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Bad karma ou scoumoune?

Bien; il y a des périodes de la vie où …  des jours de la vie qui sont des bouches d’oubli (clin d’oeil à la noblesse parisienne qui reconnaîtra, si elle me lit..), des moments que l’on aimerait ignorer, où l’on souhaiterait  avoir une mémoire de poisson rouge (ou de salsero), c’est-à-dire 3 secondes. Des périodes durant lesquelles une somme totalement improbable de trucs désagréables arrivent en même temps.

Par exemple quand les déboires bancaires évoqués ici, déjà assez pénibles, se couplent avec … un casse postal… hé bien ça fait : un chèque à destination des impôts dérobé et encaissé par un quidam. Un scénario tellement pourri que même TF1 n’en voudrait pas. Même TF1 jugerait ça pas crédible.

Explication: Il existe des individus assez tordus pour braquer des postes, embarquer le courrier et falsifier les chèques qu’ils y trouvent.
Evidemment, c’est un business qui ne marche qu’à Noël… période d’envoi, non seulement de 4eme trimestre de TVA, mais de cadeaux financiers pour les petits-enfants, les enfants, les parents…  et ces individus sont suffisamment malfaisants pour braquer MA poste. Embarquer MON chèque. Falsifier MON chèque. Je ne vois que des publicitaires ou Patrick Juvet pour en avoir après moi comme ça.

Va expliquer ça à la police maintenant :
Moi  «  alors voilà, on m’en veut à mort, on essaye de me ruiner ; je pense que c’est Patrick Juvet, Didier Barbelivien ou un publicitaire drogué jusqu’à la moelle, voir les 3 réunis, qui complotent contre moi ; ils se sont associés à mon banquier qui n’aime pas que l’on transcrive ses propos incohérents pour les jetter en pâture au grand public».
L’agent de police : « quelles preuves avez-vous ».
Moi : « Quoi, vous ne me lisez pas chaque semaine ? »
…
… ‘faut que je fasse gaffe, je risque de finir en garde à vue…

Ajoutons à cela le technicien de Darty qui refuse d’admettre que mon lave-linge fuit (il croit que c’est un plaisir pervers de bloquer une matinée pour le faire venir ?), mon téléphone fixe qui a expiré après que je lui ai mis des piles (certes, il eu fallu des accus, mais c’est écrit en mini-caractères chinois sur une étiquette délavée) et le circuit électrique de la salle de bain qui fait clignoter l’éclairage et  fonctionner le sèche-cheveux en morse, tout ça dans les mêmes 10 jours, et je vais finir par croire au karma… j’ai dû faire un truc hautement répréhensible ces derniers temps, reste à cibler quoi.

Ah… ce soir j’ai croisé mon voisin dans le parking. Devinez quoi ? il descendait les poubelles, en jogging… de là à imaginer qu’il me lit… Aaaarghhhh….

Loi dite « du voisin sexy »

C’est un peu comme une loi de Murphy ou LEM (loi de l’emmerdement maximum).

Posons le postulat suivant : parmi vos voisins d’immeuble tous plus insipides les uns que les autres et sur les mœurs desquels j’ai déjà un peu glosé ici « votre voisin du dessous »  et là  « bon voisinage » , se trouve un individu qui rattrape les autres ; mais alors tous les autres… un homme au charme discret, au sourire ravageur, au torse glabre et musclé ( pas de fantasmes inutiles, je l’ai croisé à la piscine, mais j’y reviendrai), gentil, prévenant … marié… et qui présente la caractéristique énervante de me croiser uniquement dans les pires conditions.

– Au parking : quand je suis en train de jurer comme un charretier après le tablier de mon scooter qui refuse de s’accrocher correctement. Le geste menaçant, la chaussure pointant dangereusement vers le pneu, la hargne déformant mon visage aux traits pourtant si délicats…

– Dans la rue, quand je chante à tue-tête Dalida en  me trémousant en rythme… en symbiose parfaite avec la musqiue, mais totalement déconnectée des réalités cruelles…

– Dans le couloir qui mène aux caves quand je suis déguisée en homme de ménage, jogging mou, cheveux pendants, œil torve, regard fixe, machoires serrées et multiples sacs menaçant de céder aux bras ; en général, je porte mes tongs sur mes chaussettes et je tiens mes clés entre les dents. Pas de quoi pavoiser.

– Dans l’ascenseur, quand je descends les poubelles ; petite précision : je descends les poubelles en général après avoir fait le ménage ; donc look approchant celui décrit précédemment. Avec peut être, en plus, les cheveux collés au front et les lunettes de travers. Le ménage est pour moi comme un exutoire, une sorte de sport en salle duquel j’aime sortir exténuée mais en vainqueur. (Paradoxalement, malgré ma rage à vaincre, je suis souvent terrassée par les charges impitoyables de la poussière et des traces calcaires. Bref.)

