Archives d’Auteur: geckobleu007
Jean de la Fontaine n’aurait pas hésité…
… à s’inspirer de l’actualité de cette semaine; je gage qu’il aurait même poussé jusqu’à lâcher quelques vers à propos du
« CHEVAL QUI VOULAIT ËTRE AUSSI CON QU’UN BOEUF »
M. de la Fontaine n’étant hélas plus de ce monde (à propos duquel je reste persuadée qu’il aurait eu moultes choses à écrire) je vais essayer, à mon modeste niveau, de faire une tentative de poème. Soyez cléments, je ne suis pas pro du genre…
Un cheval de la campagne, regardant la télé,
Voyait les images de courses et de tiercé,
Dans son champ, seul et isolé, il se mit à rêver,
Prestigieuses courses, cavalcades effrénées…
Il en toucha un mot au bœuf son grand ami
Dans l’étable le soir avant sa ration d’avoine
« Je comprends, j’ai cet espoir moi aussi,
Mais je crains de n’avoir point la tenue idoine »
Avoua le gros animal, un peu confus de son état.
Un soir de pleine lune, les deux quadrupèdes
Franchirent la barrière et partirent d’un bon pas
En quête de gloire, accompagnés d’un bleu palmipède
Qui voulait rencontrer les cygnes blancs au bois
Et avait promis de les aider à se vêtir dignement.
Il fut admis sans plus de cérémonie, on croit facilement celui qui ment…
A la capitale parvenus, les trois égarés furent recueillis
Par un homme sombre au sourire d’ancien impresario,
Qui se présenta à eux comme le grand Spanghero.
Les animaux sont trop contents pour s’imaginer trahis.
Sans pitié, immédiatement par l’appât du gain motivé,
L’individu régla le sort de ses malheureux invités.
Le bœuf fut directement envoyé aux abattoirs,
Où pour l’avenir, on lui miroiter mille gloires.
Le cheval ne voulait pas quitter son ami craintif
et apeuré ; bêtement il le suivi donc, et ce naïf
Se retrouva avec le bœuf, mêlé à de la harissa,
Sous la forme peu enviable de lasagnes et pizzas.
Quant au canard, de nature retors et méfiant,
Ce fut lui qui négocia la perte de ses deux compagnons.
Devenu riche et maintenant industriel important,
Il se mit à envisager la culture de champignons,
Il faut bien que nature se surgèle…
Bientôt les végétaux vont se vendre à la pelle,
Soyons prêts et anticipons…
Findus est son nom…
Un roi dans un parking et le visage de l’origine du monde…
… Cette semaine aura été riche de découvertes; tout d’abord, le squelette de Richard III tranquillement embusqué sous un parking. Il aura sans doute été victime d’une longue grève des chevaux… (cette photo vient du très bon docu d’Al Pacino sur le montage de la pièce de Big Will; la réplique associée est « Un cheval ! Mon royaume pour un cheval! »)
Extrapolons ensemble… Si au 15ème siècle on pouvait mourir d’attendre indéfiniment son cheval, pour finir enseveli sous un parking municipal du 20è siècle, qu’adviendra-t-il du parisien moyen qui attend indéfiniment son bus (ou son métro) ? Finira-t-il par se décomposer sous une rampe de lancement de fusée intergalactique ? Sous un supermarché entièrement dédié à la vente d’organes frais (là, je suppose que l’homme aura trouvé un moyen pour devenir immortel) ? Au fond d’un lac de larmes d’animaux rayés de la carte? (là, je suppose que l’homme sera devenu immortel, mais pour y arriver aura fait des expériences sur les animaux. Ce n’est pas bien. Du tout.)
Et tout le monde peut-il réapparaître ainsi plus de 5 siècles après, ou est-ce seulement l’apanage des monarques ? (par extension des présidents).Et si seuls Hollande, Sarko et consorts avaient espoir de revenir à la une de l’actualité (mais dans 5 siècles, tout de même…) ? Allez… se refaire une petite « une », devenir le sujet médiatique du jour, encore une dernière fois. Ceci dit, que sera leur héritage dans 500 ans ? Richard III avait au moins fait l’objet d’une pièce… Si on inventait une chanson sur nos présidents, chanson qui traverserait les siècles, on pourrait peut-être leur donner du panache, en faire des icônes de la vie culturelle à venir (A défaut de la téléréalité…).
