échauffements

Parfois on éprouve le besoin impérieux de vivre à fond une envie. En ce qui me concerne et pour l’avoir déjà mentionné, je vis souvent « on stage » sur mes musiques préférées. Rien de bien méchant et ça n’engage que moi, mais ça peut parfois me mettre dans une situation à laquelle j’aurais préféré échapper…

Dernier exemple en date: l’impression, dans l’ascenseur, d’être en train de descendre l’escalier du Lido. Oui, c’est très bête.

Je ne sais plus quelle musique a généré cette pulsion, mais me voilà dans l’ascenseur (dont l’avantage est d’être équipé d’un très grand miroir) en train de préparer ma descente altière, toute de strass vêtue, la perruque raide et bleue bien en place et le sourire colgate (dans ma tête, hein, la tenue).  Chacun ses délires, que celui qui ne s’est jamais imaginé en John Travolta dans Grease ou en Harrison Ford dans Indiana Jones, que celle qui n’a jamais rêvé monter sur une scène prestigieuse ou pousser la chansonnette à l’Olympia me jette la première veste à paillette…

L’avantage de l’ascenseur, chez moi, outre le fait qu’il permet de se mirer à satiété, est qu’il s’ouvre sur un autre miroir, encore plus grand, dans l’entrée de l’immeuble, en général très bien éclairée et …déserte… Comme mon expérience de show-girl se faisait plutôt tard, je n’avais aucune raison de me retenir et me voilà en pleine inspiration sortant de la cabine en projetant bras et jambes et en faisant de bon cœur les  grands gestes chorégraphiés pendant la descente. Le pied. La projection ultime.
L’éclairage à fond, la musique, le public, tout y est … show-time dans ma tête..

Ce que je n’avais pas prévu, c’est que ce soir là (un vendredi) quelque voisin mal intentionné avait organisé une fête non fumeurs.

« Fête non fumeurs » se traduit par « on envoie les fumeurs dehors » ; « dehors » étant dans le cas qui nous intéresse « devant l’immeuble », soit en pleine ligne de mire de … la sortie de l’ascenseur…

C’est donc devant un public dense et très réceptif  que j’ai fait mes premiers pas dans l’univers du show, sobrement vêtue, certes, mais équipée d’écouteurs dont le mérite premier est d’isoler de ses congénères. Soit à rester dans son petit monde un (trop) long moment avant de réaliser la présence des autres.
Le tableau est dressé, pas la peine d’en f aire plus… je suis sortie en essayant de prendre un air naturel, priant pour que le noir ambiant devant l’immeuble préserve mon anonymat….

En même temps et compte tenu de cette étrange propension que j’ai en rencontrer, dans ces cas là, mon voisin sexy, pour une fois il n’était pas là… c’est déjà ça, voyons le côté positif des choses.

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Publié le 14 mars 2011, dans Capillotractions. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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