Archives Mensuelles: avril 2012

Plussss rien, plus rien, + rien

Compliqué la langue française…

Par exemple, « plus » qui peut à la fois vouloir dire « plusss » dans le sens «encore et encore » (…et ça continue…) ou bien « plu » dans le sens « ben, c’est fini ». Sauf que dans certaines phrases, les deux peuvent faire sens.
Maintenant que j’écris (bien obligé, le lézard a autre chose à faire), je me pose des questions étranges. Genre « rien » associé à « plus », ça peut donner « plus rien » ce qui veut dire « on est au bout » et non pas « plussss rien », qui n’a pas de sens. Quoi que ce soit « plussss rien », ça fait toujours quoi que ce soit.

Si on veut plussss de quelque chose qui n’est rien, il faut écrire « plus de rien ». « Je veux plus de rien ». C’est-à-dire : Je veux plussss de rien, donc  du rien et du rien et encore du rien. Mais « plusss de rien », ça fait toujours rien. Alors que « je veux plus de rien » peut aussi vouloir dire que je ne veux pas avoir quoi que ce soit de plusss. Mais il manque la négation me direz vous. Oui, il faudrait dire « je NE veux PLUS de rien » pour bien faire comprendre que l’on ne veut strictement rien de plusss.

Donc « NE » devant « PLUS » fait que l’on ne prononce pas le « S ». Au passage, notez que je viens de découvrir une règle de la langue française… J’suis trop fort…

Mais aussi « de rien » est une forme de politesse employée pour répondre à un remerciement. Merci, de rien.
Donc, si on extrapole un peu « je veux plus de rien » ça devient quoi ? Quelqu’un remercie et on lui annonce qu’on souhaite obtenir pluss de quelque chose, mais de rien quand même.
Donc, donne m’en plusss, mais ce plusss est du rien. Compliqué non ?

 D’un autre côté, « rien » est une notion très subjective. « Rien » pour moi peut être « beaucoup » pour quelqu’un d’autre. Si courir 30 mn c’est « rien » pour moi, 30 mn représentent un effort considérable pour ma voisine. Pas celle que j’kife, l’autre.

Donc, être d’accord avec rien peut signifier être d’accord en fait. Ca dépend du rien et de la personne à laquelle on s’adresse. Genre, ma voisine (celle que je kife) me dit « viens on va courir  30 mn », je réponds pas « c’est rien » (je suis un gentleman), mais je pense « c’est rien » et j’y vais. Je suis d’accord avec rien. Mais si ma voisine (celle que je kife pas) me dit « viens on va courir 30mn », je lui dit « ouhla… mais c’est pas rien » et là, je dis que je suis super –crevé et que ces 30mn vont m’achever. Donc  je ne suis pas d’accord avec ce rien là qui n’est pas un rien.

Là, on ne me suit plus je crois. Encore que, ceux qui ont lu jusque là n’ont vraiment rien à faire de leur dimanche… vous avez voté au moins ? Bande de bons à plus ?

D’ailleurs ça me fait réaliser que « je suis » peut vouloir dire « je suis » de « être ou ne pas être, là est la question » (donc j’ai une entité physique et perceptible) ou « je suis » de «je me mets derrière vous et je marche »

Ce qui fait que « je suis rien » peut aussi bien signifier « je me mets derrière rien pour continuer ma route » que «mon moi n’a pas de sens ».

Et « je suis plus rien » ? «  je suis » + « rien » ? soit « je suis » ou « je me mets derrière plusss de rien » ?

 Ah… j’voulais vous dire, il se passe des choses étranges : cette semaine j’ai été tagger un peu et j’ai été suivi par une grande blonde costaud qui m’a regardé avec beaucoup d’attention ; à la fin, elle m’a applaudi et elle m’a aussi aidé à porter mes bombes et mes chiffons. Elle ne m’a rien dit. En partant, elle a glissé dans ma poche la photo d’un dessin. On dirait un ange. A la craie. Bientôt il va s’effacer, il ne sera plus rien.

 Aloooors ? « Etre ou ne pas être » ou « suivre ou ne pas suivre » ? Telle est la question ? Allez tchao, j’vous kife tous!

