Archives d’Auteur: geckobleu007

Sommes-nous des assistés en pleine régression?

D’abord il y a eu le téléphone portable. Nous avons soudainement oublié de nous organiser et sommes devenus incapables d’autonomie. Nous sommes tous en retard, perdus, oublions les codes d’accès, les lieux de rendez-vous… (Les plus atteints changent les lieux et/ou horaires des rendez-vous à la dernière seconde) ; en entreprise, le téléphone portable vous rend accessible à toute heure et n’importe où et vous êtes tenu de répondre dans la seconde. Sinon le monde menace de s’écrouler…

 Après, le téléphone portable est devenu « intelligent ». C’est-à-dire qu’il vous donne accès à tout et en permanence. Aucune excuse pour ne pas lire vos mails (et y répondre dans la seconde, sinon le monde s’écroule), vous perdre (le monde est cartographié dans votre poche), oublier une information…
Avec les outils de localisation, vous êtes même traçable en permanence. Facebook donne ainsi à vos amis (virtuels, supposés, connus ou non, ceux de la vraie vie) la possibilité de savoir en temps réel où vous êtes. C’est formidable de vous suivre dans vos pérégrinations, de savoir que vous êtes au Mac Do après avoir fait vos courses et que là, précisément vous êtes dans le métro. Quel pied… plus besoin de raconter votre journée le soir… tout le monde sait tout. Si vous avez pris la précaution de laisser de subtils commentaires « trop top le big mac », «  c’est d’la balle les derniers chocapicks » ou « mon nouveau slim déchire » (ce qui peut être une vérité première) à chacune de vos activités passionnantes de la journée, vous pouvez même éviter de voir vos amis. Quel gain de temps: des heures de plus devant la télé!!

 On devrait imaginer un système de points (d’ailleurs je suis étonnée que les publicitaires mes amis n’y aient pas déjà pensé) : en fonction du lieu où vous vous trouvez et de la pertinence du commentaire que vous infligez aux réseaux sociaux, votre compte « points de vie urbaine » sera crédité d’un nombre de points variable. Par exemple, dans une boutique de chaussures vous laissez le com ‘ « ouah… je viens de prendre 8 cm » (valable pour les filles, est-il besoin de préciser), vous gagnez 5 points ; chez Carrefour, com’ « je choisis mes yaourts », 2 points ; à la banque, com’ «bande d’arnaqueurs », 10 points ; chez le coiffeur, com’ «Aidez moi à choisir la couleur, j’ai 3 mn », 8 points ( à cause de la prise de risque) ; si vos pas vous conduisent dans un musée, jackpot… même sans com’, 20 points.
Etc etc.
Après, chaque semaine, s’affiche le palmarès des 10 comptes les plus crédités. Et si êtes l’heureux gagnant, votre photo qui circule sur le net comme une mouche sous cocaïne dans un gobelet (transparent le gobelet, et retourné). Super non ? Le début de la gloire pour ceux et celles qui ont raté les sélections des dernières émissions de téléréalité.

Mais il y a mieux.
Si.
Il existe une puce qui, fixée sur les vêtements de vos enfants, vous indique si leur niveau de température est alarmant. Plus besoin de toucher votre bambin, un simple coup d’œil suffit : la puce est verte, il va bien ; bleue : il a froid ; rouge, appelez les urgences. Jaune : il a faim ; violette : il veut regarder la télé ; rose : il a soif ;…

Commercialement, la puce est une manne ; bientôt nos jeans (slims ou pas) vont nous trahir
Nos habitudes les plus inavouables seront tracées, archivées, croisées et aboutiront à nous classifier dans ces catégories de consommateurs potentiels quasiment sans possibilité d’erreur. Demain, plus besoin d’aller faire de courses : le livreur sonnera avec des sacs pleins exactement de ce que vous auriez acheté. La télé ne passera que les programmes que vous auriez sélectionnés. Les marques de prêt-à-porter vous feront parvenir les vêtements (qui vous iront parfaitement) que vous auriez choisis

Rhaaaaaargh…. 1984….

 Expérience : au même titre que certains font des « journées sans télé », je propose une « journée sans téléphone »… ceux qui tiendront sans un seul accès d’énervement auront droit à 20 sms gratuits…

 

 

 

… Funèbre…

Récemment j’entendais à la radio qu’il existe des pompes funèbres low-cost.

