Archives Mensuelles: octobre 2010

Deezer

Petit mix deezer

I put him on my wedding list
Why don’t i understand that he just can’t change
Don’t live me now
Girls don’t cry over Louie, Louie wouldn’t waste a tear on you
Light my fire (come on’…)
You know that it would be untruth
You give me fever
Gloria, alone and forever, she’s no longuer your slave

Bon, j’arrête là et je fais un texte cohérent à partir de cette première récolte; c’est un nouveau concept.

En Français, ça donne:
Je le mets sur ma liste de mariage; pas mal, le coup de la liste de mariage, on devrait y penser plus souvent; jusqu’à 8 ans on fait des listes au père Noël, puis on cesse d’y croire (première déconvenue), alors on fait des listes de mariage. Après on cesse d’y croire, alors on fait des listes de courses…
Pourquoi ne puis-je pas comprendre qu’il ne peut changer; un grand classique, toujours cet espoir forcené de croire en quelque chose… l’opium du couple…
Ne me quitte pas maintenant; ben non, aide-moi au moins à remonter les courses…
Les filles, ne pleurez pas pour Louis, Louis ne gâcherait pas une larme pour vous; sans doute, mais pleurer pour quelqu’un donne l’impression d’avoir gardé un peu de sensibilité quelque part au fond de son âme. Ca fait du bien parfois de communier dans la douleur… pas trop longtemps, quand-même…
Allume mon feu; il faut compenser toutes ces larmes, sécher la douleur, repartir vers de nouvelles lumières.
Tu sais que ce ne serait un mensonge; l’essence même de l’humanité, la seule vérité vraie: le mensonge.
Tu me donnes la fièvre; c’est vrai, entre larmes, feu, mensonges et abandon, il y a de quoi…
Gloria, seule et pour toujours, elle ne sera plus ton esclave; la seule solution…

Mais ma préférée reste « nonsens, tha’t’s the way out »

On appelle Cendrillon

 

Mon spot favori: le super-marché… si on pouvait faire en sorte de téléporter les courses directement dans les placards et le frigo, ce serait tellement le pied… mais les orientations technologiques ne sont hélas pas dirigées vers les soucis de la ménagère de moins de 50 ans. Catégorie hautement représentée, pourtant…
Lors de tribulations alimentaires récentes, absorbé par la fondamentale question « tomates ou champignons et pourquoi pas les deux ? », mon esprit s’est mis à digresser tout seul pour finalement se perdre dans les sphères aux néons de l’espace commercial. Flottement saccadé par les mélopées d’ascenseur et les annonces publicitaires, mais un esprit bien entraîné peut parfaitement s’en abstraire. Il y a cependant une limite à l’abstraction en super-marché, limite matérialisée par les annonces micro. J’ai repris conscience de ma géolocalisation (à savoir entre les tomates et les figues) en entendant distinctement « on demande Cendrillon ».
«  on demande Cendrillon »…. AaaAAAaaAh….. Enfin un peu de poésie dans les tâches ménagères… exultation momentanée, petit boléro interprété à l’angle des caisses de légumes, image d’une fée en carrosse se présentant aux caisses, toute vêtue d’argent et coiffée de plume de phénix. La classe.
Ce bref moment lyrique fut hélas de courte durée, car l’annonce, re-prononcée de manière plus intelligible, donna «  on demande Sam en rayon »  et en lieu et place d’une lumineuse apparition Hollywoodienne se présente un avorton pas rasé aux cheveux gras et au faciès boutonneux, arborant un sweat-shirt « Iron Maiden » et un bandana jaune. Quelle déception.

Il y eu aussi cette vision d’une complète salle de bain posée sur un trottoir aux alentours de la place de la Bastille. Baignoire, toilettes, brosse à toilettes, porte, tout y était, dans une configuration parfaitement utilisable. Avec un petit panneau « ceci n’est pas une salle de bain », on aurait presque pu en tirer de l’argent.

Mais puisqu’il est là question de concepts artistiques, on pourrait peut-être envisager la fabrication en masse d’écriteaux « ceci n’est pas une station service » et les apposer près de toutes les pompes inutiles et vides qui bordent nos routes… Paris sans essence donne une vision apocalyptique d’enchevêtrements de files de voitures à l’arrêt devant les rares pompes encore opérationnelles, embouteillages à des heures incongrues et bagarres entre les énervés de tous poils. Ben et les transports en commun, alors ? …ah oui… ils sont en grève…

Décalages…

 

…Comme, par exemple, avoir une crampe à la dent ou une entorse du cerveau.
Ou comme avoir une météo d’été à l’automne.
Ou comme rester réveillée toute la nuit à cause du chant des colibris.
Ou encore, comme croire en Goldorak comme rédempteur de l’humanité.
Bref.