 

 

From Kevin with Kiff

‘Jour tout le monde…

C’est Kevin qui vous écrit aujourd’hui. Le Gecko a trop de taf’ à la bourre, elle me laisse la page !
Je vais essayer de remplir, mais c’est pas trop mon kif. Mon kif à moi, vous le savez, c’est le tag…

Alors je vais commencer par vous donner une image… un petit mix de mes sources d’inspiration… comme ça vous me connaitrez un peu. Un tout petit peu. Mieux ?

 

Pour les mots, j’ai un pote, c’est Will. J’l’ai découvert au ciné, mais ma mère m’a dit qu’en vrai c’est un écrivain. Anglais. Ca donne envie d’apprendre. L’anglais…
To be or not to be… Mourir…dormir. Rêver peut-être?

 Will dit « Des mouches aux mains d’enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s’amuser.  »

Et sur l’amour, le grand mystère, il a dit : « L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme.  »

Mais Desproges a dit

« L’amour… il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. A partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire.  »

Alors, je me tais avec l’âme ? Comment je peux faire ça ?

Et je suis ou pas ? Je suis quoi, je suis qui ? Une mouche ? Les Dieux existent ? Lesquels ? Ambroisie ? Opium ?

 Pfff… j’suis perdu moi… j’préfère les images…
Allez, tchô à tous,


J’vous kiffe

http://www.youtube.com/watch?v=RcxRMikZrbY merci Patty-Puck

Pâques attack…

En ce week-end Pascal durant lequel me sont dus respect et obéissance (et dévotion et admiration sans borne et révérence, entre autres) il se passe dans notre belle capitale des choses peu communes.

Tout d’abord, un individu très chevelu muni d’une valise rôde dans le Nord de Paris. Il aurait été aperçu à plusieurs reprises entre 2h et 4h du matin, vêtu d’un long manteau de plumes vertes, une valise à bout de bras, émettant des ricanements hystériques tout en chantant des chants grégoriens. Son comportement est toujours le même : il  repère les parkings réservés aux deux-roues, s’en approche en faisant quelques entrechats, puis, une fois parvenu sur le lieux de ses attentions, il essaye systématiquement les scooters de marque japonaise.
Le rituel est immuable : Il prend place sur la selle, lève les jambes vers le haut comme dans une tentative pour se laisser glisser, puis secoue les pieds en poussant un cri guttural glaçant. S’il tombe, il se relève en jurant dans un langage inconnu, puis passe au véhicule suivant.
S’il ne tombe pas, il essaye de fixer sa valise (d’un gabarit impressionnant) au crochet réservé à cet effet en dessous du guidon. Parfois il donne quelques coups de pieds dans la valise pour la coincer, parfois, si la valise ne peut être accrochée correctement, il se contente de l’observer longuement en reniflant et (semble—t-il) en pleurant.
Si la valise tient et que la selle ne glisse pas, il scande des formules cabalistiques en regardant fixement le démarreur, comme s’il souhaitant que l’engin démarre sans clé. L’engin ne démarrant pas, il passe au suivant non sans avoir poussé un grand cri de dépit.

Cet individu, à priori inoffensif malgré son apparence inquiétante, aurait été fortement traumatisé par le vol d’un scooter auquel il était très attaché, mais sur lequel il aurait oublié la clé… Cet évènement malheureux l’aurait définitivement fait sombrer dans la folie.

 Pendant ce temps, le sud de Paris et certaines villes de proche banlieue sont la scène de curieux vols : une grande jeune femme, décrite unanimement comme blonde et d’une force spectaculaire, aborde à proximité des pâtisseries les personnes ayant acheté du chocolat. Elle les force à lui céder leurs achats (uniquement le chocolat au lait et pas les sujets en forme de cloche) et pense les dédommager en leur donnant en échange des barres de régime Dukan.
De la même façon, elle rackette les consommateurs ayant fait leurs courses dans les supermarchés. Elle semble néanmoins sélectionner certaines marques de chocolat, une enquête est en cours pour déterminer lesquelles.
Ces vols sont sans doute à rapprocher des récentes disparitions de mannequins anorexiques suite à la fashion week de Paris en début de mois dernier. L’une d’entre elles, après avoir réussi à échapper à sa geôlière, à décrit celle-ci comme « une grande blonde faisant au moins du 38 , impossible à habiller», d’une force peu commune, et les obligeant à manger des plats lourds et gras et à boire des sodas.
Le jeune mannequin, qui a pris 5 kg en deux jours, a été pris en charge par une cellule psychologique. Les experts pensent que sa carrière est en passe d’être remise en question.