 Mon premier réflexe étant comme d’habitude de googliser l’information, je découvre tout d’abord avec perplexité que la recherche de « funérailles low-cost » dans Google renvoie « Easy-jet » dans les 3 premiers sites trouvés.
C’est troublant mais à la réflexion, en effet, un bon accident d’avion est radical et l’économie peut être substantielle; encore faudrait-il être sûr que l’avion va prendre feu ou exploser en vol. A ce jour et après une enquête poussée, je n’ai pas encore trouvé de moyen d’obtenir la liste des vols qui vont avoir un accident duquel personne ne réchappera. Ni de proposition de dernier voyage ou de treck vers le Nirvana ou le Paradis. Ca pourrait être une bonne idée.

 Donc funérailles low-cost. C’est curieusement raccord avec mes activités culturelles : Ayant entamé la série « 6 feet under », (au début j’ai eu un peu de mal à m’habituer au fait que Dexter y a l’un des rôles principaux (au moins le comédien a-t-il un fil rouge dans le choix de ses personnages… d’embaumer des corps il passe au découpage…)) je suis devenue familière des problèmes liés à cet étrange métier de … comment pourrait-on dire? Pompeur funèbre? Pompe-funébreur?… croque-mort a un petit côté « Lucky-Luke » un peu plus fun….
Donc oui, c’est coûteux et oui aussi, c’est difficile à appréhender. De là à imaginer un service « tout compris » économique, il n’y a qu’un pas. Qui a été franchi. J’attends avec impatience la smartbox associée…
D’un autre côté, vu la piètre qualité des services rendus par les compagnies Low-cost, groupon ou autres prestations dites « économiques », on peut imaginer que dans ce cas extrême, au moins les clients ne se plaindront pas… A moins de communiqer depuis l’au-delà, ce qui est maintenant possible…

 En effet, l’hiver dernier passait dans les pubs au cinéma une annonce totalement hallucinante (je ne l’ai vue qu’une fois) à propos d’un service internet qui propose de faire revivre ses clients après leur mort en envoyant à leur place une série de messages, vidéos, photos aux personnes et aux dates désignées par eux.
Ce qui signifie qu’il y des tarés qui espèrent vivre en collectant des messages à faire parvenir à titre posthume. Ils sont, je n’ai hélas rien inventé.
Cela offre la possibilité d’expérimenter des surprises réjouissantes…Le matin de son anniversaire de 30 ans, par exemple, ouvrir sa boîte mail et y trouver une photo de l’oncle Georges tout sourire qui nous souhaite une belle journée. Et pourtant on nous avait soutenu depuis 25 ans que l’oncle Georges était au ciel avec les anges et les majorettes (les publicitaires et les banquiers sont en enfer, c’est inscrit dans leur patrimoine génétique).
Ou alors une mère un peu envahissante peut décider de continuer à faire partie de la vie de ses enfants par le biais d’un envoi de messages réguliers.
On doit même pouvoir mettre au point un automate qui expédie à intervalles planifiés des messages indispensables comme ceux qui rappellent les grands évènements familiaux (anniversaires, fêtes, …).

Horreur.

Ceux qui ont conçu ça sont sans doute accros à la cocaïne, mais que penser de ceux qui ont recours à ces services ? il faut être un dangereux malade pour imaginer qu’une incursion électronique de ce type puisse apporter autre chose que de la colère ou du dégout. Enfin, opinion somme toute personnelle. Comment gérer un deuil qui n’en fini pas ? A moins de créer des configurations spéciales dans les messageries, pour mettre de côté tous les messages pouvant émaner de morts, je ne vois pas trop.
Et rien que d’envisager de faire ça est en soi assez glaçant.

Nous vivons une époque étrange…

 

Plussss rien, plus rien, + rien

Compliqué la langue française…

Par exemple, « plus » qui peut à la fois vouloir dire « plusss » dans le sens «encore et encore » (…et ça continue…) ou bien « plu » dans le sens « ben, c’est fini ». Sauf que dans certaines phrases, les deux peuvent faire sens.
Maintenant que j’écris (bien obligé, le lézard a autre chose à faire), je me pose des questions étranges. Genre « rien » associé à « plus », ça peut donner « plus rien » ce qui veut dire « on est au bout » et non pas « plussss rien », qui n’a pas de sens. Quoi que ce soit « plussss rien », ça fait toujours quoi que ce soit.

