Archives d’Auteur: geckobleu007

nématomorphe Spinochordodes – Un début d’explication –

the_possession_2012_by_nikka_akkin-d5dr411

Amis du jour, de l’été, du soleil et des filles bronzées sur les plages, bonjour! Tu es cette année condamné à vivre par procuration tes vacances tant attendues. Moi aussi. Ca nous rapproche encore un peu… Et si, toi aussi, tu reçois des cartes postales de plages paradisiaques sur lesquelles des amis mal intentionnés batifolent, si toi aussi tu te gaves de mozarella à même le paquet pour oublier ton footing dans la tempête, si toi aussi tu plantes des cierges dans le dos des météorologues en faisant la danse du ventre pour essayer de réveiller l’astre solaire, alors tu comprendras l’état d’esprit semi-halluciné dans lequel je me trouve aujourd’hui. Et tu me pardonneras ce qui suit…

Donc, je viens de découvrir une explication à la déliquescence ambiante. Parce qu’il fait moche. Alors je bosse. Je mène des enquêtes. Moi.
Grâce à un lecteur assidu, E.B. du sud de la France (et qui donc, lui, voit le soleil de temps à autres), le nématomorphe Spinochordodes sort de l’ombre.

Le qwâ? vous entends-je brailler, le nez collé sur votre écran… Le nématomorphe Spinochordodes est un parasite stupéfiant, que l’on voit à l’œuvre ici: https://www.youtube.com/watch?v=G_tUlrWFQpE
Ce parasite est capable de prendre le contrôle d’une carcasse et de la faire agir comme si elle était toujours en vie… et voilà! Si ce truc s’en prend à l’homme (par là, entendez « au genre humain »), il est capable de faire faire à n’importe quel individu lambda des trucs de dingue.

Ca peut expliquer, par exemple, que Marion Cotillard se soit fait exorciser. (en même temps , elle l’a fait juste avec du sel, ça devait pas être trop impressionnant) http://www.huffingtonpost.fr/2014/08/05/marion-cotillard-edith-piaf-film-exorcisme_n_5650144.html?utm_hp_ref=fr-people
Ce n’était pas elle, mais le vers qui avait pris possession de son corps!
Les exemples sont multiples et infinis: « Under the skin » n’a pas été réalisé par Jonathan Glazer à dessein, Scarlett n’a pas vraiment voulu en tenir le rôle principal, ceux qui l’ont vu (dont moi) étaient momentanément habités.
Les allemands n’ont pas vraiment envie d’aller dans un parc d’attractions pour vieux http://bo.rue89.com/2014/08/10/allemagne-parc-dattractions-vieux-nostalgique-reac-254123
Et personne de sain d’esprit n’a vraiment envie de poster sur Facebook des photos de son dîner…

J’en profite pour vous soumettre une autre vidéo captivante, dans laquelle un mec, qui doit aussi passer un été pourri, a pris le contrôle d’un cafard. (perso je préfère Beattlejuice, mais ça n’engage que moi). L’intérêt de la vidéo réside surtout dans la série de commentaires qui suit. Un petit florilège de débilité pure. Et de torture de la langue française. Le web, cet espace si étonnant ou le mieux côtoie le pire… https://www.youtube.com/watch?v=DSBTnb-iqF8

 Allez, la bise et pensez à bien cuire vos aliments…

 

 

Le post mou de l’été

A l’image de notre météo molle, de notre président mou, des fesses de stars molles et des films sortis ces derniers semaines, viens le temps du post estival mou.

Pourquoi mou? Simplement parce que, perso, je n’ai même plus la force de râler. Terrassée je suis.

D’abord, cet abruti de père de famille qui risque la vie de ses enfants pour la gloire de présenter un exploit (discutable) à la télé.
http://www.liberation.fr/societe/2014/07/26/deux-enfants-americains-sur-le-mont-blanc-un-maire-denonce-l-inconscience-du-pere_1070778
On croit rêver. Cauchemarder plutôt. Toi, mec, tu déteste tellement tes gosses que tu es prêt à risquer leur vie pour passer à la télé ? D’autre on fait ça pour survivre, c’était dans « le petit poucet » et c’était un conte. Escalade quand tu nous tiens. C’est vrai, un gosse, il faut que ça serve. Sinon ça sert à quoi de les gaver de playstations et de fringues de marque ?
Tout pour passer à la TV, avoir ses 15mn Warholiennes. Après tout, des enfants, on peut en faire d’autres.

