-ta-ble.


Magnifique illustration du concept, cette chaise (si-si, nous sommes en 2012) qui permet à celui qui y prend place de se focaliser sur une seule tâche. Vous notez au passage que le personnage présenté est un homme. Les femmes étant réputées pour être multi-tâches (d’ailleurs à l’heure ou je vous écris, je suis en train d’écouter Ali Rebeihi en différé (quelle chouette émission, j’adoooore son style), de préparer un dîner (de la cuisine finement étudiée), de vernir mes ongles de pieds, de faire mes assouplissements post-vélo et je répète une chanson que je suis en train d’apprendre). La routine, quoi.

La chaise, qui a l’air bien rigide, permet d’éviter toute rotation de la tête et possède des plaques qui masquent la vision latérale. Il doit bien y avoir un verrou qui maintient le malheureux en place (comme les bébés dans leur chaise haute).

Donc, l’homme a besoin qu’on l’aide à ne pas être distrait. J’ai même découvert qu’il existe des lampes qui n’éclairent qu’un format A4 (pour toi, amateur de consoles vidéos et écrans en tout genre, le format A4 est celui d’une feuille de papier standard ; celles que tu peux mettre dans ton imprimante. Celle sur laquelle tu peux aussi écrire. Avec un stylo.) ; la lampe éclaire donc uniquement la zone importante du bureau : celle où figure le texte.

Plusieurs remarques dévastent mon cerveau surchauffé :

1        Qu’est ce qui perturbe l’homme à ce point, que l’on soit obligé de lui mettre des œillères ?
2        Pourquoi l’homme est-il maintenant incapable de se concentrer ? des milliers d’années ont passé pendant lesquelles seuls les ânes et les chevaux avaient besoin d’œillères… l’homme serait-il en train de devenir équidé ?
3        Va-t-on bientôt inventer une ceinture de sécurité pour attacher l’homme à son siège ?
4        Quand est-ce qu’on mange ?

Vu l’urgence de la situation et le besoin pressant de prendre une douche, après tout ce vélo, je vais essayer de faire bref.

1                    L’homme qui travaille dans un bureau a de multiples raisons d’être perturbé ; surtout celui qui travaille dans un bureau occupé par d’autres hommes (ou femmes) ; encore plus s’il travaille dans ce que des sauvages décérébrés ont appelé « open-space ». Par exemple, les réunions improvisées sur le bureau d’en face. Ou le coup de fil qui dégénère en pugilat vocal passé à 1m50. Ou le collègue qui apporte des croissants, celui qui montre sa dernière raquette de tennis, celui qui parle des résultats sportifs, celui qui veut un café, la nouvelle secrétaire très mignonne qui passe lentement pour aire admirer ses talons aiguilles, les mails qui ne cessent d’arriver, dont la moitié sont totalement hors-sujet mais font de bons parapluies, etc etc etc…

 2                    L’homme ne peut donc plus se concentrer sur une seule tâche. Son esprit sautille allègrement d’activité en activité, démarrant mille choses sans jamais en finir une seule. Ca me rappelle … environ 150 personnes ; constat personnel : plus la personne est haute dans la hiérarchie, plus le constat s’impose. Mais vraisemblablement, moins la chaise à œillères sera utilisée…

Pourquoi cette impossibilité à se focaliser ? L’habitude de la réponse immédiate ? (en cas d’interrogation, on ne fait plus travailler ses neurones, on écrit à 10 personnes et l’une d’entre elles aura bien la solution, alors en attendant la réponse –qui est supposée arriver dans la minute- on peut passer à autre chose). La flemme ? L’obstacle à franchir ? (je vois un obstacle, il me semble infranchissable, je change de chemin. Sur le nouveau chemin, je vois un autre obstacle, qui me semble tout aussi infranchissable. Je change de nouveau de chemin, etc etc. Au bout d’un moment il est tard ; je fais des tas de mails pour expliquer que je suis débordée de tâches insurmontables et je rentre chez moi. Me plaindre de ce boulot si compliqué.)

La seule période de sa vie ou l’homme avait besoin de ce type de meuble, c’était dans sa première enfance, quand il était incapable de se nourrir seul. Et je ne pense pas que la race humaine tende vers le cheval. Vers la mule, à la limite.

