Mercredi 21 Avril, concert de Lou Reed à la Cigale.

Un évènement mythique, une de mes salles préférées. De quoi faire des bonds de joie et d’impatience 10 jours à l’avance.  

Hum, comment décrire le choc… un peu comme si Marilyn Monroe, encore parmis nous, avait tourné dans un porno bas de gamme à l’âge de 70 ans.  Pas cool. 

 Dès l’entrée de la Cigale, un bruit de fond assez insupportable vrille les tympans. Un peu comme quand on se trouve sur un aéroport, très près des réacteurs d’un avion sur le point de décoller. Un vieil avion. 

Tout d’abord, on croit à une erreur, un réglage en cours, un ampli déréglé. Donc on se rend docilement à sa place. Dans la salle, le bruit est à la limite du supportable. On s’installe tout de même, imaginant que ça ne va pas (ne peut pas) durer. On est content d’être là, la salle est jolie, le public est tranquille et dans l’expectative d’un moment d’anthologie. 

  

L’insupportable bruit perdure. Même en enfonçant ses doigts dans les oreilles à en remonter aux coudes, il commence à faire résonner le cerveau.  

Soudainement apparaissent 3 personnes. Un peu comme des techniciens qui font la balance, look cheveux gras et vêtement mous. Soulagée, je m’attends à une décroissance du bruit et (soyons fous) à un début de concert.  

Donc, relâchement momentané, voir endormissement précoce malgré le bruit, torpeur supra-sonique, cerveau en sinusoïde 6 dimensions, sens retournés. J’en fini même par me demander si ce n’est pas voulu. Un genre de tentative pour atteindre une transe musicale, une préparation subtile du cortex, une mise en condition des récepteurs sensoriels…  

Un accès de lucidité illumine l’état de torpeur ennuyeuse dans lequel je me suis enfermée pour échapper au bruit: le saxo s’agite convulsivement devant les micros… alors… mais, est-ce possible? …. ça signifie que le concert à commencé… enfin « concert », faut le dire vite… on passe du vieil avion au ban de baleines en rut agitées après le passage d’un élégant requin-costard-à-paillettes…  

Le saxo s’agite frénétiquement et Lou Reed fait des gestes cabalistiques au dessus de son synthé, comme pour l’apprivoiser, lui faire sortir des sons audibles. Sans effet. le 3ème larron (on ne peut décemment pas parler de « musiciens ») porte quelque chose qui ressemble furieusement à un casque anti-bruit; ça aurait dû me sauter aux yeux plus tôt, mais comment imaginer, sans avoir abusé de psychotropes puissants, un musicien sur scène porter un casque anti-bruit. Ou alors on était sur un aéroport, en plein nuage de cendres…  

Impossible de distinguer un début ou un fin de « morceau », les agressions auditives percent les tympans et aucun rythme ne transparait. Pour la première fois de ma vie, je vois les gens quitter la salle moins de 45mn après le début du spectacle… passé 45 mn, je ne sais pas ce qui s’est produit, les discordances ont eu raison des plus sensés d’entre nous et la soirée s’est terminée… au bar le plus proche…  

   

Conclusion: avant de prendre des places de concert, interroge le oueb, lui te dira… avant d’accepter une invitation, interroge le oueb, il sait…  

   

   

   

   

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Publié le 26 avril 2010, dans Extrapolations. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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