Discussions du midi

Le midi, les gens parlent. Les gens de bureau dans les brasseries, je veux dire.
C’est ainsi, au détour d’un café, que j’ai découvert le « kyste de l’effort ». Intéressant concept qui se résume ainsi : quand on travaille trop, une boule se forme sur le dessus de la main. Qui se dégonfle dès qu’on revient à un rythme plus normal. C’est un indicateur utile pour savoir quand cesser son boulot. Genre, au milieu de la rédaction d’un document hyper-important, la boule se forme : cesser immédiatement toute forme d’activité, jeter sa souris le plus loin possible, écraser son téléphone d’un coup de talon rageur et sortir pour un café.
L’existence du « kyste de l’effort » ne doit en aucun cas parvenir aux oreilles des chefs de service. Sinon… fini les pauses aléatoires, on ne pourra s’arrêter que quand la boule se formera. Et si elle ne se forme jamais, c’est le signe qu’on glande monstrueusement…

Sinon, outre le fait qu’on entend de multiples conversations étranges dans les brasseries, il y a des choses marrantes. Certains d’entre vous qui aiment bien Luchini se souviendront peut être de sa sortie de janvier dernier (on n’a pas pu y échapper, il l’a fait sur dans tous les médias) à propos de « la double péné » ( http://www.franceinter.fr/emission-le-79-fabrice-luchini première vidéo entre 10’20’’ et 11’12’’). Ca m’avait fait rire, surtout tôt le matin sur France Inter, entre les débats politiques et l’économie du jour. Le problème, c’est que ça marque plus que les sujets sérieux. Et l’autre jour, au restau, il y avait à côté de moi 2 filles qui prenaient leur break de midi ; ça n’a pas loupé, l’une d’entre elles s’est retourné vers le serveur, tout sourire, et lui a demandé « 2 pénés s’il vous plait, et rapide si c’est possible! »; le serveur a noté, mais moi, je n’avais pas vu le plat du jour. Alors j’ai pouffé. Merci M Luchini. J’ai eu l’air d’avoir l’esprit déviant devant plein de gens. Dont de malheureux atteints du « kyste de l’effort » qui venaient prendre un repos bien mérité.

Et le soir, en passant devant l’affiche qui indiquait « Balades de Seine », évidemment j’ai lu « Baleines de Sade », qui me rappelaient les deux filles à la double péné. J’ai presque eu honte.

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Publié le 11 novembre 2013, dans Capillotractions, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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