– A la piscine donc. Dans les films, « rencontre à la piscine » signifie: bikini sur une plastique irréprochable, peau bronzée et parfumée  subtilement par les huiles solaires, cheveux fous, lunettes de soleil et ongles de pieds peints en rouge nickel. Dans ma vraie vie, « rencontre à la piscine » se lit:  en maillot nageur, avec la marque des lunettes incrustée dans les paupières, les cheveux tout plats, le reste de maquillage formant un halo noir sous les traces de lunettes et les tongs claquantes. Comme quoi la vie, ce n’est pas du cinéma. Et il ne faut pas croire tout ce qu’on voit sur les écrans (c’est valable aussi pour meetic). Au secours…

Donc voilà la situation ; ou comment avoir l’air sympa et un peu à la masse. C’est absolument incroyable, mais autant je suis amenée à croiser les autres habitants de l’immeuble dans des conditions normales, autant lui, jamais. Et à chaque fois que je redoute de croiser un humain en  rentrant chez moi (pour diverses raisons majoritairement liées à l’esthétique), ça ne loupe pas : à chaque fois je tombe sur lui.

Comble de rage : Les rares fois ou je suis « normale », je tombe sur lui et sa femme.

C’est presque un jeu. 

Aujourd’hui ça n’a pas loupé, je reviens de mon jogging, suante, rouge, attifée n’importe comment ; j’appelle l’ascenseur, et là, horreur-malheur, du bruit dans le couloir, la porte qui claque et entre in-extremis mon voisin dans la cabine, un petit sourire ironique aux lèvres. Humpf….

Quelle conclusion en tirer ?

1 – Vraisemblablement il n’est pas dans mon karma de prendre contact avec ce voisin là.

2 – Plutôt avec celui qui pue la gauloise et se sent obligé de m’accompagner au parking au lieu de me laisser descendre seule et d’attendre le retour de l’ascenseur.

3 – Il est nécessaire de se préparer pour descendre les poubelles avec autant de soin que pour aller au bal. Why not, mais ça me paraît excessif.

4 – Je suis nulle pour les rencontres ? … on dirait…

Banksy aux enchères

Incroyable… Info, buzz, intox, effondrement d’un mythe? .. à suivre…
http://fr.news.yahoo.com/57/20110117/tod-l-identit-de-banksy-mise-aux-enchres-99752b7.html

Histoires de banques

Banques avec un « s » ; parce qu’il n’y a pas de raisons que ça change d’une banque à l’autre…

Où l’on apprend que les mouvements bancaires, non contents d’être gérés par des automates, vivent leur vie seuls.

Que par exemple, si une erreur se glisse dans votre numéro de compte, qu’à cela ne tienne, l’automate va s’arranger pour trouver un numéro de compte approchant ; peu importe la clé RIB (c’est vrai, une clé de contrôle, à quoi ça peut servir ? à part à faire travailler des geeks au fond d’obscurs bureaux poussiéreux sur des algorithmes complexes, à rien…) ; peu importe le nom du titulaire du compte (aux dires du banquier, ça ferait une base de données tellement énooorme  – mais vous ne vous rendez pas compte…-  que c’est peine perdue) ; et puis un nom ça humanise sans doute un peu trop, ça peut donner au banquier l’idée que derrière ces chiffres négatifs et ces relevés insultants se cache un être vivant et en perdition. Non, vraiment, le mieux est de trouver un numéro de compte existant, vaguement ressemblant,  et de tout mouvementer dessus. C’est plus simple. Règle d’or : surtout n’avertir personne, ça compliquerait inutilement.

Donc, l’automate 1 attribue vos sous (virtuels) à un quidam qui n’est pas vous ; c’est déjà énervant, mais ce n’est pas le pire.

Parce que l’automate 1 est un grand pervers, il aurait quasiment pût être publicitaire. Il transmet  ses divagations à l’automate 2, qui va tout seul comme un grand prévenir l’humain que la mise à jour est à faire. Entendez par là : modifier à la source de vos finances votre numéro de compte en banque par celui d’un quidam.  Et l’humain, considérant l’automate comme une divinité omnisciente et jamais en tort, obtempère forcément ; c’est vrai, pourquoi mettre en doute la parole d’un ordinateur ? Et pourquoi pas croire tout ce qui est écrit dans meetic, si on va par là?

Vos sous continuent donc d’alimenter le compte d’un être non identifié par vous.
Et voilà ! Ni vu ni connu ; si on ne surveille pas un minimum, on est … comment dire… très ennuyé me paraît poli et loin du compte… On attend, on râle et pendant ce temps là un inconnu (qui ne vous offre pas de fleurs) fait Macumba night à vos frais… et l’automate 1, tout rigolard, vous prélève sans pitié des frais pour impayés. Ubuesque.

