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Le cri d’amour du poussin punk

I l y a quelques décennies, mon ami Patrick Juvet (et oui, on y revient) me faisait découvrir deux concepts :
–  La veste à paillettes : je ne m’en suis jamais remise ; ça et les bottes compensées en vinyle orange doivent à mon sens faire partie de toute garde robe qui se respecte. C’est valable pour les hommes aussi.
–  Il peut y avoir un besoin exprimé de femmes : c’est aussi toujours d’actualité.
Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, un petit come-back dans le monde merveilleux et tant regretté des 70’s.
http://www.youtube.com/watch?v=WgF1ESRNs6I

… j’en profite pour ré-écouter… et comme à chaque fois mon cœur se serre d’émotion…

Sauf que je pourrais rétorquer : bon très bien… où sont les feeeeeeemmmes… on a compris ; mais posons-nous enfin une vraie question, « où sont les hommes ? »
C’est vrai ça.
Evidement en termes de rimes on est moins privilégiés ; spontanément je vois « pomme », « tome », « rhum », « métronome » (mais c’est difficile à caser). « Bibendum » (pas mal et plein d’avenir…)

Mais la réalité est néanmoins là, sous nos yeux ébaubis : un manque catastrophique d ‘hommes. Je veux parler des vrais, pas des bulots, ni des poissons rouges, ni des forcenés de la drague ouebienne (on y reviendra).
Une enquête approfondie m’a amenée à la conclusion suivante : ils ont tous été enlevés et sont retenus contre leur gré sur une planète lointaine ; dans un espace spécial pour les garder, une hommerie.

Voilà comment se passent les choses : tout homme susceptible d’un semblant de normalité est aussitôt enlevé par des forces spéciales (les FSAH « Forces Spéciales Anti Hommes »), bâillonné, ligoté et expédié vers l’hommerie lointaine.
Là, il est pris en charge par le personnel (formé tout exprès) qui le soumet à un traitement de choc :
–  Phase 1 : Injection à doses mortelles de foot à la télé, de séries débiles et de pubs pour voitures
–  Phases 2 : ce que j’appellerai  la « i-transformation » , qui consiste à implanter dans le cerveau un module de soudaine et irrépressible attirance pour tout ce qui relève du téléphone portable, mini-ordi et tout objet pouvant permettre une connexion web permanente ; c’est la préparation à la drague ouebienne.
– Phase 3 : retrait par trépanation de tout ce qui pouvait avoir un rapport même lointain avec quelque attrait culturel (lecture, arts, …)
–  Phase 4, la pire : dé-vocabularisation. L’homme ne comprends plus les mots simples de « bonjour, merci, excuse-moi, s’il te plait » ; il devient à peine poli, voir ouvertement goujat; c’est à cause du module complémentaire obligatoire de transformation en parisien.
–  Phase 5 : poissonisation ; l’homme perd ses repères et ses souvenirs perdurent 3 secondes.

Une fois ce cycle terminé, les hommes ayant survécu sont renvoyés sur terre et placés parmi nous.

D’où ce cri, profond, poignant, émouvant aux larmes que l’on peut entendre les nuit de pleine lune ou les nuit sans nuages, ou les nuits noires ou les nuits blanches ou les nuits folles ou les nuits d’insomnie : « Rendez nous les hooooooooooooooooooommmes »…

Chant rituel

Lundi tu m’ignore
De répondre tu oublies,
Venir  te semble un tort
Ha, vraiment tu n‘es pas poli

Mardi tu veux être unique
Exceptionnel, adulé et lu
D’arrogance tu te piques
Ha, vraiment pour qui te prends-tu ?

Mercredi tu veux assouvir
Tes idées et tes envies
Egoïste et plein du pire
Ha, vraiment tu es pourri

Jeudi tu veux être séduit
Sans essayer d’être tentant
Pérorant et plein d’ennui
Ha, vraiment tu es lassant

Vendredi tu me laisse seule
Tu disparais et m’abandonnes
Ne t’étonnes pas si je t’engueule
Ha, vraiment t’en fais des tonnes

Samedi tu te fâches
Sans raison et pour rien
T’excuser te semble lâche
Ha, vraiment tu n’es pas malin

Dimanche, toi qui m’inspires
Tu ne sais pas, tu n’es pas là
Et puis je n’ose rien dire
Tant pis pour moi, encore une fois.