Il serait temps de préparer l’avenir de notre civilisation en révisant un peu nos habitudes culturelles, ne croyez-vous pas ? Que vont penser les terriens, dans 500 ans, s’ils font la macabre découverte du télé 7 jours de cette semaine ? Par exemple, pour une même journée, on a le droit à « plus belle la vie », « Derrick », « la petite maison dans la prairie », « Une famille en or », « Questions pour un champion », 3 épisodes de la série « Doc Martin », bon, je vais m’arrêter là… c’est édifiant et donne l’impression que les grilles n’ont pas évolué depuis 15 ans… Comme expliquer ça à nos descendants ?
Surtout quand ils vont découvrir que nous mangeons de la viande de cheval à l’insu de notre plein-gré… http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/10/d-autres-cas-de-fraude-presumee-a-la-viande-de-cheval-sont-a-craindre_1829743_3224.html
Et voilà un mystère qui s’éclairci : Richard III est décédé par ce que Findus a volé son cheval pour en nourrir les assidus de la petite maison dans la prairie. C’est un peu triste. Mais un peu moins que l’idée d’un Sarko gisant sous un supermarché faute de l’huile moteur que nous ne tarderons pas à trouver dans nos frites…
Plus festive fut l’idée de découvrir le visage du monde:
http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20130207.OBS8156/le-visage-de-l-origine-du-monde-enfin-revele.html.
Rien n’est moins sûr d’après les experts, mais l’idée est séduisante. Ca tendrait à prouver que la femme n’est pas qu’orifices… belle avancée…
Pinces-fesses et films d’horreur… le mariage inattendu…
Hé oui, reprenons le débat sur le mariage pour tous. Allions donc pinces-fesses et films d’horreur. Après tout… les deux se rapprochent de l’idée que je me fais du mariage… Osons… Lecteur-chéri-mon-amour, cette semaine tu vas apprendre à la fois comment te nourrir gratos ET comment ensuite maigrir dignement. Trop fort.
Commençons par l’aspect alimentaire. Il ne t’a pas échappé, mon lecteur à moi (j’utilise sciemment le masculin, mais tout ceci s’adresse évidemment aussi aux filles ; j’en suis restée à l’ère bientôt révolue ou le masculin grammatical l’emporte sur le féminin. Pour le reste, mon avis me regarde, mais je ne suis pas sûre que la grammaire ait voix au chapitre dans tous les cas de figure. C’est un autre débat…).
Donc reprenons… il n’a échappé à personne que pullulent en zone urbaine des sites d’exposition divers et variés. Certains exposent sauvagement dans les rues, d’autres se roulent tout nus devant des moutons empaillés dans les musées… Il y a plein de concepts intéressants, comme là:
https://www.facebook.com/pages/Compressions-péristaltiques/222098984562698?ref=hl&sk=photos_albums
Mais là n’est pas mon propos. De plus en plus de lieux très variés et initialement non-dédiées aux expositions prêtent leurs murs. Et c’est cool. Il y a les bars, les restaurant, les coiffeurs, les dentistes (le mien en l’occurrence), les agences immobilières… De tas de lieux dans lesquels personne n’hésite à rentrer.
Oui, c’est plus facile de rentrer dans un bar et d’y admirer des tableaux que de sonner à la porte d’une galerie vide, gardée par un cerbère à lunettes et Télérama qui soupire dès qu’un quidam vient profiter gratos des œuvres exposée (et sans intention d’acheter).
En plus, ça donne l’occasion d’organiser de sympathiques pinces-fesses. C’est-à-dire : pour agrémenter l’exposition et attirer les gens, installer des plateaux de petits fours, des jarres de cacahuètes et (très branché) des saladiers de Haribo divers (je ne suis pas rémunérée sur la pub. Je ne suis rémunérée sur rien à vrai dire… c’est triste…). Et à boire. Important la boisson. Sinon les gens ne viennent pas. Même s’ils vous aiment beaucoup et sont littéralement transcendés par votre art.
Et ça marche ! On y trouve un série de tribus urbaines tels que :
– Les pique-assiettes : ceux qui sont plantés devant les tables garnies et semblent indéboulonnables. Ils n’ont jeté qu’un œil vague et ennuyé sur les tableaux ; ils sont là avant tout pour se nourrir, boire et rencontrer des copains perdus de vue. Il est important de les repérer: ce sont de farouches adversaires si vous voulez profiter des œuvres… Et ils vont rester TOUTE l a soirée; même s’il n’y a que 15 toiles à découvrir…
– Les pros du champagne : indifférents à la nourriture, ils savent localiser en temps réel les bouteilles et leur radar intégré permet de détecter celles qui sont ouvertes ainsi que leur remplissage ; ainsi ils optimisent leurs déplacements. Discrets, champions de l’ouverture sans bruit de la bouteille-cible, une coupe propre et vide toujours disponible dans un rayon de 80 cm, ils savent de plus disserter de façon intelligente sur ce qui est exposé, ce qui leur donne un alibi pour rester jusqu’à plus soif dans les lieux. L’objectif de ces redoutables individus étant de passer d’un interlocuteur à l’autre tout en poursuivant discrètement leur activité de débouchage-remplissage.
