Fée d’hiver

Fin de saison, envie de soleil et de légèreté… ça tombe bien, avec cette fabuleuse météo grise et froide…

Alors, quoi de neuf à l’Ouest ? On serait bien tentée de répondre « à l’ouest rien de nouveau »…. Mais il n’est pas dans nos manières de sombrer ainsi dans la facilité.
Tout d’abord, quelques rapides constats : au cinéma rien d’excitant, le « discours d’un roi » est aussi long, ennuyeux et convenu que s’il était psalmodié par une cohorte de nains monopodes et sous psychotropes, « Au-delà » reste bien en-deçà du vivant (en plus, il faut réellement avoir envie de voir Matt Damon gros et moche et triste, mais où es-tu, Jason Bourne ?) et « Black Swan » offre une approche un peu trop violente de la dualité schizophrène de l’artiste.
Le cygne noir au delà du discours du roi et rien hélas pour arrêter un tramway nommé désir.

Pas de pub débile à détourner, pas de chanson à faire pâlir d’envie Didier Barbelivien, pas de phénomène de foire à la télé… toujours les mêmes humoristes sur France Inter… Gasp.

Dans de tels moments de détresse, la femme en général et la blonde en particulier est bien tentée de noyer son ennui, son angoisse, sa détresse intellectuelle dans les achats compulsifs.
Compulsifs signifiant, dans le cas qui nous regarde : acquérir n’importe quoi sans aucun discernement pour éprouver une fraction de seconde le plaisir trompeur de la possession.
Ce qui donne : une collection de chaussures impossibles à porter, voir dans les cas extrêmes pas de la bonne pointure (ça arrive, il ne faut pas se moquer….), trois sacs de la même couleur et approximativement de la même taille, les différences (subtiles) résidant dans le nombre de poches qui ferment et dans la position de la sangle, un jean slim , des bijoux en plastique (c’est pas cher), une ombre à paupière fatale si on veux faire un remake du film (par ailleurs très bien) « tournée » mais totalement inutilisable dans d’autres circonstances, des livres au titre incompréhensible mais dont l’acquisition donne le sentiment de s’élever intellectuellement… à l’inverse, des magasines dont même les coiffeurs veulent se débarrasser, et la liste peut être encore très longue… allez, on y va pour le t-shirt trop petit mais dont la couleur est si jolie et la jupe dont le tissu finira bien par se détendre (cette dernière ne sera jamais portée : qui a envie de se sentir boudinée toute la journée ?)
Que celle qui n’a pas au moins 3 pantalons noirs dans son placard me jette le premier jean « temps des cerises »
Mais pourquoi, pourquoi tant d’acharnement dans l’acte d’achat ?
Outre le fait que certains articles ont un effet bénéfique immédiat (pour moi ce seraient les livres, dont la simple vue me donne l’impression de m’emplir de leur science), les autres sont bien souvent aussitôt achetés, aussitôt oubliés…  sans parler du déprimant sentiment d’être incapable de se maîtriser…

Alors, quoi ?
Le petit plaisir égoïste ? La compensation suite à un évènement (même mineur) frustrant ? Le sentiment enivrant d’avoir le pouvoir de changer de peau rien qu’en agitant sa carte bleue ? Si un nouveau jean (pas slim) changeait la vie, ça se saurait…Si quelqu’un a une réponse qui tient la route, je suis preneuse…

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Publié le 23 février 2011, dans La fée pétasse, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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