Archives du blog

… Funèbre…

Récemment j’entendais à la radio qu’il existe des pompes funèbres low-cost.

 Mon premier réflexe étant comme d’habitude de googliser l’information, je découvre tout d’abord avec perplexité que la recherche de « funérailles low-cost » dans Google renvoie « Easy-jet » dans les 3 premiers sites trouvés.
C’est troublant mais à la réflexion, en effet, un bon accident d’avion est radical et l’économie peut être substantielle; encore faudrait-il être sûr que l’avion va prendre feu ou exploser en vol. A ce jour et après une enquête poussée, je n’ai pas encore trouvé de moyen d’obtenir la liste des vols qui vont avoir un accident duquel personne ne réchappera. Ni de proposition de dernier voyage ou de treck vers le Nirvana ou le Paradis. Ca pourrait être une bonne idée.

 Donc funérailles low-cost. C’est curieusement raccord avec mes activités culturelles : Ayant entamé la série « 6 feet under », (au début j’ai eu un peu de mal à m’habituer au fait que Dexter y a l’un des rôles principaux (au moins le comédien a-t-il un fil rouge dans le choix de ses personnages… d’embaumer des corps il passe au découpage…)) je suis devenue familière des problèmes liés à cet étrange métier de … comment pourrait-on dire? Pompeur funèbre? Pompe-funébreur?… croque-mort a un petit côté « Lucky-Luke » un peu plus fun….
Donc oui, c’est coûteux et oui aussi, c’est difficile à appréhender. De là à imaginer un service « tout compris » économique, il n’y a qu’un pas. Qui a été franchi. J’attends avec impatience la smartbox associée…
D’un autre côté, vu la piètre qualité des services rendus par les compagnies Low-cost, groupon ou autres prestations dites « économiques », on peut imaginer que dans ce cas extrême, au moins les clients ne se plaindront pas… A moins de communiqer depuis l’au-delà, ce qui est maintenant possible…

 En effet, l’hiver dernier passait dans les pubs au cinéma une annonce totalement hallucinante (je ne l’ai vue qu’une fois) à propos d’un service internet qui propose de faire revivre ses clients après leur mort en envoyant à leur place une série de messages, vidéos, photos aux personnes et aux dates désignées par eux.
Ce qui signifie qu’il y des tarés qui espèrent vivre en collectant des messages à faire parvenir à titre posthume. Ils sont, je n’ai hélas rien inventé.
Cela offre la possibilité d’expérimenter des surprises réjouissantes…Le matin de son anniversaire de 30 ans, par exemple, ouvrir sa boîte mail et y trouver une photo de l’oncle Georges tout sourire qui nous souhaite une belle journée. Et pourtant on nous avait soutenu depuis 25 ans que l’oncle Georges était au ciel avec les anges et les majorettes (les publicitaires et les banquiers sont en enfer, c’est inscrit dans leur patrimoine génétique).
Ou alors une mère un peu envahissante peut décider de continuer à faire partie de la vie de ses enfants par le biais d’un envoi de messages réguliers.
On doit même pouvoir mettre au point un automate qui expédie à intervalles planifiés des messages indispensables comme ceux qui rappellent les grands évènements familiaux (anniversaires, fêtes, …).

Horreur.

Ceux qui ont conçu ça sont sans doute accros à la cocaïne, mais que penser de ceux qui ont recours à ces services ? il faut être un dangereux malade pour imaginer qu’une incursion électronique de ce type puisse apporter autre chose que de la colère ou du dégout. Enfin, opinion somme toute personnelle. Comment gérer un deuil qui n’en fini pas ? A moins de créer des configurations spéciales dans les messageries, pour mettre de côté tous les messages pouvant émaner de morts, je ne vois pas trop.
Et rien que d’envisager de faire ça est en soi assez glaçant.