Les trois jours de ce long week-end étant dédiés à l’ingestion massive de chocolat, les journaux attirent votre attention sur les risques encourus sortir de boutiques si vous êtes consommateurs.
Si vous êtes mannequins, essayez de ne pas sortir de chez vous; faites-vous livrer des pizzas, vous verrez, on survit.
De même, les propriétaires de scooters de marques japonaises sont invités à être prudents s’ils sont amenés à croiser des rôdeurs portant une valise.
Le scooteristes amateurs de chocolat sont fortement encouragés à redoubler de prudence au moins jusqu’à mardi prochain.
Il n’existe pas de mannequin scooteriste, ou alors ce sont des cerfs-volants, pour vous pas de consignes particulière.

 Et vous êtes tous cordialement invités à vous rendre à l’expo Tim Burton qui a lieu actuellement à la cinémathèque de Bercy…

 

Légendes urbaines: X-tine 9

Il se passe ces temps-ci d’étranges choses dans Paris.
Une lecture approfondie des entrefilets dans les quotidiens laisse entrevoir une série d’évènements qui pourraient bien être reliés les uns aux autres.
Il y a deux jours, des habitants du seizième arrondissement de Paris se sont plaints d’avoir été réveillés par des lectures nocturnes. Les plaintes font toutes mention d’une grande jeune femme blonde au physique impressionnant, vêtue d’un pantalon de treillis et d’un top léopard, qui s’installe systématiquement dans des cours d’immeuble, sur une chaise qu’elle apporte avec elle, et se met à déclamer d’une voix forte des textes qui semblent émaner de romans.

Les plaignants affirment que la femme n’a pas de livre avec elle ; elle en connaît par cœur de très longs extraits. Tous affirment que passées quelques minutes, l’écoute de ces textes est littéralement insupportable.  Quelques dames ont cru reconnaître que les romans sont de Marc Levy ou Paulo Coelho.
A chaque fois, le procédé employé par la grande blonde est le même : intrusion dans une cour intérieure après avoir piraté le digicode de la porte principale, installation sur une chaise, quelques vocalises pour s’éclaircir la gorge (certains ont reconnus « Alexandrie Alexandra », d’autres «Où sont les feeeeeemmes »), puis déclamation d’une voix de stentor de textes insipides et irritants.
Par ailleurs, en début de semaine, un laboratoire de recherches en neurologie s’est plaint d’avoir été cambriolé ; des pilules de lecture ont été dérobées, elles étaient destinées à des expériences menées sur des rats de laboratoire et ne sont en aucun cas destinées à des êtres humains. Les risques de détournement des textes seraient importants, leur sens initial pourrait se trouver fortement altéré. Le gardien aurait aperçu une grande blonde qui l’aurait menacé de l’assommer et de lui lire le dernier opus de Bernard-Henry Levy s’il tentait la moindre manœuvre.
La police procède à des recoupements, mais ces quelques lectures sauvages après le cambriolage ressemblent fort à des interventions de X-tine qui se serait approprié un peu de culture et aurait voulu la partager…

D’autres faits troublants semblent attestent de son retour dans la capitale : toujours dans le 16ème, des propriétaires féminines de bouledogues anglais

 ont été agréssées à leur domiciles, ligotées, puis leurs chiens ont tous reçu des injections de ce qui s’est avéré être de grosses quantités de botox. A chaque fois, l’agresseur était une grande jeune femme blonde qui récitait du Shakespeare en pratiquant les injections, puis partait en laissant les chiens gonflés comme des poissons ballon (fugu).

La blonde s’éloigne ensuite en assurant les femmes  (toutes âgées de plus de 50 ans) qu’elle reviendra sans tarder pour s’occuper d’elles gratuitement.
X-tine semble avoir découvert les joies de la chirurgie esthétique…

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