Après, c’est l’arrivée du tour. Cette année, les hommes (les vrais) seront précédés par… les femmes qui vont se battre sur la distance folle de 7km. OK, donc on nous bassine depuis 3 semaines avec les héros à maillot jaune/vert/pois/psychédélique et là, les gonzesses ont droit à leur minute de gloire (encore). Comme des majorettes, elles vont pouvoir parader pour annoncer ces glorieux messieurs, les vrais sportifs, les vrais durs, les vrais ascètes. Belle image. C’est vrai, ça fait joli, une fille, pour mettre en valeur un homme. Et pourquoi pas des mannequins ou des actrices pour renforcer la virilité des présidents ?

Après, faut pas s’étonner si on se rend compte qu’on est en train de naviguer (mollement) sur le net, à traquer la cellulite sur le cul des stars (si, il existe des sites pour ça), les visages sans maquillage des mêmes et les travaux dentaires effectués sur les susdits. Et même, de tirer une certaine gloire de soi à l’issue de cet examen approfondi de la face cachée du star-system. Oui, je le conçois, c’est con, mais ça arrive même aux auditeurs de France-Inter. Et toi qui sourit sarcastiquement derrière ton écran, jette-moi le premier Voici si tu n’as jamais reluqué avec une intense satisfaction les trous de peau d’orange sur les cuisses de Cameron Diaz. Même pas honte.
De toute façon, si je regarde, c’est qu’il y a des mecs qui sont payés pour faire des reportages là-dessus. C’est ça, le vrai scandale. Je ne suis qu’une pauvre victime de la pipolisation de l’humanité et il faut être clément à mon égard. En plus, je suis traumatisée, je pensais que les stars étaient des divinités au physique irréprochable…

Encore après, gloups, on a bidouillé WonderWoman (dans le Batman vs Superman à venir)… Si on ne peut plus se rattacher aux traditions, où va-t-on? Moi j’aimais bien le diadème et le lasso…

wonderwoman        Wonder-woman

Enfin, fait ch… Deezer, maintenant les coupures pubs sont précédées et suivies de 20 secondes de silence… Ca fait peur, le silence…

Allez, un petit truc fun, pour finir en beauté, une vidéo de chiottes. Ca aussi, ça existe. From Suits.  https://www.youtube.com/watch?v=Slgj96aXgQk

A quand l’hobot?

real-humans-s2-1

On a le choix entre « hobot » ou « Romme », mais la consonance du second a quelque chose de « déjà entendu ». Optons donc pour « Hobot », et prétendons ne pas être fan absolu de la série « Real humans » . Et, honnêtement, les roms me paraissent représenter une menace nettement moins …menaçante… que les Hobots.
(Il y avait aussi l’option « rhum », mais la menace, à ce stade, est totalement inexistante: qui pourrait craindre que le rhum prenne le pas sur l’humain? pourquoi pas la bière? – hélas, la chair est faible et j’ai déjà lu tous les livres -) (fais-toi plais’ et relis ça, toi qui me suis:  http://fr.wikisource.org/wiki/Brise_marine_(St%C3%A9phane_Mallarm%C3%A9 , hé ouiiiiii, la coupe du monde c’est fini, retour aux sources)

En parlant de ça… Il a aussi la coupe du monde de foot et le fait que 22 gus en short, quand LE MONDE ENTIER les regarde, génèrent une émotion palpable. Même si on n’aime pas le foot, que les guignols en short font sourire cyniquement et qu’on se drape dans toute sa dignité France-interrienne (oui, j’ai regardé la finale, et alors?)

Donc quand l’homme se robotise http://rue89.nouvelobs.com/2014/07/13/quand-serons-tous-cyborgs-sera-trop-tard-253678
et que le robot s’humanise http://www.futuremag.fr/infographie-animee/nao-un-robot-qui-comprend-nos-emotions

Question: quand les deux vont-ils se rejoindre?

Re-question: s’ils se rejoignent, qui sera le plus fort?

Re-question: le plus belliqueux? (parce que, sans déc’, si le robot s’humanise, il va fatalement prendre les travers de ceux qui le conçoivent et  sont, par essence …humains…)

Subsidiaire de la re-question: en cas de baston, qui va gagner?