Nous vivons une époque étrange…

 

Publicités

Conseils printaniers

Le printemps pointe son nez et avec lui… différents syndromes très saisonniers, parfaitement cycliques et reconnaissables sur lesquels il me semble opportun de faire un point.
Avant de commencer, j’aimerais faire un petit aparté ; il semble que les hommes ne se sentent pas concernés par certains des thèmes abordés classiquement dans les textes issus de réflexions féminines. Que certains de ces messieurs se croient au dessus de nos basses préoccupations.
Une fois n’est pas coutume, je me permettrai donc de mettre en parallèle la vision féminine du débat et la vision féminine de la vision masculine du débat.
Pour ceux qui trouvent que ce n’est pas clair, je donne un exemple, basé sur le le syndrome dit « du bikini » : certains hommes (ayant pris la décision de ne jamais donner de noms ici, je ne trahirai pas ma source) estiment ne pas avoir besoin de prendre garde à leur tour de taille avant l’été. Grand bien leur fasse. Mais qu’ils ne négligent pas pour autant le test (simple et efficace) du miroir dans une cabine d’essayage.
Donc : vision féminine ; situation : la femme passe sont bikini de l’an dernier « AAAaaaAArgHHhhh… j’ai l’air de porter une taille 34 alors que je fais du 40… »
Vision féminine de la vision masculine ; situation : L’homme passe un shorty noir et parade devant le miroir en rentrant le ventre et bombant le torse. Il s’imagine qu’il va pouvoir conserver cette attitude pendant tout l’été (l’esprit masculin est radicalement optimiste)… et envisage 10 seconde de reprendre la course à pied. Mais il n’a pas les bonnes chaussures…
Fin de l’aparté et début des considérations sérieuses…

Avec l’arrivée du printemps, tocsin, trompettes, spirales lumineuses et danses de joie dans nos sandales de l’an dernier, fleurissent les éternelles résurgences et doutes …


Résurgence n°1 : j’ai grossi

Vision féminine : catastrophe, armoire pleine de vêtements immettables, fortunes investies dans des produits amincissants, kyrielle de repas sans goût et d’où seule persiste la sensation de manque…
Vision féminine de la vision masculine : pas concerné. Les hommes ne grossissent pas : ils ont du travail et pas de temps à perdre avec des futilités comme le sport en semaine ou les légumes…

Pas de panique ; déjà nos amis publicitaires vont vraisemblablement inventer un nouveau régime révolutionnaire qui fera vendre beaucoup de magasine et de substances inefficaces. Avec un peu de chance, cette année les laboratoires pharmaceutiques ne vont pas sortir de pilule mortelle, mais sans doute essayer d’inonder le marché de mélanges subtils à base de plantes …
Donc ayons confiance dans le monde merveilleux du marketing, et ne paniquons pas : les solutions vont affluer. Mais en gros, pas besoin d’être douée de vision du futur pour voir des jours sans fin passés à mâcher de la salade sans sauce et des galettes de riz, en alternance avec des séances d’abdos et de marche rapide. On aura droit de boire de l’eau et des tisanes de queues de cerise et de prendre un fruit tous les 3 jours. En prenant garder de mastiquer 250 fois chaque bouchée pour en pré-dissoudre les sucres.
Personnellement, je conseille d’éviter le carré de chocolat autorisé tous les 8 jours ¾ : il ne fait qu’entretenir une frustration déjà largement alimentée par l’ingestion de haricots insipides et de biscottes sans goût…
Ceux qui ne sont pas définitivement déprimés après quelques semaines de privations peuvent passer à la phase active de la remise en forme : le sport.


