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Les 15 minutes qui vont changer ta vie

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Je ne sais pas pourquoi, c’est toujours associé à des crétins en fringues molles qui se noient dans le soleil de fin de journée, sans réaliser qu’ils loupent l’apéro.

Eh oui, public-chéri-mon amour, on va rentrer dans du lourd en cette footballistique fin de WE. On aborde le « développement personnel », ce nouvel opium du peuple qui n’a plus les moyens de s’en acheter, de l’opium. Du bon, je veux dire.
C’est un vrai virus, ce truc : impossible de déambuler tranquillement dans une librairie sans être assailli par la mode de la « bonne pensée ». Donc, constat fait de l’omniprésence des livres de « développement personnel » (DP) sur les rayons des librairies (librairie : n.f. lieu où on trouve ces drôles d’objets de papier et d’encre, à couverture cartonnée), je me dis qu’après tout, moi aussi, je peux t’offrir tout le DP que tu veux. En plus, ce sera gratos, sans douleur et rapide. Parce que moi aussi, je veux participer au grand renouveau de l’humanité !
C’est gratos , mais si tu y tiens, tu peux entrer en contact avec moi via le formulaire du même nom (« contact », pas « moi ») c’est trop bien fait, ce blog, et je t’enverrai aussi sec mon IBAN pour que tu puisses me gratifier de tout l’argent que je vais te faire économiser en psy, en alcool et en souliers à hauts talons hors de prix.

Ce préambule (nécessaire) achevé, allons-y.

Le DP, cette nouvelle icône de la branchitude pour tous ceux qui éprouvent le besoin de se faire des nœuds au cerveau, mais pas dans le bon sens. Ce truc immonde qui surfe sur la vague de la crise (parce qu’honnêtement, si tout allait bien, personne ne penserait même à améliorer quoi que ce soit).
Dans une liste glanée sur le oueb, prenons quelques exemples et extrapolons ensemble les idées sous-jacentes. Demain, tu verras, tu souriras au soleil et tu danseras sur le chemin du boulot.

– « vivre en pleine conscience ». OK, comprend qui tu es, regarde toi, assume tes actes, tes qualités, tes défauts. Sois honnête, en gros.

– « n’oublie pas d’être heureux ». Et cela bien sûr totalement indépendamment de ta condition sociale, de ton job (voir de ton absence de job), de tes revenus. Le bonheur est dans ta tête, tout est si beau avec un sourire ! Allez, souri un peu, tu vas voir ! Ben moi, j’ai essayé de sourire ou de parler gentiment aux gens (de ma propre initiative) et n’ai récolté que des regards suspicieux, des remarques débiles ou carrément des gens qui fuient… En gros, ça fait peur. Et le bonheur ne se trouve pas dans le dernier i-phone, même si, il y a quelques années, le bonheur était « simple comme un coup de fil » https://www.youtube.com/watch?v=ki4TLe2EGAo. Aujourd’hui, les téléphones n’ont plus de fil. Faut chercher ailleurs. Reste bien le pied de l’arc-en-ciel, mais c’est un tuyau hasardeux.

– « estime de soi ». C’est tellement simple : tu es grande, belle, mince, tes cheveux flottent légèrement au vent en renvoyant des reflets d’or, ton regard est limpide, tes vêtements tombent parfaitement, ta démarche est altière, quand tu ouvres la bouche tes paroles enchantent, ton entourage est céleste…

– « pleine conscience », bon, on en a déjà parlé. A ce stade, tu dois au moins avoir une petite idée de qui tu es. Et fuck les autres.

– « comment se faire des amis ». Epineuse question. Sur Facebook, c’est stupéfiant de simplicité, mais ne te laisse pas enduire d’erreur. Dans la vraie vie, ça demande un petit effort. (Effort : regarde dans le dictionnaire, ça devrait t’aiguiller pour ce qui va suivre…)

– « transformez votre vie ». Sous- entendu: tu sais ce que tu veux, donne toi les moyens, accroche-toi. Revoir la notion « d’effort ». Affronte l’échec, tombe et relève-toi sans accuser les autres. « Yes, we can ! », dans une autre langue. Mais déjà, pour reprendre deux concepts évoqués plus haut, apprends à lire et à faire un effort. Oui, même se laver les mains en sortant des toilettes peut être considéré comme un effort…

– « éloignez-vous des personnes toxiques ». En gros, fuck les cons.

– « respect et harmonie ». Soit : politesse, civilité, gentillesse non feinte. C’est tout bête, mais dire « bonjour » et merci », c’est un bon début. Et lâcher son téléphone quand on te parle aussi. Et se laver les mains en… bon OK, tu as compris l’idée.