Si on veut plussss de quelque chose qui n’est rien, il faut écrire « plus de rien ». « Je veux plus de rien ». C’est-à-dire : Je veux plussss de rien, donc  du rien et du rien et encore du rien. Mais « plusss de rien », ça fait toujours rien. Alors que « je veux plus de rien » peut aussi vouloir dire que je ne veux pas avoir quoi que ce soit de plusss. Mais il manque la négation me direz vous. Oui, il faudrait dire « je NE veux PLUS de rien » pour bien faire comprendre que l’on ne veut strictement rien de plusss.

Donc « NE » devant « PLUS » fait que l’on ne prononce pas le « S ». Au passage, notez que je viens de découvrir une règle de la langue française… J’suis trop fort…

Mais aussi « de rien » est une forme de politesse employée pour répondre à un remerciement. Merci, de rien.
Donc, si on extrapole un peu « je veux plus de rien » ça devient quoi ? Quelqu’un remercie et on lui annonce qu’on souhaite obtenir pluss de quelque chose, mais de rien quand même.
Donc, donne m’en plusss, mais ce plusss est du rien. Compliqué non ?

 D’un autre côté, « rien » est une notion très subjective. « Rien » pour moi peut être « beaucoup » pour quelqu’un d’autre. Si courir 30 mn c’est « rien » pour moi, 30 mn représentent un effort considérable pour ma voisine. Pas celle que j’kife, l’autre.

Donc, être d’accord avec rien peut signifier être d’accord en fait. Ca dépend du rien et de la personne à laquelle on s’adresse. Genre, ma voisine (celle que je kife) me dit « viens on va courir  30 mn », je réponds pas « c’est rien » (je suis un gentleman), mais je pense « c’est rien » et j’y vais. Je suis d’accord avec rien. Mais si ma voisine (celle que je kife pas) me dit « viens on va courir 30mn », je lui dit « ouhla… mais c’est pas rien » et là, je dis que je suis super –crevé et que ces 30mn vont m’achever. Donc  je ne suis pas d’accord avec ce rien là qui n’est pas un rien.

Là, on ne me suit plus je crois. Encore que, ceux qui ont lu jusque là n’ont vraiment rien à faire de leur dimanche… vous avez voté au moins ? Bande de bons à plus ?

D’ailleurs ça me fait réaliser que « je suis » peut vouloir dire « je suis » de « être ou ne pas être, là est la question » (donc j’ai une entité physique et perceptible) ou « je suis » de «je me mets derrière vous et je marche »

Ce qui fait que « je suis rien » peut aussi bien signifier « je me mets derrière rien pour continuer ma route » que «mon moi n’a pas de sens ».

Et « je suis plus rien » ? «  je suis » + « rien » ? soit « je suis » ou « je me mets derrière plusss de rien » ?

 Ah… j’voulais vous dire, il se passe des choses étranges : cette semaine j’ai été tagger un peu et j’ai été suivi par une grande blonde costaud qui m’a regardé avec beaucoup d’attention ; à la fin, elle m’a applaudi et elle m’a aussi aidé à porter mes bombes et mes chiffons. Elle ne m’a rien dit. En partant, elle a glissé dans ma poche la photo d’un dessin. On dirait un ange. A la craie. Bientôt il va s’effacer, il ne sera plus rien.

 Aloooors ? « Etre ou ne pas être » ou « suivre ou ne pas suivre » ? Telle est la question ? Allez tchao, j’vous kife tous!

 

 

From Kevin with Kiff

‘Jour tout le monde…

C’est Kevin qui vous écrit aujourd’hui. Le Gecko a trop de taf’ à la bourre, elle me laisse la page !
Je vais essayer de remplir, mais c’est pas trop mon kif. Mon kif à moi, vous le savez, c’est le tag…

Alors je vais commencer par vous donner une image… un petit mix de mes sources d’inspiration… comme ça vous me connaitrez un peu. Un tout petit peu. Mieux ?

 

Pour les mots, j’ai un pote, c’est Will. J’l’ai découvert au ciné, mais ma mère m’a dit qu’en vrai c’est un écrivain. Anglais. Ca donne envie d’apprendre. L’anglais…
To be or not to be… Mourir…dormir. Rêver peut-être?

 Will dit « Des mouches aux mains d’enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s’amuser.  »

Et sur l’amour, le grand mystère, il a dit : « L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme.  »

Mais Desproges a dit

« L’amour… il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. A partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire.  »

Alors, je me tais avec l’âme ? Comment je peux faire ça ?

