Archives de Catégorie: La fée pétasse
Le non-esprit de Noël
Lecteur-Chéri-Mon-Amour, toi dont la perspicacité et l’esprit caustique ne sont plus à prouver (oui, je me flatte de croire que si tu me lis, tu es proche de la perfection…), tu as sans doute remarqué que cette année, l’esprit de Noël ne flotte pas vraiment sur nos têtes.
Il semblerait que la météo se soit faite copine avec l’actualité pour nous faire comprendre que non, on ne fait pas tout ce qu’on veut impunément.
Alors voilà, loin des paysages délicatement ourlés de blanc et des gros joviaux barbus vêtus de rouge, loin des bonshommes de givre aux nez en carotte et des rennes aux selles de lainage vert et rouge, loin des lutins farceurs coiffés de grelots et des boules brillantes, nous nous retrouvons face au génie malfaisant des publicitaires (oui, ça faisait longtemps que mon ire ne s’était pas retournée contre ces suppôts du consumérisme débridé, esclavagistes de petits chinois, empêcheurs de grossir tranquillement, faiseurs de faux rêveurs).
Comme l’ambiance générale n’est pas à la franche déconnade, mais qu’il faut tout de même que cette mauvaise engeance survive, ils ont réussi à s’infiltrer là où un peu de chaleur humaine et de considérations pacifiques n’eut pas fait de mal.
Cette année, pas d’affiches énormes chantant les louanges des festivités de fin d’année, donc, mais… mais, voyons donc, qu’est-ce qui pourrait rentrer au chausse-pied dans l’espace (sans doute très rémunérateur) laissé libre par les vendeurs de foie-gras, de vins, de jouets, de bijoux, de parfums, de chocolat, de ….
Je n’ose imaginer ce qui se passe dans la tête d’un publicitaire. Une version trash de vice-versa, avec des fantômes gothiques et des beetlejuices aux commandes, sans doute. Tous drogués jusqu’à la moelle et sous puissants psychotropes, riant sataniquement et se déhanchant en strings de cuir au son de yodels démoniaques.
Par ce qu’ils ont fait deux énormes trouvailles.
La première, la plus soft, est là : pour coller à l’air du temps, on veut vous vendre des cadeaux qui ont tout d’un cercueil.
Avoue, Lecteur-Chéri-Mon-Loukoum (oui, tu as comme moi un peu abusé ces derniers jours), que c’est troublant… Comment vendre de la bière à Noël…
La seconde est beaucoup plus pernicieuse. Elle figure sur les culs de bus de Paris et de la région parisienne sous la forme d’une publicité pour … un laxatif. Parce que, oui, les fêtes c’est ça aussi : le transit.
(Je précise ici que j’ai effectué plusieurs tentatives pour te ramener l’image des dits bus, mais que je n’ai pas réussi à dégainer mon appareil photo tout en conduisant mon fidèle destrier. Du coup tu es obligé de me croire. Mais je ne vais pas déclarer forfait, je vais poursuivre mes tentatives)
Trop manger, manger trop gras, ne pas suivre l’adage des « 5 fruits et légumes par jour mangeras » (oui, moi aussi je suis Yoda), mettre de côté le sacrosaint jogging dominical, ça conduit à ça : un embouteillage interne. Réveillons = Constipation. La grande classe.
Et donc, un subtil décalage permet la contextualisation par Dolculax de leur campagne. Sur des gros culs (de bus) par ailleurs. Trop fort. Estomaquée, j’ai cherché qui pouvait faire preuve d’autant de délicatesse et de légèreté. Ca aurait pu être belge, mais les belges ne la ramènent pas trop en ce moment. Et donc, the winner is… Canada ! (pas de grande surprise).
Comme on aime bien les canadiens et leur je-ne-sais-quoi de dérision permanente, on ne va pas s’insurger trop fort, mais quand-même… Un rien de l’esprit détendu des fêtes n’eut pas fait de mal. Va pour le laxatif, donc. En salle de rédaction, ils ont bien dû se marrer. Bref.
Cette année, pas de foie gras ni de portraits du gros barbu, mais des boites de produit pour chier.
O tempora O mores, comme j’aime à le répéter, Lecteur-Chéri-Mon-Beau-Sapin. Foie des gorets.