Réponse au subsidiaire: Pas difficile de deviner… l’homme va forcément créer un truc plus puissant que lui, un truc dont il va perdre le contrôle et qui va finir par le réduire  l’état de petite créature minable et tremblotante. (toute la SF du monde corrobore cette puissante hypothèse, défilé militaire ou pas)

Pour se rassurer, on se dit « méééééé non, les robots n’auront jamais d’émotions, en cela ils seront toujours inférieurs à nous! ».
Ouais. Mais c’est sans compter que les humains, pour leur faire avoir des émotions, il faut les rassembler autour d’un stade de foot en mondo-vision, de 22 gus en short et d’un ballon…

Donc un jour, un type plus intelligent que les autres (ou un type qui me lit) va mettre des cyborgs dans un stade de foot, en multi-cams mondial. Ce sera le début de la fin du monde. L’apocalypse n’est pas une grosse tempête avec des démons chevelus et dentus qui crachent du feu. L’apocalypse, c’est des petits robots blancs et souriants qui vont apprendre le foot. Tremble, humain!!

Cee qui est rassurant, c’est que vraisemblablement, quelque part dans l’univers, un mec (ou une gonzesse) observe tout ça d’un air goguenard à travers le prisme de la faille spacio-temporelle de son microscope et se marre, fier(e) de savoir que jamais (au grand jamais!) dans son monde, les êtres se comporteront de façon aussi débile et irresponsable.
Réveille-toi, ami lecteur, tu fais partie du bocal! Nous sommes la culture de démiurges surpuissants qui cherchent la sagesse. Une mauvaise statistique, un résultat décevant, une erreur de mesure  et on disparaît, aussitôt remplacés par un autre bocal… Autant faire profil bas et profiter un peu, non?

Metropolis

Dans ton salon…

desamour

Il y a des moments dans la vie ou on se dit qu’un petit dessin vaut mieux qu’un long discours. Mais  considérons tranquillement l’idée qu’un changement de référentiel (bien trouvé) peut être aussi une bonne illustration.
Aujourd’hui, lecteur-assidu-mon-amour, nous allons faire un parallèle entre la route et ton salon.
En fait, je me trompe.
Toi qui me lis, tu es forcément subtil, fin et délicat. Plein d’humour, d’un haut sens de la dérision et de la causticité. Tu te baignes dans des pétales de roses et tu manges des chips de rayons de soleil (hé oui : vous êtes tellement nombreux à me lire que le soleil commence à faire la tête… d’où la météo impensable de ce WE estival. Tout est corrélé, fabuleux !).
Toi qui me lis, tu ne te comportes pas comme décrit ci-après. Mais tant pis, je vais quand même m’adresser à ceux-qui-ne-me-lisent-pas-et-se-comportent-comme-des-#@$£#.

Donc, pour illustrer (une fois de plus) le quotidien du motard, osons un parallèle. Toi, tu es le crétin débile moyen qui roule en liberté. Moi, je suis le motard et je viens chez toi, dans ton salon, me comporter comme toi  tu te comportes avec moi sur la route.

Je suis grosse et encombrante, parée de trucs inutiles qui font de la lumière. Je porte de larges lunettes noires qui ne laissent rien deviner de mon identité. Mais ne filtrent pas mon agressivité, dont la source remonte à une quelconque frustration liée à la taille ridicule de mon sexe.

J’arrive en portant une radio branchée sur une station inaudible, le son est à fond. Tu habites au 10e étage, mais tu m’entends depuis le rez-de-chaussée. Je monte dans l’ascenseur en chantant dans un yaourt crétin des bribes de mots que je ne comprends pas. Je choisis de bousculer tout le monde, de me précipiter sur le bouton « 10 » en empêchant les autres passagers de l’ascenseur de choisir leur étage. Ceux qui voudraient sortir se font bousculer par moi, sans raison bien sûr, juste pour le plaisir. Quand je descends, je prends bien soin de pousser tout le monde pour passer en premier en jetant des regards furieux et en marquant le rythme de la musique de la tête.

Je rentre chez toi en défonçant la porte, la sonnette ne servant à rien. Je néglige le paillasson. Cette question!!

Je t’ignore et commence à arpenter ton salon en jetant mes papiers gras partout, papiers roulés en boules dans lesquelles restent des fonds de bouffe grasse dégueulasse.

Tout le temps que dure ma visite, je mets mes doigts dans mon nez, jusqu’au coude et très régulièrement.

Si tu regardes la télé, je choisis le siège le plus proche, le pose juste devant toi et m’installe dessus. De la façon la plus dérangeante pour toi, tu l’as deviné.

Je ne t’ai bien sûr pas dit bonjour.

