Archives de Catégorie: La fée pétasse

à tous

JNFB

Le test de Noël

Black Widow

En  ces jours bénis où l’esprit de Noël plane sur nous, je te propose, lecteur CMA, un petit test. C’est un test hermaphrodite. Prend ton crayon et tais-toi.

Quel(le) héro(ïne) êtes-vous ?

1 – Tu manges de préférence
a – sucré
b – salé
c – proprement

2 – Ta chanson préférée est
a – Où sont les femmes https://www.youtube.com/watch?v=Zqc7mVZQNFo
b – Lovecats https://www.youtube.com/watch?v=mcUza_wWCfA&list=RDmcUza_wWCfA
c – White wedding https://www.youtube.com/watch?v=AAZQaYKZMTI

3 – Ton roman préféré est
a – Le Comte de Monte-Cristo
b – 50 nuances de Gray
c – Télé 7 jours

4 – Ta chanson de film préférée est (allez, un petit effort, clique un coup, ça va te faire du bien)
a –  « Rocky horror » Sweet transvestite https://www.youtube.com/watch?v=bc80tFJpTuo
b –  » Beetlejuice » Day-o (banana boat song) https://www.youtube.com/watch?v=AQXVHITd1N4
c – « Les aristochats » Tout le monde veut devenir un cat https://www.youtube.com/watch?v=_IXSKwujXdw

5 – tu fais du sport
a – non, mais tu vas souvent chez Go-Sport, les vendeurs sont jolis
b – dans ta tête
c – pourquoi faire ?

Je te laisse 63 secondes pour faire le décompte de tes réponses.

 

Maximum de « a » : tu es une héroïne du XVè siècle

Comme Lucrèce Borgia, tu chevauches noblement à travers les bois. Tu es belle, en robe décolletée au cœur de l’hiver. Tu n’as jamais froid. Même quand il pleut et que tu vis dans un château déprimant. Tu résous tes problèmes implacablement par la mort ou par la mort. Tu souris dignement en pleine déprime. Rien ne t’impressionne. Tu manges avec les doigts et tes vêtements ne sont jamais maculés de graisse.
Si tu es un homme, remplace «belle » par « élégant ».

 

Maximum de « b » : tu es une héroïne de l’espace.

Telle Anne Hataway, ta coupe de cheveux et ton maquillage ne bougent pas d’un iota. En toutes circonstances, même si tu traverses des trous noirs qui te font prendre 35.000 ans en 10 secondes, tu restes hype. Tu ne transpires jamais et tu es sexy même en combinaison grise. Tes souliers à hauts talons ne te manquent pas et te nourrir avec des trucs lyophilisés qui traversent le temps ne te pose aucun problème. Tu as un caractère affirmé et n’écoutes pas la voix de la raison.
Si tu es un homme, remplace « lyophilisé » par « en purée »

 

Maximum de « c » : tu es un super-flic

Homme ou femme, tu n’as jamais faim, jamais soif, jamais sommeil. Ton jean est indestructible, tout comme tes bras, jambes et haut du crâne. Tu dors avec un flingue à proximité, tu prends ta douche avec ton holster (ça te rend sexy), le moindre bruit te fait te mettre en garde, même le beep des sms sur ton i-phone 35. Tu es silencieux comme le poisson rouge, rapide comme le guépard et fort comme le castor. Ton intelligence est celle d’une loutre.  Tu parles peu (et pour ça, je t’aime déjà), tu ne sais pas danser (c’est dommage) et ta vie privée est un cumul de drames terribles. Tu as été marié et jamais plus te ne penses rencontrer l’âme sœur. Tu traînes ton désespoir dans les bars glauques et tiens la bière mieux qu’un rugbyman.

PS : et pour fêter ce bel esprit si pur, je te donne la solution de la contrepèterie de la dernière fois. « Il est arrivé à pied par la Chine » donne (retient ton souffle pour ce bel instant de poésie) « Il est arrivé à chier par la pine ». No comment.