On ne va s’arrêter en si bon chemin. Je ne devrais pas jouer les étonnées, j’étais prévenue:
Quand les astres s’alignent avec les publicitaires, hélas, on ne peut plus lutter….
Allez, Joyeux Noël Félix!
A toi qui est descendu lire la fin de ce post, je dédie cette ultime marque du bon goût… Dulcolax, la société qui n’hésite pas à bouleverser les codes de la grande classe, c’est là. Accroche-toi… Et méfie-toi: je suis programmée pour entendre résonner ton gros rire infernal…
L’internaute-roi
Je ne sais pas si tu as remarqué, Lecteur-Chéri-Mon-Amour, à quel point les journalistes TV, radio, parfois presse font référence aux « internautes »? Sans arrêt « et, qu’en pensent les internautes », « qu’en disent les internautes ?, « selon les internautes »…
Et l’internaute, Lecteur-Darling-My-Stony, c’est toi, c’est moi, c’est surtout l’autre, celui qui, tapi dans l’ombre de son infâme virtualité, se sent libre de laisser cours aux remugles de son esprit malsain bourré de charcuterie qui rend fou.
Nous sommes peu de choses et le web fait loi.
Débordés, envahis, gavés jusqu’à l’explosion, nous sommes soumis à la loi de la toile gluante. Les araignées velues et vénéneuses qui la tissent ont colonisé nos âmes numériques et transformé nos rêves d’enfants en fantasmes technicolors aux dents pourries découvrant des sourires hystériques et noirs d’encre (de Chine, redonnons à César ce qui appartient à Lao Tseu).
Mais, t’entends-je t’offusquer, elle perd les sens, en ce dimanche, sous les derniers rayons mordorés du soleil vieillissant, face à des cieux dont la couleur ensanglantée n’est pas sans rappeler celle d’un bon steak désormais banni de nos auges ?
Non, je te rassure illico-presto-subito, j’ai conservé toute mon intégrité intellectuelle. Je me borne à faire des constats. La suprématie du net, le bras armé de l’internaute, la loi du planqué qui a des sous pour matraquer ta conscience fragile et avinée.
Tout ce qui suit a été, bien sûr, vérifié par huissier. Ce ne sont que de menues preuves de la déviance automatique, big-datesque et monayable ambiante.
Constat numéro 1 :
Tu es une fille, d’un âge plus élevé que celui de ta petite nièce de CM2, tu habites une grande ville et tu établis un réseau professionnel, tu es donc…. A la recherche d’un chirurgien esthétique
Constat numéro 2 :
Tu es une fille d’un âge plus élevé que celui de ta petite nièce de CM2, tu habites une grande ville et tu établis un réseau professionnel, tu es donc…. A la recherche d’un coach sportif au corps oint d’huile de coco, aux abdos en xylophone et au sourire empreint de la stupidité lubrique la plus inconvenante qui soit.
Constat numéro 3 :
L’internaute-roi est celui qui s’exprime haut et fort. Il a le droit de dire tout et n’importe quoi (j’en suis la preuve, mais en ce qui me concerne, la qualificatif « Roi » ou « Reine » ne s’applique pas vraiment : Je continue de voter à gauche). Si sa plume est reconnue par un nombre suffisant d’internautes plébéiens, il sera amené à obtenir droit de vie et de mort. Sur des vivants. En effet, nos amis les bloggeurs constituent actuellement un vecteur de la critique culturelle incontournable. Sollicités, invités, suppliés de publier leurs opinions. Sauf que de critique, ils n’ont que l’étiquette autocollante qu’ils ont eux-mêmes fait imprimer via vistaprint (en plus c’est gratuit).
Constat numéro 4 :
Depuis Astérix, le peuple veut du pain et des jeux. Depuis le net, l’internaute a des jeux à foison. Et l’internaute, Lecteur-Darling-Mon-P’tit-Loup-Garou, il a fini par faire comprendre qu’il ne veut que des jeux qui le font rire, mais de préférence sans trop réfléchir. Alors les vivants, après être resté longtemps raides comme la justice, se sont mis à ployer. Et nourrissent l’internaute à coups de rires gras et facile.