Et je suis ou pas ? Je suis quoi, je suis qui ? Une mouche ? Les Dieux existent ? Lesquels ? Ambroisie ? Opium ?

 Pfff… j’suis perdu moi… j’préfère les images…
Allez, tchô à tous,


J’vous kiffe

http://www.youtube.com/watch?v=RcxRMikZrbY merci Patty-Puck

Pâques attack…

En ce week-end Pascal durant lequel me sont dus respect et obéissance (et dévotion et admiration sans borne et révérence, entre autres) il se passe dans notre belle capitale des choses peu communes.

Tout d’abord, un individu très chevelu muni d’une valise rôde dans le Nord de Paris. Il aurait été aperçu à plusieurs reprises entre 2h et 4h du matin, vêtu d’un long manteau de plumes vertes, une valise à bout de bras, émettant des ricanements hystériques tout en chantant des chants grégoriens. Son comportement est toujours le même : il  repère les parkings réservés aux deux-roues, s’en approche en faisant quelques entrechats, puis, une fois parvenu sur le lieux de ses attentions, il essaye systématiquement les scooters de marque japonaise.
Le rituel est immuable : Il prend place sur la selle, lève les jambes vers le haut comme dans une tentative pour se laisser glisser, puis secoue les pieds en poussant un cri guttural glaçant. S’il tombe, il se relève en jurant dans un langage inconnu, puis passe au véhicule suivant.
S’il ne tombe pas, il essaye de fixer sa valise (d’un gabarit impressionnant) au crochet réservé à cet effet en dessous du guidon. Parfois il donne quelques coups de pieds dans la valise pour la coincer, parfois, si la valise ne peut être accrochée correctement, il se contente de l’observer longuement en reniflant et (semble—t-il) en pleurant.
Si la valise tient et que la selle ne glisse pas, il scande des formules cabalistiques en regardant fixement le démarreur, comme s’il souhaitant que l’engin démarre sans clé. L’engin ne démarrant pas, il passe au suivant non sans avoir poussé un grand cri de dépit.

Cet individu, à priori inoffensif malgré son apparence inquiétante, aurait été fortement traumatisé par le vol d’un scooter auquel il était très attaché, mais sur lequel il aurait oublié la clé… Cet évènement malheureux l’aurait définitivement fait sombrer dans la folie.

 Pendant ce temps, le sud de Paris et certaines villes de proche banlieue sont la scène de curieux vols : une grande jeune femme, décrite unanimement comme blonde et d’une force spectaculaire, aborde à proximité des pâtisseries les personnes ayant acheté du chocolat. Elle les force à lui céder leurs achats (uniquement le chocolat au lait et pas les sujets en forme de cloche) et pense les dédommager en leur donnant en échange des barres de régime Dukan.
De la même façon, elle rackette les consommateurs ayant fait leurs courses dans les supermarchés. Elle semble néanmoins sélectionner certaines marques de chocolat, une enquête est en cours pour déterminer lesquelles.
Ces vols sont sans doute à rapprocher des récentes disparitions de mannequins anorexiques suite à la fashion week de Paris en début de mois dernier. L’une d’entre elles, après avoir réussi à échapper à sa geôlière, à décrit celle-ci comme « une grande blonde faisant au moins du 38 , impossible à habiller», d’une force peu commune, et les obligeant à manger des plats lourds et gras et à boire des sodas.
Le jeune mannequin, qui a pris 5 kg en deux jours, a été pris en charge par une cellule psychologique. Les experts pensent que sa carrière est en passe d’être remise en question.

Les trois jours de ce long week-end étant dédiés à l’ingestion massive de chocolat, les journaux attirent votre attention sur les risques encourus sortir de boutiques si vous êtes consommateurs.
Si vous êtes mannequins, essayez de ne pas sortir de chez vous; faites-vous livrer des pizzas, vous verrez, on survit.
De même, les propriétaires de scooters de marques japonaises sont invités à être prudents s’ils sont amenés à croiser des rôdeurs portant une valise.
Le scooteristes amateurs de chocolat sont fortement encouragés à redoubler de prudence au moins jusqu’à mardi prochain.
Il n’existe pas de mannequin scooteriste, ou alors ce sont des cerfs-volants, pour vous pas de consignes particulière.

 Et vous êtes tous cordialement invités à vous rendre à l’expo Tim Burton qui a lieu actuellement à la cinémathèque de Bercy…