– « vous valez mieux que ce que vous pensez ». Alors ça, ça voudrait dire que tu penses. Si c’est le cas, bravo !

– « la pensée positive » : voir le verre à moitié plein, même s’il est sale. Aimer ton banquier. Trouver drôle Frank Dubosc. Rêver en lisant Marc Levy. A ce stade, si tu te sens con, c’est normal.

– Le coloriage anti-stress : lâche ton i-phone, ton i-pad, ton i-vresse, prend tes crayons de couleur (au pire, commande sur amazon) et éclate-toi ! mets du bleu, du rose, du jaune partout ! Après, tu peux aller sur les marchés artisanaux des villes proches, vends-les en proclamant que tu as vu la lumière grâce à un lézard. Tu mangeras du tofu, des racines et tu t’habilleras de coton recyclé. Quand tu trouveras ça beau, tu sauras que tu as accompli une révolution personnelle.

Pour finir, une petite analyse. Mais pourquoi les gens ont-ils besoin de ces livres ? Avançons une théorie, une logique en 10 étapes.

1 – je regarde la télé
2 – je communique via mon ordi
3 – J’ai plus d’amis virtuels que réels
4 – je me mets à penser que les gens sont intéressés par ce que je mange, alors je mets des photos de mes frites sur les réseaux sociaux. Et je me sens bien.
5 – je ne sors plus de chez moi, à quoi bon, j’ai tout sur internet
6 – les vrais gens commencent à me faire peur, ils sont palpables et incontrôlables, je ne peux pas les éteindre quand ils me gênent.
7 – je me sens un peu seul
8 – je me sens très seul
9 – je déprime, il faut trouver une solution
10 – je commence à lire des livres de DP

J’admets: J’ai envie de taper sur les gens qui achètent des livres de « développement personnel ». Fort. Taper fort, je veux dire.

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Comment garder la ligne au sortir de la plage?

Alors voilà le bilan: On sort de plusieurs semaines de beau temps, plage, randonnées, vélo, glande au soleil, mer, piscine, légumes grillés et fruits frais (cocktails et chips au vinaigre en quantités raisonnables, parce que quand même). Désormais, on assume de marcher, tête haute, les 5 mètres fatidiques qui séparent notre serviette (ou transat) de l’eau. On ne craint plus les regards réprobateurs qui ne manquent pas de se planter dans nos fessiers comme autant de dards de moustiques géants. Par ce que Oui, les regards critiques sur nos anatomies démangent; même si c’est principalement l’ego…
En d’autres termes : cet été, on a mené une vie saine et adopté une alimentation équilibrée. En conséquence de quoi on se retrouve bronzée, mincie (au moins dégonflée) et nos muscles ont travaillé (les muscles sont ces trucs qu’on ne voit pas le reste de l’année, mais qui dessinent de jolies formes sur les membres durant l’été ; et qui, accessoirement, peuvent brûler un peu après un effort soutenu – effort physique j’entends. L’effort intense nécessaire pour lire autre chose que Marc Levy ne brûle pas, c’est la lecture de Marc Levy qui brûle, et seulement les yeux, le cerveau est hors d’atteinte pendant ces moments -). On peut enfin déambuler en bikini sans le paréo cache-misère et les sandales à hauts talons supposés allonger la jambe en toutes circonstances.

Donc, corollaire numéro 1, on ne rêve que d’une chose : conserver cette allure de sylphide virevoltante.
C’est là que j’interviens.
Parce que moi, pendant que vous pleuriez d’avance sur votre belle silhouette en voie de perdition, j’ai enquêté, j’ai testé. Et je vous apporte LES SOLUTIONS !

Premier ami de votre bien être : la brosse de massage à picots. Le poing américain qui va mettre à plat toute forme de graisse disgracieuse.

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Le principe est simple : il faut se masser les zones à risques tous les jours. Le problème réside dans la régularité. Les tests sont formels : pas moins de 15 jours avant de voir un résultat tangible. J’ai débuté hier et je me garderai de mettre en ligne les photos avant/après, mais je ne manquerai pas de clamer ma victoire dans deux semaines.
Avantages de cet outil : il est coloré et fait joli sur le bord de la baignoire. Il n’est pas très cher (on en trouve à partir de 4,50€), il ne fait pas de bruit.
Inconvénients de cet outil : après un massage dynamique, il laisse une désagréable impression de picotements, la peau rouge et le bras brûlant (parce qu’on a fait travailler les muscles qui sont dedans pour ceux qui suivent).
Contrainte corollaire : Il est important d’utiliser alternativement les 2 bras sous peine d’avoir un biceps de camionneur et un biceps de comptable.