Et ça marche ! Pour preuve, cette vidéo destinée à faire comprendre les raisons de la grève des audiences depuis le lundi 19 octobre 2015 pour dénoncer le projet de réforme de l’aide juridictionnelle (prend 1mn pour cliquer de ton doigt gourd, chéri, ça vaut le coup d’œil)
http://www.normandie-actu.fr/video-des-avocates-de-rouen-en-colere-rejouent-%C2%AB-catherine-et-liliane-%C2%BB_163988/
J’aurai tendance à saluer l’initiative et la réalisation, mais dans le même temps à pleurer de dépit, parce que oui, aujourd’hui, on est presque obligés de biaiser par le rire pour se faire entendre. Certes, Lecteur-Darling-My-Sweet-Cupcake, il est salutaire de rire de tout.
Mais à ce rythme, bientôt, on ne rira plus de rien…
Galvaudé, rabaissé, le rire ne sera même plus le propre de l’homme (avec un peu de bol, il restera le propre de la femme). Et nous commencerons alors le retour aux source. L’homme descendais du singe, il a commencé à y remonter…
Une journée Facebook sans Facebook
… ni internet, ni téléphone portable, au passage…
Aujourd’hui LCMA *, je te propose un peu de projection-arrière. Une forme de retour dans le temps de toi-même. Un machin mystique, presque. Certes, je ne fais pas dans l’innovation. Mais fuck. Ici, je fais ce que je veux.
Imagine donc, l’espace des 10 mn qu’il te faut pour lire ce post (je sais que ça dure 10mn, parce que je lis dans l’avenir), ce que serait une journée « comme avec Facebook », mais sans Facebook (ni internet, ni ordi). Par exemple, prenons un samedi.
Ca commence au petit matin. Tu veux partager avec l’univers (tes amis virtuels) la munificence de ton petit-déjeuner. Je te comprends, c’est assez fondamental d’étaler en public 2 tartines de pain beurré et un bol de café sous la légende « mon brunch du jour ». Ca fait envie, surtout si tu déposes à côté du bol un paquet de chips (un conseil au passage: prends des Vico). Sans FB ou SMS, comment faire? Oublie la notion de temps réel. Il faut prendre la photo, la développer et l’envoyer en masse. Donc s’y prendre quelques jours plus tôt, faire la photo, la faire tirer, la mettre sous enveloppe et tout poster pour que ça arrive le samedi matin. Ca demande du temps et un peu de sous. Question: Est-ce réellement si fondamental? Réponse: Je te laisse seul juge.
Ensuite, il faut fêter l’anniversaire de 2 amis. Ce qui suppose dans un premier temps que tu connaisses leur date de naissance. Tout pareil, anticipation si tu veux envoyer une image (on dit carte, mais je pense qu' »image » te parlera plus). Il faut la choisir, l’acheter, l’envoyer par la poste. Sinon, reste la bonne vieille technique du coup de fil. Efficace et en temps réel. Sauf… sauf si tu veux fêter un vieux pote que tu n’as pas vu depuis des années. Là, ça peut être long, tout ce temps à rattraper en une conversation… Question: As-tu réellement envie de parler à cet ami perdu de vue? Après tout, si tu l’as perdu de vue, il y a peut-être des raisons, non?
Après ça, il est temps de dire à quelques filles que tu les trouves belles (tu as remarqué comme moi, que sur FB seules les filles ont des commentaires appréciateurs dès qu’elles changent de photo de profil. Tout le monde y va de son « »magnifique », « sublime », « gorgeous » pour les crâneurs,…). Sauf que par courrier ou par téléphone, perso quoi, ça prend de suite une autre dimension, non? Question: Cette fille est-elle si magnifaillque? Et as-tu réellement envie de le lui dire?
Continuons gentiment. Tu veux partager des photos (de vacances, d’une expo, d’une ballade dans les bois). Il te faut organiser une soirée, réunir tous les amis avec lesquels tu as envie de partager ces merveilleux moments de bonheur, faire un album ou un diaporama (aaaahhh… je ne pensais plus utiliser ce terme!!!). Question: Penses-tu que ça les intéresse vraiment? Au point de venir t’écouter pendant 2 heures raconter ton séjour dans un chalet meeeeerveilleux au fond des bois, sans eau ni électricité, pour un retour à « une vraie humanité »?