Si tu discutais tranquillement avec ta femme ou tes gosses, je vous interromps pour vous raconter une blague débile très grossière et je ris bruyamment en tapant sur le dossier de ma chaise. Je vous toise d’un air supérieur. Vous ne voyez toujours rien de la télé. Mon gros cul est bien plus intéressant.

Je passe mon temps scotchée à regarder mon téléphone pour m’orienter dans ton appartement. Peu importe que tu m’aies obligeamment donné des indications. Je t’ignore comme le sombre lombric que tu es et je sms tous mes amis sans regarder une seule fois devant moi. Je percute ton chien, tes enfants, cabosse quelques meubles, empêche tout le monde de se rendre dans le couloir, mais je m’en fou. Tu n’existes pas à mes yeux.

Tu veux sortir du salon ? Pas question, je bloque la porte et te toise de nouveau. Pourquoi sortirais-tu si je ne l’ai pas décidé ?

Mais quand je veux sortir, je te pousse, je renverse ton café, je jette par terre ton assiette de dessert, que je piétine et je sors à grand bruit en laissant derrière moi des traces de pas grasses. Je ris. C’est gras aussi.

Avant de te demander de me servir l’apéro, je balance mon vieux mégot, non pas dans le cendrier prévu à cet effet, mais directement sur toi. Si tu portes des lunettes, je m’arrange pour que le mégot se coince entre les verres et tes yeux. Ne dis rien, sinon je te tue. Minable.

Si tu ne réagit pas assez vite à ma demande d’apéro, je t’insulte copieusement.

Je te poursuis à la cuisine en te collant au train et en te traitant de tous les noms.

Si tu as l’impudence de protester, je baisse mes lunettes de soleil et te jette un regard noir lourd de sens. J’insulte ta femme.

Je prend la bouteille entière, pas de verre (pas la peine de s’encombrer), et je sors en te pétant au visage. Ca laisse une traînée immonde dans laquelle tu vas errer longtemps, le souffle court et la larme à l’œil.

Je quitte ton appartement en hurlant des chants paillards et en passant si près de toi que tu sens mon parfum fétide. Tu as peur et longtemps tu entends résonner mes chants, d’étage en étage, tout le long de ma descente au rez-de-chaussée. Ils accompagnent ton écoeurement, comme la signature virtuelle de ma grande incivilité.

Voilà. Si tu t’es reconnu en moi dans ce trop bref descriptif, sache que tu es méprisable. Mais pas moi.

Les 15 minutes qui vont changer ta vie

imagesCABN33P6

Je ne sais pas pourquoi, c’est toujours associé à des crétins en fringues molles qui se noient dans le soleil de fin de journée, sans réaliser qu’ils loupent l’apéro.

Eh oui, public-chéri-mon amour, on va rentrer dans du lourd en cette footballistique fin de WE. On aborde le « développement personnel », ce nouvel opium du peuple qui n’a plus les moyens de s’en acheter, de l’opium. Du bon, je veux dire.
C’est un vrai virus, ce truc : impossible de déambuler tranquillement dans une librairie sans être assailli par la mode de la « bonne pensée ». Donc, constat fait de l’omniprésence des livres de « développement personnel » (DP) sur les rayons des librairies (librairie : n.f. lieu où on trouve ces drôles d’objets de papier et d’encre, à couverture cartonnée), je me dis qu’après tout, moi aussi, je peux t’offrir tout le DP que tu veux. En plus, ce sera gratos, sans douleur et rapide. Parce que moi aussi, je veux participer au grand renouveau de l’humanité !
C’est gratos , mais si tu y tiens, tu peux entrer en contact avec moi via le formulaire du même nom (« contact », pas « moi ») c’est trop bien fait, ce blog, et je t’enverrai aussi sec mon IBAN pour que tu puisses me gratifier de tout l’argent que je vais te faire économiser en psy, en alcool et en souliers à hauts talons hors de prix.

Ce préambule (nécessaire) achevé, allons-y.

Le DP, cette nouvelle icône de la branchitude pour tous ceux qui éprouvent le besoin de se faire des nœuds au cerveau, mais pas dans le bon sens. Ce truc immonde qui surfe sur la vague de la crise (parce qu’honnêtement, si tout allait bien, personne ne penserait même à améliorer quoi que ce soit).
Dans une liste glanée sur le oueb, prenons quelques exemples et extrapolons ensemble les idées sous-jacentes. Demain, tu verras, tu souriras au soleil et tu danseras sur le chemin du boulot.

