Archives de Catégorie: La fée pétasse
Fée d’hiver
Au chapitre « divers »
- Hoax ou pas hoax ? that is the question… mais l’info est savoureuse…
« Les probiotiques que Danone ajoute à tout va dans divers yaourts sont selon les allégations de la marque assénées à la télévision, censées « booster » les défenses immunitaires. On en trouve plus de 1 milliard par pot d’Activia ou d’Actimel. Le hic est que ces bonnes bactéries « actives et vivantes », dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis longtemps dans les élevages industriels comme activateurs de croissance pour faire grossir plus rapidement cochons et poulets. »
Après avoir vu (au ciné) les batteries de poules pondeuses et les aspirateurs à poulets qui finissent en barquette, je me dis que ça tient la route… Bourrer les gosses de trucs qui les rendent plus gros, plus forts, plus accros à la télé… - Noël toujours et encore… Si vous n’avez pas trouvé d’idée percutante sur le marché sous-nommé, essayez de faire plaisir aux vôtres avec les articles proposés ici http://www.rue89.com/rue89-sport/2011/11/29/grille-pain-ou-sex-toy-en-foot-le-merchandising-ose-presque-tout-227041
De quoi gâter toute la famille, du grille pain qui grave le nom de votre club favori sur vos tartines, au sex-toy aux couleurs de l’équipe, en passant par la tétine orné du logo du club… - … J’ai voulu investiguer et me suis rendue sur place: le « marché de noël » sur les Champs Elysées…
Décor: Extérieur nuit; des cabanons blancs éclairées de lumières trop crues, des éléments de décor lumineux et variés (arbres, sphères, cerceaux…)
Autour des cabanons se pressent des gens, principalement des touristes, désireux de bénéficier de l’esprit de Noël ; esprit incarné par une variante hivernale des aliments de base achetables dans des caravanes (crêpes, gaufres, churros, hot-dogs) ; ce qui fait « Noël », ce sont les marrons chauds (pas grillés dans des caddies, mais dans des cahutes blanches), le vin chaud et les bonnets rouges et blancs des personnes qui servent. La musique aussi. Des rengaines type « ascenseur » agrémentées de grelots, diffusées par des haut-parleurs qui crachotent. La classe. Sans compter les filles déguisées en poules jaunes qui militent contre les poules élevées en batterie… Ne manque que la crêche vivante… - J’ai croisé mon voisin; si-si, celui-là…
Ce fut une ultime catastrophe, j’arborais mon sweat-shirt du marathon de NY (oui, je crâne), mais j’avais l’allure générale d’une grenouille asthmatique, le teint d’une poule de batterie et l’oeil torve d’un vendeur du marché de Noël. C’était au retour de mon premier footing post-marathon… No coment…
L’esprit de Noel…
Et voilà… on s’assoupi 2 minutes, on coure un marathon dans la grosse pomme, on divague sur des brèches spatio-temporelles, en un mot : on se relâche un moment et paf ! Quand on ré-ouvre les yeux, la grande attaque a commencé… l’’esprit de Noël plane sur la ville…
Ca commence insidieusement : quelques hommes en vert ou en orange qui grimpent aux arbres le matin aux heures pointe, des câbles qui traînent négligemment dans les rues, des boules rouges et blanches qui éclosent aux coins des vitrines… on n’y prête pas spécialement attention, tout occupés que nous sommes à récupérer musculairement ou à perdre les kilos post-exploit sportif, ou à lire des BD, ou à danser la lambada, à écrire des sketches, que sais-je…
Et d’un coup, sans prévenir, explosent sous nos yeux ébaubis et incrédules les manifestations du grand esprit : les rues sont illuminées, les vitrines décorées, les murs recouverts d’affiches rouges et blanches, quel que soit le produit à vendre… damned… c’est Noël dans 1 mois… et on n’a rien vu venir !