Bon, quoi d’autre? Ah… les jolies phrases de développement personnel… Un exemple au pif, tiré de la liste (qui semble infinie) de poncifs déblatérés par le « philosophe » Paulo Coelho:
« Dans la vie, tout est signe. », oui, d’ailleurs, je viens de recevoir ma déclaration d’impôts. Ca doit vouloir signifier qu’une entité supérieure a désespérément besoin de moi…
On ne peut pas mesurer un sentiment comme on mesure une route.
, mais on ne peut pas mesurer une route? Si? On compte les pas? On empirise?
Un homme doit choisir, en cela réside sa force : le pouvoir de ses décisions
Ben vu les résultats des dernières élections, avant de laisser l’homme choisir, on doit d’abord lui apprendre à faire un choix, non? Et d’ailleurs… la femme dans tout ça? Pas de choix, pas de force?
… Je te laisse te dépatouiller avec ça. Mais si tu veux partager ce bel esprit, sans FB, il va falloir faire un petit effort. Réfléchir par toi-même? Savoir ce que tu veux? A qui veux-tu transmettre ta sagesse et ta lucidité? Soyons fous…
Et la musique? Si, à mon instar, tu veux que tes amis redécouvrent le plaisir infini du Disco, tu devras te dégotter une veste à paillettes, apprendre le piano et laisser pousser tes cheveux blonds pour leur montrer à quel point c’était booooon…
https://www.youtube.com/watch?v=Zqc7mVZQNFo
Le pire aperçu récemment, des condoléances via FB. No comment.
Ensuite? Je ne sais pas… c’est vaste… A ce stade de cette brillante démonstration, tu as toujours besoin de mettre des photos de mignons chatons pour montrer à quel point tu as du cœur?
A lire en premier:
Cet article (érudit) ne traite que de l’aspect virtualisé des relations sociales. Tu auras bien compris, LCMA, qu’utiliser FB et tout autre vecteur de colportage de nos éminentes vies pour en faire une intelligente promo est totalement admis par la rédaction…
* LCMA= Lecteur-Chéri-Mon-Amour, pour ceux qui débarquent.
Comme un lundi!
Lecteur-chéri-mon-amour, si, comme moi, tu as dès le dimanche soir des hauts le cœur à l’idée de te rendre au bureau le lundi, je propose que nous nous distrayions ensemble. Note au passage l’emploi du subjonctif présent qui me permet la jolie combinaison « yi » assez proche du cri que je pousse quand mon réveil sonne le lundi. (Ce sera sans doute « yiiii » demain, avec le changement d’heure… cette invention géniale qui te fait te poser la même question depuis que tu as l’âge de raison, à savoir, « mais p’tain, dans quel sens je fais tourner les aiguilles de mon réveil cette nuit ? ». Mais comme maintenant il n’y a plus d’aiguilles, la question est aussi « merde! Est-ce que cet objet vas se régler tout seul dans la nuit? » Statistiquement, tu as une chance sur 2. Le mieux est de ne pas dormir et d’attendre 2h du matin pour que la radio t’annonce « il est 3h » ou « il est 1h », c’est une expérience intéressante de saut dans le temps. Sauf qu’en ce moment, il y a grève à la radio. Ce qui fait que ce sera leur faute si demain je suis en retard.). Donc c’est les yeux collés, le teint gris et la démarche hésitante (vu que j’ai dormi une précieuse heure de moins) que je t’écris aujourd’hui. Mais, me rétorqueras-tu (et tu auras raison, mon p’tit poulet), « je ne te voie pas, qu’est-ce qu’on s’en fout des considération sur ton physique de loutre attardée du Bengale » ? Et là, paf dans ta gueule, je me permettrai de te faire remarquer que la grande mode est au décompte des heures de sommeil et que le manque de sommeil est accusé des pires vilénies. C’est la nouvelle excuse en béton. Avec l’allergie au gluten. Le monde moderne avance et nos physiques reculent. Mais c’est un autre débat.
La semaine dernière, j’ai eu l’occasion de renouer avec le concept improbable de la réunion de plus de deux heures, programmée sur le temps de déjeuner. Double-bonus : tu maigris parce que tu ne manges pas et ton temps de travail n’est pas compté dans tes heures.
