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Le mariage pour tous?

Ca a l’air d’être important: Manif anti-mariage gay : la peur d’un « changement de civilisation » Au total, 340.000 manifestants  à Paris selon la police, 800 000 selon les organisateurs.

De ce que j’ai vu, entendu, compris, une grosse majorité de ces manifestants est d’obédience catholique. Pour moi, la religion catholique suppose « amour, partage, compassion , aide ». Mais je n’ai peut-être rien compris.

Coupons la poire en deux : on va dire 550.000 personnes ont manifesté pour défendre « le droit à la famille ». Très bien, chacun a le droit de défendre ses convictions.

Mais où étaient ces braves gens  en 2012:

Pour se battre pour l’éducation des enfants ?
Les enseignants ont à nouveau fait grève et participé à une « manifestation nationale à Paris », mardi 31 janvier, pour réclamer le retrait du projet de réforme de leur évaluation et dénoncer les 14 000 suppressions de poste de la rentrée 2012. A Paris, la manifestation a réuni plus de 9 000 personnes, selon la police, et 20 000, selon les organisateurs.
Les pro-famille cathos devient être en vacances; ou il redoutaient le froid…

Pour faire respecter le droit au logement ?
PARIS – Quelque 200 personnes ont manifesté samedi à l’appel de l’association Droit au Logement (DAL) pour appeler le gouvernement à sortir de « l’inertie » et lancer en urgence un plan de mobilisation et de réquisition de 100.000 logements vacants, a constaté une journaliste de l’AFP.
Les cathos sont donc bien logés et ne connaissent personne dans le besoin?

Pour faire respecter le droit d’être simplement humain ?
Rennes : 500 manifestants en soutien aux sans-papiers
Les sans-papiers ne doivent pas avoir de problèmes familiaux…

Pour faire respecter le droit à l’emploi ?
Plusieurs milliers de salariés sont descendus mardi dans la rue à l’appel de la CGT. Le syndicat a fait le pari d’appeler seul à une mobilisation. Un avertissement au gouvernement socialiste auquel la CGT réclame des mesures pour protéger l’emploi sans céder aux sirènes du patronat..
Des cortèges se sont formés dans huit villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Clermont-Ferrand et Epinal). C’est le premier appel à manifester du quinquennat de François Hollande. La CGT évoque le chiffre de 90.000 manifestants dans tout le pays.
Hum… les cathos-familiaux ne sont pas syndicalistes…

Pas grand chose à rajouter… les vrais problèmes sont gérés, manifestement…

Conte d’hiver

Les réminiscences de cette première semaine me donnent envie de vous raconter une petite histoire.

Il s’agit d’une vieille dame, Matilda. Matilda présente une caractéristique intéressante : elle est immortelle. Elle tient son immortalité d’un acte très simple : l’achat. Aussi loin que ses souvenirs remontent, elle a toujours vécu dans l’opulence. Soit par ses mariages riches, soit à la force de son travail.
Tant que Matilda peut acheter, elle stoppe son vieillissement. Longtemps, elle a gardé l’aspect de ses 20 ans. Belle, elle était convoitée par des hommes riches qui lui donnaient de l’argent. Grâce à cet argent, elle entretenait sa jeunesse.
En temps de guerre ou de crise, la dépense étant moins aisée, Matilda n’a pas pu éviter de prendre de l’âge. Mais Matilda est une battante, elle a vaillamment traversé les époques. Intelligente, elle s’est mise à étudier pour être autonome et gagner sa vie, dès que ça a été possible. Elle a fait partie des premières femmes à travailler.
Elle a connu tant d’homme qu’elle a cessé de les compter. Des chacun d’entre eux, elle a tiré la substantifique moelle qui lui permet de continuer son chemin infini : l’argent.
Le vingtième siècle a été dur pour Matilda ; elle l’a abordé à l’aube de ses quarante ans, âge auquel les femmes présentent moins d’intérêt pour les hommes ; elle a dû s’en remettre à elle-même, ses prétendants étaient devenus trop rares pour qu’elle puisse compter sur eux.
Chacune des  guerres du XXème siècle a fait prendre 10 ans à Matilda.
Dans les années 70, l’invention de la carte bleue lui a fait retrouver l’énergie de sa jeunesse. Moins entravée dans son processus de maintien en vie, elle a pu booster son évolution à coup d’achats impulsifs; le maniement du bout de plastique bleu rendait soudainement lointain de concept de l’argent. L’utilisation de pièces et de billets avait freiné un peu ses frénésies acheteuses,  la CB a ajouté un niveau d’abstraction à ses pulsions consommatrices

L’apparition des ventes en lignes a fait beaucoup de bien à Matilda : elle pouvait acheter 24h sur 24. Elle s’est mise à rajeunir. Son aspect plus présentable lui a permis de trouver plus facilement du travail et les hommes, enthousiasmés par la mode des « cougars » se sont de nouveau mis à lui rendre leurs hommages. Matilda revivait.

