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Légendes urbaines: X-tine – La Défense en alerte

(Le début est .)

Je ne peux m’empêcher de trouver étrange la corrélation entre mes expériences avec la société Progressive et quelques évènements relayés par les médias au cours de ces derniers jours.

 Tout d’abord, un vol accompagné de dégradations dans une tour de la Défense a fait l’objet d’un entrefilet dans quelques journaux : Au 23ème étage d’une tour de bureaux, les locaux abritant le siège de la société Progressive ont fait l’objet d’une visite nocturne. Les ordinateurs ont été saccagés, les dossiers réunis en une pile ont été aspergés d’une eau de Cologne bas de gamme au parfum tenace et, plus grave, les supports de sauvegarde ont été fondus et assemblés en une sculpture représentant Xavier Bertrand, tandis qu’un portrait de Nadine Morano a été réalisé en touillettes à café.

Quelques jours après, les médias ont de nouveau fait référence à cette société, qui s’est trouvée être la cible d’autres malveillances :  Une prise d’otages a mis le 23ème étage en émoi.
Une jeune femme blonde s’est introduite dans les locaux en prétendant faire partie du personnel d’entretien. Sous la menace, elle a rassemblé tous les « recruteurs » de Progressive dans une même pièce puis les a obligé à téléphoner à tous leurs contacts pour les renseigner quand à l’avancement de leurs dossiers. Elle a ensuite contraint le personnel à servir des boissons chaudes et des biscuits aux employés de ménage, ces derniers ayant été invités à se prélasser dans les salles de réunion. Selon certains témoignage, elle aurait poussé la cruauté jusqu’à obliger certains recruteurs à apprendre aux gens du ménage à faire des patiences sous Windows et à raconter des blagues par le biais de la messagerie.

Les mauvais traitements ont duré 12h consécutives, sans pause cigarette ni accès à la machine à café et aux sites internet de rencontre.

Libérés en fin de journée par leur étrange persécutrice qui aurait disparu sans crier gare, certains salariés, incapables de supporter une telle violence, ont fait de graves de crises de nerfs. Depuis leur libération, une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour leur permettre de recouvrer un semblant de raison.

 Le personnel vit maintenant dans la terreur : la jeune femme les aurait menacés de revenir à n’importe quel moment et de leur faire subir des brutalités barbares encore plus insupportables, comme de s’adresser poliment à leurs interlocuteurs ou, summum de la cruauté, répondre par message écrit en toutes lettres aux candidatures qu’ils recevront. Certains employés, rendus fous par ces perspectives féroces, ont préféré  se faire porter pâles ou présenter leur démission.

Les forces de l’ordre, mobilisées pour la semaine, occupent le 23ème étage et ont charge de protéger les salariés de Progressive.

X-tine semble avoir trouvé de nouvelles cibles et son intelligence ainsi que ses capacités d’adaptation semblent s’être bien développées ces derniers temps. Bien évidemment, je vais guetter la moindre information qui pourrait faire référence à ses agissemments. Je ne pense tout de même pas que la benne de roses rouges livrée au théâtre de la porte St Martin soit de son fait…

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Le merveilleux monde de l’emploi sur le net

Comme beaucoup de gens, je cherche du travail. Ce n’est pas une situation très drôle, j’en conviens aisément, mais là n’est pas le sujet… Quand on est à la recherche d’un emploi, on procède beaucoup par internet. Et on se retrouve assez rapidement dans des situations ubuesques.

Déjà, on doit faire rentrer son CV et son expérience professionnelle dans des cases. Souvent les choix mis à notre disposition pour remplir les cases ne reflètent pas la réalité et il faut faire des approximations. Si en plus on a une expérience variée, comme de façon générale on ne peut faire qu’un choix, il faut faire choisir l’expérience à mettre en avant. Ca limite déjà pas mal..
Parfois les cases n’existent pas. L’expérience est donc ignorée…
Parfois les cases ne peuvent pas être remplies. Pas par mauvaise volonté, simplement parce que l’on ne fait pas partie des cas de figure imaginés par les concepteurs du site. Si ça arrive, le système refuse simplement votre candidature. La solution consiste alors à inventer un contenu qui pourra être crédible, sans quoi l’humain qui finira un jour par lire les cases ne vous prendra pas au sérieux.

Les sites qui collectent vos documents au format Word sont encore pires, par ce que les documents sont traités par des humains qui doivent les décomposer et les mettre dans des cases. Dans 90% des cas, les humains sont incompétents et ne savent pas alimenter les cases. Surtout si on a des expériences techniques pleines de mots qui ne font pas partie du vocabulaire du téléspectateur moyen.

