worm-spirit

Ou encore « snow-slug », voir « snow-trash-jungle mood » (mais là, il faut réellement avoir suivi)

De l’anglais « worm », ver.

L’esprit du ver, en quelques sortes. Pas forcement évident à comprendre…

De retour d’un séjour au ski durant lequel j’ai éprouvé cette sensation bien particulière je vais essayer de la détailler un peu.

Le worm-spirit est le sentiment envahissant que l’on peut éprouver quand on se trouve coincée  sur une planche de surf (des neiges)et quasiment à l’arrêt, sur un bout de piste bien plat, bien dégagé. On a les deux pieds liés, au mieux on repose sur un bord de piste damée, au pire on est sous 10cm de poudre. Ceux qui ont l’expérience du snow-boarder comprendront : pour avancer on a pas trop le choix .

          Un ami plein de compassion et chaussé de skis passe à portée de bâton : on saisi l’occasion et on se fait tracter. C’est là que l’on découvre si on est ou non parti avec des amis.

          Pas d’ami en vue, on déchausse un pied et on pousse. Ca donne chaud, c’est exaspérant de lenteur, ça glisse, on tombe… ça casse le look du héro des neige.

          Pas d’ami en vue et flemme de déchausser : on se tortille pour avancer, on sautille, on se trémousse, on se déhanche. Ceux qui gardent le souvenir d’un dessin animé de Tex Avery mettant en scène un asticot coiffé d’un haut de forme auront immédiatement compris de quoi il en retourne. Pour les autres, allez à cette adresse http://www.youtube.com/watch?v=mIYPlORqbDw&feature=PlayList&p=DD26CD526750EFE4&index=1 c’est exactement le type de déplacement dont il est question ici,au chapeau près. Pour l’histoire, on peut dire qu’elle n’a aucun rapport. A part les 2 secondes entre 2 :13 et 2 :15.

 

Ce tortillage frénétique obligé, surtout quand les autres skieurs passent allègrement et rapidement, a quelque chose de désagréablement réducteur. C’est le « worm spirit ». Alors que tout ce dont on rêve, c’est d’incarner ça http://www.youtube.com/watch?v=JpWtjJactKY , à partir de 4 :56, mention spéciale 6 :50 à 6 :53… je parle là du personnage vêtu de blanc, bien sûr…

 

Le worm-spirit ou la désagréable sensation de faire péniblement du sur-place quand tout aux alentours semble rapide et facile. Se sentir gluée au sol et impuissante alors que l’on se rêve aérienne, lumineuse, déliée, forte…

 

C’est une sensation que doivent ressentir les politiques de gauche, quand 2012 se profile et que rien ne semble vouloir évoluer. Ou les lecteurs de Marc Levy qui veulent réfléchir. Ou ceux qui ont les 45T de Didier Barbelivien à la place de ceux de Supertramp. C’est sûr que

« Elle a la peau couleur du soleil
Elle a le secret des abeilles
Elle sait comme on fait des enfants
Elle, c’est un avion blanc dans le ciel »

Ne tient pas la comparaison avec

“There are times when all the world’s asleep,
the questions run too deep
for such a simple man.
Won’t you please, please tell me what we’ve learned
I know it sounds absurd
but please tell me who I am.”

Question de goût.

Et oui, j’ai décidé d’accorder un break à Patrick Juvet.

 

 

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Publié le 3 février 2010, dans Extrapolations. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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