Il y certaines personnes qui semblent évoluer dans des univers parallèles. Mais attention, hein, fidèles amis lecteurs, pas mes univers parallèles, peuplés de globules fluos qui dansent de folles farandoles vaudous sur des chansons de Didier Barbelivien interprétées par Patrick Juvet (et oui, les 2 dans la même phrase : j’ai pris des substances illicites ce soir) ; non. Des univers dans lesquelles une globule jaune refuserait d’aller, puisse-t-elle en ressortir habillée par Karl Lagerfeld himself de pied en cape. Des mondes que l’on a du mal à imaginer. Des mondes improbables, distordus, dans lesquels les plus dangereuses peuplades sont des comptables en costume gris et les animaux sauvages des informaticiens à lunettes, pantalon de tergal, chaussures à semelle crêpe et chaussettes de tennis (ne riez pas: vous avez sans doute plein autour de vous…). Des mondes aux couleurs sans nom, où les chips poussent dans les arbres et où les oiseaux de proie se nourrissent de big mac.  Ces personnes se trahissent par des propos étranges et des considérations obscures, comme par exemple « ils devraient faire des magasines féminins pour les hommes ».

Gloups. « Des magasines féminins pour les hommes ». Prenons ensemble, si vous le voulez bien, le temps de réfléchir à cette proposition.

1 – Commençons par un petit rappel : qu’est-ce donc qu’un magasine féminin ?
Je dirais, pour faite vite, un agrégat d’informations hautement importantes sur la vie des femmes.
Comme par exemple : les régimes non contraignants et intelligents et faciles et efficaces, ou comment porter un jean slim sans avoir l’air d’une pouffe, comment se maquiller pour avoir l’air toujours en plein forme à la fin d’une semaine pluvieuse et stressante, comment se muscler sans quitter son bureau ou son canapé, comment parler en bien du dernier opus de Marc Levy (ou Bernard Werber, c’est pareil) sans avoir l’air ridicule et encore plein de sujets brûlants. Ah, j’oubliais l’horoscope, qui prétend chaque semaine que sa vie va changer grâce à une rencontre magique (bon, je me trahis, là… oui, je lis l’horoscope). (Et NON, j’y crois pas). (J’y crois pas, j’ai dit).

2 – Qu’est ce qu’un homme ?
Vaste débat. Dans un souci d’équité et de rapidité (il est un peu tard, là, je m’en voudrais de lancer une polémique), je dirais un agrégat de notions disparates et mal définies qui voguent dans une semi-conscience parfois illuminée d’une flèche de lucidité.

…..

……

……..

En même temps, s’ils n’étaient pas là, on s’ennuierait.
Bref.
En gros, un monde sépare les hommes et les femmes. Si on devait définir ce monde, on aurait du mal. Pour preuve, je vais m’y employer :  (accrochez-vous)

Ce serait un monde aux angles aigus et saillants (comme les fractales), en perpétuelle révolution, aux couleurs changeantes ; il serait peuplé de petits êtres malins, les Konsepts, hilares et facétieux, versatiles comme des gémeaux ascendant gémeaux, vêtus de toges retenues par des poulpes violets, coiffés de couronnes d’immortelles, armés de parchemins supports de lois dont les phrases, vivantes, se transformeraient d’elles-mêmes avec une périodicité obéissant aux lois du hasard le plus pur. Les branches des arbres seraient les sources de savoir, mais elles seraient si hautes que seul un Konsept pourrait les atteindre. Le roi des Konsept. Il délivrerait ensuite la science à son peuple. Mais il serait dyslexique et bègue. Vous me suivez, n’est-ce pas ? Le tout sur des musiques discos jouées par des angelots sur des harpes électriques. Voilà.
A gauche de ce monde : les hommes.
A droite de ce monde : les femmes.