Ces dernières années, la crise a rendu la consommation moins aisée ; Matilda, peu à peu, a recommencé à vieillir. Ne voulant pas résigner à se voir décliner après avoir traversé les siècles, elle a cherché une solution pour conserver son immortalité ; elle a fini par trouver : la proximité des caisses enregistreuses.
Si elle reste proche d’une caisse enregistreuse, Matilda stoppe son processus de vieillissement. Quand elle a eu fait cette découverte, elle s’est mise à fréquenter les supermarchés de son quartier de façon quotidienne, essayant de se tenir le plus près possible des caisses. Mais les caissières, gênées et un peu effrayées par cette dame d’âge respectable qui passait plusieurs heures par jour plantée à côté des sacs réutilisables, ont fini par se plaindre. Matilda a dû trouver une autre solution: Sous le prétexte de faire ses courses, elle se rend tardivement dans les supermarchés et s’y laisse enfermer. Elle passe la nuit pliée en deux sur une caisse enregistreuse et au matin peut sortir fraîche et dispose.
Un jour férié est pour elle une aubaine : elle peut se régénérer plus longtemps.

La prochaine fois que vous ferez vos courses, si vous croisez une vielle dame qui erre dans le magasin au moment de la fermeture, surtout ne dites rien à personne et laissez-là profiter de la vie tranquillement…

La  réalité est là : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/01/02/guigne-une-femme-passe-le-reveillon-enfermee-dans-un-supermarche/

La fiction ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Man_from_Earth

La chouette musique là : http://www.youtube.com/watch?v=Q06wFUi5OM8

2013

Ecrivons vite tant que la page est encore blanche…
Pour ce nouvel épisode, à vous de jouer!

Après un conte d’hivers, préparez-vous pour un songe,
Celui d’une nuit d’été,
Evitez de faire trop de bruit pour rien et de jouer les mégères apprivoisées,
Ne vous égarez pas dans la comédie des erreurs et les peines d’amour perdues!
Affectez du moins l’apparence de la vertu
Vivez la nuit comme les rois,
Le jour comme le fou, l’amoureux et le poète:
Farcis d’imagination!
Faites en sorte que tout soit bien qui finisse bien,
Et surtout, surtout…

Faites comme il vous plaira! 

Merci à Wiliam Shakespeare pour l’aide…

… What else?

Un peu de poésie, que diable!

Ami du oueb, explorateur de la blogosphère, aventurier multimédia, ces quelques phrases sont pour toi. Toi qui pousse l’amitié virtuelle jusqu’à me lire, même aux heures les plus blafardes de la nuit, qui parfois dans un moment d’extase laisse une trace verbale de tes pensées les plus profondes (des trucs forts, genre « LOL ») et qui manifeste ta joie à la découverte de mes pensées foutraques, je te dédie cet ultime post 2012. Oui. Sur fond de musique disco, perchée sur mes bottes compensées en vinyle orange, les ongles peints de strass et la veste à paillettes de Patrick Juvet (un collector acheté prix d’or sur e-bay) sur le dos. J’ai même à mes côtés un roman de Mac Levy, c’est te dire… (nan, là je déconne).

Donc, merci ! Merci à France Inter et particulièrement à Frédéric Lopez, sans qui je n’aurai pas multiplié mon lectorat par au moins 4 (voir 5 les jours de liesse), merci aux amateurs d’ubiquité et de transferts par voie d’ondes, merci aux amoureux de clones et aux adeptes des boîtes vocales. Sans vous, je n’existerais pas sur la toile et ça, franchement, ce serait dommage… Un tribute spécial aux banquiers et aux publicitaires, sources inépuisable de crises épistolaires, aux SAV divers et aux conducteurs de 4X4 en ville, ces poètes urbains aux infinis noms d’oiseaux.

Comme c’est la fête et que des réminiscences de l’esprit de Noël flottent encore dans l’air pollué périphéen, laissez-moi vous offrir un poème… Que ceux qui liront jusqu’au bout voient tous les vœux se réaliser jusqu’à la nuit des temps… Et n’hésitent pas à se faire connaître, ce sont des héros en puissance… un peu de lyrisme débridé donc. Et non, je n’ai pas bu.

Poème sans titre

Ours dansant, marchands d’esprit, sortez de vos terriers,
Le printemps se pointe en décembre,
Gare aux coups de lune en Janvier.

Nains, ogres, ministres du meilleur et du pire,
Fées outrageuses, belles harpies de cendres,
Lapins magiciens,  colibris roses et au cœur à rire,
Sortez danser au son des trompettes de la renommée.

Ivres de ketchup, grisés de fleurs et saouls d’étoiles,
Préparez-vous, nobles amis aventuriers de la toile,
A recevoir en vos seins magnifiques et précieux,
Cette pure merveille, ce doux nectar parfumé :
L’ambroisie qui circule dans les veines des audacieux,
Le rêve,
Moteur des plus humbles et des plus capricieux !
… Aimez-vous les uns les autres et n’oubliez pas de changer l’eau des fleurs…

Enfin, un mot de Coluche, ce grand visionnaire:  http://www.youtube.com/watch?v=uVd32Zyof6I

 coluche

Rions ensemble, mes frères, avant de tous y passer…

Puisque l’esprit de Noël plane autour de nous, autant en profiter. Comme cadeau pour vos étrennes, j’ai décidé de vous offrir une journée façon « On va tous y passer ». C’est à dire vous donner l’impression à chaque moment d’être l’invité de l’émission.