Mais les arcanes de la banque sont nombreuses et obscures … par exemple, il vous est obligatoire d’avoir une décharge signée pour alimenter le compte d’un tiers qui n’est pas vous (et n’a pas été choisi arbitrairement par un automate pervers)  Même si la personne en question est un bébé de 18 mois.
C’est quand même magique : impossible de virer de l’argent sur le compte de son enfant trop jeune pour signer, mais parfaitement possible de voir ses fonds alimenter le bas de laine d’un inconnu… on nage en plein paradoxe bancaire… bientôt les DAB vont cracher des yens sous prétexte qu’on porte un jean « made in China », les chèques vont mélanger leurs propres chiffres en ricanant et en psalmodiant des rites démoniaques, les guichets vont s’embraser à l’approche des blondes qui chantent du Patrick Juvet (mais ça, on ne pourra pas leur reprocher) et employées vont entamer des chorés de pole-dance entre leurs sièges, le corps couvert de talons de carnets de remise de chèques…  Mais comment combattre des automates ? Autant forcer Nicolas Cage à jouer dans un bon film…

Donc grâce à tous les automatismes mis en place dans le merveilleux monde de la finance, on se trouve sans fonds pendant quelques longues semaines ; et si on a l’outrecuidance de téléphoner pour s’enquérir de son dossier, on tombe sur un répondeur qui susurre d’une voix mielleuse « vous avez envie de faire les soldes ? … parlons-en… » Ouais, parlons-en. Si ce n’est pas de la provocation. La banque ou comment relancer la consommation. Vous voulez vous couvrir d’oripeaux de provenance douteuse, fabriqués par des enfants sous-alimentés et acheminés par camions super-polluants ? Votre banque préférée va vous arranger cela.

Voilà, c’est à ajouter à « manger 5 fruits et légumes par jour », « marchez 30 mn par jour », « lavez-vous les mains après avoir été aux toilettes », « ne vous précipitez pas dans les escaliers ». « Faites les soldes avec la bénédiction de votre banquier ».

2011 en fanfare

« Pour un taxi immédiatement, appelez 1/2h avant ».

Voilà, c’aura été le dernier trait d’humour de 2010. L’ amorce  d’un nouveau saut dans le temps, un clin d’œil absurde à l’entendement. Une nouvelle dérive des systèmes automatiques.
Dans la nuit du 31 Décembre au 1er Janvier, il ne faut pas être pressé de rentrer chez soi… ou alors maîtriser les retours vers le futur, la DeLorean et avoir un minimum d’humour…
Parce que « immédiatement » et « 30 mn avant », ça ne va pas ensemble; on est sur la corde raide qui sépare l’oxymore de l’irrationnel.

Au bord du gouffre de la stupidité, on a fait un pas en avant….
 Enfin « ils » ont fait un pas en avant.
Pas moi.
Moi, je reste prudente dans ce que ma prose peut avoir de tordu. Vous qui me lisez avec passion, le cœur battant et l’esprit embrasé toujours plus à chaque fois, vous le savez bien.

Mais c’était avant.

Maintenant, nous avons changé d’ère, de décennie, que dis-je. Tout va mieux.

D’ailleurs, tout le monde nous le souhaite… amour, gloire et beauté, santé, argent, réussite… tout ce que vous souhaitez le plus au monde, monts et merveilles, l’inaccessible à porté de main… Sourires, serrages de pince, distribution de chocolats, on s’aime, on se congratule.
Mais à bien y réfléchir, on se congratule pourquoi? Parce qu’on revient à zéro dans le grand décompte… heure des bilans, des prises de bonnes résolutions, de l’introspection de groupe (héhé, moi aussi j’sais faire dans l’absurde), de l’empathie, de la sympathie … de la télépathie…

Télépathie : 1891, Edmond de Goncourt, Journal [1]. Emprunt à l’anglais telepathy (1882) [1], de tele- (« à distance ») et -pathy (« affection »). Littéralement « affection à distance ». (source wikipédia)
Affection à distance, dont les vecteurs privilégiés sont … le oueb, le téléphone, les sms… Sombrons de nouveau dans la virtualité, Orange nous remboursera le surplus…
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/01/03/bug-sur-les-sms-d-orange-la-nuit-de-la-saint-sylvestre_1460214_651865.html

Mais le monde poursuit sa ronde et ce n’est pas la Saint Sylvestre qui va l’empêcher de tourner…Par exemple, la Hongrie dirige l’U.E pour les 6 mois à venir ; et que dire de la Hongrie qui menace la liberté de la presse et pioche sans vergogne dans les économies de sa population :
http://www.rue89.com/2011/01/01/la-hongrie-en-pleine-derive-autoritaire-a-la-tete-de-leurope-183208

… Mais au fait, notre bien-aimé président n’aurait-il pas des ascendances… hongroises?

Bon allez, on oublie tout ça 2 mn, les temps d’un bond
Un nouveau bond dans l’espace temps… ça se fête! Pour vous tous,

BONNE ET HEUREUSE ANNEE, 

Qu’elle pétille, brille et frétille,
Tout cela dans une débauche de couleurs saturées et de musiques psychédéliques… 

A bientôt sur les dance-floors, les planches, dans les salles obscures, au détour du oueb, autour d’un verre (plusieurs, même), d’une (bonne) table, dans l’eau, dans les bois, sur 2 roues, sur 4 roues, sur 6 roues (pour les plus riches), dans les musées, les salles de concert,  à vélo (sans moi), dans Paris, à la plage, au sommet des rêves, dans un tourbillon de strass et paillettes, dans un éclat de rire, dans des moments de délire, en tenue disco, en maillot de bain ou en combinaison spatiale, en baskets, en bottes oranges en vinyle et à plateforme…