Si par un miracle incroyable on a tout de même réussi à attirer l’attention d’un « agent de liaison » (je ne peux me résoudre à appeler ça un « commercial », encore moins un « recruteur »), dans 70% des cas les propositions qu’ils nous font ne correspondent absolument pas à une bonne  interprétation du contenu des cases…  dans les 30% restants des cas, ils ne comprennent pas la demande de l’employeur et sont incapables de savoir si le profil sélectionné convient. J’ai acquis la certitude qu’ils appellent au hasard, pour justifier leur salaire.

Il y aussi les cas d’annonces « impasse ». Par exemple, un jeune « recruteur » a inondé le net d’annonces très intéressantes et (malheureusement) correspondant à mon profil. Alléchée, j‘appelle. Pour m’entendre dire que le monsieur a quitté la société et que ces annonces ne sont plus suivies. Mais BANDE D’ABRUTIS, retirez les annonces non viables… tout le monde gagnera du temps…

 Cependant, la palme revient à la société « progressive » qui se vente de placer une personne toute les 17mn et dont les annonces enjoignent à poser sa candidature dans la joie, la bonne humeur et l’espoir de sortir de la grisaille plombante qui nimbe la vie des demandeurs d’emploi.
Cette entreprise propose un poste qui correspond à ma recherche.  Après 2 appels, je tombe sur une personne avec laquelle je conviens d’un rendez-vous téléphonique le lendemain. Correspondant parfaitement au profil recherché, je pensais que la communication pouvait être fructueuse. Bref moment d’ivresse et chants grégoriens se mirent à s’entrechoquer allègrement dans mon cerveau…

Le lendemain le temps passe inexorablement et aucun appel…
Anne ma sœur Anne ne voit que le téléphone qui sommeilloit et la boîte mail qui s’éteindoit…
Donc je prends l’initiative d’appeler. Normal, non ? un RDV, même téléphonique, reste un RDV…

Premier appel : on me dit que mon interlocuteur est en ligne. OK.

Second appel, 45 mn plus tard : on me dit « ah non, elle ne doit pas être là aujourd’hui ».

Internaute, mon amie,  l’un de tes interlocuteurs ment. A toi de deviner lequel…

Troisième appel, 30mn après : Bruits festifs, rires… une fête est en cours chez Progressive. Au moins certains s’amusent…

Mon nouvel interlocuteur me reconnaît (évidemment, je ne cesse pas d’appeler depuis hier… je VEUX travailler…), il fait donc un effort et me trouve la personne avec qui j’avais RDV. Donc c’est mon second interlocuteur qui mentait (celui du seconde appel du second jour; oui, je sais, il faut suivre). Ou qui n’en avait rien à faire. Ou qui est un joyeux plaisantin. Au choix… 
Comme tous ces gens travaillent en open-space, la conversation à suivre se fera sur fond de bruits festifs. C’est aussi approprié que si on allait au confessionnal dans un bar à putes…
Néanmoins, mon RDV se dit tout ouïe et attentive. Elle m’interroge sur mes compétences et assez rapidement la remarque fuse : « Ah… mais… avec toutes ces compétences, comment se fait-il que vous ne parveniez pas à trouver de mission… ? » mais PETASSE, parce que les gens comme toi sont INCOMPETENTS et préfèrent fêter l’anniversaire de leur chef plutôt que de faire leur boulot !!
J’explique le contexte un peu tendu du monde du travail actuellement et l' »entetien » se poursuit. Apparemment je corresponds au poste, mais c’est ennuyeux parce que « le client n’est pas encore sûr du budget, le projet n’est pas encore décidé » ! Mais POURQUOI TU NE RETIRES PAS L’ANNONCE ? Tu crois qu’on s’amuse à cherche du travail ?
Enfin, pour finir en apothéose, elle m’annonce que mon CV sera soumis quand même mais que sans nouvelles d’elle sous une semaine, je peux considérer que ma candidature ne sera pas retenue. Et crois bon d’ajouter que « ça ne met pas mes compétences en doute ». Mais CONNASSE, tu crois que je t’ai attendue pour évaluer mes compétences?

Bref, c’est un peu comme les sites de rencontre : sous couvert d’anonymat (non partagé), les gens se conduisent sans aucune considération et à la limite de la politesse.

 J’ai aussi eu quelques expériences « live » : Par exemple, un récent entretien chez un grand nom de l’interim, où l’on m’a enfermée dans une salle munie d’un œilleton pour « attendre mon interlocuteur ». Je suis certes un peu parano, mais entre la porte fermée et l’œilleton (extérieur) j’avais l’impression d’être observée comme à travers un miroir sans tain… Je n’ai pas attendu longtemps avant de rouvrir grand la porte.

Je ne conclurai pas, parce qu’hélas, le chemin me semble encore long avant la fin du tunnel.