– Les amateurs d’art : ils n’ont ni faim ni soif, sont incapables de se faire servir à boire et doivent jouer des coudes pour accéder aux œuvres. Ce sont les seuls à faire le tour de la pièce en profitant des tableaux ; on les repère à leur mine exténuée : ils ont dû batailler ferme pour tout voir, déloger les pique-assiettes, affronter les pros du champagne… eux seuls méritent une coupe et un petit-four… qu’on se le dise ! Par bonheur pour les deux catégories susnommées, ils sont peu nombreux et restent peu de temps. L’affrontement sera court et sans douleur…
En conclusion : traquez les vernissages ; chaque vernissage est un dîner gagné.
Oui, mais. Me rétorquerez-vous. Si vous suivez toujours.
Mais les petits fours, les cacahuètes et les bonbons, ce n’est ni diététique ni très sain. Surtout à raison de 4 soirs par semaine… c’est là que le deuxième point de ce post mythique est important.
Des études très sérieuses ont prouvé (semblerait-il) que le visionnage d’un film d’horreur générerait assez de stress pour faire éliminer autant que 30 mn de vélo. Et c’est beaucoup plus digne que de transpirer vulgairement dans un legging poché aux genoux et un t-shirt publicitaire. (Summum de l’horreur après le comportement de pique-assiettes).
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/regarder-des-films-d-horreur-ferait-maigrir_1180826.html
Donc après un pince-fesses, pensez à vous louer un film bien flippant (pas adepte du genre, je ne saurai quoi vous conseiller… perso, Dexter me stresse alors…) et projetez-le en boucle. Au troisième visionnage, vous aurez perdu l’équivalent calorique de vos agapes et vous serez fins-prêts pour le lendemain.
Et voilà! Fini les salles de sport bondées, les footings au bois sous la pluie, les queues interminables au supermarché, les heures passées dans la cuisine, la vaisselle grasse et les soupes insipides.
Avec le temps gagné, vous pouvez envisager d’aller voir « Blancanieves » au cinéma. Oui, c’est en noir et blanc et oui c’est muet. Mais OUI, c’est vraiment bien.
http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/blancanieves/
Ah… la radio…
« On va tous y passer », 11h-12h30 sur Franc Inter, une émission animée par tout le monde.
Les autres post sont ici , voir plus encore sous la catégorie « France Inter »
Il n’y a pas à dire: être animateur, ça ne s’improvise pas…
Alors, oui, Monsieur Lopez a le droit d’aller baguenauder dans les verts pâturages du bout du monde, mais pourquoi (oui, pourquoi ?) ne pas prendre la précaution d’enregistrer les émissions qui auront lieu pendant son voyage AVANT ? Et double-pourquoi confier les manettes à … à qui d’abord ?
A des « profils médiatiques » plus ou moins désirables, surtout pendant 1h30… Cali, par exemple, (qui doit avoir des actions à Radio France) (mais qui diable s’intéresse à Cali?) n’avait manifestement aucune idée de ce à quoi il s’était engagé et n’a su dire que 2 mots (Magnifique, Merveilleux) pendant toute l’émission qu’il était supposé ANIMER (pas se laisser envahir par l’invité du jour, Lorant Deutsh, – totalement insupportable – ). Roselyne Bachelot nous l’a fait façon « maitresse d’école » ; alors certes, elle a tenu les rênes, mais qui a envie d’écouter un cours magistral à la place d’une émission (prétendument) de divertissement ? André Manoukian a la même voix de radio que Sony Chan, ce qui est perturbant et son attitude doucereuse donne envie de lui flanquer des baffes (presqu’autant qu’à Deutsh, c’est dire…). Camille avait manifestement préparé et a fait des efforts louables pour interviewer son invitée, elle a donné un petit ton décalé à sa prestation, mais bon… on est en mesure d’en attendre un peu plus à une soi-disant heure de grande écoute. Seul (à l’heure où j’écris ces historiques lignes) Bernard Pivot réussi l’exercice ; ben oui, être animateur, c’est un métier (au moins cette « expérience » aura servi à démontrer quelque chose).