Noël, synonyme de courses effrénées dans les boutiques (même si on a juré que NON, cette année on ne se fait pas de cadeaux), d’embouteillages abominables même les dimanches, de musiques doucereuses dans tous les magasins, de pubs assommantes, de tracts couverts de rennes, de lutins et d’hommes aux couleurs de coca-cola… En plus cette année ça tombe un dimanche, donc aucun répit pour les guerriers de la grande festivité familiale. Décembre 2011 : pas le temps d’aller chez le coiffeur ou de repasser sa robe : samedi tu t’épuiseras, dimanche tu ripailleras, lundi tu travailleras…
Cette années, les Champs Elysées la jouent « déco spatiale », façon mathématique ; sphères et couleurs primaires. La densité humaine y est tellement élevée que la température y est supérieure à tout le reste de la capitale. La preuve : certaines sortent jambes nues.
Les magasins débordent de chalands pressés, l’œil hagard et la démarche saccadée. Ils ont aussi installé un marché de Noël. La pire arnaque possible : en général on y trouve des horreurs chères et inutiles. L’esprit de Noël plane sur tous, rendant chacun hystérique et agressif, ornant de rouge sang le tour des yeux des grands-mères et coiffant d’écume la moustache des dignes pères de famille…
Le compte à rebours à commencé, ami consommateur…
Le paradis à partir de 6€90/mois.
C’est ce que propose Bouygues. Pas mal, non ? …le paradis… j’ignorais qu’on pouvait l’atteindre en payant, mais si ça peut compenser certains écarts de comportement, pourquoi pas. (Ce sont les nouveaux forfaits Eden…)
Alooooors… on plusieurs possibilités :
– 6€90: c’est la base; le truc le plus méchant du mois aura été de refuser de monter dans l’ascenseur avec le femme de votre voisin sexy. Le plus compliqué étant de trouver un prétexte.
– 14€90 : c’est si on a été moyennement méchant. C’est au lieu de monter un chemin de pierres à genoux.
– 21€90 : on a été un peu vicieux. Mais ça évite le fouet et les lamentations…
– 34€90 : On a été carrément mauvais ; façon DSK ou Berlusconi (comme ça par exemple:)
A notre époque perturbée, le téléphone est ses multiples possibilités serait donc nirvanesque. Il est déjà plutôt omniprésent et omniscient.. alors de là à franchir le pas qui en fait un objet divin…
L’être humaine a donc besoin d’un paradis pour se sentir pleinement épanoui ? Sans doute.
Dans sa version primaire, l’accession au paradis sous-tendait un comportement ayant trait à l’aspect religieux de nos actes. Mais l’époque évolue (O tempora! O mores!) et Monsieur Bouygues, se sentant parfaitement légitime dans le rôle d’un hypothétique Dieu œuvrant pour notre bien et profitant de la marche universelle de l’acquisition de tout et de tous grâce à l’argent, permet maintenant à tout un chacun de s’offrir le repos éternel et le permanent bonheur.Pour moins de 35€ par mois, quels que soient nos actes, la rédemption est promise par les publicitaires de Bouygues.
Une question tout de même : la qualité du paradis est-elle en rapport avec le montant versé ?
Si 14€90 c’est pour danser la lambada avec St Pierre en robe de bure sur fond d’usines désaffectées, je préfère tabler sur 34€90 et zouker avec Georges Clooney (dès qu’il aura fini ses guignolades au café) sur une plage de sable blanc…
Personnellement j’aurais plutôt tendance à considérer le téléphone (maintenant on dit « Smartphone », ça doit signifier que c’est un outil intelligent…) comme un suppôt de Satan traitreusement infiltré dans le quotidien de tous. Le téléphone, nouvel opium du peuple ; impossible pour certains de s’en passer ; plus désirable, plus petit, plus discret qu’un humain (plus facile à faire taire aussi)… insidieusement configuré pour devenir indispensable et incontournable, lien direct entre soi et le reste du monde… au centre du vortex de nos folles ambitions d’ubiquité…
Bientôt, il sera directement greffé dans le cerveau de chaque nouveau né et n’aura plus besoin de batterie ou périphériques. Toutes les informations transiteront directement par l’esprit… whaaaaaa…
En attendant, l‘utilisation du téléphone occasionne parfois certaines situations rocambolesques… ma préférence (ce qui suit est une histoire vraie) va à cette femme allongée sur la table du gynéco (donc dans le plus simple appareil et … les jambes en l’air…) qui ne s’est absolument pas démontée lorsque son précieux prolongement vital a émis un doux chant : elle s’est levée, a pris la conversation et l’a menée, nue, sur la chaise du cabinet médical… tout à fait détendue !