– « vivre en pleine conscience ». OK, comprend qui tu es, regarde toi, assume tes actes, tes qualités, tes défauts. Sois honnête, en gros.

– « n’oublie pas d’être heureux ». Et cela bien sûr totalement indépendamment de ta condition sociale, de ton job (voir de ton absence de job), de tes revenus. Le bonheur est dans ta tête, tout est si beau avec un sourire ! Allez, souri un peu, tu vas voir ! Ben moi, j’ai essayé de sourire ou de parler gentiment aux gens (de ma propre initiative) et n’ai récolté que des regards suspicieux, des remarques débiles ou carrément des gens qui fuient… En gros, ça fait peur. Et le bonheur ne se trouve pas dans le dernier i-phone, même si, il y a quelques années, le bonheur était « simple comme un coup de fil » https://www.youtube.com/watch?v=ki4TLe2EGAo. Aujourd’hui, les téléphones n’ont plus de fil. Faut chercher ailleurs. Reste bien le pied de l’arc-en-ciel, mais c’est un tuyau hasardeux.

– « estime de soi ». C’est tellement simple : tu es grande, belle, mince, tes cheveux flottent légèrement au vent en renvoyant des reflets d’or, ton regard est limpide, tes vêtements tombent parfaitement, ta démarche est altière, quand tu ouvres la bouche tes paroles enchantent, ton entourage est céleste…

– « pleine conscience », bon, on en a déjà parlé. A ce stade, tu dois au moins avoir une petite idée de qui tu es. Et fuck les autres.

– « comment se faire des amis ». Epineuse question. Sur Facebook, c’est stupéfiant de simplicité, mais ne te laisse pas enduire d’erreur. Dans la vraie vie, ça demande un petit effort. (Effort : regarde dans le dictionnaire, ça devrait t’aiguiller pour ce qui va suivre…)

– « transformez votre vie ». Sous- entendu: tu sais ce que tu veux, donne toi les moyens, accroche-toi. Revoir la notion « d’effort ». Affronte l’échec, tombe et relève-toi sans accuser les autres. « Yes, we can ! », dans une autre langue. Mais déjà, pour reprendre deux concepts évoqués plus haut, apprends à lire et à faire un effort. Oui, même se laver les mains en sortant des toilettes peut être considéré comme un effort…

– « éloignez-vous des personnes toxiques ». En gros, fuck les cons.

– « respect et harmonie ». Soit : politesse, civilité, gentillesse non feinte. C’est tout bête, mais dire « bonjour » et merci », c’est un bon début. Et lâcher son téléphone quand on te parle aussi. Et se laver les mains en… bon OK, tu as compris l’idée.

– « vous valez mieux que ce que vous pensez ». Alors ça, ça voudrait dire que tu penses. Si c’est le cas, bravo !

– « la pensée positive » : voir le verre à moitié plein, même s’il est sale. Aimer ton banquier. Trouver drôle Frank Dubosc. Rêver en lisant Marc Levy. A ce stade, si tu te sens con, c’est normal.

– Le coloriage anti-stress : lâche ton i-phone, ton i-pad, ton i-vresse, prend tes crayons de couleur (au pire, commande sur amazon) et éclate-toi ! mets du bleu, du rose, du jaune partout ! Après, tu peux aller sur les marchés artisanaux des villes proches, vends-les en proclamant que tu as vu la lumière grâce à un lézard. Tu mangeras du tofu, des racines et tu t’habilleras de coton recyclé. Quand tu trouveras ça beau, tu sauras que tu as accompli une révolution personnelle.

Pour finir, une petite analyse. Mais pourquoi les gens ont-ils besoin de ces livres ? Avançons une théorie, une logique en 10 étapes.

1 – je regarde la télé
2 – je communique via mon ordi
3 – J’ai plus d’amis virtuels que réels
4 – je me mets à penser que les gens sont intéressés par ce que je mange, alors je mets des photos de mes frites sur les réseaux sociaux. Et je me sens bien.
5 – je ne sors plus de chez moi, à quoi bon, j’ai tout sur internet
6 – les vrais gens commencent à me faire peur, ils sont palpables et incontrôlables, je ne peux pas les éteindre quand ils me gênent.
7 – je me sens un peu seul
8 – je me sens très seul
9 – je déprime, il faut trouver une solution
10 – je commence à lire des livres de DP

J’admets: J’ai envie de taper sur les gens qui achètent des livres de « développement personnel ». Fort. Taper fort, je veux dire.