Conclusion en 3 grands axes :
- En plus des anglicismes qui pullulent, il te faut connaître les acronymes en vogue. Perso, j’avais négligé KPI, ROI, RFI et REX. Inutile de vous dire que je me suis sentie totalement débile. Mais bon, ROI ( Return On Investment) peut aussi signifier « Reign Of Ignorance » alors… . REX = Résultat d’exploitation ou « request to exit ». C’est aussi une chouette salle de ciné. Là, mes pensées prennent le large.
Mais je me sens moins ridicule depuis que j’ai découvert un site qui référence tous ces trucs. Je ne dois pas être la seule à me sentir larguée en réunion. Sauf que les autres, ils naviguent sur des sites de rencontre, ils ne s’en rendent pas compte (voir plus bas) - Plus d’acronymes tu maîtrises, plus ton discours est abscons, plus tu peux prétendre à un TJM élevé. Ca, TJM (taux moyen jour), je maîtrise.
- Si tu es prestataire envoyé par un cabinet de consulting réputé :
- Ton expérience se mesure à l’aune du nombre d’anglicismes que tu es capable d’employer dans une phrase (la moyenne tourne autour de 3)
- Tu as raison. Les autres sont bêtes ou incompétents.
- L’essence de ton travail consiste à remplir des tableaux Excel bourrés d’acronymes. Plus tu noies le poisson, plus tu as de chances de décrocher le contrat. Parce qu’un directeur ne veut pas avoir l’air débile ou incompétent. Ta verve et le côté obscur de la force que tu véhicules par la parole doivent réduire à néant toutes tentatives de clarification.
- Méprise ceux qui n’emploient pas le même vocabulaire que toi. C’est TOI qui fait le vocabulaire.
- Ton tableau Excel est forcément le meilleur. Néglige toute proposition d’évolution (surtout si elle émane d’une femme).
- Crée une ambiance de complicité avec les autres hommes, en les tutoyant, tout en continuant à vouvoyer les femmes présentes. Cette forme d’ostracisme ne peut que les renvoyer là où elles devraient être. Derrière le photocopieur. A faire des pompes (voir plus bas).
A l’issue d’une expérience aussi enrichissante, il est amusant de savoir que statistiquement, 52mn est le temps moyen de concentration. Il peut dangereusement baisser, d’ailleurs. C’est là :
Mais tout ça n’est pas grave, tu peux encore préserver ta silhouette de rêve en faisant de l’exercice au bureau sous les yeux médusés de tes camarades. C’est là : http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/12/sport-travail-compatibles-exercices-bureau_n_6854834.html?utm_hp_ref=vie-de-bureau
Bien sûr, tout ceci est parfaitement normal et imaginable dans une journée de base. Demain je m’y mets. Je fantasme déjà sur le local-impressions tout plein de gus en costard qui font leurs pompes sur les cartons de papier A4 (Le papier A3 est réservé pour les abdos). Et quand tu auras bien pivoté sur ton siège, observe le regard torve de ton boss et tires-en des conclusions sur ton espérance de vie dans son service. C’est dans ce regard que tu sauras si tu es prêt à rejoindre un cabinet de consulting réputé…
Finissons-en!
Toi qui aime l’humour noir et la dérision, mais qui ne néglige pas pour autant de réfléchir un peu, n’hésite plus: viens au théâtre découvrir Léonard.
Où: Théâtre du Gouvernail – 5, passage de Thionville – 75019 Paris
Quand: Les jeudis à 21h.
Pitch
Imaginez un intrus dans un salon qui pourrait être le vôtre.
Un homme, Léonard, y déambule. Puis se pose. Réfléchi à haute voix. Se confie. Se relève.
Donne son point de vue. Il tue le temps en nous faisant partager les évènements marquants de sa vie.
Mais il est là dans un but particulier.
Vous ne saviez pas ? Léonard est un tueur à gages.
Réservations : http://www.billetreduc.com/128812/evt.htm
Site du spectacle : http://www.finissons-en.com/
Quelques critiques : http://www.billetreduc.com/128812/evtcrit.htm