La banque remplace la femme dans l’imaginaire des hommes d’aujourd’hui.

pinup money

… C’est triste…

Bien bien bien, il n’aura pas échappé à l’œil de l’internaute averti que les pubs dans lesquelles la banque est présentée comme une femme idéale fleurissent sur nos écrans.
Etre comparée à une coffre-fort, quelle belle image… quand on sait à quel point les banques sont des organismes orgasmiques, ça laisse pantois(e).

Petit florilège:
« elle ne me cache rien »
Donc, publicitaire dévoyé, la femme idéale est celle qui ne cache rien? Tu veux VRAIMENT tout savoir? Jusqu’au détails les plus infimes? Non, sans déconner, ton fantasme le plus abouti est de TOUT savoir de ta femme? ….sincèrement, sache qu’il est nettement préférable que ta femme reste, dans ton imaginaire, cet être magnifique et paré des plus beaux atours qui ondule gracieusement autour de toi. Crois moi, tu ne veux pas savoir comment elle a opéré la transformation. Et tu ne veux surtout pas savoir combien ça a coûté. (Néanmoins, tu peux en avoir une idée si tu jettes un œil sur elle le matin au réveil.)

 « avec elle, tout est simple »
Foutaises. Tu veux avoir l’impression de sortir avec une débile trépanée qui hoche bêtement la tête en signe d’assentiment à chacune de tes phrases? Crois-moi, ça va t’amuser 2 minutes. Et la première qui émettra un propos un tant soit peu inaccessible te paraîtra une déesse à mettre au panthéon de tes souhaits les plus chers (d’autant que c’est bientôt le moment de faire ta lettre au père Noël).

« le déclic? Elle m’a donné sa carte! »
Hahahahahahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Comme je ris! Mais, abruti débile à l’haleine de chacal dévoyé par les fraises tagada, ce qu’une femme veut c’est que TU lui donnes ta carte. Bleue, Gold, comme tu veux, mais avec un compte bien nourri derrière et pas de restrictions. Et ne crois pas une seconde que le fait de lui donner une carte de visite fait de toi un héro de la drague. C’est stupide, des cartes aujourd’hui , on en a gratuitement. Elles existent juste pour être distribuées. On s’en fout que ce qu’il y a écrit dessus. Tu n’as qu’à jeter un œil sur les tiennes. tu en a déjà eu de jolies?… tu vois…

« Vas-y, lance-toi, ça te coûte rien »
Nan, mais je rêve, là. Ca coûte, une femme! Tu crois pas que tu vas avoir une déesse dans ton lit sans faire un minimum d’efforts, non? Déjà, acheter quelques fringues correctes et prévoir de lui offrir un verre. Après, sache qu’une fleur n’est pas romantiquement surfait et ne donne l’air idiot. Non-non. C’est même plutôt très touchant.
Essaie un peu d’aborder un être sublime avec ta gueule de bureaucrate enfariné et tes chaussures pas cirées, tu vas voir. Si tu étudies bien les mononeurones qui parlent dans la pub, tu noteras leur coolitude savamment étudiée, leur coupe négligée-branchée et leur sourire éclatant de blancheur. Si tu crois qu’ils sont nés comme ça, tu n’as rien à faire sur ce blog. Tout de même, un peu de respect…

Et comment ces gens tordus croient-ils que nous allons avaler qu’une banque est simple, transparente, généreuse? Je viens de faire le test: tapez « simple transparent généreux » dans Google. Ce grand gourou du savoir international à travers les âges ramène pieusement des photos de … Kim Kardashian et ses seins. Pas d’une banque. Et, tu le sais, lecteur chéri-mon-amour, Internet a toujours raison. Le must du généreux, c’est la poitrine d’une décérébrée issue de la téléréalité. Voilà où nous en sommes.

La femme nue pour un peu de civilité…

pinup nue

 

Cruel constat du week-end : une photo de femme nue apporte bien plus de « like », commentaires ou partages que n’importe quelle digression à l’humour scientifique hautement élaboré. J’aurais dû m’en douter, me diras-tu, toi qui me lis avec frénésie.
Ben oui.
Mais la naïveté fait encore partie de ce qui reste de mon charme ravageur.

