boulodrome
Bon, le WE dernier, au cours d’un bref séjour en lointaine banlieue (j’y suis allée pour un déjeuner, c’est pour moi la durée max à plus de 500m à l’extérieur du périph’ Parisien…), l’esprit un peu embrumé par le résultat de diverses divagations sur la météo, la solitude, le travail, les amis, la famille et les problèmes mécaniques, je suis passée devant un panneau indiquant crânement "boulodrome"; c’est à chaque fois la même chose, "boulodrome" évoque plus pour moi un état mental proche de la mélancolie qu’une joyeuse tribu de joueurs de pétanque… déja, dans "boulodrome" il y a "boulot", ce qui est un vaste sujet de préoccupation en ce moment, il y a aussi "boule", celles que j’ai dans la gorge, souvent, et qui ont du mal à passer …. gllllloup …..tiens, je me demande si je vais craquer pour le "logo spiderman pour mobiles"…. non, j’déconne….
Donc, dans "boulodrome", je trouve qu’il y a un concentré de termes qui ne m’inspirent ni l’humour ni la dérision, mais plutôt une descente introspective vers les tréfonds de mon moi enfoui sous le sous-moi et surnageant le sur-moi. Un truc qui ne fait pas plaisir, dont on se passerait bien et qui surgit systématiquement au mauvais moment (c’est toujours le mauvais moment, pour ces séances)
Donc me vient l’idée suivante :On devrait créer des mots qui inspirent des sentiments plus youpi
Néologismes: couettodrome, plageodrome, mer-turquoisodrome, Crèpe-au-nutella-drome, …
Bon, pour le fond sonore, je suis repassée à mes amours anciennes, Calexico, mais j’ai changé d’album; j’attaque, toujours fidèle à une recherche monomaniaque de morceau à écouter en boucle , "the black light", pas encore trouvé le morceau phare, mais je sens que ça ne va pas tarder
Publié le 26 janvier 2006, dans Extrapolations. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.
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