 3                    On peut imaginer 1000 autres ruses pour forcer l’homme à se concentrer : une ceinture de sécurité, une alarme qui hurle dès que l’on cesse de faire pression sur sa souris, une main articulée qui tend le sandwich et le café, un détecteur de mouvements non autorisés, un système de sécurité qui repend de la peinture bleue sur toute personne dont les bras ou les jambes sortent d’un périmètre autorisé, une diffusion sauvage de « Où sont les feeeeemmes » (ça faisait longtemps…) en cas d’yeux qui se ferment, etc etc… « Brazil », film visionnaire…

 4                    Maintenant. La chaise vient de se déverrouiller, je suis liiiiiiiibre !

 

Estivale promiscuité 2

Le début par

Les périodes de vacances  présentent de multiples occasions de se rapprocher de la gent humaine. Dans les transports, par exemple. Prenons le métro (ceci est une allégorie, bien sûr ; il n’est pas question que vous et moi prenions ensemble le métro… ce serait par trop indélicat de ma part de vous infliger une telle expérience pendant la période sacrée de votre repos annuel…). Donc, le métro. Il ne vous aura pas échappé qu’en période estivale les tenues citadines se donnent des allures de tenues de plage. On croise des filles en micro-shorts, en micro-débardeurs, en micro-jupes, en micro-sandales. Et paradoxalement, des garçons en méga-shorts, en méga-débardeurs, pas de micro-jupes, mais des …tongs… la vraie tong,  celle en plastique qui s’encrasse et offre une surface glissante dès que la température ambiante dépasse 25°, ce qui est fréquent dans le métro en Juillet… donc si on se trouve dans la totale obligation de prendre le métro en fin de journée, on assiste malgré soi à un festival de mollets poilus, aisselles dégagées et tongs crado sous pieds sales. La classe. Pour les filles, c’est mieux : ça donne mollets bronzés, pieds sales mais aux ongles vernis de fluo (très tendance cet été) sur tongs crado. La palme du pire pour le RER B aux sièges en plastique détendu et dont les rames passent la moitié de la journée au soleil. On est inévitablement collés dessus… pour peu que l’on porte une jupe ou un short un peu courts, on pose ses cuisses sur un plastique mou et chaud au contact duquel des dizaines de cuisses ont transpiré avant nous…

L’été, les gens partent en vacances ; il est donc fréquent de croiser dans les interminables couloirs du métro des personnes chargées de valises, sacs, emballages Disney, paquets divers et … sacs à chien … Vous savez, ces sacs en molleton moche, aux imprimés souvent inspirés des redoutables années 80, que les mémés serrent fort contre elles et qui laissent entrevoir une tête moitié aimable de petit clebs hirsute et souvent aux yeux globuleux, les canines acérées et la salive gluantes affleurant les babines… le genre qui mord sans raison et aboie à tout bout de champs et de préférence pour rien.
Mais quand même…

L’autre jour j’ai vu une de ces mémés, qui trimballait une valise, un gros sac  à main et un sac à chien, dans les couloirs de l’infinie station Montparnasse (oui, c’est bien celle où les couloirs interminables semblent mener tout droit en enfer et où on se trompe systématiquement d’entrée, s’obligeant par-là à affronter des kilomètres d’embouteillages piétonnier…), contrainte de se débrouiller seule dans les escaliers alors qu’elle était entourée d’au moins 10 personnes jeunes et vigoureuses qui auraient pu lui donner un coup de main. J’estime faire partie des personnes « jeunes et vigoureuses », mais étant de mon côté considérablement encombrée, je n’ai pas pu faire la BA du jour. J’ai essayé tout de même en attirant l’attention d’un jeune auquel j’ai fait remarquer que « la dame semblait un peu faible pour son chargement », mais n’ai récolté qu’un sourire charmant et chargé de « ah ouais, je vois, la pôôôvre… pas cool, la vieillitude ! ». Crétin.

Après cela, j’ai croisé des gens forts étranges qui trouvaient que s’exprimer en hurlant dans un train de grande ligne était normal et tentaient de communiquer avec une personne restée à l’extérieur du train. Mais si tu l’aimes tant que ça, le monsieur, il faut l’emmener avec toi… ou t’installer ici, avec lui… non, en fait, casses toi loin avec lui…

Dans le même wagon sont montés des touristes belges (donc doublement excusés) qui ont joyeusement pris place en cherchant les meilleurs sièges pour ne pas « vomir sur les autres ». Ouais, choisis bien ton siège la grosse en fluo, sinon je vais trouver le moyen de te faire réingurgiter ton big-mac de force et sous les yeux pleins de larmes de gratitude des passagers normaux.

Après quoi arrivent des québécois, reconnaissables à leur accent chantant, qui se sont enquis de la possibilité de fumer dans ces trains ; je leur aurais bien suggérer de fumer à proximité des belges, mais c’eut été par trop risqué pour la santé olfactives des autres passagers… après quoi ils ont ri comme des baleines asthmatiques à l’idée de descendre aux différents arrêts pour fumer. Mais n’ont pas pris le risque.

Toujours dans le même wagon, décidemment très pittoresque, ont fini par monter une demi-douzaine d’individus vêtus de t-shirts rouges, qui revenaient manifestement d’une compétition sportive, et ont passé la fin du voyage à s’amuser avec une corne de brume. Très frais pendant 45 minutes.

Quand je suis arrivée, les boules Quiès enfoncée dans les oreilles jusqu’à ce qu’il me reste de cerveau, j’avais nerveusement rongés mes ongles pour éviter de griffer au sang les belges, d’arracher un par un les ongles des québécois et de taper avec les sportifs sur les hurleurs… j’étais à point pour le dernier bus…