Transformons donc une faiblesse en force, comme me l’a enseigné David Carradine alias « petit scarabée » dans Kung-fu, avant de mourir dans une ultime tentative masturbatoire. Et oui, là déjà, j’aurais dû me méfier. (c’est là, si vous n’êtes pas déjà au fait … http://www.parismatch.com/People/Television/Jeu-sexuel-fatal-pour-David-Carradine-139907)

Donc, voilà l’idée: puisque la femme nue a un fort pouvoir sur les foules, utilisons –là pour lutter au quotidien. Positivement, j’ose dire.

Par exemple :

  • Les idiots qui mastiquent du pop-corn au cinéma, puis laissent les cornets en carton vides et les sièges couverts de sucre et de ce qu’ils n’ont pas mâché. Faisons-leur miroiter une femme nue qui s’assiéra sur leurs genoux pendant tout le film s’ils renoncent à mastiquer. Et qui leur caressera les cheveux s’ils nettoient leurs sièges et repartent AVEC le carton.
  • Les crétins périphéens malpolis qui éructent et klaxonnent avant de doubler. Proposons-leur que le plein de leur stupide véhicule noir aux vitres teintées soit fait par une femme nue. Au bout de 10 pleins, ils auront même droit à un nettoyage du pare-brise par, non pas une, mais DEUX femmes nues ! S’ils se mettent à respecter le code de la route et en plus à être poli avec les scooters.
  • Ceux qui parlent fort dans leur téléphone aux terrasses de cafés seront servis par une femme nue s’ils raccrochent.
  • Ceux qui lisent Marc Levy auront une comptine lue au coucher, par une femme nue. S’ils acceptent de troquer Marco par un vrai auteur. Comme James Ellroy. Cette dernière idée étant valable aussi pour les filles, on peut remplacer, exceptionnellement, la femme nue par un homme nu.
  • Ceux qui parlent la bouche pleine ou passent à table sans se laver les mains seront servis par une femme nue (avec un tablier pour les plus esthètes), à condition qu’ils se reprennent,

–          Etc, etc… hélas la liste est sans fin…

Je suis sûre que ça pourrait marcher. De la femme nue comme ultime récompense. Puisque, de toute façon, il est désespéré d’essayer inculquer le civisme par des voies normales…

Mais, et les femmes? vous entends-je vous insurger…
Stop, halte aux délires féministes, laissez-moi vous expliquer un tout petit truc: Les femmes sont POUR la politesse, le respect, la propreté et globalement tout ce qui rend les rapports humains cordiaux.
Et les femmes ont prouvés qu’elles sont capables de sacrifices pour arriver à leur fins.
Et si on les paie, il y en aura pour faire le job.

Lézard en vacances

Dans ton salon…

desamour

Il y a des moments dans la vie ou on se dit qu’un petit dessin vaut mieux qu’un long discours. Mais  considérons tranquillement l’idée qu’un changement de référentiel (bien trouvé) peut être aussi une bonne illustration.
Aujourd’hui, lecteur-assidu-mon-amour, nous allons faire un parallèle entre la route et ton salon.
En fait, je me trompe.
Toi qui me lis, tu es forcément subtil, fin et délicat. Plein d’humour, d’un haut sens de la dérision et de la causticité. Tu te baignes dans des pétales de roses et tu manges des chips de rayons de soleil (hé oui : vous êtes tellement nombreux à me lire que le soleil commence à faire la tête… d’où la météo impensable de ce WE estival. Tout est corrélé, fabuleux !).
Toi qui me lis, tu ne te comportes pas comme décrit ci-après. Mais tant pis, je vais quand même m’adresser à ceux-qui-ne-me-lisent-pas-et-se-comportent-comme-des-#@$£#.

Donc, pour illustrer (une fois de plus) le quotidien du motard, osons un parallèle. Toi, tu es le crétin débile moyen qui roule en liberté. Moi, je suis le motard et je viens chez toi, dans ton salon, me comporter comme toi  tu te comportes avec moi sur la route.