Sinon, quelques indélicats discutent de choses passionnantes et ne pouvant souffrir de délais dans les musées (j’ai failli assister à une rixe entre une jeune femme qui surveillait une expo et une femme plus âgée qui déambulait en braillant ses commentaires à Beaubourg…), d’autres le font à vélo (ce qui donne une conduite hasardeuse et sporadique), en scooter ou en voiture (même remarque), au cinéma, dans le train, le bus… tous ces détails croustillants des vies de nos congénères, jetés en pâture dans la mémoire collective… si on pouvait créer des containers à connerie, les éboueurs auraient du souci à se faire…
En conclusion, l’accès au paradis a l’air obligatoirement payant; cela signifierait-il que personne ne peut y accéder grâce à un comportement exemplaire? aurait-on tous quelque chose à se faire pardonner? gasp…
Les affranchis – Mais faites taire Sonia Devillers…
Je ne sais que dire… le débat prend sa source par ici…
Il y a encore quelques temps, « les affranchis » me procuraient une écoute plaisante et amusante. Quelque chose a changé mais je serais bien en peine de dire quoi… même équipe, mêmes thèmes de chroniques, même esprit… Peut être l’émission peine-t-elle à trouver son rythme et les auditeurs se mettent-ils à s’essouffler de leur côté ?
Les dernières émissions ont plus été des sujets d’exaspération que d’amusement ; le pire (pour moi) sont les gloussements répétitifs de Sonia Devillers: Un rire aigu et qui sonne faux s’élève à chacune des paroles d’un animateur ou chroniqueur ; parfois il tombe à peu près juste (à savoir au bon moment et parmi d’autres rires) parfois il est tellement inapproprié qu’il met mal à l’aise ; une scie, un grelot trop fort. Soudaine envie de bâillonner l’impétrante et de lui faire écouter en boucle « A toutes les filles » de Didier Barbelivien… D’un autre côté, quelqu’un de plus influent que moi a dû lui en faire la remarque parce qu’on l’entend moins dans les dernières émissions…
Bon, sans doute les consignes sont-elles de donner une impression de franche joie partagée et d’ambiance détendue, mais là c’est un peu trop… et l’humour ne s’accorde pas avec tous les thèmes et tous les invités, n’est pas Desproges qui veut… L’une des émissions de ce mois-ci a été tellement ponctuée de blancs et de vides, dans lesquels on entendait distinctement résonner les pensées affolées sous les crânes des animateurs, que l’envie de créer une diversion en chantant ou en faisant des claquettes sur une table du studio a dû traverser l’esprit de plus d’un membre du public…
Ajoutez à cela la guerre Morin/Lacroix, l’un se moquant de l’autre avec verve et suscitant des rires non déguisés, l’autre, un tantinet vexé, affutant se répliques et parades pour les utiliser … dans l’émission suivante, les flatteurs professionnels qui ne semblent pas savoir comment tirer leur épingle du jeu et les multiples « nouveaux » chroniqueurs qui ne font qu’un petit tour et puis s’en vont… Avec toute la meilleure volonté du monde, on fini par se lasser!
Pourquoi ne pas se contenter des animateurs ou chroniqueurs qui ont réellement quelque chose à dire (D.Morin, les comiques Ben et Thomas VDB, M. Clomant, A. Afanoukoé) et laisser les autres trouver leur style hors antenne ? Et qu’est devenue Sophia Aram qui a pourtant démarré dans l’équipe ? Et pourquoi ne pas faire appel à Trinidad ? Quitte à garder le concept initial, autant assurer ses arrières…
Quand au pendant des « Affranchis » côté RTL, à savoir «A la bonne heure », le niveau est descendu d’un cran et l’humour en est tellement galvaudé qu’on a peine pour certains invités.
Ce qui est réellement dommage c’est que réunies, les deux émissions feraient un tabac… On pourrait lui trouver un titre sympa comme … « Le fou du Roi »…
L’espion qui vous aimait…
En 1977, pour sauver le monde, James Bond affronte Requin (le vrai, pas mon poisson rouge). 007 est « L’espion qui m’aimait » et fait rêver des millions de spectatrices.