3 – Comment définir un magasine féminin pour hommes ?
Cela voudrait dire que le monde entre les deux espèces est si complexe qu’il faut un manuel d’utilisateur. Un guide. Genre « les femmes pour les nuls », mais en plus évolué. Et avec des images.
Mais cela signifierait qu’il y existe sur notre planète (déjà bien abîmée) des gens capables de suffisamment comprendre les 2 pour traduire les uns aux autres. Des spécialistes des femmes, qui parlent les langages des hommes. Pourquoi pas (mais j’y crois pas trop)
Et quoi mettre dans une telle revue ? Qui va décider de la pertinence des informations ? Qui va écrire ? Qui va prendre les photos (ouarf) ?
Peut-on imaginer expliquer aux hommes l’intérêt de porter des chaussures à talons bleues ou du vernis à ongles vert, de contracter les abdos en s’accrochant à la barre du bus ou du métro, de se nourrir de tisanes de queues de cerises et de galettes de riz sans sel tartinées d’huile de noix ? Non, franchement…

Et d’abord, si parfaite compréhension il y avait, le monde serait peuplé intégralement de femmes (et on s’ennuierait terriblement) ou intégralement d’hommes (j’aime à croire qu’ils s’ennuieraient aussi). Pourquoi donc vouloir solutionner par des guides ce qui fait le sel de la vie ? De toute façon, comme le dit joliment Nathalie Wood, « Le seul moment où une femme réussit à changer un homme, c’est quand il est bébé ».Et même s’il a, de manière générale, de beaux restes de cette période bénie, ça reste une courte période.

 

Petite précision : rien n’est inventé, « ils devraient faire des magasines féminins pour les hommes ».est une  phrase réelle. Elle a été prononcée dans notre monde.

 

Allez, pour ceux qui sont arrivés là, http://www.youtube.com/watch?v=WgF1ESRNs6I

hahahahaha!

 

j’incube

… j’extrapole. Quelques fulgurances du quotidien parisien. 

 Alors, oui, évidemment, à force de tensions diverses, on vit soi même son monde parallèle. Pas besoin de drogues pour planer ou se sentir speed. La vie en communauté urbaine sous le règne de Sarko 1er suffit. Pas de digression politique, un simple constat d’agressivité générale, d’électricité ambiante, de stress, de doute. Une course à l’emploi, des courses en super-discount, un contre la montre pour biaiser les grèves dans les transports, un chrono pour s’occuper de sa vie, pas le temps de réfléchir, à peine celui d’agir. Bref. La vie de tout le monde. 

 Vu sur le périph’, décidemment un haut lieu d’activités diverses et un creuset de l’évolution citadine : Corsair-fly, qui paie sans doute très cher ses publicitaires a pondu une pub itinérante dont je ne sais encore s’il faut en rire ou en pleurer. En gros, le slogan dit « à ce prix là, j’invite Liliane », signé « Jean-Marie ». Ou comment surfer sur la vague de l’info, faire son beurre du quotidien, se créer une spiritualité de bazar. Le tout crânement inscrit sur des panneaux 4X3, remorqués par des estafettes aux heures de pointe. Même pas osé.
En ces jours ou le top de l’info reste la maison blanche qui s’indigne des déclarations de Carla dans son autobiographie soit disant autorisée, ou le repentir d’un animateur vedette poudré jusqu’à la moelle,  on dirait que les Roms et les retraites ne sont qu’une lointaine idée… C’est vrai ça, il faut donner des jeux au peuple, technique vieille comme mes robes.
 

 Mais je me disperse.
Je ventile.
 

 Allez, une ‘tite chanson pour changer… challenge: moins de 10mn chrono. Fond d’inspiration: Caro Emerald « a night like this » 

 Sur les brûmes du cerveau de l’homme-fantôme
Flottent les oiseaux de mauvais augure
Sur les brûmes de l’oeil humide de l’homme virtuel
Flottent les oiseaux de paradis
Sur les brûmes de mon âme dame-éthérée
Flottent les oiseaux de cendres roses
 

 Refrain
Dans les bois bleus les hommes dansent en étoile
Dans les bois rouge les hommes dansent dans les toiles
Dans les bois jaunes les hommes dansent sur les toits
Quand je bois l’ambroisie divine, les hommes dansent pour moi
 

A l’heure de rien, les étoiles saignent leur joie
A l’heure du bain, les étoiles chantent dans les bois
A l’heure des saints, les étoiles rient de leur foi
A l’heure du malin, les étoiles jamais ne croient
La nuit dérive en silence, les lumières jamais ne vivent
La nuit toujours en partance, les lumières s’éteignent, ivres
  
Refrain 

  
Il faut croire en la divine comédie
Il faut boire jusqu’au bout le sang de la lie
Il faut danser sans faillir le long de la folie
Braver les orchestres vertueux et fous
Graver les troncs rudes et toujours doux
S’énivrer de l’optimisme des fous
 

 Refrain 

Ceux qui cherchent là dedans une interprétation quelconque, si vous trouvez vous êtes sacrément forts… amis du soir, je vous souhaite le bonsoir, 

A bientôt sur nos lignes…