Résurgence n°2 : se mettre au sport

Vision féminine : achat d’une tenue de couleur appropriée, abonnement dans un club, recrutement de copines motivées sans lesquelles tout ça n’a pas de sens.
Vision féminine de la vision masculine : achat d’une tenue technique très coûteuse et en inadéquation totale avec le niveau pratiqué, abonnement dans une salle de sport, grandes discussions avec les copains sur les performances et les progrès, plus de temps passé à parader et parler fort de la pratique du sport que de temps passé à la pratique elle-même.
…Ceci n’est pas sans rappeler un adage, justifié par ailleurs…

« se mettre au sport » ne signifie pas forcément souffler, suer et souffrir lors d’interminables cours rythmés par une musique insupportablement forte et entouré de supermen ou superwomen qui n’ont pas l’air de faire me moindre effort pour réaliser les exercices… il y a d’autres alternatives comme, par exemple, aller courir en forêt ou dans un parc, aller danser en faisant abstraction des cocktails alcoolisés ou faire une demi-journée de shopping avec des lests de 1kg à chaque mollet (non ce n’est un truc de malade mental; c’est un truc qui permet d’optimiser astucieusement son temps).
Ayant testé ces 3 activités, je peux en rapidement faire un petit bilan :
          – Courir en forêt : super si on aime la boue, les pierres mesquines embusquées sous des feuilles mortes, les chiens en liberté et les VTT projecteurs de gouttelettes.
          – Courir dans un parc : présente l’avantage indéniable de permettre de croiser chaque personne courant dans le sens inverse 2 fois par tour. Donc pour une innocente tentative de drague, permet de se préparer à plusieurs rencontres avec l’objet de sa convoitise. Rencontre brève, certes, mais néanmoins réelle… le tout est de savoir agir promptement.
          – Aller danser : très bien si on ne redoute pas le contact rapproché avec des individus au QI proche de celui du bulot. Avantage indéniable : on peut revêtir son habit de lumière sans se poser la question de l’adéquation avec le dress-code de la soirée. Et croyez-moi, en fait d’habits de lumière, tout est permis…
          – Faire du shopping lesté : très bien pour les jambes, mais un peu compliqué à expliquer lorsque l’on soulève son jean (pas slim)  pour essayer une paire d’escarpins…

Résurgence 3 : Je n’ai rien à me mettre
…Pas forcément lié à la résurgence 1.

Vision féminine : Devant une garde-robe pleine à craquer, au moindre tiroir coincé par des vêtements tire-bouchonnés, à la moindre étagère débordante et aux cintres prêts à céder sous la pression des tenues empilées, on se dit que non, décidément rien de tout ça n’est portable ; pas de la bonne longueur, pas de la bonne couleur, trop petit, trop mou, impossible à assortir…
Vision féminine de ma vision masculine : l’unique jean est troué et irréparable, les t-shirt sont vrillés à force d’avoir été lavés et les chemises à manches courtes sont définitivement ringardes (mais ça fait 15 ans que je le dis). Et les baskets de sport, c’est moche. On ne parle pas à un homme qui porte des baskets de sport. Sauf dans le bois ou à la rigueur dans un parc et dans ce dernier cas seulement si l’homme au dessus des chaussures tourne dans le sens inverse de nous.

Ce problème récurrent de la vacuité du dressing peut être contourné par une stratégie imparable : posséder un jean sublime dont on ne se lasse pas. Celui qui va avec les escarpins vertigineux, les bottes en vinyle orange, les converses, les bottines branchées et les tongs en plastique. Celui qui s’accorde avec un dos nus sexy et un t-shirt street-art, ne paraît jamais ni trop propre ni trop sale, est suffisamment long pour être retroussé sur les chaussures branchées, assez près du corps sans être moulant (pire sans être cette abjection qu’est le « slim ») et (si possible) pourvu d’un détail fun mais discret. (Le mien a 2 petits rivets strassés oranges et l’intérieur des poches en tissus à motif exotique…)
Ajoutez à cela une ou deux paires de chaussures qui donnent une démarche de déesse du cat-walk et le tour est joué : On peut attendre les soldes…

Pour ceux dont la parade pré-printanière consiste à se mettre en entre parenthèse, voir en stand by, ne vous découragez pas : tout passe, tout casse, tout lasse, tout s’efface… ainsi va la vie et vive le mambo…spécial dédicace pour vous:  http://www.youtube.com/watch?v=ooh-SI-A824