34 ans plus tard, l’espion ne vous aime plus : il vous hait et veut vous traquer, tout connaître de votre vie.
Pour ceux qui se sentent l’âme voyeuse, vous trouverez ici : http://www.espion-gsm.com/flexispy-iphone/ tout un tas de détails croustillants sur la façon dont vous pourrez asservir le monde ; enfin, le monde qui gravite autour de vous ; et que vous ne méritez vraisemblablement pas.
J’ai déjà eu l’occasion récente de donner mon avis sur l’application « mon fils est-il gay », qui semble finalement bien innocente au regard de cette aberation qu’est «Flexispy».
Ceux qui ont envie de pirater la vie de leurs proches peuvent s’adonner à leurs déviances sans crainte:
– Vous voulez savoir où se trouve votre meilleure amie ? Localisez-la sans lui demander puis vérifiez qu’elle ne vous ment pas : qu’elle n’est pas chez H&M comme elle le prétend, mais chez Colette, histoire de s’acheter une tenue plus tendance que vous pour l’anniversaire de Kimberley…
– Vous voulez savoir ce que pensent de vous vos collègues ? Prétextez une pause-pipi urgente et écoutez-les déblatérer depuis votre discret poste de surveillance, connecté directement sur le portable de Ginette…
– Vous mourrez d’envie de savoir ce que vos copains écrivent sur vous ? Interceptez leurs emails et créez vos propres réponses depuis leurs boîtes mail…
– Vous suspectez votre jules de ne pas vous être totalement fidèle ? Piratez ses sms… prochaine étape : la laisse et le collier étrangleur.
– Vous voulez vérifier que votre femme suit bien son régime? quelques touches cliquées et vous recevez en direct le relevé calorique de son repas du midi…
C’est génial non ? Le pouvoir suprême d’emmerder le monde pour quelques centaines de dollars… Cessons de nous parler et de nous faire confiance : espionnons-nous…Il existe même des forums de gens bien intentionnés qui s’échangent leur trucs…
A quand une appli i-phone qui permettra la téléportation dans le lieu ou se trouve le téléphone appelé ? Ce serait encore mieux : apparaître sur le lieu présumé du scandale…
Vous composez le numéro de votre correspondant puis vous posez, immobile devant votre téléphone. En quelque secondes vous êtes intégralement décomposé en en nanoparticules qui se trouvent codées et accolées à une clef de contrôle (l’équivalent de votre clé RIB).
Vous transitez par les ondes, dans un tourbillon numérique, puis vous êtes décodés par le téléphone de votre correspondant et vous vous rematérialisez devant lui, intact, prêt (e) à la riposte. DSK n’a qu’à bien se tenir…
Evidemment, en cas de panne de réseau ou de perturbations, il faut prendre garde à ne pas percuter d’autre i-phone-travellers assoiffés de vengeance, au risque de perdre quelques particules et/ou de vous trouvez mixé avec d’autres.
Evidement, il ne faut pas que votre interlocuteur décide subitement de couper son téléphone: vous risqueriez de vous trouver errant dans l’espace numérique, totalement disloqué. A moins de n’avoir envie de flirter avec des avatars ou des pseudos, ce n’est pas une vie rêvée…
Evidemment, il faudra payer ses factures, au risque de se trouver puni et coincé dans une fibre optique. Ou pire, pour les mauvais payeurs, fondu et intégré au réseau cuivre non raccordé…
Mais dans tous les autres cas, c’est-à-dire :
– Vos amis (que vous ne méritez pas) laissent leur téléphone allumé
– Vous payez votre téléphone
– Il n’y a pas de pannes sur le réseau (il va bien falloir choisir votre moment)
Vous êtes devenu un nouveau vengeur de l’espace.
Pour peu que l’on puisse coupler cette appli avec une appli « transformeur » (qui vous permet, pendant le voyage, d’acquérir le physique adéquat avec la conversation à venir) vous voilà paré(e) pour faire régner l’ordre.
Une fois de plus, ce n’est pas tant le fait que des gens achètent ce genre d’applis qui m’étourdi que le fait qu’il existe des esprits pervers et suffisamment détraqués pour les créer…