Ce qui amène au second ami de votre bien-être. Pas le comptable, soyez sans craintes… Non, il s’agit de l’élastiband. Ce n’est pas un nouveau groupe de musique pour post-ados boutonneux, c’est ça :ligne 1

C’est joli, ça existe en différentes difficultés (7, 10 15 kg), ça ne fait toujours aucun bruit et ça ne prend pas trop de place. J’ai choisi la difficulté intermédiaire de 10 kg. Au passage, si on pouvait convertir nos kilos superflus en bandes élastiques, on n’aurait pas à se torturer et ce serait du temps de gagné. Mais la conversion graisse/élastiques n’est pas au sommaire des livres d’alchimie. On devrait peut-être lancer Marc Levy sur la piste, ça lui éviterait d’écrire pour rien.

Mais revenons à notre nouvel ami.
Comment ça marche? c’est comme un gros élastique à cheveux cousu en différents endroits qui forment autant de places possibles pour les pieds et/ou les mains. Une fois les extrémités prisonnières, il reste à pousser ou à tirer pour griller les calories.
C’est vendu avec un poster de 63 exercices (pas très décoratif, même avec un joli cadre). Comme il fait moche aujourd’hui et que je n’ai pas pu sortir courir, j’en ai fait une petite trentaine (et oui, je ne recule devant rien pour mon lectorat).
Passons sur le temps nécessaire pour comprendre comment mettre en pratique certains de ces exercices… les dessins sont un peu comme un plan de montage ikéa, les petites clés coudées en moins. Et le nom prononçable en plus. On se retrouve un rien saucissonnée, mais c’est moins désagréable que les poids à scratchs pleins de sable qui s’adaptent aux poignets et aux chevilles. Aux couleurs près, tous ces accessoires ont un je-ne-sais-quoi d’instruments pour entraver les prisonniers…
Après 1h30 de travail assidu (mais tout de même à l’écoute de France inter), l’ensemble de ma structure musculaire brûle de façon un peu inhabituelle.
Je profite donc des derniers moments ou mes muscles me permettent l’utilisation du clavier pour écrire ce post… sûr que dans quelques heures je ne pourrai plus bouger ni les bras ni les jambes et que mes abdos se révolteront en me faisant pleurer à chaque éternuement (oui, j’ai pris froid avec ces changements idiots de météo).

Corollaire numéro 2, on se pose moultes questions sur notre alimentation. Comment prolonger l’effet « sardines grillées » une fois réintégré son appart’ citadin?
Hélas, mes recherches sur les aspects alimentaires de nos challenges de rentrée n’ont rien donné de nouveau. Une étude approfondie m’a appris qu’il faut éviter les sucres, les pâtes et le pain blancs, le café, l’alcool et les graisses. Restent le tofu et le soja. Quel fun !

Par ailleurs, il est fortement conseillé de se lever tôt pour pratiquer les exercices mentionnés ci-dessus. C’est statistiquement incontournable: les gens les plus en vue se lèvent tôt.
Pour continuer sur nos bonnes bases de rentrée, je vais partir illico en quête d’un outil pour ce dernier et épineux point. Je vous dirai « quoi »…

Les merveilles de la technologie

Si nous suivons un raisonnement induits par deux articles, nous apprenons tout d’abord que:

1 – Grâce aux avancées de la technologie, nous devenons cons. (c’est là: http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/23/les-hommes-seraient-de-moins-en-moins-intelligents_n_3324141.html?ncid=edlinkusaolp00000003&ir=France)

Tout d’abord j’ai fait des bonds de joie: Ahhhh!!! enfin un explication rationnelle pour comprendre la détérioration de notre quotidien! La technologie rend débile!! Et comme les idiots se reproduisent plus (dixit l’article), ben rapidement les moins idiots se trouvent envahis. Et comme les moins idiots refusent la technologie pour ne pas sombrer dans la bêtise, ils ne peuvent plus communiquer entre eux, ,s’isolent et deviennent fous (ça c’est ma vision). Con ou fou. L’ultime choix.