Mais ça ne répond pas à la question… pourquoi ne pas nous gratifier d’un VRAI animateur de remplacement pendant les absences de la star du 11h-12h30 ? Craindrait-il de se faire détrôner par une personnalité plus attachante, moins … télévisuelle ? Je reste convaincue qu’un Frédéric Pommier (pour rester dans le prénom) aurait fait au moins aussi bien que le Lopez, qu’un Philippe Colin, voir qu’une Rebecca Manzoni (pourquoi pas, soyons fou…) seraient aussi à l’aise et écoutables… Alors quoi ? Ca fait bien de balancer des pseudos-amis sur les ondes ?
Fin de semaine, Picouly, inexistant, Zabou (pourtant… on pourrait attendre d’elle qu’elle maîtrise un peu vu son impressionnant CV) sans intérêt… mais zuuuuuuuut… et Daniel Morin qui est obligé de remettre l’émission sur les rails toutes les 5 mn… Beuark…
A l’heure de la téléréalité et des niaiseries infinies auxquelles n’importe qui peut s’essayer au vu et au su de tout le monde, pourquoi ne pas inventer un nouveau concept : celui de « l’animateur du jour » ? Par le biais d’un site web auquel vous serez obligé(e) de laisser votre numéro de téléphone portable (pour être ensuite la cible de messages publicitaires tous plus hilarants et indispensables les uns que les autres), vous aurez la possibilité de vous inscrire. Une première sélection sera effectuée par vote (1€ le vote) et les heureux retenus pourront venir s’essayer à présenter (en direct, bien sûr) une émission de radio ou de télé à une heure de qrande écoute. Ils n’auront aucunement l’obligation de connaître l’émission qu’ils présenteront (c’est plus drôle quand on est totalement nul) et ne seront pas tenus de savoir un minimum de choses sur leur invité ; laissons le hasard faire, ce sera peut-être une bonne surprise… De toute façon, l’invité est là pour sa promo, il se débrouille très bien tout seul. Le gagnant de l’année se verra attribuer un show mensuel au cours duquel il pourra jongler avec des oranges, réciter des vers de sa composition, danser, raconter des histoires ou dîner en public avec ses potes si ça l’amuse. Voire s’engueuler avec son boss, jardiner, récurer sa salle de bain… On s’en fout, du moment qu’on est vu ou entendu…
La télé et la radio de l’avenir sont en marche… Merci France Inter…
Le cri du poulpe
A Paris, par temps de neige, les joyeux pilotes de 2 roues vont à pieds. Ce qui leur donne l’occasion de faire des rencontres. Après avoir croisé des scouts en short (il faudra qu’on m’explique l’intérêt de porter le short par -3degrés) et des pots d’échappement de scoot’ écrasés (j’aurais préféré voir des pots d’échappement en short et des scouts écrasés…), admiré de belles dames haut perchées coincées sur des îlots secs au milieu d’une mer gelée et glissante (souvent ces îlots étaient des plaque d’égout, comme quoi il n’y a pas de dégout à assumer ses goûts en matière vestimentaire) et glissé de concert avec des touristes qui ne reculent devant rien pour découvrir notre belle capitale, il m’est soudainement revenu une légende urbaine qui a la dent dure :
Les jours de neiges, sur les parcelles vierges de traces de pas (donc là où la main de l’homme n’a pas encore mis le pied), à proximité des arbres, si on reste immobile et concentré, on parvient à entendre le cri du poulpe ; un chant étrange et envoutant, doux comme un chocolat viennois et puissant comme un banquier prêt à signer une assurance vie. C’est dire…
Poupidou, le cri du poulpe résonne encore à mes oreilles… il m’accompagnait à l’exposition Soutine, parmi les portraits torturés et les animaux éventrés. Je me demandais, dans un éclair, pourquoi Soutine n’a pas eu l’idée de peindre un scout éventré, le visage tordu et la moue dégoutée ? Oui, pourquoi ?
La petite fille à la poupée, écrasée par le poids de son avenir sans doute glauque, l’enfant au jouet ont les couleurs ne sont pas sans rappeler les écorchés… la déchéance, ou portrait d’une femme mûre avant l’ère Loréal…
et cet arbre puissant,
ces glaïeuls qui paraissent respirer…

La neige, la marche, le cri du poulpe « poupidou », tout ça a créé une mystérieuse alchimie qui m’a fait aimer Soutine… mais toujours pas les scouts…


