Archives Mensuelles: janvier 2006

Dans la cour des grands…

Un de ces fugitifs moments d’exaltation, sensation que tout est possible…

Restituons le contexte: ce matin, 30 Janvier 2006, soleil éclatant dans un ciel limpide, grand froid (tout comme j’aime pour l’hiver), je me lève (péniblement) pour me rendre à Nanterre, afin de poser mon dossier Accre et m’enregistrer auprès de l’URSSAF; ça fait bientôt un an que je travaille là dessus, mon dossier est paufiné, j’ai du travail en perspective, il fallait y aller. Un grand pas vers l’indépendance, un stress, mais une certaine excitation aussi…

Bon, bien sûr, il manque des trucs à mon dossier, mais rien de crucial, il est donc déposé, ainsi que la demande de chéquiers conseils; dans la foulée je passe à l’URSSAF, l’enregistrement est rapide

Quand je sors, le soleil est toujours aussi radieux et je me sens légère, enfin lancée de façon "officielle"… j’en aurai exécuté une salsa endiablée derrière la station de RER de Nanterre préfecture, mais le sol caillouteux du chantier en cours ne s’y prêtait pas…

Pour finir, comble de l’efficacité, je suis passée aux impôts (pour avoir la liste des centres de gestion agréés) et aux ASSEDIC, pour déclarer mon changement de situation

Bilan: entre 9h et 12h30, j’ai fait le tour de 4 administrations (pas spécialement réputées pour leur rapidité), en incluant 2h de transport en commun… j’suis contente…

Gorillaz me fécilite, 19-2000 de l’album Gorillaz, "get the cool shoe shine…"

boulodrome

Bon, le WE dernier, au cours d’un bref séjour en lointaine banlieue (j’y suis allée pour un déjeuner, c’est pour moi la durée max à plus de 500m à l’extérieur du périph’ Parisien…), l’esprit un peu embrumé par le résultat de diverses divagations sur la météo, la solitude, le travail, les amis, la famille et les problèmes mécaniques, je suis passée devant un panneau indiquant crânement "boulodrome"; c’est à chaque fois la même chose, "boulodrome" évoque plus pour moi un état mental proche de la mélancolie qu’une joyeuse tribu de joueurs de pétanque… déja, dans "boulodrome" il y a "boulot", ce qui est un vaste sujet de préoccupation en ce moment, il y a aussi "boule", celles que j’ai dans la gorge, souvent, et qui ont du mal à passer …. gllllloup …..tiens, je me demande si je vais craquer pour le "logo spiderman pour mobiles"…. non, j’déconne….

Donc, dans "boulodrome", je trouve qu’il y a un concentré de termes qui ne m’inspirent ni l’humour ni la dérision, mais plutôt une descente introspective vers les tréfonds de mon moi enfoui sous le sous-moi et surnageant le sur-moi. Un truc qui ne fait pas plaisir, dont on se passerait bien et qui surgit systématiquement au mauvais moment (c’est toujours le mauvais moment, pour ces séances)

Donc me vient l’idée suivante :On devrait créer des mots qui inspirent des sentiments plus youpi

Néologismes:  couettodrome, plageodrome, mer-turquoisodrome, Crèpe-au-nutella-drome, …

Bon, pour le fond sonore, je suis repassée à mes amours anciennes, Calexico, mais j’ai changé d’album; j’attaque, toujours fidèle à une recherche monomaniaque de morceau à écouter en boucle , "the black light", pas encore trouvé le morceau phare, mais je sens que ça ne va pas tarder

c’est les soldes

en ce qui me concerne, ça ne me fait ni chaud ni froid, je n’ai besoin de rien et tout me semble trop petit, après ces périodes fastes de fin d’année… mais bon, il faut que je change mon casque et mes gants de scooter. Ce sera donc mes soldes à moi

Au passage, mon scooter est d’une fiabilité sans faille, toujours disponible, prêt en 5mn, sans problème, je dirais presque content de sortir avec moi…on aimerait pouvoir en dire autant d’une certaine partie de la population…