2 – Mais il y a pire: l’homme peut contracter des virus informatiques. (Ici: http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/high-tech/20130701.OBS6027/le-premier-homme-infecte-par-un-virus-informatique.html).
On est déjà bien embêtés par les virus dans nos ordis, mais quand ça va commencer à se propager à nous, ce sera ubuesque. Par exemple, on sort acheter le pain, en envisageant de le payer grâce à notre puce RFID implantée dans le pouce gauche. Et on se fait arrêter par une armée de flics qui ont reçu comme information que l’on est un dangereux terroriste. Ils nous arrache le pouce gauche et nous enferment à vie dans les locaux de « Voici » (ou de TF1). On devient débile sous 2 semaines.
Autre cas de figure dramatique: on se rend dans une librairie (librairie: îlot de résistance culturel à fort potentiel d’intérêt -pour ceux qui se demanderaient… ) pour acheter un petit Shakespeare et le système automatique nous balance à la caisse le dernier Marc Levy. Tout ça par ce que les infos codées dans la puce nous ont attribué les goûts (définis par Google) de notre plus proche contact Facebook. Rigolez pas, je suis quasi certaine que ce n’est pas de la science fiction. (Pour ceux qui suivent, je ne parle pas du dernier Marc Levy; le simple fait que ce soit édité relève de la science fiction; alors que ce soit lu…). Pour protester, on va s’immoler dans les locaux de « Voici » (ou de TF1)

Et le pire du pire, c’est que comme tout le monde sera idiot, personne ne pourra se  débarrasser des virus; que petit à petit, les virus deviendront intelligents (il faut bien que l’intelligence survive).
Dans 25 ans, l’homme sera uniquement un support à puces RFID, débile, sale et capable de lire uniquement Marc Levy (ou « Voici », ou Paulo Coelho, c’est pareil). Nous aurons perdu la guerre contre la technologie.

De toutes façons comme nous serons tous obèses, sans emploi et truffés de tranquillisants, ça ne changera pas beaucoup.

Je me demande si André Manoukian aura appris à animer une émission de radio…  Pour l’instant il est en training; on l’entend lire (parfois péniblement), sans aucune capacité à moduler son ton, comme s’il découvrait le texte au moment de l’émission. J’imagine pourtant qu’il l’a écrit… Les seuls moments ou il semble s’animer  un tantinet sont les moments ou il profère quelques gros mots ou des allusions grivoises.
C’est dommage, le fond est intéressant, pour quoi ne pas le confier à un vrai pro de la radio?
« La vérité est dans le juke-box », France Inter, du lundi au vendredi à 10h10, une émission ânonnée difficilement par André Manoukian, la nouvelle star de la radio publique… On attend avec impatience Nabila au journal de 13h…

Taille de sous-vêtement et dangers de la télé réalité

Le lien ne saute pas aux yeux, certes.

Voici un article édifiant sur une boutique de lingerie dans laquelle les vendeuses doivent afficher leur taille de soutien-gorge:
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j4A7Z4hPQ5aq1i86kl_QMlqTDYuw?docId=CNG.f5dbd47cc8fcde227a0b1f3a62fd1dc5.c1

Bien évidemment, on est en droit de se demander à quoi ça sert. Tout d’abord parce qu’une cliente normalement constituée connait sa taille. Elle n’a pas besoin de pouvoir faire des comparaisons.
Alors, à qui s’adressent ces informations ? A des clients qui ne savent pas, soit au choix:
– des enfants (mais que font-ils là ?)
– des hommes… Que font-ils là ?
1 –  ils veulent faire un cadeau (et sont aidés à choisir le type de poitrine qui leur convient, pas le type de sous-vêtement qui convient à leur femme/maîtresse, conquête à venir, banquière)
2 – ils viennent se renseigner (et repartent contents: ils savent quel critère ajouter à leur recherches sur les sites de rencontre. Entre leurs compétences culinaires et leur ouverture d’esprit, ils pourront glisser un astucieux 95C).
Utilité? se rincer l’œil gratos.

Mais c’est une idée, dont le concept peut être amélioré: revenons-en à la cliente dans la boutique de lingerie. Face à la vendeuse, si elle se trouve mal pourvue, elle sera vexée et partira faire ses achats ailleurs. Ce n’est pas le but. Donc, éventuellement, les tricheries pourraient être intéressantes pour booster les ventes, mais il faudrait que les vendeuses ne trafiquent qu’un seul sein. Effet « avant – après ».

Cas 1 : Une petite poitrine peut être mise en valeur par un soutien-gorge hyper-rembourré. La vendeuse laisse deviner un micro-sein à gauche et à droite un sein galbé et pointant agressivement son téton, de 2 tailles supérieur. Elle parade au rayon des micro-tailles et aguiche les clientes en recherche de chair additionnelle.

Cas 2 : l’inverse. La vendeuse montre à droite un gros sein naturel, dans toute sa splendeur dégoulinante, façon « gant de toilette » et à gauche un sein magnifiquement soutenu et compressé, qui donne immédiatement envie de toucher. Elle parade au rayon « gaines et gros seins » (ça existe sous d’autres noms, mis l’image est la même).

