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Soyons civils / du string, de la plaque paire et OVTYP
Je commence par le string? Ca attire le chaland… Une cycliste à fond sur le chemin du bureau, ça a un peu les fesses en l’ai et donc… le string qui dépasse. Question: on lui dit ou non? Réponse: Si c’était moi j’aimerais qu’on me dise. Donc je guette le feu… j’attends… j’hésite… je me lance et lui dit, m’attendant (un peu) à une réflexion style « ben quoi, mêle-toi de tes oignons! ». Ben non, ça l’a fait rire et elle m’a remercié! Conclusion: Parlez aux cyclistes…
Plaque paire ce lundi pollué? Rhoooo… à moi les transports en commun! Mais sans déconner… outre le fait que je reste dubitative sur l’impact de cette mesure-éclair, ils auraient pu le faire sur 2 jours, non? Histoire que tout le monde en profite… Conclusion: Pas envie de parler aux passagers…
« on va tous y rerepasser »? Allez, je vais le faire en live !
Ca fait bien longtemps que OVTYP a été mis de côté par nos services, revenons-y donc et profitons de la nouvelle formule (enfin… nouvelle de ce côté-ci de l’écran)
Je me prépare avec émotion… les mots vont-ils suffire pour exprimer ce que je ressens à revenir ainsi à mes anciennes amours ? Pour être honnête, mes anciennes amours s’appelaient « Rien à cirer » et étaient animées par Laurent Ruquier… Mais lui-même semble en quête de nouveautés alors…suspens.. à quoi s’attendre ?
Frémis avec moi, auditeur chéri-mon-amour, un tel moment se savoure ! Rhaaaargh….
Ca commence ! Emotion, larme à l’œil… Bonjouuuuuuur M Debilous, tu es toujours là ! Et je m’en fous toujours, de savoir ce qui s’est passé la veille ! Rhoooo… toujours du cul comme entrée en matière !
Tiens, F.Lopez se prend des vannes ? Baleine sous gravillon ?
Mais qui est l’invité ? … NON,Amanda Lear ? J’en peux pluuuuuuuuuuuuus… on se croirait aux grosses têtes en moins drôle (et encore… drôle…). Oh : Comme il est mignon le Manoukian, encore branché sur sa libido dont… je me fous ! Toujours…
Il est 11h13 et les allusions au cul sont au nombre de 4. Ca commence mal cette histoire…Les auditeurs n’ont pas d’autre centre d’intérêt ? Tout change si vite en ces temps troublés… je suis sans doute totalement out…
11h16, Manoukian a occupé au moins 70% du temps d’antenne. Il est rentabilisé, l’animal.
Ah…. Previously a changé de job, mais gardé sa tenue. J’espère qu’il la lave de temps en temps… C’est long son intervention, si l’invité n’est pas réceptif ça doit être poussif…
Petit moment de répit : Nicole Ferroni ! Elle me fait toujours marrer! Morin Prend toujours son ton compassé quand il veut avoir l’air sérieux. Depuis le temps , il devrait savoir comment faire… 11h48. On se fait chier. Non, je préfère le dire comme je le pense. C’est d’un ennui… Même avec la meilleure volonté du monde, on décroche. Insipide. Comme je suis consignée à mon bureau, je vais poursuivre l’expérience. Je serai forte pour toi, lecteur chéri-mon-amour.
OK, je dois admettre que Manoukian a laissé tomber ses expressions fétiches « transpirer de la moustache » et autres, et qu’il a perdu son genre ringard. C’est déjà ça de pris. Il doit avoir un coach efficace.
La musique du nom, concept dont la source est obscure et l’intérêt à trouver. 11 :53 à 11 :56. Avec des explications musicales incompréhensibles et une interprétation sortie d’on ne sait-où. Mais 3 mn y passent.
Sony Chan, je l’aime bien décalée et qui délire dans son coin. Oui, mais il faudrait penser à e renouveler. Frustrant tout ça.
Ah… il est midi. Petit check : de quoi me souviens-je ? … Rien ! Même pas rit.
12 :08, ça reprend. 12 :12 je n’ai rien entendu (rien écouté ?). Ah ? Daniel Morin a un invité ? C’est nouveau, ça. Morin/Chan, ça marche toujours.
12 :25. Ben… décevant…Tien, pour le fun, je vais aller voir ce qu’en pensent les auditeurs qui commentent.
Maigrir, encore et toujours…
Il y a la guerre, il y a les JO, il y a des gens qui meurent de faim et des espèces animales qui s’éteignent, des forêts qui disparaissent et des traders qui rencontrent le pape (http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/jerome-kerviel-a-rencontre-le-pape-au-vatican-7769824884 ), mais ce qui préoccupe les gens, encore et toujours, c’est leur tour de taille.Voilà au moins un sujet qui fait consensus. Par les temps qui courent c’est important.