Donc me voila dans les magasins d’articles de moto; univers viril, testostérone, ambiance mâle… difficile de se faire entendre… sur les 4 boutiques dans lesquelles je suis entrée, j’ai été très bien accueillie dans la première, j’ai pû me balader avec des casques sur le crâne suffisament longtemps pour vérifier s’ils appuient trop sur le front, rigoler avec le vendeur et mettre le bazar dans son rayon vestes, tout ça dans la joie et la bonne humeur; Dans 2 boutiques j’ai été reçue dédaigneusement, fille+scooter=pas intéressant, pas bonne vente en perspective, à croire qu’on a le crâne plus solide quand on se déplace en scooter qu’en moto…dans la 4eme, j’ai été carrément ignorée…bref, j’ai fait mes achats dans la première, et je ne le regrette pas.

En conclusion, je dirais que quel que soit le type de boutique, l’ambiance est similaire, un maximum de dédain ou de non-intéret et de rares personnes intéressées, dommage. D’autant qu’ un pantalon peut être une erreur d’achat,  un csque ne doit l’être en aucun cas… c’est ma tête dedans et j’en ai besoin au quotidien, j’aime imaginer qu’elle est en sécurité…

Merci à toi, le vendeur-sympa, et n’oublie pas que tu me dois un ballon de rouge (j’aime pas la bière)

Merci SFR….

… grâce à SFR, je ne perd pas le contact avec mes amis…

Bon, en résumé, j’arrive en fin de période de forfait, et comme souvent il me reste des unités sur le forfait "soir et week-end". Ben oui, je passe mes appels en semaine et de préférence dans la journée…donc il me reste à peu près une heure à utiliser dans le WE, sinon, dommage, perdu…perdu et non reportable le mois prochain où, sûr, je vais exploser le forfait. J’ai par ailleurs largement débordé de mon forfait jour, ce qui me coûte la peau du c.l…mal foutu, cette histoire – enfin, mal foutu de mon point de vue, cela s’entend…-

Donc me voila avec une heure de comm’ à passer… mais le dilemne est grand: soit j’appelle quelqu’un avec qui j’ai vraiment envie de parler, et là, joie intense, non seulement on va se payer une bonne tranche de "reconstruction du monde" mais en plus je vais optimiser l’utilisation de mon forfait, soit je passe plein de petits appels, histoire de rappeler au reste du monde que j’existe toujours (si-si)

En général, les gens auxquels on veut parler ne sont pas dispos quand on l’est, se serait trop simple. De plus (et peut être ne suis-je pas la seule à faire) … aaaaah, les Red-Hot "other side" yesssss…..donc de plus disais-je, j’ai sur mon tél des numéros de gens auxquels je n’ai pas très envie de parler; ça peut paraître paradoxal, mais l’affichage du nom de l’interlocuteur est un bon moyen de filtrer, que celui que ne l’a jamais fait me balance sa facture de mobile à la figure… et là, paradoxe absolu, bascule dans un univers parallèle, après avoir tenté plusieurs appels et laissé autant de messages, je me trouve -presque- dans l’obligation d’appeler ceux que je ne veux pas entendre, juste pour utiliser mon forfait…SFR rime avec pervers…

Mais je ne craquerai pas… je préfère perdre mes unités… tant pis si je n’ai pas d’amis… je resterai intègre…

Et que fait SFR de toutes ces unités non utilisées?autant de pôvres petites choses perdues, errantes, inutiles et mornes qui se baladent sur les ondes, prêtes à basculer dans le vide à chaque seconde, laissant derrière elles le souvenir de tant de bons mots échangés entre amis…oui, les unités en surplus sont sans doute tristes de ne pas véhiculer la bonne parole, autant de  "t’es où", "devine d’où j’t’appelle", "tu connais pas la dernière"…, qu’elles n’ont pas eu le grand bonheur de transmettre entre 2 êtres avides de communication…

Existe-t-il une sphère d’accueil pour ce temps perdu? est-il recyclable? on pourrait imaginer un pot commun de temps à utiliser au gré de ses humeurs: tiens, j’aimerais prolonger ce bon moment de 25mn, ou il me manque 10mn pour arriver à l’heure à mon rdv, ou à l’inverse j’aimerais compresser un moment pénible et dans ce cas, je donnerai mon temps au pot commun…Aaaaaaaahhhhh maîtriser le temps….