Pas terrible pour le look de la vendeuse, mais efficace pour les ventes.

Bien sûr, ce procédé peut être décliné à l’envie pour plein d’articles:

–          Les jeans qui relèvent les fesses (ça existe) : à droite fesse molle façon « je ne me nourris que de Mac Do » et à gauche, le cul de déesse façon « je coure tous les jours ».

–          Le maquillage : à droite le visage gras et boutonneux, l’œil cerné. A gauche : le teint parfait et l’œil vif (attention : le maquillage ne donne pas l’air intelligent, il ne peut qu’aider à créer une illusion…)

–          La coiffure : A gauche, le cheveu plat et sans forme (comme quand on se coiffe à la maison), à droite la coupe « sortie de rendez-vous avec un visagiste »

–          Les chaussures : à droite le pied magnifiquement sublimé par un escarpin divin à 2 millions d’€, à gauche le pied couvert d’ampoule et la cheville tordue par l’escarpin made in china (mais pas cher)

Evidemment, après il faut gérer les phases « triche » et les phases « naturel »; à savoir: une fois sortie de tous les accessoires et trompes-couillons, assumer son physique « normal »,  mais il y aura bien une émission de tv-réalité pour ça (ça existe même peut-être).

Pour ce que, oui, il va falloir renouveler le genre : la télé tue. Comme les clopes. Kho Lanta en premier.
http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/01/koh-lanta-suicide-medecin-emission_n_2992044.html

Pekin Express tue presque, mais en faisant des efforts, on devrait arriver à trouver des solutions pour améliorer le concept et  supprimer définitivement certains candidats
http://www.justfamous.fr/news/deux-candidats-de-pekins-express-enleves-et-sequestres-25943

Pourtant on le savait… même le loft a fait des dégâts… et il n’y avait qu’une piscine comme élément exotique de décor… Comme quoi pas la peine d’aller loin pour vivre d’intenses émotions télévisuelles….
http://www.voici.fr/news-people/actu-people/loana-va-mieux-et-a-perdu-beaucoup-de-poids-479425

Alors quoi ? Estampiller les émissions, leur poser des étiquettes « attention, l’abus de connerie est préjudiciable à la santé mentale » ?
Et comment faire pour obliger les gens à lire (autre chose de Marc Levy) ?

C’est le jour

Tu n’as pas de chance, je travaille dans une déchetterie. Oui, une de celles qui sont équipées de broyeurs géants. Avec des mâchoires énormes, aiguisées. Des bouches métalliques comme des gouffres sans fin.
Non, ça ne m’a rien fait de poser ta moto toute neuve sur le tapis roulant. D’appuyer sur le bouton, rouge, tentateur. De la regarder avancer lentement, puis passer les portiques et se faire déchiqueter, découper en fines lamelles; de voir les pneus éclater, le caoutchouc voler, l’huile se répandre en flaques visqueuses.
J’ai trouvé ça beau. Apaisant. Artistique, même.
Tu trouvais ça marrant de me pousser sur le périphérique ? J’insiste, tu as de la chance : tu vas bien rigoler : je vais te pousser sur le tapis roulant. Et je vais appuyer sur le bouton. Rouge. Tentateur.
Poisson d’Avril ?

Aujourd’hui, j’ai ri en écoutant Frédéric Lopez.
Poisson d’Avril ? 

Il flotte dans l’air comme un doux parfum printanier, chargé d’amour urbain et de poésie routière. Les oiseaux chantent, les 4X4 passent en se trémoussant allègrement, les hommes politiques sont gais et positifs.
Il vibre dans l’air comme un sentiment de communion cosmique, une grande fête sidérale à laquelle tous, hommes, femmes, enfants, vieux, jeunes, banquiers, beaux, moches, gays, Marc Levy, pas gays, mariés, parents, pas mariés, publicitaire,  pas parents, cons, pas cons (non, je reviens là-dessus… les cons sont exclus) drôles, pas drôles, travailleurs de l’ici et de l’ailleurs, de l’au-delà et du passé, Patrick Juvet, chantent comme de joyeux cannibales aux dents non cariées.
Il fulgure dans l’air frais, par la fenêtre, l’admirable envol du chameau, le looping de la momie et la grâce astrale de la chaise de camping bleue.
Internaute, mon ami, mon frère, mon alter ego, mon altéré, GO ! Vas-y, lâche-toi : quitte ton clavier et entame ta quête de vraie vie ! Tu verras, c’est sans douleur, même pas mal, même pas peur.