Pour ceux que ça intéresse, les autres post sont ici , voir plus encore sous la catégorie « France Inter », parce que je range toujours mes affaires, y compris mes posts…

Voici donc la journée imaginée pour vous :

  • A 7h30, votre réveil ne sonne pas, il chante « La tour Eiffel » en Cantonnais interprété par Sony Chan. Vous avez droit à 3 répétitions avant que d’être définitivement éveillé(e) par la phrase «Ne vous inquiétez pas, elle n’est pas folle, c’est une chanson cantonaise ».
  • Un résumé de votre journée de la veille sera déclamé et vous serez salué par une série de compliments et de jeux de mots.
  • Vous vous levez sous des applaudissements déchaînés et vous vous dirigez vers la cuisine pour y préparer votre petit déjeuner. Votre café coule, vos toasts grillent. Quand le café est prêt, un fond musical proche de la charge des Walkyries vous enjoint à prendre place. Les toasts sautent du grille-pain et atterrissent dans votre assiette sous les rires et les cris de joie.

Petite précision : les rires et les cris de joie, de même que les applaudissements, sont en général légèrement décalés dans le temps. C’est parce qu’il a fallu au public le temps de percevoir le mouvement frénétique du chauffeur de salle pour réagir. Une écoute attentive vous renseigne d’ailleurs sur les rires et applaudissements spontanés et ceux qui sont forcés. Pour votre journée, partant du principe que vous êtes digne d’intérêt, nous ferons un mix des deux. Ne le prenez pas mal si certaines de vos blagues tombent à plat. Vous les identifierez aisément grâce à la qualité moindre des manifestations de joie.

  • Après le petit-déj’, vous passez le temps nécessaire dans les lieux d’aisance. Chaque menue victoire sera saluée par des sifflets et des battements de pieds. Vous êtes fort(e).
  • Soulagé(e), vous investissez la salle de bain ; là, vous pourrez procéder à vos ablutions sous une cascade d’applaudissements. Vous êtes beau (belle).
  • Rendez-vous à votre garde-robe ; chacun de vos choix vestimentaire sera accompagné d’un glapissement moqueur, jusqu’à ce que vous preniez la tenue parfaite, qui sera salué par un tonnerre de marques d’approbations diverses. Vous vous sentirez fier(e).
  • Arrivé(e) sur votre lieu de travail, vous serez chaleureusement accueilli(e) par des sifflets, des cris de joie et des marques d’affection diverses. Un piano jouera pour vous des airs joyeux.
  • Toute la matinée, chacune de vos paroles, même la plus insignifiante, sera ponctuée de rugissements de rires. Tantôt sur voix de Frédéric Lopez, tantôt sur voix de Daniel Morin. Vous vous sentirez irrésistiblement drôle. Même si en temps normal, le seul à rire est le stagiaire sous-payé qui veut éviter la corvée de photocopies.
  • Vous déjeunerez dans la joie et la bonne humeur. Vos moindres fourchetées seront applaudies et si vous vous risquez à roter ou à péter, vous déchainerez la joie de centaines de personnes à l’affut de votre plus petit geste.
  • L’après-midi, si vous avez une réunion, vos paroles engendreront la componction et la commisération. Vos collègues s’adresseront à vous comme si vous les touchiez profondément et votre ordre du jour suscitera des larmes. Vous serez le roi (la reine).
  • Le soir, vous rentrerez chez vous au son des trompettes de Jéricho, prêt(e) à vivre toutes les aventures possibles. Vous serez accueillis par des applaudissements et des cris de joie. Qui vous émouvront aux larmes. Même votre chien, par son attitude chaleureuse et amicale embuera vos yeux.
  • Au dîner, vous ferez la joie de votre entourage en racontant votre journée. Chaque nouveau plat que vous aurez concocté sera accueilli par de frénétiques gloussements d’approbation. Si vous vous permettez une blague cochonne, elle connaîtra un tel succès que vous vous sentirez proche des Dieux du Point Virgule. Vous pourrez d’ailleurs être aussi vulgaire que vous le souhaitez : tout sera sujet à des rires exaltés… A ce stade, je vous conseille de vous mettre à la chanson : votre succès sera tel, les applaudissements tellement ardents, que vous aurez l’impression de pouvoir remplir l’Olympia durant 6 mois.
  • Au coucher, pénétré de votre importance dans le PAF, vous congédierez votre compagne ou compagnon habituel pour le remplacer par Carla Bruni, Brad Pitt ou Vincent Mac Doom au choix. Vous copulerez sous les vivats d’une foule qui vous idolâtrera.
  • Vous dormirez divinement bien. Vous êtes un Dieu. Merci France Inter.