L’esprit de Noel…

Et voilà… on s’assoupi 2 minutes, on coure un marathon dans la grosse pomme, on divague sur des brèches spatio-temporelles, en un mot : on se relâche un moment et paf ! Quand on ré-ouvre les yeux, la grande attaque a commencé… l’’esprit de Noël plane sur la ville…

Ca commence insidieusement : quelques hommes en vert ou en orange qui grimpent aux arbres le matin aux heures pointe, des câbles qui traînent négligemment dans les rues, des boules rouges et blanches qui éclosent aux coins des vitrines… on n’y  prête pas spécialement attention, tout occupés que nous sommes à récupérer musculairement ou à perdre les kilos post-exploit sportif, ou à lire des BD, ou à danser la lambada, à écrire des sketches, que sais-je…

Et d’un coup, sans prévenir, explosent sous nos yeux ébaubis et incrédules  les manifestations du grand esprit : les rues sont illuminées, les vitrines décorées, les murs recouverts d’affiches rouges et blanches, quel que soit le produit à vendre… damned… c’est Noël dans 1 mois… et on n’a rien vu venir !

Noël, synonyme de courses effrénées dans les boutiques (même si on a juré que NON, cette année on ne se fait pas de cadeaux), d’embouteillages abominables même les dimanches, de musiques doucereuses dans tous les magasins, de pubs assommantes, de tracts couverts de rennes, de lutins et d’hommes aux couleurs de coca-cola… En plus cette année ça tombe un dimanche, donc aucun répit pour les guerriers de la grande festivité familiale. Décembre 2011 : pas le temps d’aller chez le coiffeur ou de repasser sa robe : samedi tu t’épuiseras, dimanche tu ripailleras, lundi tu travailleras…

 Cette années, les Champs Elysées la jouent « déco spatiale », façon mathématique ; sphères et couleurs primaires. La densité humaine y est tellement élevée que la température y est supérieure à tout le reste de la capitale. La preuve : certaines sortent jambes nues.
Les magasins débordent de chalands pressés, l’œil hagard et la démarche saccadée. Ils ont aussi installé un marché de Noël. La pire arnaque possible : en général on y trouve des horreurs chères et inutiles. L’esprit de Noël plane sur tous, rendant chacun hystérique et agressif, ornant de rouge sang le tour des yeux des grands-mères et coiffant d’écume la moustache des dignes pères de famille…

 Le compte à rebours à commencé, ami consommateur…

 

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Publié le 28 novembre 2011, dans La fée pétasse, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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