Fonctionnaire de la poste, mon ami…

… mon ami…

En fin de journée, fier d’avoir su maîtriser la machine à affranchir et le tampon encreur à la date du jour, tu te pavanes devant ta collègue, moins chanceuse avec son imprimante  bloquée ; parce que toi, tu sais. Et tu peux expliquer, sans compter ton précieux temps (ni les clients qui s’alignent devant ton guichet) toutes les subtilités des boutons et des réglages de toutes les machines qui ornent ton espace de travail.
Tu es fier de toi, je te comprends aisément : les années d’expérience te rendent infaillible et là, devant tous ces gens (qui trépignent et soufflent comme des bœufs, parce qu’ils veulent sortir de là, vite !) tu peux briller des mille feux de ta calvitie naissante et hausser sur la pointe de tes petits pieds ton mètre 65 d’arrogance. Tu peux faire une démonstration en direct de ta science, te sentir indispensable !

Quelques jours plus tard, une de tes égéries me fera comprendre que ma présence au guichet n’est pas opportune : je peux utiliser les machines automatiques (le sous titre s’affiche en lettre phosphorescentes au dessus de sa tête : je dérange et lui fais perdre un temps précieux). Certes. Mais les enveloppes que je souhaite envoyer ne rentrent pas dans les boîtes extérieures… Alors que faire ? Hé bien c’est simple me rétorque la gardienne du seuil postal : vous venez me les remettre.
En effet, c’est assez imparable : faire une première fois la queue pour l’affranchissement, puis une seconde fois pour remettre les plis… Devant ma mine consternée, la dame à préféré regarder ailleurs en me tendant la facture dont j’ai besoin…

 Fonctionnaire de la poste, mon ami…
Combien de fois ai-je fait la queue devant le seul guichet ouvert, saturé de gens impatients, pendant que tes pairs circulent allègrement dans l’arrière boutique, se hèlent, plaisantent ou sortent fumer ?
Combien de fois me suis-je interrogée sur la file d’attente à préférer, tant redoutablement aléatoire semble votre organisation interne ?

 Fonctionnaire de la poste, mon ami…
Arpès avoir une fois attendu 50mn (ce qu’il restait de ma pause déjeuner) et avoir avalé mon sandwich entre les imprimés de recommandé et les boîtes en carton « envoi rapide » sans pouvoir atteindre le nirvana qui représente le stylo bille enchaîné à ton bureau, je dois dire que l’espacement de mes visites est voulu.

 Enfin, la poste mon amie, il faudra m’expliquer pourquoi la seule boîte est à l’extérieur du bureau, pourquoi il n’existe aucune possibilité de déposer son courrier dans le local. Tu veux vraiment continuer à risquer les braquages iniques ?

 

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Publié le 25 février 2012, dans La fée pétasse, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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