Pinces-fesses et films d’horreur… le mariage inattendu…

Hé oui, reprenons le débat sur le mariage pour tous. Allions donc pinces-fesses et films d’horreur. Après tout… les deux se rapprochent de l’idée que je me fais du mariage… Osons…  Lecteur-chéri-mon-amour, cette semaine tu vas apprendre à la fois comment te nourrir gratos ET comment ensuite maigrir dignement. Trop fort.

Commençons par l’aspect alimentaire. Il ne t’a pas échappé, mon lecteur à moi (j’utilise sciemment le masculin, mais tout ceci s’adresse évidemment aussi aux filles ; j’en suis restée à l’ère bientôt révolue ou le masculin grammatical l’emporte sur le féminin. Pour le reste, mon avis me regarde, mais je ne suis pas sûre que la grammaire ait voix au chapitre dans tous les cas de figure. C’est un autre débat…).
Donc reprenons… il n’a échappé à personne que pullulent en zone urbaine des sites d’exposition divers et variés. Certains exposent sauvagement dans les rues, d’autres se roulent tout nus devant des moutons empaillés dans les musées… Il y a plein de concepts intéressants, comme là:
https://www.facebook.com/pages/Compressions-péristaltiques/222098984562698?ref=hl&sk=photos_albums

Mais là n’est pas mon propos. De plus en plus de lieux très variés et initialement non-dédiées aux expositions prêtent leurs murs. Et c’est cool. Il y a les bars, les restaurant, les coiffeurs, les dentistes (le mien en l’occurrence), les agences immobilières… De tas de lieux dans lesquels personne n’hésite à rentrer.
Oui, c’est plus facile de rentrer dans un bar et d’y admirer des tableaux que de sonner à la porte d’une galerie vide, gardée par un cerbère à lunettes et Télérama qui soupire dès qu’un quidam vient profiter gratos des œuvres exposée (et sans intention d’acheter).
En plus, ça donne l’occasion d’organiser de sympathiques pinces-fesses. C’est-à-dire : pour agrémenter l’exposition et attirer les gens, installer des plateaux de petits fours, des jarres de cacahuètes et (très branché) des saladiers de Haribo divers (je ne suis pas rémunérée sur la pub. Je ne suis rémunérée sur rien à vrai dire… c’est triste…). Et à boire. Important la boisson. Sinon les gens ne viennent pas. Même s’ils vous aiment beaucoup et sont littéralement transcendés par votre art.

Et ça marche ! On y trouve un série de tribus urbaines tels que :

–          Les pique-assiettes : ceux qui sont plantés devant les tables garnies et semblent indéboulonnables. Ils n’ont jeté qu’un œil vague et ennuyé sur les tableaux ; ils sont là avant tout pour se nourrir, boire et rencontrer des copains perdus de vue. Il est important de les repérer: ce sont de farouches adversaires si vous voulez profiter des œuvres… Et ils vont rester TOUTE l a soirée; même s’il n’y a que 15 toiles à découvrir…

–          Les pros du champagne : indifférents à la nourriture, ils savent localiser en temps réel les bouteilles et leur radar intégré permet de détecter celles qui sont ouvertes ainsi que leur remplissage ; ainsi ils optimisent leurs déplacements. Discrets, champions de l’ouverture sans bruit de la bouteille-cible, une coupe propre et vide toujours disponible dans un rayon de 80 cm, ils savent de plus disserter de façon intelligente sur ce qui est exposé, ce qui leur donne un alibi pour rester jusqu’à plus soif dans les lieux. L’objectif de ces redoutables individus étant de passer d’un interlocuteur à l’autre tout en poursuivant discrètement leur activité de débouchage-remplissage.

–          Les amateurs d’art : ils n’ont ni faim ni soif, sont incapables de se faire servir à boire et doivent jouer des coudes pour accéder aux œuvres. Ce sont les seuls à faire le tour de la pièce en profitant des tableaux ; on les repère à leur mine exténuée : ils ont dû batailler ferme pour tout voir, déloger les pique-assiettes, affronter les pros du champagne… eux seuls méritent une coupe et un petit-four… qu’on se le dise ! Par bonheur pour les deux catégories susnommées, ils sont peu nombreux et restent peu de temps. L’affrontement sera court et sans douleur…

En conclusion : traquez les vernissages ; chaque vernissage est un dîner gagné.

Oui, mais. Me rétorquerez-vous. Si vous suivez toujours.
Mais les petits fours, les cacahuètes et les bonbons, ce n’est ni diététique ni très sain. Surtout à raison de 4 soirs par semaine… c’est là que le deuxième point de ce post mythique est important.

Des études très sérieuses ont prouvé (semblerait-il) que le visionnage d’un film d’horreur générerait assez de stress pour faire éliminer autant que 30 mn de vélo. Et c’est beaucoup plus digne que de transpirer vulgairement dans un legging poché aux genoux et un t-shirt publicitaire. (Summum de l’horreur après le comportement de pique-assiettes).
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/regarder-des-films-d-horreur-ferait-maigrir_1180826.html

Donc après un pince-fesses, pensez à vous louer un film bien flippant (pas adepte du genre, je ne saurai quoi vous conseiller… perso, Dexter me stresse alors…) et projetez-le en boucle. Au troisième visionnage, vous aurez perdu l’équivalent calorique de vos agapes et vous serez fins-prêts pour le lendemain.

Et voilà! Fini les salles de sport bondées, les footings au bois sous la pluie, les queues interminables au supermarché, les heures passées dans la cuisine, la vaisselle grasse et les soupes insipides.
Avec le temps gagné, vous pouvez envisager d’aller voir « Blancanieves » au cinéma. Oui, c’est en noir et blanc et oui c’est muet. Mais OUI, c’est vraiment bien.
http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/blancanieves/

blancanieves

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Publié le 3 février 2013, dans Extrapolations, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. J’ai beaucoup ri en lisant ton post. Bravo ! Fine mouche et fine lame, dis donc. Savais-tu que, dans les cocktails mondains, on appelait ce genre de pique-assiettes professionnels des « hirondelles ». En général, ils ont eu leur heure de gloire, ne l’ont plus, mais présentent bien malgré leur côté suranné et ont de la conversation. On les connaît et on les laisse rentrer… C’est un ami « de la haute » qui m’avait initié à cela lors d’un des cocktails qu’organisait sa mère. Quant aux films d’horreur qui font « évacuer » un article récent de… Télérama (que tu cites) disait que les films d’horreur seraient diurétiques car les gens quittaient souvent la salle pour aller aux WC. Mais peut-être qu’ils se trompaient et que si les gens allaient aussi souvent aux toilettes c’était plutôt pour dé….ler.

    • Oui… Télérama reste généralement correct… Mais la vraie question soulevée (et d’importance un dimanche soir) est: maigri-t-on plus en se vidant naturellement ou en rejetant le contenu (non digéré) de son estomac? Le débat est ouvert… amis poètes, bonsoir et acceptez mes dégoulinantes excuses…
      Je pensais que les hirondelles, à part annoncer la pluie, étaient uniquement synonyme de maréchaussée. Maréchaussée et pique-assiettes… qu’ont-elles fait pour mériter ça?

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