On pourrait croire que tout a été dit sur le sujet. Mééééé non ! A l’heure du « tout connecté » et de la foison d’applications i-phone destinées à nous rendre de plus en plus dépendants et dépourvus de sens critique, voilà l’apparition (bientôt) de la Hapifork ! http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=11216.
Faites résonner les chants de gloire et dansez nus dans les champs boueux, vous allez enfin perdre du poids sans y penser!
Kezako ? me susurrerez-vous délicatement à l’oreille, entre deux bouchées du gratin dauphinois de la grand-mère.
« eh bien » vous répondrai-je après avoir consulté mon i-phone pour m’assurer que j’ai le droit de parler à ce moment précis de ma journée, «c ‘est un système révolutionnaire pour maigrir sans faire d’effort »
Explication : Statistiquement, il est avéré que manger plus lentement aide à maigrir. (Il faudra qu’on me prouve que ce n’est en rien lié à la qualité nutritionnelle de ce qu’on mange, mais bon…). Donc l’idée est tout simple : faire en sorte que les gens mangent plus lentement. Et comme tout est plus simple et plus beau quand c’est dicté par son i-phone, faire en sorte que le dit i-phone régule le rythme des coups de fourchette.
Comment ? Mais c’est tellement trivial que je suis étonnée que Nabila n’y ait pas pensé…
Tout simplement en connectant une fourchette à son téléphone ! Si le téléphone estime que les bouchées sont trop fréquentes, la fourchette se met à vibrer, engageant ainsi à attendre un peu avant d’enfourner les aliments dans sa bouche.
Je croyais naïvement que les trucs qui vibrent étaient destinés au plaisir. Ben non. Ils peuvent aussi être destinés à éduquer. Intéressant concept.
Mis en situation, ça donne :
– Intérieur jour. Installés au restaurant, Paul et Virginie se regardent, les yeux brillants de désir. A côté de chacune de leur assiette, ils ont posé leur i-phone. Chacun tient sa fourchette connectée. Bleue pour Paul, Rose pour Virginie.
Musique douce, des angelots passent en arrière plan. La lumière tamisée revèle Virginie dans toute sa splendeur.
Virginie : Oh Paul ! Quelle invention extraordinaire ! voir ta main vibrer me met dans un état incroyable
Paul : Oui Virginie, et en plus, ça me laisse le temps de te parler sans que tu profites de la vue sur les aliments à peine mâchés au fond de ma bouche ! je déglutis maintenant ! Oh comme je t’aime !
– Intérieur soir. Devant la télé, Robert regarde un match de foot. Devant lui, un plat de chips qu’il fait l’effort de manger à la fourchette.
Robert : Vas-y ! non mais vas-y !
Il se sert délicatement une chips, sent la vibration salvatrice dans son poignet droit et repose l’aliment, en pleurant de gratitude pour hapifork : demain il pèsera déjà 15 grammes de moins et en plus il n’a pas les mains grasses pour manipuler la télécommande…
– Extérieur jour. Une mère et sa fille de 5 ans au parc.
Maman : Ma chérie, il faut que tu manges ton goûter à la fourchette et avec ton téléphone posé sur les genoux.
Fillette : Mais maman, c’est pas facile avec un pain au chocolat !
Maman : Je ne veux pas le savoir débrouille toi.
Fillette : Mais maman, je veux goûter vite et aller jouer !
Maman : Impossible ! Ca va te faire grossir!
Fillette : Mais maman, à l’école on nous dit qu’il faut manger des fruits ! Que c’est mieux pour maigrir..
Maman : Ah non ! Avec le prix que j’ai payé ce truc, tu vas le bouffer, ton pain au chocolat !
Non, vraiment, poursuivons notre dépendance au téléphone, c’est lui qui sait mieux. Pourquoi faire des efforts inutiles ?Et tout ce temps de cerveau libéré pour les pubs…
Sur place ou à emporter?
Rien que de très banal me rétorquerez-vous… Dans un salon de thé, une boulangerie, un snack, on vous dit ça tout le temps et ça vous paraît normal.
Mais changeons un peu nos repères.
Dans le TGV, par exemple, « Sur place ou à emporter » devient un peu… cosmique, non ?
Parce que « sur place », à partir du moment où le train n’est pas en gare, est difficilement conceptualisable. « Sur place » change tout le temps, alors à moins de faire arrêter le train en catastrophe pour rester « sur place » et consommer un sandwich club au prix exorbitant, on ne peut pas consommer « sur place ».
Quant à « à emporter »… moi je veux bien, mais sortir du TGV pour aller déguster le susdit sandwich club au prix exorbitant à l’ombre d’un cerisier en fleurs, c’est un peu compliqué.
Donc « sur place ou à emporter » n’est valable que dans un repère différent de celui dans lequel on évolue habituellement. Soit, dans le train.