Je suis grosse et encombrante, parée de trucs inutiles qui font de la lumière. Je porte de larges lunettes noires qui ne laissent rien deviner de mon identité. Mais ne filtrent pas mon agressivité, dont la source remonte à une quelconque frustration liée à la taille ridicule de mon sexe.

J’arrive en portant une radio branchée sur une station inaudible, le son est à fond. Tu habites au 10e étage, mais tu m’entends depuis le rez-de-chaussée. Je monte dans l’ascenseur en chantant dans un yaourt crétin des bribes de mots que je ne comprends pas. Je choisis de bousculer tout le monde, de me précipiter sur le bouton « 10 » en empêchant les autres passagers de l’ascenseur de choisir leur étage. Ceux qui voudraient sortir se font bousculer par moi, sans raison bien sûr, juste pour le plaisir. Quand je descends, je prends bien soin de pousser tout le monde pour passer en premier en jetant des regards furieux et en marquant le rythme de la musique de la tête.

Je rentre chez toi en défonçant la porte, la sonnette ne servant à rien. Je néglige le paillasson. Cette question!!

Je t’ignore et commence à arpenter ton salon en jetant mes papiers gras partout, papiers roulés en boules dans lesquelles restent des fonds de bouffe grasse dégueulasse.

Tout le temps que dure ma visite, je mets mes doigts dans mon nez, jusqu’au coude et très régulièrement.

Si tu regardes la télé, je choisis le siège le plus proche, le pose juste devant toi et m’installe dessus. De la façon la plus dérangeante pour toi, tu l’as deviné.

Je ne t’ai bien sûr pas dit bonjour.

Si tu discutais tranquillement avec ta femme ou tes gosses, je vous interromps pour vous raconter une blague débile très grossière et je ris bruyamment en tapant sur le dossier de ma chaise. Je vous toise d’un air supérieur. Vous ne voyez toujours rien de la télé. Mon gros cul est bien plus intéressant.

Je passe mon temps scotchée à regarder mon téléphone pour m’orienter dans ton appartement. Peu importe que tu m’aies obligeamment donné des indications. Je t’ignore comme le sombre lombric que tu es et je sms tous mes amis sans regarder une seule fois devant moi. Je percute ton chien, tes enfants, cabosse quelques meubles, empêche tout le monde de se rendre dans le couloir, mais je m’en fou. Tu n’existes pas à mes yeux.

Tu veux sortir du salon ? Pas question, je bloque la porte et te toise de nouveau. Pourquoi sortirais-tu si je ne l’ai pas décidé ?

Mais quand je veux sortir, je te pousse, je renverse ton café, je jette par terre ton assiette de dessert, que je piétine et je sors à grand bruit en laissant derrière moi des traces de pas grasses. Je ris. C’est gras aussi.

Avant de te demander de me servir l’apéro, je balance mon vieux mégot, non pas dans le cendrier prévu à cet effet, mais directement sur toi. Si tu portes des lunettes, je m’arrange pour que le mégot se coince entre les verres et tes yeux. Ne dis rien, sinon je te tue. Minable.

Si tu ne réagit pas assez vite à ma demande d’apéro, je t’insulte copieusement.

Je te poursuis à la cuisine en te collant au train et en te traitant de tous les noms.

Si tu as l’impudence de protester, je baisse mes lunettes de soleil et te jette un regard noir lourd de sens. J’insulte ta femme.

Je prend la bouteille entière, pas de verre (pas la peine de s’encombrer), et je sors en te pétant au visage. Ca laisse une traînée immonde dans laquelle tu vas errer longtemps, le souffle court et la larme à l’œil.

Je quitte ton appartement en hurlant des chants paillards et en passant si près de toi que tu sens mon parfum fétide. Tu as peur et longtemps tu entends résonner mes chants, d’étage en étage, tout le long de ma descente au rez-de-chaussée. Ils accompagnent ton écoeurement, comme la signature virtuelle de ma grande incivilité.

Voilà. Si tu t’es reconnu en moi dans ce trop bref descriptif, sache que tu es méprisable. Mais pas moi.