Pas de ça avec moi…

Au début, tu étais parfait: beau, calme, tu me donnais tout ce dont j’avais besoin et que l’autre n’étais jamais parvenu à me donner. Le pied.
Je ne me lassais pas de toi, tu pourvoyais au moindre de mes besoins, allant jusqu’à les devancer parfois. Aux anges, j’étais. De temps en temps, j’ai eu l’impression subtile d’être moins bête quand je t’avais à mes côtés. Tu étais si discret.
Tu m’as appris mille choses, dont la moindre n’est pas de circuler sans me perdre. Depuis que je t’ai, je ne suis plus jamais en retard, c’est dire si tu m’as éduquée (bon, il m’arrive d’être en retard encore, nobody’s perfect, mais c’est choisi, dira-t-on).
Les premiers mois, c’était l’euphorie, j’étais tellement heureuse de te savoir près de moi que je me réveillais la nuit pour te regarder, délicatement profilé sous la lumière bleutée.

Et puis, insidieusement, tu t’es mis à changer.

Tu t’es arrangé pour créer une dépendance, tu m’as amenée à m’en remettre à toi pour tout. Petit à petit, je ne me suis plus occupée des autres, ceux qui m’aidaient dans le temps. Je les ai laissés tomber. J’ai oublié jusqu’à leurs noms, leur façon de fonctionner, le besoin que j’avais d’eux, avant. Avant toi.

A la même période, tu as commencé par déconner avec mes messages. C’est pas bien, ça. Je ne sais plus qui m’écrit, qui m’appelle… Les gens pensent que je les snobe, ou que je m’en fout, d’eux… Parfois les infos m’arrivent à moitié, on dirait du code et après j’ai l’air bête de celle qui ne comprends rien à rien. Tu te sens bien, en te comportant de la sorte? Mesquin, va!
Tu as ensuite mis le bazar dans mes photos. Tu en as détruit certaines, caché d’autres, imaginant sans doute que je ne m’en rendrai pas compte, tu me prends vraiment pour une truffe. Si tu crois que ça m’aide à me réconcilier avec toi…

Ca a été le début de la fin. Maintenant, tu fais exactement ce que tu veux, tu vas jusqu’à couper mes conversations téléphoniques! Tyran! Et tu décides d’arrêter de bosser en plus! Rien, je ne peux plus rien obtenir de toi, autrement que par la ruse, les manigances, les coups de bluff. J’ai même été jusqu’à t’astiquer plusieurs fois dans la même journée, sur mon lieu de travail, en plus! Tu imagines? Si quelqu’un m’avais surprise? J’aurais eu l’air de quoi? « si-si, je bosse, là… » Tu parles…

Et ta tenue? La blanche que tu portes tout le temps… dégueulasse… impossible à ravoir, une loque. Tu n’as plus aucune allure, tu crains. Sans compter qu’il faut t’alimenter en permanence, maintenant. Non seulement tu n’en fous pas une, mais tu réclames! Et si ça ne vient pas assez vite à ton goût, tu fais le mort. Ca ne m’inquiète plus, tu sais, j’ai passé ce cap depuis longtemps…
Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Là je te ménage, mais c’est que j’ai besoin de toi. Ca ne va plus durer. Tu ne crois tout de même pas que je suis de celles qu’on réduit à l’esclavage, non?

Arrête de couiner, tu ne m’impressionne plus. A vrai dire, tu m’emmerde. Je peux très bien me passer de toi.

Tant pis. Fallait pas commencer. Tu en as tellement fait que je commence à envisager de m’en prendre un autre, mais mieux choisi cette fois. J’envisage l’iphone, c’est dire à quel point tu m’as gavée…

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Publié le 29 juin 2015, dans Extrapolations, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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