En effet, si je substitue mon repère « normal » pour celui du train, je suis raccord avec « sur place ou à emporter ». Mais plein de trucs ne le sont plus. Comme par exemple la vitesse de ma course. En vrai, je courre à 10 ou 11 km/h. Dans le TGV, je deviens Super Jaimie (note à l’intention des gens qui sont nés après les années 70, Super Jaimie était la première femme bionique, ça veut dire qu’elle pouvait accrocher son linge en moins de 10s et faire sa vaisselle pendant que son mari, l’homme qui valait 3 milliards, rotait son hamburger. Et ça nous éclatait, nous les vieux).
Ou encore, la portée de ma voix. En vrai, on m’entend à 5 mètres. Dans le TGV, on m’entend (si la phrase est longue) sur des dizaines de kilomètres. C’est génial comme concept ! On devrait parler uniquement dans le TGV ou l’avion. En plus ça éviterait sans doute de dire pas mal de conneries, si on limitait un peu les espaces d’expression…
En conclusion, deux éléments fondamentaux : la relativité et la précision. Tout est question de point de vue. C’est sans doute ce que pensent les politiques de gauche dans leur analyse de la courbe du chômage. Et la dame du pressing devant ma couette réduite à l’état de couverture pour vieux chien asthmatique.
Pour rigoler encore plus, je vous présente un article révolutionnaire : le soutien-gorge qui s’ouvre si on est amoureuse. Notez bien qu’il n’est pas question du slip qui s’aère si l’homme est amoureux… Là encore, c’est la femme qui doit faire ses preuves…
Contrôler par le net la capacité aux émois féminins me paraît un tantinet réducteur, mais pour le coup « sur place ou à emporter » prend une nouvelle saveur…
Le poids des pas
Ces derniers temps ont été fertiles en réunions de travail. Que des choses passionnantes, bien sûr, dans des salles qui présentent la caractéristique sympathique d’être dépourvues de fenêtres. Comme on y reste entre 3 et 8 heures dans la journée, il faut bien trouver à s’occuper. J’ai recensé plusieurs moyens de s’abstraire un moment en réunion, à part les pauses techniques et verre d’eau (assez peu discrètes, puisqu’elles nécessitent de se lever.)
Mon préféré consiste à rester à l’écoute du bruit des pas dans les couloirs.
On apprend vite plein de chose :
– Reconnaître les gens, bien sûr, mais aussi
– Déduire l’heure. Un pas léger annonce une libération proche, un pas pesant et lent sonne 15h30/16h. Pas du matin précis, pas du midi pressé, pas de l’aprèsm’ pressant, pas du soir espoir,
– Comprendre le degré de stress de la personne. Un pas lourd et pressé annonce une galère… imaginée, imaginaire ou réelle,
– Un petit pas furtif annonce quelqu’un qui s’échappe momentanément ou qui s’échappe tout court, il est suivi du bruit léger du vent de la liberté…
– Un pas glorieux (comment décrire… ouvert et bruyant ?) et vous savez que le chef, tout confit de son importance, arrive pour vous demander un truc bien long et pénible ou, autre option, claironner à quel point il a brillé en réunion.
– Certaines femmes ont un pas d’homme. Lourd, régulier… et parfois de petites chaussures.
– Les geeks n’ont pas de pas, ils portent des semelles crêpes, ils font partie des furtifs… D’ailleurs ce sont bien ceux qui sont toujours injoignables et jamais responsables, non ?
– Les secrétaires ont un pas pointu, qui martèle. On y détecte l’impatience, le manque de temps, le ras-le-bol. Si le pas est un peu plus lent, on y détecte le plateau chargé de cafés et l’envie de tout renverser sur les genoux de celui qui les a demandé, comme s’il ne savait pas se servir de cette F…..G machine,
– Un pas cool prélude une pause-café, mais seul ou bien accompagné,
– Un pas lourd et lent rentre de déjeuner, sans s’être lavé les mains,
– Un pas lourd et rythmé rentre de déjeuner, mais l’eau froide a un peu dissipé la sensation de sommeil…
– Un pas précipité signe un problème peu courant. Il doit y avoir un incendie, une fuite d’eau ou la machine à café est en panne,
– Des sautillements n’existent pas, on n’est pas à la récré,
– Un mélange de pas lourds et c’est l’autocongratulation et le sentiment de faire partie des gens importants (à l’échelle de la boîte, hein, pas grand-chose d’important à déplorer dans la compta, le contrôle de gestion ou le réseau)
– Un mélange de petits pas légers et rapides, les stagiaires, encore pleins d’illusions, vont se raconter le film d’hier soir à la machine à café,
La prochaine fois, j’essaierai de communiquer avec la machine à café par télépathie, il est bien connu qu’elle a des tas de trucs à raconter…


